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- Novembre / Décembre 2016 -

15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 07:37

C’était le message de Pessah, le 14 nisan 5775, au Jardin de la tombe. La Pâque « chrétienne » tombait le lendemain. L’on sait que le roi Constantin au 4 siècle, qui avait déclaré que son empire était devenu « chrétien », avait décrété au travers des conciles que la Pâque chrétienne ne devait n’avoir aucun rapport avec la Pâque juive, et ne devait jamais être célébrée en même temps que Pessa'h. Etait excommunié tout celui qui respectait le shabbat et honorait les fêtes de l’Eternel. Et l’Eglise inventa ses propres fêtes.

 

« Maintenant, nous n’avons plus rien de commun avec la nation détestée des Juifs, notre Sauveur nous a tracé une autre voie », aurait dit Constantin. L’Eglise a ainsi coupé ses racines d’avec Israël, la prunelle de l’œil de Dieu. Pouvait-on sortir indemne de ce divorce, et surtout quelle vraie connaissance peut-on avoir d’un Dieu déconnecté de ses racines ?...

 

Le message du judaïsme concernant Pessah est de vivre Pessah, non de le commémorer ; de réellement vivre la sortie de l’Egypte - en hébreu mitsraïm - limites, étroitesse.  Le soir du seder de Pessa’h, le croyant juif se dit à lui-même : Sors d’Egypte toi-même » ! ». Depuis 3 500 ans, il a ainsi cette volonté de sortir de son étroitesse et connaître toujours plus la dimension de son Dieu pour mieux Le servir. Le peuple juif a acquis la liberté en sortant de l’esclavage de l’Egypte… il a été libéré de la servitude (avadim) de Pharaon, mais pour être au service (avadim) de Dieu : « Laisse aller mon peuple, afin qu’il me serve ». Cet ordre fait à Pharaon est prononcé six fois. D’esclave de Pharaon, le peuple juif devenait serviteur de Dieu. C’est pourquoi, malgré ses errements, défauts et rébellions, le peuple de Dieu demeure dans l’alliance, serviteur de l’Eternel : il est toujours le peuple de l’alliance, destiné à être « la lumière des nations ».

 

 

Au service de Dieu, mais quel Dieu ?

Le chrétien se veut également « au service » de Dieu. Les « vrais adorateurs » (Jean 4 :23) que le Seigneur recherche sont des ‘avadei haEl  ha’amiti’im. Le mot ‘ebed (pluriel avadim ou avadei) désigne en même temps le serviteur et l’adorateur. Le chrétien est donc aussi serviteur de l’Eternel. Tout en sachant que si nous avons été « choisis, élus », si le Seigneur nous a permis de « naître de nouveau », d’avoir accès au salut et à la vie éternelle, c’est « pour être Son ouvrage, pour (être) de bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance » (Eph2 :8-10). Le salut n’est pas « gratuit », il a un prix.

 

Or, la qualité du service est fonction de la qualité de la relation du serviteur et de son maître. La vérité est alors le paramètre indispensable d’une vraie relation, et d’une vraie connaissance de Dieu. La sincérité de notre foi n’est pas suffisante, elle doit être vraie. Nombre de religions et de sectes existent. Quel est le Dieu que nous servons ?... Pour cela, nous avons besoin de l’Esprit de vérité pour ne pas tomber dans des hérésies… Jésus le savait et Il nous a donné ce/celui qui nous préserve de toute erreur : « Quand sera venu le Consolateur, que Je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi » - Jean 15:26. C’est ainsi que nous ne pouvons avoir connaissance de Dieu que par l’Esprit Saint. Etre baptisé du Saint-Esprit, être immergé en Lui, est la condition indispensable pour connaître le vrai Dieu. C’est en Jésus que le chrétien est baptisé, par l’Esprit.

 

Jean 4:23 « Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande ».

 

 

AbraHam et SaraH

Il est remarquable de faire l’analogie avec Abram devenu AbraHam et Saraï devenue SaraH. Tous deux ont reçu le « Hé » du Saint-Esprit (1), ou Schekhina, présence du Dieu Créateur. Leur vie a changé radicalement lors de cette opération divine (comment Nicodème, le grand docteur d’Israël, n’a-t-il pas pu comprendre que l’on « naisse d’En-Haut »)... C’est ainsi que le couple prophétique que l’on définit aussi comme Israël/Eglise (2), devint Père de toutes les nations. Par l’Esprit, le couple Abraham/Sarah apprit à la fois sa vraie identité, ils connurent sa vocation, et la réalité du Dieu/El-Schaddaï.

 

 

Fils de Dieu, Fils de David, Fils de l’Homme

Pour sortir des limites (mitsraïm), il importe de ne pas tomber dans des doctrines ou des certitudes limitant la connaissance de Dieu et de son Messie. Par exemple, nous constatons les navrantes divisions dans les différentes familles chrétiennes, chacune croyant posséder la vérité - « Hors de (mon) église, pas de salut ». Egalement dans la famille évangélique, l’on voit combien l’emphase est placée sur le salut : « Je suis sauvé en Jésus, baptisé de l’Esprit, j’ai l’assurance du salut, et j’attends l’enlèvement, merci Seigneur… ». Tout semble clair et simple, Jésus est central, au point même que Dieu le Père est mis de côté. Nous avons également tendance à focaliser sur nos droits « en Jésus », mais moins sur nos devoirs : servir l’Eternel, et se consacrer à Lui.

 

Dieu n’est-il pas plus grand que nos conceptions humaines ?... Nous devons avoir peut-être plus d’humilité pour appréhender ce mystère. Lorsque Elisheva/Elisabeth était enceinte de 6 mois, l’ange Gabriel vint parler à Myriam/Marie, à Nazareth, pour lui faire l’annonce de la naissance du Sauveur : « Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus/Yeshoua (SALUT). Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin » - Luc 1 :31-33.

 

Quelle annonce incroyable ! De là, Marie pouvait déduire que Jésus serait Fils de l’Homme (terme utilisé plus de 50 fois par Jésus Lui-même), Fils de David, appelé à régner sur la maison de Jacob, c'est-à-dire sur Israël, et Fils de Dieu, un titre qui sera considéré comme blasphème par les religieux. Shimon/Siméon, au Temple, prophétisera sur Jésus bébé, et dira de Lui : Il sera « Lumière pour éclairer les nations, et gloire d’Israël, ton peuple » (Luc 2 :31). Sommes-nous conscients qu’Israël attend encore « sa gloire » ?...

 

Il est difficile de dire enfin que Jésus a tout accompli à la Croix, et donc que tout est clos. Oui Christ a prononcé ces paroles, et Il a satisfait la justice de Dieu en mourant pour tous, mais l’histoire n’est pas finie. Il y a eu la Résurrection, et Il y aura Son glorieux avènement. Le rôle du Fils de David n’est pas encore rempli, et l’humanité ne s’est pas encore tournée vers le Seigneur : « Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre Jérusalem monteront chaque année pour se prosterner devant le roi, l’Eternel des armées, et pour célébrer Soukkot » - Zach 14 :16.

 

Le message de Pessa’h/Pâque, c’est aussi cela pour nous chrétiens : sortons de nos limites, de nos étroitesses d’esprit, et adorons l’Eternel dans la volonté de participer activement à Ses projets d’amour. C’est aussi une manière d’élargir notre tente et de bien fixer les piquets, avant la bourrasque. Ne nous contentons pas d’une foi étriquée ou de certitudes toutes faites. Dieu recherche des « adorateurs » des serviteurs qui L’adorent « en esprit et en vérité ».

 

GF – 15 avril 2015

 

 


(1) Abram et Saraï « se voient pourvus d’un Hé qui marque la présence du souffle divin du Tétragramme dans leur nom. La tradition décèle dans ces deux Hé ajoutés la complémentarité des deux sexes pour accéder au divin: les deux Hé cumulés donnent le nombre 10 qui est la valeur numérique du Yod, autre consonne du Nom ineffable יהוה / YHVH, qui signifie le pouvoir et la puissance de Dieu » (commentaire juif)

 

(2) Cette parenthèse mérite bien sûr une étude plus approfondie. Je l’évoque dans une brochure « Abraham, ami et prince de Dieu ». Abraham est « le fruit » et Sarah est l’écorce, la protection du fruit. Ensemble, ils sont « UN », e’had. L’Eglise a comme rôle pour les temps derniers de protéger Israël jusqu’à ce qu’il rentre dans sa destinée finale. 

