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- Novembre / Décembre 2016 -

30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 09:09

 

choisis

Ba'harta ba'haïm ! - « Choisis la vie », est un des thèmes de la parasha NITSAVIM (Deut 31). Cette injonction concerne autant Israël aujourd’hui que l’Eglise. Elle représente une pensée prophétique dans le temps que nous vivons.


Responsabilité et souveraineté

Moïse prend à témoin le ciel et la terre ; il sait que son temps sur la terre est terminé, et il sait que le peuple juif, malgré de bonnes paroles, ne résistera pas au danger de l’idolâtrie et de la désobéissance à Dieu. Mais il place les enfants d’Israël en face de leur responsabilité : « Vous êtes là débout… prêts à rentrer dans l’alliance ». C’est solennel, Dieu a fait sa part, Il a promis « avec serment » à Abraham, Isaac et Jacob les bénédictions de cette Alliance dans laquelle le peuple juif a sa place, premièrement.


La condition de la bénédiction est la fidélité à la Loi de Dieu. L’exil découle de la désobéissance, et Dieu place les Hébreux devant leur propre responsabilité. Pourtant, nous voyons que les 10 premiers versets de Deutéronome 30 dévoilent les étapes de l’Histoire d’Israël… révélant souffrance, malédiction, mort…  jusqu’à la prise en main des choses par Dieu dans Sa souveraineté et sa miséricorde, jusqu’à la Rédemption finale. On ne peut diviser D.ieu ; comme une pièce d’or, Il est à la fois Justice et Grâce.  

« L’Eternel te ramènera dans le pays, Il ramènera tes captifs… Il circoncira ton cœur… tu reviendras à l’Eternel (tashouv)… L’Eternel prendra à nouveau plaisir à ton bonheur » - Deut 30

 

Les choses cachées sont à l’Eternel, les choses révélées sont à nous (Deut 29 :29). D’un côté, Dieu nous donne le libre-arbitre, sachant combien l’homme est faible et prompt à désobéir, et Il juge son peuple ; et en même temps, Il exerce Sa grâce, Sa miséricorde, accomplissant les promesses faites à Abraham, Isaac et Jacob. Dieu est souverain ! Nous ne pouvons renfermer Dieu dans une logique cartésienne, bien heureusement, et nous sommes au bénéfice de Sa miséricorde infinie ! Merci Seigneur…

 

Souvent, les chrétiens jugent le peuple juif coupable de n’avoir pas obéi à Dieu, et les rendent responsables des souffrances de l’exil, de l’infamie des Croisades, de l’Inquisition, des pogroms, et finalement justifient la Shoah. Qui sont les plus coupables ?... Ceux qui ont désobéi à D.ieu, où ceux qui se disant chrétiens, ont fait subir les pires atrocités au peuple de Dieu ? On entend ces propos : « Ils ont payé parce qu’ils n’ont pas reconnu Jésus… ». Terrible jugement, et incroyable ignorance de qui est Dieu ! Dans la haftara (Es 61 à 63 :9), nous voyons combien Dieu attend « le jour de vengeance » - yom naqam /Esaïe 61 :2b, et Es 63 :4 : « Car un jour de vengeance était dans mon cœur, et l’année des rachetés est venue ! ». Dieu attend ce « jour » spécialement pour venger Son peuple, Israël, de toute avanie que les nations (dont l’Eglise fait partie) leur ont fait subir. Et Dieu de dire : « Dans toutes leurs détresses, Il a été lui-même dans la détresse, et l’ange qui se tient en sa présence les a sauvés. Dans son amour et dans sa compassion, il les a libérés, il les a soutenus et il les a portés tous les jours d’autrefois ».

 

Savons-nous que durant la Shoah et toutes les souffrances et atrocités vécues par le peuple juif, Dieu était avec eux, et souffrait avec eux ?... Israël est toujours « le fils premier-né de Dieu », quelles que soient ses fautes, et un père souffre toujours de voir son enfant souffrir. Dieu a déjà « racheté » (ga’al, go’el) Son peuple, « Il les a sauvés » - Il est le Go’el, le Rédempteur.

« Parlez au cœur de Jérusalem, et criez lui que sa servitude est finie, que son iniquité est expiée, qu’elle a reçu de la main de l’Eternel au double de tous ses péchés » - Esaïe 40.

 

Choisis la vie !

Voilà un mot d’ordre pour nous aujourd’hui. Cela paraît évident de choisir la vie plutôt que la mort, n’est-ce pas ? Mais Dieu dit : «J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l’Eternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t’attacher à lui : car de cela dépendent ta vie et la prolongation de tes jours » - Deut 30 :19-20.

Il y a trois petites « conditions » rattachées à cette exhortation : 1) Aime l’Eternel, ton Dieu, 2) obéis à sa voix, 3) attache-toi à Lui. Elles sont la clé de la compréhension de : « Choisis la vie ».

 

1) Aime l’Eternel, ton Dieu - Cela nous paraît également une évidence : si l’on est croyant, on doit aimer Dieu. Or, nous devons comprendre que Dieu ne nous a pas « choisis, élus », pour nos beaux yeux. En fait, aucun chrétien ne peut dire avoir décidé seul d’être chrétien. Nous sommes sauvés pas grâce, « cela ne vient pas de nous, c’est le don de Dieu » (Eph 2 :8). Notre salut vient de Dieu seul, c’est un choix souverain… mais dans quel but ?...

