Tout sauf Bibi

Publié le par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ

Douze pays européens s’opposent aujourd’hui frontalement à Israël, au motif que celui-ci empêcherait la création d’un État palestinien viable en Judée-Samarie.

Quelle hypocrisie !

Il faut pourtant rappeler que la France et plusieurs pays européens financent eux-mêmes des constructions palestiniennes dans la zone C, placée par les accords d’Oslo sous contrôle civil et sécuritaire israélien dans l’attente d’un accord définitif. Israël considère nombre de ces constructions comme illégales.

Wikipédia présente ainsi la situation : « Les territoires palestiniens occupés sont les territoires délimités par la ligne d’armistice de 1949 (ligne verte), dévolus théoriquement à la constitution d’un État palestinien, et actuellement occupés illégalement et colonisés par Israël. Ils sont constitués de la Cisjordanie, incluant Jérusalem-Est, et de la bande de Gaza. »

Cette présentation est mensongère. En 1967, Israël a pris le contrôle de territoires – la Judée-Samarie – que la Jordanie occupait et avait annexés depuis 1948, annexion qui n’a pas été reconnue par la communauté internationale. Cette conquête a eu lieu au cours de la guerre des Six Jours, dans un affrontement avec les États arabes voisins, qui avaient attaqué Israël.

L’histoire européenne montre d’ailleurs que les frontières actuelles sont souvent le résultat de guerres, d’annexions et de rapports de force. La France elle-même a intégré au fil de son histoire Nice, la Savoie, l’Alsace et la Lorraine. Le Royaume-Uni maintient encore sa souveraineté sur les îles Malouines, revendiquées par l’Argentine. Pourquoi Israël serait-il le seul pays auquel on appliquerait une lecture aussi unilatérale de l’Histoire ?

Wikipédia poursuit honteusement : « L’Organisation des Nations unies (ONU) emploie la dénomination de “territoires occupés” dans la résolution 242 du 22 nov 1967. À partir des années 1970, l’ONU parle de “territoires palestiniens occupés”. Dans sa résolution 58/292 du 6 mai 2004, l’Assemblée générale des Nations unies avalise la notion de “territoire palestinien occupé, incluant Jérusalem-Est”.

De son côté, le gouvernement israélien considère Jérusalem-Est comme une partie indissociable de sa capitale, Jérusalem. Il qualifie les autres territoires de « territoires disputés », dont le statut définitif reste à négocier.

Le choix des mots est donc loin d’être neutre. Parler systématiquement de « territoires occupés », plutôt que de « territoires disputés », revient à trancher d’avance une question que les négociations devaient précisément résoudre. Cette terminologie sert aussi à faire pression sur Israël en faveur de la création d’un État palestinien. Or, lorsque le slogan « du fleuve à la mer » est repris par de nombreux courants dans le monde, il ne désigne plus la coexistence de deux États, mais une Palestine dont la présence juive serait effacée – une « Palestine judenrein ».

Cette nouvelle initiative européenne constitue une ingérence dans la vie politique israélienne : elle cherche à peser sur les élections d’octobre et à pousser Binyamin Netanyahou vers la sortie.

La même logique apparaît dans la diffusion d’une autre information, pourtant démentie par le principal intéressé. Selon cette rumeur, le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed (MBZ), aurait averti Binyamin Netanyahou, sept mois à l’avance, de l’attaque du 7 octobre 2023. MBZ a publiquement nié cette affirmation. Cela n’a pas empêché les médias, notamment en France, de continuer à la relayer. Une fois encore, le but semble être moins d’informer que de contribuer à la chute du Premier ministre israélien.

Le « 7 octobre » a prouvé, s’il le faut, l’intention génocidaire du Hamas, du Hezbollah, et de l’Autorité palestinienne qui d’ailleurs continue à payer les familles de terroristes avec l’argent des contribuables européens. La tentative de l’Europe de s’ingérer dans la politique israélienne est une honte, qui ressemble fortement à une identification aux organisations terroristes pour renverser le seul État démocratique au Moyen-Orient.

« Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples ? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils et les princes se liguent-ils contre l’Éternel et contre son oint ? […] Celui qui siège dans les cieux rit, le Seigneur se moque d’eux » – Psaume 2

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