 

 

Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Edification
9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 06:48

« Grâce » à la rébellion et au péché du peuple, et alors que Moïse, le grand libérateur des enfants d’Israël, était exaspéré à un point extrême, considérant sa mission comme un échec, le Seigneur nous donne dans ce passage de l’Exode, l’image de Sa grande compassion, dans la révélation de Sa gloire !

Nous croyons que ce temps est proche, et que, dans ce monde en décomposition, qui voit des hommes agir avec tant de violence et de barbarie, qui voit l’Occident tomber dans l’incrédulité, qui voit autant de persécution dans le monde chrétien… Dieu va se révéler puissamment, en manifestant sa Gloire.

« L’Eternel descendit dans une nuée, se tint là auprès de lui, et proclama le nom de l’Eternel. Et l’Eternel passa devant lui, et s’écria : L’Eternel, l’Eternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille génération… » - Exode 34 :5-7.

 

Moïse, le grand intercesseur

Il est important de connaitre le contexte de cet épisode : Moïse avait conscience que recevoir de la main de Dieu les Tables de la loi, la Parole divine, était en soi un aboutissement. Tout ce qu’Israël avait vécu au travers de la sortie d’Egypte, prouvait la réalité de Dieu ; Moïse connaissait la grandeur de sa mission, son importance, et il mesurait sa propre responsabilité. Mais lorsque, descendant du Sinaï avec les précieuses tables de la Loi, il vit le peuple danser autour d’un veau d’or, on peut imaginer sa colère et son découragement : « Et, comme il approchait du camp, il vit le veau et les danses. La colère de Moïse s’enflamma ; il jeta de ses mains les tables, et les brisa au pied de la montagne » - Exode 32 :19.

La colère de Dieu également tomba sur le peuple - 3000 hommes périrent en ce jour-là, tués par l’épée des Lévites eux-mêmes (32 :27). Son frère lui-même, Aaron, avait déçu Moïse : « Que t’a fait ce peuple pour que tu l’aies laissé commettre un si grand péché ? » (32 :21).

Moïse aurait pu tout abandonner, et baisser les bras. Et pourtant… Moïse prouva sa grandeur, en confrontant même Dieu pour qu’Il se repente ! « Reviens de l’ardeur de ta colère, et repens-toi du mal que tu veux faire à ton peuple » (32 :12). Il argumenta disant : « Que diraient les Egyptiens ?... Ils riraient de toi, Seigneur, ton nom serait piétiné… Souviens-toi des tes promesses que tu as faites à Abraham… » (32 :12).

Wouah ! Quel intercesseur, quel excellent avocat ! Et Dieu s’est repenti. Et Dieu a même accepté de revenir sur sa décision, et de marcher à nouveau au milieu de Son peuple.

Moïse a trouvé grâce aux yeux de Dieu !  « Je ferai ce que tu me demandes », dit le Seigneur (33 :17).

 

« Taille deux autres tables ! »

Malgré ces choses, Moïse a besoin d’être renouvelé. Il est celui qui parle avec Dieu, « face à face ». Mais il a besoin de plus, il veut voir Sa gloire !…

Avant cela, considérons la portée prophétique de cet épisode tragique, lorsque Moïse se trouve devant ce constat d’échec total.

Il vient d’avoir dans les mains les Tables de la Loi, la Parole de Dieu, après avoir passé 40 jours sur le Sinaï, dans la présence de Dieu, et s’attendant à être reçu comme un héros au sein du peuple, il voit l’incommensurable, l’inimaginable se passer – le peuple se livrant à la débauche adorant une idole, un veau d’or… C’est ainsi qu’il jette au sol les Tables de la Loi et les brise !

Réalisons une chose, voyons-là un parallèle incroyable. Et posons-nous la question : qui est « la Parole » pour nous chrétiens, qui est-ce qui l’incarne ?... Jean l’a magnifiquement écrit : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu » - Jean 1 :1.  

Jésus EST la Parole. Nous voyons qu’avec Moïse, « la Parole a été brisée » - nous avons de suite cette image prophétique, celle de l’Agneau de Dieu cloué sur une croix (« Il a été brisé pour nos péchés » – Es 53 :5) - cette mort semblait être pour les disciples également un terrible échec. Sa venue comme Messie semble être avortée. De même Moïse a-t-il dû penser que sa mission avait lamentablement échoué. L’entrée en Canaan semblait compromise à jamais.

Et soudain, voilà que Dieu propose à Moïse de tailler d’autres tables de pierre !! Cela ne semble pas être un problème pour Dieu, il faut juste refaire des tables…  Cela ne nous évoque-t-il pas une « deuxième » Parole, correspondant finalement à une deuxième venue, celle du Mashia’h ? Wouah !... Jésus est la Parole vivante, Parole incarnée.

Quelle source d’espérance pour Moïse : Dieu donne « une deuxième » chance, et en prime, Il révèle Sa gloire, et Il traite une nouvelle alliance avec Israël ! « Je vais conclure une alliance avec vous. En présence de tout ton peuple, Je ferai des prodiges tels qu’il ne s’en est jamais produit sur la terre entière ni chez aucune nation, et tout le peuple qui t’entoure verra combien est impressionnante l’œuvre de l’Eternel que J’accomplis par ton intermédiaire » - Ex 34 :10. Nous sommes dans ces temps déjà où Dieu accomplit des choses « impressionnantes » au travers d’Israël.

 

Dieu se révèle

Devant un Moïse découragé et désespéré, Dieu s’est révélé avec gloire et tendresse – Ex 33 :18-23 : « Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et Je proclamerai devant toi le nom de l’Eternel ; Je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde. L’Eternel dit : Tu ne pourras pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre… tu te tiendras sur le rocher... Quand ma gloire passera, Je te mettrai dans un creux du rocher, et Je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé. Et lorsque Je retournerai ma main, tu me verras par derrière, mais ma face ne pourra pas être vue ».monnaie de Judée

Dieu réconforte son prophète, Il lui donne une nouvelle source d’espérer. Avoir une révélation de la gloire de Dieu transforme notre être, lui redonne vie et espoir pour l’avenir. Il nous communique « la paix surnaturelle » (Phil 4 :7) dont nous avons besoin dans les temps difficiles.

Et plus loin, Dieu donnera sa propre description : Je suis le « Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité ». Arrêtons-nous sur cet aspect : « riche en bonté (‘HESSED) et en fidélité (‘EMET) » - littéralement, « en compassion et en vérité ». Ce sont les deux faces de Dieu comme celles d’une pièce de monnaie – d’un côté l’amour-COMPASSION de Dieu, de l’autre sa VERITE, liée aux alliances divines. La vérité biblique est reliée au choix souverain de Dieu : c’est vrai pour le Juif comme pour le chrétien. Le choix d’Israël, son rachat inconditionnel, les alliances avec les enfants d’Israël, l’établissement de l’Israël actuel, tout cela relève du choix divin. Pour certaines personnes de pensée humaniste, ce choix peut paraître « injuste », mais pour nous chrétiens qui bénéficions de la grâce de Dieu, c’est « la justice » de Dieu, véritable et souveraine.

 

Laisse-moi voir ta gloire !

L’exigence de Moïse, celle de voir la gloire de Dieu, doit nous interpeller. En notre temps où les choses empirent, et où tout semble désespéré pour le monde, je crois que nous pouvons avoir la même attitude que le libérateur d’Israël : « Seigneur, montre-nous ta gloire ! ».

Cela fait 26 siècles que la Schekhina, la gloire de Dieu, a quitté Israël : « La gloire de l’Eternel s’éleva du milieu de la ville, et elle se plaça sur la montagne qui est à l’orient de la ville » (sur le Mont des oliviers) – Ezéchiel 11 :23. C’était en -586 av JC., juste avant la destruction de la ville par Nebucanetsar.