La Parole dit : « En réalité, c’est Lui qui nous a faits ; nous avons été créés en Jésus-Christ pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance afin que nous les pratiquions ». Dieu attend de nous que nous soyons « sel et lumière », et avec une pré-condition, celle d’être « transformés » par l’Esprit-saint. Paul nous dit : « Soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » - Rom 12 :2. Nous ne pouvons être « actifs et agissants » pour Dieu dans le monde qu’en étant équipés, et transformés – équipés par les dons du SE, et transformés dans notre caractère, pour pouvoir être témoins, serviteurs, pasteurs, enseignants, etc.

Ainsi en aimant l’Eternel, je m’imprègne de l’amour divin, de Sa miséricorde, pour le faire mien. La compassion est le but de Dieu. Il s’attend à la voir se manifester en nous. Derek Prince a écrit ceci : « Jésus était ému de compassion. J’ai réalisé que Dieu me communiquait sa compassion. Et j’ai prié ‘’Seigneur, ne permets pas que cette fontaine (de vie) se souille ou se contamine, et ne la laisse jamais se tarir’’. Dieu seul en détermine le jaillissement. Et lorsque la fontaine de la compassion coule en moi, elle attire les gens. Ils ne savent pas le pourquoi de cette attirance, mais ils sentent une chose à laquelle ils aspirent profondément. Je pense que Dieu s’attend à ce que nous nous aimions de son amour divin ».

Nous avons ainsi à manifester les œuvres de compassion en exerçant l’encouragement, la guérison, en communiquant autour de nous la joie de Dieu et son amour surnaturel.

 

2) Obéis à Sa voix – Les héros de la Bible ont tous été interpellés par Dieu… pour un objectif. Ils ont entendu la voix de Dieu, et y ont obéi. Obéir à sa voix veut dire rentrer dans la vision que Dieu nous donne. A Moïse, Dieu dit : « Libère mon peuple » ; à Gédéon, « sauve mon peuple des Madianites », à Marie : « Mets au monde mon Messie », à Paul, « Sois l’apôtre des Gentils »… Dieu a pour tous un mandat, une vision qu’Il nous insuffle. Etre une mère de famille et éduquer ses enfants pour qu’Ils servent le Seigneur, est une vision ; être un témoin sur le lieu de notre travail, correspond à une vision. Nous avons tous à connaître ce que Dieu a pour nous. Encore une fois, nous n’avons pas été sauvés pour notre confort et notre salut, mais pour servir, et être utile dans le royaume…

Or, être conduit par une vision inspire l’espérance. Un homme désenchanté ou sans but et sans vision d’avenir, ne peut encourager personne. Il ne peut communiquer aucune espérance, et c’est bien d’espérance que notre monde a besoin.

 

3) Attache-toi à Lui – En hébreu, le terme vient de dabaq, qui signifie : coller. Nous devons coller à Dieu, être en relation permanente avec le Père, par le Saint-Esprit. Adam était « collé », attaché à sa femme – ils étaient (comme devrait l’être tout couple) « une seule chair » - basar e’had. L’alliance du couple UN selon Dieu, est ainsi l’image du croyant UN avec son Dieu. Il est d’un seul cœur avec Dieu.

Or, l’unité appelle la vérité. On est UN sur le seul fondement de la vérité. Un mari sera d’un même cœur avec son épouse, uniquement s’il y a authenticité, droiture et vérité. C’est également ainsi que Dieu considère notre attitude ou comportement avec autrui, qu’il soit vrai, authentique. Rajoutons que si l’on est UN avec D.ieu, l’on sera UN avec Israël… comme une épouse peut être UN (e’had) avec son mari (en sachant combien une femme est différente de l’homme…).


Conclusion

Résumons les trois points caractérisant l’exhortation divine « Choisis la vie ! », en une sorte de slogan :

Compassion – Espérance - Vérité

Posons-nous la question en ces temps derniers : en quoi le Seigneur veut nous voir « choisir de vivre » ? Où le Seigneur nous attend-Il, afin que nous soyons utiles à Son Royaume, en Son Alliance ?…

En aimant Dieu comme il convient, en obéissant à Sa voix, en nous collant à Lui,

- nous transmettons la compassion divine, dans des paroles et des actes, là où le Seigneur nous place,

 - nous suscitons l’espérance, notamment l’espérance messianique, dans ces temps de troubles – Jérémie 31 :17 : « Il y a de l’espérance pour ton avenir, dit l’Eternel »,

 - nous avons à cœur de dénoncer les mensonges (et les projets de loi inique dans notre pays !), de fuir les compromis, d’être vrai. L’unité est à ce prix, et elle fera tomber les barrières de suspicion, de jalousie, de haine.

 

Il est essentiel de savoir où nous en sommes, et à quoi Dieu nous destine. C’est un sujet de prière. Car si le sel ne sert pas à saler, il n’est bon qu’à être jeté… 

GF, le 15 sept 2012 - Roch hachana 5773



[1] La lecture de la loi et des prophètes était chose acquise du temps de Jésus - Actes 13 :15 : « Après la lecture de la loi et des prophètes… » (parasha et haftara). Jésus fut lui-même invité à lire la portion des prophètes (haftara): « On lui présenta le rouleau du prophète Esaïe. En déroulant le parchemin, il trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur repose sur moi parce qu’il m’a désigné par l’onction pour annoncer une bonne nouvelle… » - Luc 4 :17.

 

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Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Edification