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- Novembre / Décembre 2016 -

9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 06:48

« Grâce » à la rébellion et au péché du peuple, et alors que Moïse, le grand libérateur des enfants d’Israël, était exaspéré à un point extrême, considérant sa mission comme un échec, le Seigneur nous donne dans ce passage de l’Exode, l’image de Sa grande compassion, dans la révélation de Sa gloire !

Nous croyons que ce temps est proche, et que, dans ce monde en décomposition, qui voit des hommes agir avec tant de violence et de barbarie, qui voit l’Occident tomber dans l’incrédulité, qui voit autant de persécution dans le monde chrétien… Dieu va se révéler puissamment, en manifestant sa Gloire.

« L’Eternel descendit dans une nuée, se tint là auprès de lui, et proclama le nom de l’Eternel. Et l’Eternel passa devant lui, et s’écria : L’Eternel, l’Eternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille génération… » - Exode 34 :5-7.

 

Moïse, le grand intercesseur

Il est important de connaitre le contexte de cet épisode : Moïse avait conscience que recevoir de la main de Dieu les Tables de la loi, la Parole divine, était en soi un aboutissement. Tout ce qu’Israël avait vécu au travers de la sortie d’Egypte, prouvait la réalité de Dieu ; Moïse connaissait la grandeur de sa mission, son importance, et il mesurait sa propre responsabilité. Mais lorsque, descendant du Sinaï avec les précieuses tables de la Loi, il vit le peuple danser autour d’un veau d’or, on peut imaginer sa colère et son découragement : « Et, comme il approchait du camp, il vit le veau et les danses. La colère de Moïse s’enflamma ; il jeta de ses mains les tables, et les brisa au pied de la montagne » - Exode 32 :19.

La colère de Dieu également tomba sur le peuple - 3000 hommes périrent en ce jour-là, tués par l’épée des Lévites eux-mêmes (32 :27). Son frère lui-même, Aaron, avait déçu Moïse : « Que t’a fait ce peuple pour que tu l’aies laissé commettre un si grand péché ? » (32 :21).

Moïse aurait pu tout abandonner, et baisser les bras. Et pourtant… Moïse prouva sa grandeur, en confrontant même Dieu pour qu’Il se repente ! « Reviens de l’ardeur de ta colère, et repens-toi du mal que tu veux faire à ton peuple » (32 :12). Il argumenta disant : « Que diraient les Egyptiens ?... Ils riraient de toi, Seigneur, ton nom serait piétiné… Souviens-toi des tes promesses que tu as faites à Abraham… » (32 :12).

Wouah ! Quel intercesseur, quel excellent avocat ! Et Dieu s’est repenti. Et Dieu a même accepté de revenir sur sa décision, et de marcher à nouveau au milieu de Son peuple.

Moïse a trouvé grâce aux yeux de Dieu !  « Je ferai ce que tu me demandes », dit le Seigneur (33 :17).

 

« Taille deux autres tables ! »

Malgré ces choses, Moïse a besoin d’être renouvelé. Il est celui qui parle avec Dieu, « face à face ». Mais il a besoin de plus, il veut voir Sa gloire !…

Avant cela, considérons la portée prophétique de cet épisode tragique, lorsque Moïse se trouve devant ce constat d’échec total.

Il vient d’avoir dans les mains les Tables de la Loi, la Parole de Dieu, après avoir passé 40 jours sur le Sinaï, dans la présence de Dieu, et s’attendant à être reçu comme un héros au sein du peuple, il voit l’incommensurable, l’inimaginable se passer – le peuple se livrant à la débauche adorant une idole, un veau d’or… C’est ainsi qu’il jette au sol les Tables de la Loi et les brise !

Réalisons une chose, voyons-là un parallèle incroyable. Et posons-nous la question : qui est « la Parole » pour nous chrétiens, qui est-ce qui l’incarne ?... Jean l’a magnifiquement écrit : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu » - Jean 1 :1.  

Jésus EST la Parole. Nous voyons qu’avec Moïse, « la Parole a été brisée » - nous avons de suite cette image prophétique, celle de l’Agneau de Dieu cloué sur une croix (« Il a été brisé pour nos péchés » – Es 53 :5) - cette mort semblait être pour les disciples également un terrible échec. Sa venue comme Messie semble être avortée. De même Moïse a-t-il dû penser que sa mission avait lamentablement échoué. L’entrée en Canaan semblait compromise à jamais.

Et soudain, voilà que Dieu propose à Moïse de tailler d’autres tables de pierre !! Cela ne semble pas être un problème pour Dieu, il faut juste refaire des tables…  Cela ne nous évoque-t-il pas une « deuxième » Parole, correspondant finalement à une deuxième venue, celle du Mashia’h ? Wouah !... Jésus est la Parole vivante, Parole incarnée.

Quelle source d’espérance pour Moïse : Dieu donne « une deuxième » chance, et en prime, Il révèle Sa gloire, et Il traite une nouvelle alliance avec Israël ! « Je vais conclure une alliance avec vous. En présence de tout ton peuple, Je ferai des prodiges tels qu’il ne s’en est jamais produit sur la terre entière ni chez aucune nation, et tout le peuple qui t’entoure verra combien est impressionnante l’œuvre de l’Eternel que J’accomplis par ton intermédiaire » - Ex 34 :10. Nous sommes dans ces temps déjà où Dieu accomplit des choses « impressionnantes » au travers d’Israël.