Aujourd’hui, nous sommes près de 70 ans après la restauration d’Israël, et surtout bientôt 50 ans – un jubilé – après la libération de la ville de David en 1967. Comme nous devons le savoir, 1917 était la libération de Jérusalem par le général chrétien Edmund Allenby[1] de 400 ans d’occupation des Ottomans. En 2017, nous serons donc dans un autre jubilé. Sera-ce la reconstruction du Temple ?...

  • En 1917, Dieu a ouvert la porte pour la terre – un Foyer national juif,
  • En 1967, Dieu a ouvert la porte pour avoir Jérusalem comme capitale d’Israël,
  • En 2017, Dieu ouvrira-t-il la porte pour le Temple… et le retour de la Shekhina ?

 

Je crois que, d’une certaine manière, le Seigneur nous pousse à crier à Lui, comme Moïse !

« Seigneur, je veux voir ta gloire ! »

«  Seigneur, on veut te voir à l’œuvre, avec des guérisons, des miracles, des conversions, notamment dans le monde arabe (et l’accomplissement de Esaïe 19 !)… C’est le temps de crier à l’Eternel, de voir l’Eglise se réveiller pour que le ciel descende sur la terre, de voir l’humanité bouleversée par la grandeur du Dieu vivant, du Dieu de Jacob.

A nous aujourd’hui d’être assoiffés de Dieu, de Sa gloire !

GF – le 7 sept 2014

 

[1] Le général britannique Edmund Allenby était un chrétien consacré, lisant sa bible chaque jour. Alors que les Britanniques se dirigeaient vers Jérusalem pour prendre la ville, Allenby croyant en la prophétie biblique, savait qu’il était en « Palestine » pour faire tomber l'empire turc et rétablir Israël. Le 10 Déc 1917, Allenby demanda à Dieu comment prendre cette ville sans la détruire. Le Seigneur lui parla de Esaïe 31:5 - « Comme les oiseaux volent, de même le Seigneur des armées défendra Jérusalem ». C'était la stratégie qui lui fut donnée par Dieu. Allenby demanda alors à Dieu, "Qu'est-ce que cela signifie?", et Dieu lui donna l'inspiration. En 1917, il n'y avait pas beaucoup d’avions dans le monde. Allenby eut l'idée de rassembler tous les avions qu’il put trouver dans tout le Moyen-Orient, et de les faire voler en formation serrée au-dessus de Jérusalem. A cette époque, les Turcs et les Arabes n'avaient pas vu beaucoup d'avions, certains pas du tout. Allenby fit alors jeter des avions des tracts. Sur ​​les tracts était écrit en arabe "Abandonnez la ville aujourd'hui - Allenby". L'interprète arabe, ne comprenant pas le nom Allenby, écrivit alors « Alla Bay », qui signifie « Fils de Dieu » pour les Musulmans. On imagine les Turcs n'ayant jamais vu un avion et lire des tracts disant : « le Fils de Dieu vous ordonne de quitter de la ville ». C’est ainsi que Jérusalem fut conquise sans coup férir.

Laisse-moi voir ta gloire !
Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Edification
9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 18:21

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Aujourd’hui, défendre l’altérité, c’est passer pour un homophobe, ou un ringard. S’élever contre une loi qui change la Constitution – le mariage est l’union entre des personnes de sexe opposé -, s’attaque aux valeurs non seulement de la famille, mais aux fondements de la société, et s’oppose au bout du compte aux lois du Créateur. Pour tout chrétien issu d’une civilisation dite judéo-chrétienne, voilà une cause qui vaut la peine d’être défendue. Il y va de l’avenir de la société, de celui de nos enfants qui risquent de naître dans un environnement chaotique, où les racines identitaires deviendront de plus en plus floues, où la filiation disparaîtra au profit du confort de l’homme et de ses préférences sexuelles, privant l’enfant de ses droits les plus élémentaires d’avoir un père et une mère.

 

Revenons à la source, à la création : « L’Eternel Dieu forma une femme (‘ishah) de la côte qu’il avait prise de Adam, et il l’amena vers Adam. Et Adam dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! On l’appellera femme (‘ishah), parce qu’elle a été prise de l’homme (‘ish). C’est pourquoi l’homme (‘ish) quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme (‘ishah), et ils deviendront une seule chair » - Gen 2 :24. 

 

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C’est le plan divin pour l’homme : l’humanité est fondée sur cette altérité, le fondement d’une société saine et procréatrice, par l’union de deux êtres différents sexuellement parlant, mais pas seulement. Le terme hébreu ‘ishah désigne la femme/le féminin, tandis que ‘ish désigne l’homme/le masculin. Une petite étude révèle que si l’on enlève le féminin du mot ‘ishah, caractérisé par le « ah » de la lettre ,  il reste le mot « ‘esh », qui veut dire le feu au sens propre, et au figuré… la colère de D.ieu. C’est pourquoi, l’homosexualité, dans la Bible, est une abomination. Ce n’est pas la question morale qui est en cause, c’est un principe de bénédiction et de prospérité. Le projet de Dieu pour l’homme passe par l’altérité : « ils seront une seule chair », selon l’arithmétique divine : 1 + 1 = 1.

 

Israël, l’autre altérité

Il existe une autre condition de bénédiction/prospérité pour le monde, c’est Israël : « Je bénirai ceux qui te béniront, et Je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi » - Gen 12. La promesse fut réitérée en Gen 18 :18, puis fut adressée à Jacob (Gen 27 :29). Le prophète Balaam (Nombres 24 :9) la reprécisera à tout Israël.

Alors que certains tentent de faire disparaître toute différence sexuelle, nous voyons aujourd’hui la volonté de gommer, effacer, éradiquer tout ce qui est juif, comme celle de vouloir délégitimer Israël. Cela part de la même stratégie que celle d’effacer la loi des genres, avec le « mariage pour tous ». Cela s’adresse non seulement aux nations qui sont l’altérité du monde juif/Israël, mais à l’Eglise issue des nations qui actuellement est en guerre contre la Loi Taubira.

C’est un principe de prospérité ou de non-prospérité, de bénédiction ou de malédiction. La nation qui rejette Israël est confrontée à ce principe biblique. Israël est distinct des nations, qu’on le veuille ou non : « C’est un peuple à part, qui ne fait point partie des nations » (No 23 :9). « Israël, c’est la portion de l’Eternel, c’est son peuple, Jacob est la part de son héritage » (Deut 32 :9).

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Tout chrétien qui n’adapte pas à sa foi ce principe d’altérité concernant Israël, qui ne réalise pas l’importance vitale (car fructifiante) de « l’amour pour Sion », verra sa foi s’assécher, ou devenir religieuse. La foi chrétienne qui ne prend pas en compte Israël (et la dimension juive), est stérile ; elle n’est pas féconde, et donc n’aura pas l’impact souhaité. A l’extrême, l’Eglise qui n'intègre pas l'Israël d'aujourd'hui, tombe dans une sorte « d’homosexualité spirituelle », et elle est participante de ce que la Bible appelle « la Prostituée ».

Israël porte la semence, tandis que le Messie est « le Germe » (Tsema’h) – Esaïe 4 :2, Jér 23 :5, et Zach 3 :8, 6 :12. L’Eglise a été enfantée par cette semence ; elle a tout à gagner à bénir Israël – ensemble devant le Dieu Créateur, ces deux peuples sont « UN - ‘e’had ».

 

« It's My Time for France! »

« C’est mon temps pour la France » - C’était une parole donnée à Paris, lors du grand meeting du dimanche 26 mai 2013. Le prophète Chuck Pierce s’exprima ainsi : « Notre réunion à Paris la semaine dernière a été l’un des temps les plus étonnants de son histoire (la France). Seul Dieu pouvait avoir orchestré ce moment. Dans la nuit de vendredi à samedi, avec plus de 300 leaders, j'ai demandé au Seigneur, "qu'est ton message pour la France ?". Confirmé par d’autres, et de manière miraculeuse, la réponse fut : « C’est mon temps pour la France ! ».

