Solidaires d'Israël
/image%2F0830765%2F20260920%2Fob_dbbff3_kippour.jpg)
Ce soir commence Yom Kippour, le jour le plus saint en Israël : un jour de jeûne, de repentance et de retour vers Dieu, où l’on implore Sa grâce. Car, comme Jonas et les prophètes le proclament, Dieu fait grâce. Hier soir, 150 000 Juifs se sont rassemblés au Kotel pour les Seli’hot, ces prières communautaires qui demandent le pardon divin. Dieu appelle Son peuple, et tous ceux qui croient en Sa Parole, à chercher Sa face et à vivre en communion avec Lui.
Dans les versions chrétiennes, Yom HaKippourim est généralement traduit par 'Jour des expiations'. En français courant, le verbe ‘expier’ peut donner l’impression que l’homme doit payer sa faute ou apaiser un Dieu irrité. Pourtant, le sens biblique est tout autre : c’est Dieu Lui-même qui accorde le pardon et rend la réconciliation possible. Au XVIe siècle, le réformateur anglais William Tyndale a forgé le mot ‘atonement’/at-one-ment - le fait d’être ramené à l’unité avec Dieu.
Kippour nous parle ainsi de la faute couverte, du pardon accordé et de la communion restaurée. Dans Sa grâce, Dieu vient rencontrer Son peuple au-dessus du ‘Kaporet’, le propitiatoire, ce « trône de Grâce ».
Aux nations, il appartient de bénir Israël et de se réjouir avec lui : « Nations, réjouissez-vous avec son peuple, car l’Éternel venge le sang de ses serviteurs. Il se venge de ses adversaires et fait l’expiation (kipper) pour Sa terre, pour Son peuple ».
C’est Dieu qui accomplit l’œuvre ; c’est Lui qui agit. Voilà pourquoi nous pouvons nous réjouir avec Israël. Ses ennemis sont nombreux, mais la Parole affirme que Dieu défend Son peuple et Sa terre, et qu’Il n’ignore pas le sang versé par ceux qui Le servent. Depuis le 7 octobre 2023, trop de jeunes soldats et soldates sont tombés. Nous lisons leurs noms, nous voyons la douleur des épouses, des parents et des enfants... une douleur qui traverse tout le pays. Quiconque connaît l’histoire du peuple juif sait combien son sang a coulé au fil des guerres, des massacres, des pogroms, des attentats. Israël n’a pas été épargné. Pourtant, Dieu garde Son peuple comme « la prunelle de Son œil » (Deut 32.10 ; Zacharie 2.8).
En tant que croyants, comment ne pas bénir Israël et nous réjouir avec lui, sachant que Dieu veille sur Son peuple. Comment ne pas pleurer en voyant tant de jeunes donner leur vie pour défendre leur terre et leur peuple.
Soyons comme Ruth la Moabite qui choisit de s’attacher à Naomi, à son peuple et au Dieu d’Israël. Soyons aussi comme Ittaï de Gath, qui demeura fidèle au roi David au temps de l’épreuve. Alors que David fuyait devant Absalom et l’invitait à repartir avec ses frères, Ittaï lui répondit : « Aussi vrai que l’Éternel est vivant et que mon seigneur le roi est vivant, ton serviteur restera avec mon seigneur le roi partout où il ira, soit pour mourir, soit pour vivre » (2Samuel 21 :15)
À nous aussi, croyants issus des nations, de reconnaître nos fautes et de faire techouva pour toutes les fois où nous avons méprisé, blessé ou abandonné celui qui demeure la prunelle de l’œil de Dieu.
Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, pardonne-nous et fais-nous grâce. En ce jour saint si particulier, choisissons, comme Ruth et Ittaï, de demeurer fidèlement aux côtés d’Israël.
Tsom kal et ’hatima tova, Israël !