 

Dieu se révèle

Devant un Moïse découragé et désespéré, Dieu s’est révélé avec gloire et tendresse – Ex 33 :18-23 : « Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et Je proclamerai devant toi le nom de l’Eternel ; Je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde. L’Eternel dit : Tu ne pourras pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre… tu te tiendras sur le rocher... Quand ma gloire passera, Je te mettrai dans un creux du rocher, et Je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé. Et lorsque Je retournerai ma main, tu me verras par derrière, mais ma face ne pourra pas être vue ».monnaie de Judée

Dieu réconforte son prophète, Il lui donne une nouvelle source d’espérer. Avoir une révélation de la gloire de Dieu transforme notre être, lui redonne vie et espoir pour l’avenir. Il nous communique « la paix surnaturelle » (Phil 4 :7) dont nous avons besoin dans les temps difficiles.

Et plus loin, Dieu donnera sa propre description : Je suis le « Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité ». Arrêtons-nous sur cet aspect : « riche en bonté (‘HESSED) et en fidélité (‘EMET) » - littéralement, « en compassion et en vérité ». Ce sont les deux faces de Dieu comme celles d’une pièce de monnaie – d’un côté l’amour-COMPASSION de Dieu, de l’autre sa VERITE, liée aux alliances divines. La vérité biblique est reliée au choix souverain de Dieu : c’est vrai pour le Juif comme pour le chrétien. Le choix d’Israël, son rachat inconditionnel, les alliances avec les enfants d’Israël, l’établissement de l’Israël actuel, tout cela relève du choix divin. Pour certaines personnes de pensée humaniste, ce choix peut paraître « injuste », mais pour nous chrétiens qui bénéficions de la grâce de Dieu, c’est « la justice » de Dieu, véritable et souveraine.

 

Laisse-moi voir ta gloire !

L’exigence de Moïse, celle de voir la gloire de Dieu, doit nous interpeller. En notre temps où les choses empirent, et où tout semble désespéré pour le monde, je crois que nous pouvons avoir la même attitude que le libérateur d’Israël : « Seigneur, montre-nous ta gloire ! ».

Cela fait 26 siècles que la Schekhina, la gloire de Dieu, a quitté Israël : « La gloire de l’Eternel s’éleva du milieu de la ville, et elle se plaça sur la montagne qui est à l’orient de la ville » (sur le Mont des oliviers) – Ezéchiel 11 :23. C’était en -586 av JC., juste avant la destruction de la ville par Nebucanetsar.

Aujourd’hui, nous sommes près de 70 ans après la restauration d’Israël, et surtout bientôt 50 ans – un jubilé – après la libération de la ville de David en 1967. Comme nous devons le savoir, 1917 était la libération de Jérusalem par le général chrétien Edmund Allenby[1] de 400 ans d’occupation des Ottomans. En 2017, nous serons donc dans un autre jubilé. Sera-ce la reconstruction du Temple ?...

  • En 1917, Dieu a ouvert la porte pour la terre – un Foyer national juif,
  • En 1967, Dieu a ouvert la porte pour avoir Jérusalem comme capitale d’Israël,
  • En 2017, Dieu ouvrira-t-il la porte pour le Temple… et le retour de la Shekhina ?

 

Je crois que, d’une certaine manière, le Seigneur nous pousse à crier à Lui, comme Moïse !

« Seigneur, je veux voir ta gloire ! »

«  Seigneur, on veut te voir à l’œuvre, avec des guérisons, des miracles, des conversions, notamment dans le monde arabe (et l’accomplissement de Esaïe 19 !)… C’est le temps de crier à l’Eternel, de voir l’Eglise se réveiller pour que le ciel descende sur la terre, de voir l’humanité bouleversée par la grandeur du Dieu vivant, du Dieu de Jacob.

A nous aujourd’hui d’être assoiffés de Dieu, de Sa gloire !

GF – le 7 sept 2014

 

[1] Le général britannique Edmund Allenby était un chrétien consacré, lisant sa bible chaque jour. Alors que les Britanniques se dirigeaient vers Jérusalem pour prendre la ville, Allenby croyant en la prophétie biblique, savait qu’il était en « Palestine » pour faire tomber l'empire turc et rétablir Israël. Le 10 Déc 1917, Allenby demanda à Dieu comment prendre cette ville sans la détruire. Le Seigneur lui parla de Esaïe 31:5 - « Comme les oiseaux volent, de même le Seigneur des armées défendra Jérusalem ». C'était la stratégie qui lui fut donnée par Dieu. Allenby demanda alors à Dieu, "Qu'est-ce que cela signifie?", et Dieu lui donna l'inspiration. En 1917, il n'y avait pas beaucoup d’avions dans le monde. Allenby eut l'idée de rassembler tous les avions qu’il put trouver dans tout le Moyen-Orient, et de les faire voler en formation serrée au-dessus de Jérusalem. A cette époque, les Turcs et les Arabes n'avaient pas vu beaucoup d'avions, certains pas du tout. Allenby fit alors jeter des avions des tracts. Sur ​​les tracts était écrit en arabe "Abandonnez la ville aujourd'hui - Allenby". L'interprète arabe, ne comprenant pas le nom Allenby, écrivit alors « Alla Bay », qui signifie « Fils de Dieu » pour les Musulmans. On imagine les Turcs n'ayant jamais vu un avion et lire des tracts disant : « le Fils de Dieu vous ordonne de quitter de la ville ». C’est ainsi que Jérusalem fut conquise sans coup férir.

Laisse-moi voir ta gloire !

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Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Edification