3 000 chrétiens se sont déplacés à l’occasion de ce meeting parisien, où Paul Wilbur lui-même donna un concert. Un élément important rapporté fut que la France dans son histoire jusque-là avait « brûlé la Torah » (persécuté et chassé les Juifs, brûlé le Talmud…). Ce jour-là, un rabbin messianique ramena une Torah, comme pour dire qu’il demeurait un reste, un lumignon, et que le Seigneur allait souffler dessus.

 

Nous croyons que Dieu peut toujours insuffler un réveil, redonner la vie à des os secs. Dans le cas présent, je dirais que l’Eglise de France est placée devant une nouvelle chance, peut-être la dernière opportunité de faire le bon choix : prendre en compte Israël, en réalisant l’importance de se reconnecter aux racines hébraïques. Corinne Lafitte, Paul Wilbur et Chuck Pierce lors de ce Week-end du 26 mai, ont démontré combien le peuple juif est important à la foi chrétienne.

 

Saisissons cette occasion, et bénissons Israël ; Dieu a dit lors de la création de l’humanité : « Il n’est pas bon que l’homme (Israël) soit seul ; Je lui ferai une aide semblable à lui » (Gen 2 :18). L’Eglise a été placée en vis-à-vis d’Israël !

Le 10 juin 2013

Pasteur Gérald Fruhinsholz



En vis-à-vis – en hébreu kenegdo. Neged parle de différence, de complémentarité, et d’aide. N’est-ce pas là la définition du couple par excellence ?... De même, Israël et l’Eglise sont « le couple » par excellence devant être une bénédiction pour l’humanité. Devant Dieu, ce « couple » est UN, selon Ephésiens 2 :14-16.

 

 

Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Edification
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 13:42

 

parachat boLe découpage de la Torah en 53 paracha était connu du temps de Jésus [1]. En ce début d’année 2013, nous pouvons paraphraser la paracha Bo’ portant sur les trois dernières plaies, le sacrifice de l’agneau et la sortie d’Egypte. Les plaies ont été envoyées par Dieu pour punir et humilier Pharaon, en s’attaquant à l’idolâtrie, l’occultisme et la magie de l’Egypte et ses dieux, mais aussi pour glorifier Son nom aux yeux des nations. Cependant dans la pensée juive, ce n’est pas seulement une manière de briser ce pays ayant maintenu en esclavage le peuple hébreu, mais également de permettre à ce dernier d’affermir son identité juive. Ainsi, chaque plaie correspond à une klippa, une écorce, une couche dont le fils d’Israël doit se dépouiller. Le passage de l’exil à la Délivrance n’est pas forcément à effet immédiat, c’est un processus qui peut prendre du temps. En tant que chrétiens, nous nous rappelons les paroles de Jésus après avoir ordonné à Lazare de sortir du tombeau : « Déliez-le ! ». Cela signifie que le salut est à la fois une libération immédiate et progressive : Lazare était ressuscité, mais il devait littéralement être délié des bandelettes qui l’emprisonnaient, telle une momie.


Sept plaies + trois…

La paracha va’era (Exode 7-9) mentionne les sept plaies manquantes. Ainsi les dix plaies parlent, selon la pensée juive, des qualités devant être requises, et constituant l’identité du Juif sorti de l’exil. Nous pouvons maintenant faire une comparaison avec notre foi chrétienne ; celle-ci doit être renouvelée, rafraîchie. Seules les trois dernières plaies sont relevées dans la paracha Bo’. Résumons alors les trois dernières plaies : les sauterelles, l’obscurité, la mort de premiers-nés. Et voyons le parallèle que nous pouvons faire :

  • - Les SAUTERELLES – Notre foi est souvent grignotée, dévorée par les soucis de la vie, par le doute, par les maladies ou le découragement. La « sauterelle » est l’ennemie de la Foi. 
  • - L’OBSCURITE – C’est évidemment le contraire de la lumière, symbole d’espérance. Nous traversons dans la vie des zones d’ombre, des « vallées de la mort », des épreuves qui nous obligent à nous tourner vers Dieu. Mais il y a toujours la lumière, l’espoir, au bout du tunnel…
  • - La MORT des PREMIERS-NES – Cette dernière plaie laisse éclater la gloire de Dieu ! Dieu envoie l’ange de la mort sur l’Egypte pour tuer tous les premiers-nés. A Goshen, le peuple hébreu a reçu l’ordre d’asperger les montants des portes du sang de l’agneau sacrifié (Exode 12 :7, 13) : « Ce jour-là, tout l’ensemble de la communauté d’Israël immolera ces agneaux à la nuit tombante. On prendra de son sang et l’on en badigeonnera les deux montants et le linteau de la porte des maisons… je verrai le sang, et Je passerai par-dessus vous »… et le peuple hébreu est épargné ! En tant que chrétiens, nous savons que cet agneau pascal est le symbole de l’Agneau divin mort sur la croix pour tous, qui nous donne la vie. C’est le miracle de ce salut non mérité qui nous remplit d’amour, un amour surnaturel, qui vient d’En-Haut.

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L’apôtre Paul avait précisé dans son chapitre sur l’amour (1 Cor 13), que « trois choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour ». Ces trois éléments caractérisent la nature du chrétien. Les doutes, les épreuves et la mort font partie de la vie… et la foi, l’espérance et l’amour sont les fondements de notre foi. Paul dit que des trois, seul l’amour restera ; car dans le royaume avec Dieu, plus besoin d’espérance ou de foi, lorsque le cortège des choses de la vie - épreuves, douleurs, maladies, découragement, mort… auront disparu : « Il ne s’y trouvera plus rien qui soit frappé par la malédiction de Dieu. Le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville, et les serviteurs de Dieu L’adoreront » - Apo 22 :3.


 Roch ‘hodesh – tête du mois

Il est intéressant de voir que la mitsva, ou commandement, de fêter Roch ‘hodesh (littéralement ‘tête du mois’) est la première mitsva pour le Juif (Ex 12 :2, 16) : « Ce mois-ci (nisan) sera pour vous le premier des moisle premier jour, vous aurez une sainte convocation ».

 Une autre façon de lire roch ‘hodesh est de le traduire par « tête nouvelle » ; ainsi le commentent les Sages : le Juif sortant de l’exil doit impérativement « renouveler sa tête », c'est-à-dire, sa manière de pensée. Nous pouvons faire le parallèle avec la foi chrétienne. Un chrétien « né de nouveau » par sa foi en Jésus, doit renouveler sa manière de penser. Ainsi le suggère Paul en Romains 12 : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait ».

 Ce renouvellement de la pensée n’est pas une mitsva à faire en début de chaque mois… mais chaque jour. Chaque jour est nouveau ; c’est une décision de chaque jour de s’appuyer sur Dieu, de garder confiance et de L’adorer comme Sauveur et Seigneur.

 

Nous sommes tous Bekhor !

Un dernier commentaire à faire est celui-ci : la mort était destinée à tous les premiers-nés ! Tous les bekhor, les premiers-nés des enfants d’Israël, ont été épargnés grâce au sang répandu sur les linteaux. Cela veut dire que chaque chrétien, qu’il soit l’aîné de la famille ou le benjamin, est un bekhor, un premier-né, donc un héritier…. Pourquoi ? Parce qu’il est placé sous le sang de l’Agneau parfait, sans tâche – Christ.

 Cela signifie qu’en tant que bekhor, nous pouvons réclamer notre héritage, comme Isaac et Jacob. Le Saint-Esprit – ses dons, son fruit – fait partie de notre héritage. Ces choses pourraient être répertoriées comme correspondant aux « sept plaies » de la précédente parasha, mais, grâce à la Nouvelle Alliance, multiplié par trois. Cela veut dire : 21 bénédictions spirituelles que nous pouvons voir dans ce tableau :

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  Voilà notre identité chrétienne, celle qui nous définit, dans notre corps, notre âme et notre esprit !

  • - Les 9 dons du Saint-Esprit sont liés au CORPS ;
  • - les 9 aspects du fruit de l’Esprit sont en rapport à notre ÂME ;
  • - les 3 traits définissant le Seigneur (Jean 14 :6 : « Je suis le chemin, la vérité, la vie »), sont le fondement de notre ESPRIT : il est dirigé vers le Père, insufflé par l’Esprit, et rempli de la vie de Christ.

Le 17 janvier 2013

[1] Voir Luc 4 :16 ; Actes 13 :15

Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Edification
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 09:09

 

choisis

Ba'harta ba'haïm ! - « Choisis la vie », est un des thèmes de la parasha NITSAVIM (Deut 31). Cette injonction concerne autant Israël aujourd’hui que l’Eglise. Elle représente une pensée prophétique dans le temps que nous vivons.


Responsabilité et souveraineté

Moïse prend à témoin le ciel et la terre ; il sait que son temps sur la terre est terminé, et il sait que le peuple juif, malgré de bonnes paroles, ne résistera pas au danger de l’idolâtrie et de la désobéissance à Dieu. Mais il place les enfants d’Israël en face de leur responsabilité : « Vous êtes là débout… prêts à rentrer dans l’alliance ». C’est solennel, Dieu a fait sa part, Il a promis « avec serment » à Abraham, Isaac et Jacob les bénédictions de cette Alliance dans laquelle le peuple juif a sa place, premièrement.


La condition de la bénédiction est la fidélité à la Loi de Dieu. L’exil découle de la désobéissance, et Dieu place les Hébreux devant leur propre responsabilité. Pourtant, nous voyons que les 10 premiers versets de Deutéronome 30 dévoilent les étapes de l’Histoire d’Israël… révélant souffrance, malédiction, mort…  jusqu’à la prise en main des choses par Dieu dans Sa souveraineté et sa miséricorde, jusqu’à la Rédemption finale. On ne peut diviser D.ieu ; comme une pièce d’or, Il est à la fois Justice et Grâce.  

« L’Eternel te ramènera dans le pays, Il ramènera tes captifs… Il circoncira ton cœur… tu reviendras à l’Eternel (tashouv)… L’Eternel prendra à nouveau plaisir à ton bonheur » - Deut 30

 

Les choses cachées sont à l’Eternel, les choses révélées sont à nous (Deut 29 :29). D’un côté, Dieu nous donne le libre-arbitre, sachant combien l’homme est faible et prompt à désobéir, et Il juge son peuple ; et en même temps, Il exerce Sa grâce, Sa miséricorde, accomplissant les promesses faites à Abraham, Isaac et Jacob. Dieu est souverain ! Nous ne pouvons renfermer Dieu dans une logique cartésienne, bien heureusement, et nous sommes au bénéfice de Sa miséricorde infinie ! Merci Seigneur…

 

Souvent, les chrétiens jugent le peuple juif coupable de n’avoir pas obéi à Dieu, et les rendent responsables des souffrances de l’exil, de l’infamie des Croisades, de l’Inquisition, des pogroms, et finalement justifient la Shoah. Qui sont les plus coupables ?... Ceux qui ont désobéi à D.ieu, où ceux qui se disant chrétiens, ont fait subir les pires atrocités au peuple de Dieu ? On entend ces propos : « Ils ont payé parce qu’ils n’ont pas reconnu Jésus… ». Terrible jugement, et incroyable ignorance de qui est Dieu ! Dans la haftara (Es 61 à 63 :9), nous voyons combien Dieu attend « le jour de vengeance » - yom naqam /Esaïe 61 :2b, et Es 63 :4 : « Car un jour de vengeance était dans mon cœur, et l’année des rachetés est venue ! ». Dieu attend ce « jour » spécialement pour venger Son peuple, Israël, de toute avanie que les nations (dont l’Eglise fait partie) leur ont fait subir. Et Dieu de dire : « Dans toutes leurs détresses, Il a été lui-même dans la détresse, et l’ange qui se tient en sa présence les a sauvés. Dans son amour et dans sa compassion, il les a libérés, il les a soutenus et il les a portés tous les jours d’autrefois ».

 

Savons-nous que durant la Shoah et toutes les souffrances et atrocités vécues par le peuple juif, Dieu était avec eux, et souffrait avec eux ?... Israël est toujours « le fils premier-né de Dieu », quelles que soient ses fautes, et un père souffre toujours de voir son enfant souffrir. Dieu a déjà « racheté » (ga’al, go’el) Son peuple, « Il les a sauvés » - Il est le Go’el, le Rédempteur.

« Parlez au cœur de Jérusalem, et criez lui que sa servitude est finie, que son iniquité est expiée, qu’elle a reçu de la main de l’Eternel au double de tous ses péchés » - Esaïe 40.

 

Choisis la vie !

Voilà un mot d’ordre pour nous aujourd’hui. Cela paraît évident de choisir la vie plutôt que la mort, n’est-ce pas ? Mais Dieu dit : «J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l’Eternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t’attacher à lui : car de cela dépendent ta vie et la prolongation de tes jours » - Deut 30 :19-20.

Il y a trois petites « conditions » rattachées à cette exhortation : 1) Aime l’Eternel, ton Dieu, 2) obéis à sa voix, 3) attache-toi à Lui. Elles sont la clé de la compréhension de : « Choisis la vie ».

 

1) Aime l’Eternel, ton Dieu - Cela nous paraît également une évidence : si l’on est croyant, on doit aimer Dieu. Or, nous devons comprendre que Dieu ne nous a pas « choisis, élus », pour nos beaux yeux. En fait, aucun chrétien ne peut dire avoir décidé seul d’être chrétien. Nous sommes sauvés pas grâce, « cela ne vient pas de nous, c’est le don de Dieu » (Eph 2 :8). Notre salut vient de Dieu seul, c’est un choix souverain… mais dans quel but ?...

La Parole dit : « En réalité, c’est Lui qui nous a faits ; nous avons été créés en Jésus-Christ pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance afin que nous les pratiquions ». Dieu attend de nous que nous soyons « sel et lumière », et avec une pré-condition, celle d’être « transformés » par l’Esprit-saint. Paul nous dit : « Soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » - Rom 12 :2. Nous ne pouvons être « actifs et agissants » pour Dieu dans le monde qu’en étant équipés, et transformés – équipés par les dons du SE, et transformés dans notre caractère, pour pouvoir être témoins, serviteurs, pasteurs, enseignants, etc.

Ainsi en aimant l’Eternel, je m’imprègne de l’amour divin, de Sa miséricorde, pour le faire mien. La compassion est le but de Dieu. Il s’attend à la voir se manifester en nous. Derek Prince a écrit ceci : « Jésus était ému de compassion. J’ai réalisé que Dieu me communiquait sa compassion. Et j’ai prié ‘’Seigneur, ne permets pas que cette fontaine (de vie) se souille ou se contamine, et ne la laisse jamais se tarir’’. Dieu seul en détermine le jaillissement. Et lorsque la fontaine de la compassion coule en moi, elle attire les gens. Ils ne savent pas le pourquoi de cette attirance, mais ils sentent une chose à laquelle ils aspirent profondément. Je pense que Dieu s’attend à ce que nous nous aimions de son amour divin ».

Nous avons ainsi à manifester les œuvres de compassion en exerçant l’encouragement, la guérison, en communiquant autour de nous la joie de Dieu et son amour surnaturel.

 

2) Obéis à Sa voix – Les héros de la Bible ont tous été interpellés par Dieu… pour un objectif. Ils ont entendu la voix de Dieu, et y ont obéi. Obéir à sa voix veut dire rentrer dans la vision que Dieu nous donne. A Moïse, Dieu dit : « Libère mon peuple » ; à Gédéon, « sauve mon peuple des Madianites », à Marie : « Mets au monde mon Messie », à Paul, « Sois l’apôtre des Gentils »… Dieu a pour tous un mandat, une vision qu’Il nous insuffle. Etre une mère de famille et éduquer ses enfants pour qu’Ils servent le Seigneur, est une vision ; être un témoin sur le lieu de notre travail, correspond à une vision. Nous avons tous à connaître ce que Dieu a pour nous. Encore une fois, nous n’avons pas été sauvés pour notre confort et notre salut, mais pour servir, et être utile dans le royaume…

Or, être conduit par une vision inspire l’espérance. Un homme désenchanté ou sans but et sans vision d’avenir, ne peut encourager personne. Il ne peut communiquer aucune espérance, et c’est bien d’espérance que notre monde a besoin.

 

3) Attache-toi à Lui – En hébreu, le terme vient de dabaq, qui signifie : coller. Nous devons coller à Dieu, être en relation permanente avec le Père, par le Saint-Esprit. Adam était « collé », attaché à sa femme – ils étaient (comme devrait l’être tout couple) « une seule chair » - basar e’had. L’alliance du couple UN selon Dieu, est ainsi l’image du croyant UN avec son Dieu. Il est d’un seul cœur avec Dieu.

Or, l’unité appelle la vérité. On est UN sur le seul fondement de la vérité. Un mari sera d’un même cœur avec son épouse, uniquement s’il y a authenticité, droiture et vérité. C’est également ainsi que Dieu considère notre attitude ou comportement avec autrui, qu’il soit vrai, authentique. Rajoutons que si l’on est UN avec D.ieu, l’on sera UN avec Israël… comme une épouse peut être UN (e’had) avec son mari (en sachant combien une femme est différente de l’homme…).


Conclusion

Résumons les trois points caractérisant l’exhortation divine « Choisis la vie ! », en une sorte de slogan :

Compassion – Espérance - Vérité

Posons-nous la question en ces temps derniers : en quoi le Seigneur veut nous voir « choisir de vivre » ? Où le Seigneur nous attend-Il, afin que nous soyons utiles à Son Royaume, en Son Alliance ?…

En aimant Dieu comme il convient, en obéissant à Sa voix, en nous collant à Lui,

- nous transmettons la compassion divine, dans des paroles et des actes, là où le Seigneur nous place,

 - nous suscitons l’espérance, notamment l’espérance messianique, dans ces temps de troubles – Jérémie 31 :17 : « Il y a de l’espérance pour ton avenir, dit l’Eternel »,

 - nous avons à cœur de dénoncer les mensonges (et les projets de loi inique dans notre pays !), de fuir les compromis, d’être vrai. L’unité est à ce prix, et elle fera tomber les barrières de suspicion, de jalousie, de haine.

 

Il est essentiel de savoir où nous en sommes, et à quoi Dieu nous destine. C’est un sujet de prière. Car si le sel ne sert pas à saler, il n’est bon qu’à être jeté… 

GF, le 15 sept 2012 - Roch hachana 5773



[1] La lecture de la loi et des prophètes était chose acquise du temps de Jésus - Actes 13 :15 : « Après la lecture de la loi et des prophètes… » (parasha et haftara). Jésus fut lui-même invité à lire la portion des prophètes (haftara): « On lui présenta le rouleau du prophète Esaïe. En déroulant le parchemin, il trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur repose sur moi parce qu’il m’a désigné par l’onction pour annoncer une bonne nouvelle… » - Luc 4 :17.

 

Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Edification
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 08:49

 

Tisha-Be-Av.jpgLe 9 Av (c'était le 9 août 2011), Tisha Be’av est l'un des jeûnes annuels les plus importants du judaïsme après Yom Kippour. Contrairement à ce dernier, ce n'est pas un jeûne d'expiation mais bel et bien de deuil. D'aucuns l'ont appelé le jour le plus triste dans l'histoire juive... mais il est aussi un jour d'espérance.

C’est en effet le rappel de dates extrêmement dramatiques pour le peuple juif, notamment la destruction du 1er Temple en -586 par Nebucanetsar et du 2ème Temple par Titus en 70 après JC.

Et pourtant… Tisha Be’av correspond aussi dans le judaïsme à un « anniversaire » de première importance, celui du Mashia’h ! L’âme du Mashia’h (le Messie d’Israël) serait ainsi descendu du ciel en même temps que le Lieu-très-Saint était en feu. Cela correspond à la pensée (bien) juive qu’au plus noir des événements, il y a toujours un parallèle positif. C’est ce qui a permis d’ailleurs au peuple juif, malgré tous les tourments que ce peuple a pu vivre - les persécutions, les tortures, les croisades, l’Inquisition… et la Shoah – de garder espoir et de toujours aimer la vie.

Un groupe de jeunes chrétiens visitaient ces jours-ci Israël, certains pour la première fois. L’un d’eux nous confia : « Ce qui me stupéfait, c’est la capacité des Juifs à qui nous avons parlé de se projeter 1000 ans à 2000 ans dans le futur. Ce peuple est si spécial ! Avec tout ce qu’ils ont vécu…et les menaces qui existent depuis la création de l’Etat hébreu ».

 

Les renards du Temple

 On dit du rabbi Aqiva, un des grands Sages juifs, qu’il se promenait à Jérusalem avec ses disciples et le groupe arriva sur le Mont du temple. Les disciples ne purent s’empêcher de pleurer en constatant avec grande tristesse la destruction totale du Temple. Et alors, ils virent le vieux rabbin sourire.

Ses compagnons s’étonnèrent :

 - « Akiva, tu nous étonnes et nous rend perplexes ! Nous pleurons, et toi, tu souris ! Comment pourrions-nous ne pas pleurer ? Cet endroit si sacré est à présent dégradé et dévasté à un tel point que les renards s’y promènent.

Le rabbi Aqiva cita alors le verset du prophète Jérémie (Lam 5 :18) : « Sur la montagne de Sion ravagée, les renards se promènent ».

 -  Cette parole s’est accomplie, dit le rabbin. C’est précisément pour cela que je souris.

En effet, le vieux rabbin connaissait Jérémie comme l’un des prophètes aux merveilleuses paroles à propos de la reconstruction du Temple et de la venue du Messie.

« Voici, Je donnerai la guérison et la santé (au peuple juif), Je les guérirai, et Je leur ouvrirai une source abondante de paix et de fidélité. Je ramènerai les captifs de Juda et les captifs d’Israël, et Je les rétablirai comme autrefois. Je les purifierai de toutes les iniquités qu’ils ont commises contre moi, Je leur pardonnerai toutes les iniquités par lesquelles ils m’ont offensé, par lesquelles ils se sont révoltés contre moi. 

 Cette ville sera pour moi un sujet de joie, de louange et de gloire, parmi toutes les nations de la terre, qui apprendront tout le bien que Je leur ferai ; elles seront étonnées et émues de tout le bonheur et de toute la postérité que Je leur accorderai (à Israël) » - Jér 33 :6-9

Voilà le secret du vrai croyant : être capable de voir au travers des événements les plus durs, l’espérance se lever. Jérémie a écrit : « Il y a de l’espérance pour ton avenir -  parole de  D.ieu » - Jér 31 :17. C’est ce que nous proclamons sur Israël ! Le peuple juif a survécu à toutes les misères du monde grâce à une foi inébranlable en son Dieu, grâce aussi à l’obéissance à la Loi de Moïse, envers et contre tout. Parce que le peuple juif avait « la nuque raide », il a survécu. Ce défaut a été leur qualité, car sans cesse au cours de leur histoire, les Juifs se sont relevés et ont recommencé, alors qu’humainement, bien des fois, tout semblait perdu et sans espoir.

 

Napoléon et Tisha Be’Av

On raconte que lorsque Napoléon Bonaparte alla en Terre Sainte après sa campagne d’Égypte, il aurait entendu des pleurs, des lamentations qui se répercutaient d’un bâtiment à l’autre. Il demanda qu’on l’informât sur ce qui se passait. Napoléon reçut le rapport suivant :

« Ce sont les Juifs qui se lamentent sur la perte de leur pays, occupé par d’autres maintenant. C’est Tisha Be’Av, ils pleurent la destruction de leur Temple, le massacre de la population, la déportation en exil ». 

 « Comment, s’indigna Napoléon, on attaque des gens de cette façon et je ne suis même pas au courant ? »

Napoléon n’en croyait pas ses oreilles : « Si un peuple reste attaché à ses racines, à son passé et continue de pleurer après tant de siècles ce qu’il a perdu, ce peuple assurément, dit-il, finira par récupérer ce qu’on lui a pris ».  Cet incident se passait le 9 avril 1799.

Un siècle et demi après, cette prédiction se réalisa avec la création de l’Etat d’Israël, le 14 mai 1948.

 

La venue du Messie

Dans la pensée juive donc, le Messie est « né » le jour de la destruction du Temple. Et à chaque génération, existent des hommes qui possèdent la valeur du Mashia’h, qui portent en eux une qualité d’âme correspondant au Messie. C’est ainsi que le peuple juif attend toujours avec espérance la Délivrance (Ge’oula) qui viendra avec la « bi’at ha Mashia’h » - la venue du Messie. Selon les rabbins, cette venue est très proche, elle correspondra d’ailleurs avec le retour de la Schekhina, la Présence de D.ieu, que l’on voit quitter le Temple en Ezéchiel 10.

Comme croyants en Jésus/Yeshoua’, nous savons que le peuple juif a un «avenir et une espérance », selon Jérémie 31 :17. Nous croyons qu'un jour, Dieu va transformer leur deuil en allégresse et nous attendons avec eux la venue/le retour de Celui qui règnera sur Israël et le monde.

Ainsi le Messie qui vient amènera pour Israël la Délivrance. Les prophéties qui en parlent dans la Bible sont nombreuses. Les chrétiens qui ignorent Israël peuvent tout autant ignorer la Bible, et la vérité de Dieu - c’est hélas pour leur malheur.

« L’Eternel des armées prépare à tous les peuples, sur cette montagne, un festin de mets succulents, un festin de vins vieux, de mets succulents, pleins de moelle, de vins vieux, clarifiés. Et, sur cette montagne (le Mont du Temple), Il anéantit le voile qui est sur tous les peuples, la couverture qui couvre toutes les nations ; Il engloutit la mort pour toujours. Le Seigneur, l’Eternel, essuie les larmes de tous les visages, Il fait disparaître de toute la terre l’opprobre de son peuple (Israël) ; Car l’Eternel a parlé » - Esaïe 25 :6

 

Tisha be’Av chrétien

Nous pouvons conclure que pour nous chrétiens, « Tisha Be’Av » est également un deuil et un sujet de joie. Jésus a été pour nous « le Temple incarné » et ce Temple a été détruit, par sa mort sur la Croix. Ce fut un choc et l’objet d’une tristesse terrible pour les disciples, mais qui se transforma en joie extrême, par la Résurrection. La Croix comporte ainsi cette même qualité d’être à la fois un sujet de deuil, célébré à Pâque, et un sujet de joie puisque cette mort nous donne la Vie, confirmée glorieusement par la Résurrection.

Ce que nous savons pour la suite, c’est que le Messie vient en gloire, apparaissant comme un Chef de guerre (Apo 19 :11-16), et de même que le peuple juif, nous attendons ce moment avec impatience, sachant qu’Il va restaurer, consoler Son peuple et replacer Israël « à la tête des nations », et qu’Il amènera le monde entier à reconnaître l’Eternel D.ieu.

« … et la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. En ce jour, le rejeton d’Isaï (la race de David, et le Messie qui en est issu) sera là comme une bannière pour les peuples ; les nations se tourneront vers Lui, et la gloire sera Sa demeure » - Esaïe 11 :9-10

 

GF – le 2 août 2011

Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Edification
7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 18:34

JEZABELC’est ainsi que le grand prophète Elie s’exprima devant Ephraïm, l’Israël du Nord : « Elie s’approcha de tout le peuple, et dit : Jusqu’à quand clocherez-vous des deux côtés ? Si l’Eternel est Dieu, allez après lui ; si c’est Baal, allez après lui ! » - 1Rois 18 :21. On connait tous cet épisode fameux où l’on voit Elie affronter les 450 prophètes de Baal, les défier de faire tomber le feu sur l’autel. Lui-même, poussant l’épreuve jusqu’à arroser 3 fois le sacrifice, attirera le feu du ciel qui consumera tout l’holocauste. Il fera par la suite égorger les faux prophètes…

 

Elie est le prophète qui fait tomber le feu du ciel et attire le jugement de D.ieu. L’on sait que les Juifs attendaient Elie, lorsque Jésus se présenta. Les Ecritures nous disent que « avant que ne vienne le Jour de l’Eternel », D.ieu nous enverra Elie, le prophète – Malachie 4 :5.

                                                   

Israël, la boiteuse

Je crois que dans cette exclamation du prophète, il y a de l’humour[1] ou du cynisme, car Elie était réellement en colère ! On ne boite jamais « des deux côtés » en fait… on ne boite que d’un seul côté, alors pourquoi Elie parle-t-il « des deux côtés » ?  Rappelons-nous une autre histoire, celle de Jacob confrontant D.ieu au gué de Yabboq, luttant toute la nuit avec l’Ange. L’ange avait alors frappé Jacob « au côté » pour se libérer et démit sa hanche : « Et le soleil se levait sur lui comme il passait Peniel ; et il boitait de la hanche » - Genèse 32:31. Jacob/Israël était ainsi nommé dans la Bible « la boiteuse » ou « celle qui boite » (hatsalah du verbe tsala‘ ).

 

Michée  4:6  « En ce jour-là, dit l’Eternel, je rassemblerai celle qui boitait (hatsalah), et je recueillerai celle qui était chassée et celle sur laquelle j’avais fait venir du mal. Et je ferai de celle qui boitait, un reste, et de celle qui avait été repoussée au loin, une nation forte ; et l’Eternel régnera sur eux, en la montagne de Sion, dès lors et à toujours ». Dans nos versions, on parle « des boiteux », comme on parle d’aveugles ou d’estropiés, mais cela n’a pas de rapport.

 

Israël est « boiteuse » depuis que Jacob a lutté victorieusement contre D.ieu. En fait, Jacob a payé le prix de sa confrontation avec… lui-même. Jacob était rempli de peur vis-à-vis de son frère Esaü. Ce combat au passage du Yabboq (= se dépouiller) honore le courage de Jacob, du peuple juif affrontant son D.ieu et stigmatisant ses peurs. Avec Jacob, Israël prend son destin en main. Il en ressort « boiteux » mais peut en être fier. C’est une blessure de guerre. C’est aussi ce qui le démarque des autres nations. Il est marqué à jamais, et portera par la suite l’opprobre de nations. C’est pourquoi, D.ieu dit qu’Il fera de « celle qui est repoussée et qui boite, une nation forte ». Les « boiteux » deviendront dignes de louange dans les nations où ils étaient affligés : « Voici, en ce temps-là, J’agirai à l’égard de tous ceux qui t’affligent, et Je sauverai celle qui boitait, et Je recueillerai celle qui était chassée, et Je ferai d’elles une louange et un nom dans tous les pays où elles étaient couvertes de honte » - Sop 3:19.

 

 

Du Yabboq au Qichon

Elie sait qu’Israël « boite », mais pas « des deux côtés ». C’est une manière imagée de dire qu’Israël fait des compromis inacceptables. Rappelons-nous le contexte : Élie reçoit de l’Éternel l’ordre de se présenter devant le roi Achab. Il s’ensuit la scène du Carmel : les prêtres païens essayent de prouver la divinité de Baal mais en vain. Élie rassemble le peuple autour d’un ancien autel que de pieux Israélites du nord avaient sans doute élevé à l’Éternel, car, à cause de la défection des 10 tribus, ils ne pouvaient pas aller à Jérusalem. Cet autel avait été renversé. Élie, en le rétablissant avec 12 pierres, atteste que le schisme des 12 tribus en 2 royaumes est contraire à la volonté de Dieu. Pour empêcher toute fraude, il ordonne au peuple de verser de l’eau sur l’holocauste et sur l’autel. Puis il implore l’Éternel, et le feu tombe, consumant l’holocauste et l’autel. L’Éternel a manifesté ainsi son existence et sa puissance. Les prophètes de Baal, convaincus d’imposture, sont amenés au torrent de Qichon (= qui se courbe), au pied de la montagne ; là, Élie ordonne de les égorger.

 

Le Yabboq parle d’une confrontation saine avec D.ieu tandis que Qichon parle du jugement divin sur les faux prophètes qu’Israël a acceptés en son sein, lesquels sont comme des « pièges » (= qosh, d’où vient le mot du torrent Qishon). On sait que depuis que la royauté d’Israël est déchirée en deux parties, le Nord appelé Israël ou Ephraïm a subi les assauts du roi d’Assyrie, lequel a déporté la population juive pour la remplacer par des païens. Par la suite, on fera venir des prêtres de diaspora pour enseigner « la crainte de l’Eternel », car D.ieu avait envoyé des lions terrorisant le pays  (lire 2Rois 17).

 

2 Rois 17 :28 « Ainsi ils craignaient l’Eternel, et ils servaient en même temps leurs dieux d’après la coutume des nations d’où on les avait transportés. Ils suivent encore aujourd’hui leurs premiers usages : ils ne craignent point l’Eternel, et ils ne se conforment ni à leurs lois et à leurs ordonnances, ni à la loi et aux commandements prescrits par l’Eternel aux enfants de Jacob qu’il appela du nom d’Israël »

 

Le prophète Elie dénonçait ces trois problèmes : 1) la coupure d’avec Juda, 2) l’absence de crainte de l’Eternel et, 3) le paganisme ambiant amenant le peuple à adorer Baal. 

 

 

Ne boitons-nous pas aujourd’hui « des deux côtés » ?

La Chrétienté d’aujourd’hui est issue de deux siècles d’histoire l’ayant forgée… et déformée. De l’Eglise primitive issue du monde juif, solidement attachée au judaïsme biblique, jusqu’à l’Eglise d’aujourd’hui issue du monde païen et coupée de ses racines hébraïques, il y a un grand fossé. Cette Eglise « païenne » est dénaturée comme était dénaturée l’Israël du nord que le prophète a fustigé afin de la faire réagir.

 

MithraNous pouvons faire cette comparaison de la Chrétienté en général avec Ephraïm, l’Israël du nord, ayant rompu avec la foi vivante de Jacob « le boiteux », celle du royaume de Juda, la tribu restée fidèle à D.ieu. Depuis le siècle du roi Constantin et à cause de certains Pères de l’Eglise, la Chrétienté a coupé définitivement ses racines juives. L’Empire s’est alors proclamé « chrétien » et les différents Conciles ont fait la chasse aux « hérétiques juifs ou messianiques » faisant encore chabbat. Le culte était désormais le dimanche, par conformité au jour du soleil[2]- le culte de Mithra[3] dieu du soleil, était très populaire. Le calendrier grégorien a remplacé le calendrier biblique, les fêtes juives et bibliques ont été remplacées par des fêtes païennes – Noël, Pâques, le jour de l’An, la fête des saints, la fête des rois, la St Valentin, etc.

 

L’Eglise d’aujourd’hui a hérité de ce mélange fait de compromis et d’idolâtrie. La foi première de l’époque des apôtres a été dénaturée, et malgré des prises de conscience, des réformes et la Réforme protestante au 16e siècle, l’Eglise a continué sa course en acceptant ce mélange et ses compromissions. La Première Alliance est devenue caduque et le NT est devenu la seule référence du chrétien moderne. Jésus – Yeshoua haMashia’h – est devenu « un dieu » faiseur de miracle, déconnecté d’avec son Père et dépouillé de son identité juive. La crainte de l’Eternel n’est plus celle que l’on retrouve dans l’AT.

 

Aujourd’hui où l’on voit l’accomplissement extraordinaire des prophéties antiques avec la restauration d’Israël en 1948 et la réunification de Jérusalem en 1967, l’Eglise prend ses distances en refusant de dire que l’Etat hébreu est la continuité de l’Israël biblique. La « théologie du remplacement » est encore de mise dans l’Eglise. Cette théologie était aussi prônée par la Jézabel[4]de l’époque du prophète Elie. Jézabel personnifie l’Eglise apostate, la « Prostituée ».

 

 

Le temps d’Elie : une vraie réformation des cœurs !

Mithra 2Nous en sommes là, et l’apostrophe du prophète Elie nous concerne : « Jusqu’à quand clocherez-vous des deux côtés » ? La crainte de l’Eternel a disparu et notre foi est légère ou superficielle. Nous avons à nous regreffer sur l’Olivier franc. Et si nous croyons qu’Israël n’a aucune légitimité, sachons que si Israël disparaît – si « l’Olivier » tombe – les branches tomberont avec. L’apôtre Paul met en évidence cette image en Romains 11 : le chrétien a été greffé sur l’olivier et précise-t-il, ce n’est pas l’Eglise (les branches) qui porte Israël, ce sont les racines (Israël) qui la porte et la soutient.

 

Autrement dit, sans la première Alliance (l’AT), sans l’obéissance aux fêtes (juives) de l’Eternel, sans la crainte du D.ieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, sans la reconnaissance de l’accomplissement des prophéties avec la restauration d’Israël, et sans la foi en un Messie venant rétablir le Royaume davidique sur la terre, que vaut une telle Eglise ?...

Le prophète Elie a égorgé les faux prophètes – demandons-nous quelle sera la destinée des chrétiens reniant leur héritage biblique juif ?

 

Jésus a dit à ceux qui refusent de reconnaître « les plus petits de ses frères » - les Juifs/Israël : « Retirez-vous de moi, maudits. Allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges » - Mat 25 :41.

 

Nous avons besoin, l’Eglise a besoin, d’une vraie réformation des cœurs, de nos pensées, de notre conception de la foi et même de D.ieu. Nous avons besoin comme Jacob, de passer par le Yabboq, qui signifie dénuement, pour nous repentir de notre éloignement, comme l’Israël du nord.

 

 

La marque sur le front

Si Jacob a été marqué à la hanche pour rentrer dans sa destinée et devenir Israël, il est possible que les chrétiens des derniers temps aient aussi à confronter le D.ieu de Jacob, et qu’ils soient marqués au front, avant d’accueillir le Messie, le Roi des rois : « L’Eternel lui dit : Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et fais une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s’y commettent » - Ezéchiel 9:4.

 

Nous devons aujourd’hui gémir et soupirer, et comprendre l’éloignement de notre foi. Nous devons absolument la réaligner sur la Bible entière et nous reconnecter aux racines juives ou hébraïques ; c’est une question de vie ou de mort.

 

GF – le 7 nov 2010

 

 

[1] Élie s’est bien moqué des prophètes en leur suggérant, pour faire tomber le feu : « Criez plus fort ! Puisqu’il est un dieu, il est très occupé ; ou bien il a une obligation urgente, ou encore il est en voyage ; peut-être qu’il dort, et il faut le réveiller » - 1Rois 18 :27.

 

[2] C’est Constantin le Grand, lui-même adorateur du soleil, qui a fait du jour du soleil qui tombait sur le dimanche chrétien le jour férié hebdomadaire public, et c’est probablement sous son règne aussi que la fête de Noël fut fixé au jour de l’ancienne fête de la naissance du sol invictus (culte du soleil), le 25 décembre.

 

[3] Mithra est la religion du soleil (tradition perse). Christ a remplacé le dieu Mithra. On sait que le culte du sol invictus (soleil invaincu) introduit de l’Orient, a connu une influence croissante dans l’Empire romain du 2e et 3e siècle. Cette religion était un concurrent sérieux du Christianisme. La grande fête du « Soleil Invaincu » avait lieu le 25 décembre, soit la date du solstice d'hiver selon le calendrier julien : c'était le Dies Natalis Solis, « Jour de naissance du Soleil », christianisé par la suite en Occident (Natalis a donné Natale en italien, Noël en français).

 

[4] C’est Jézabel qui a fait tuer « Naboth le juste » pour voler sa vigne et l’offrir au roi Achab - la vigne est symbolique d’Israël. Jézabel, fille d’un roi païen,  voulait substituer à la crainte de l’Eternel, le culte de Baal et d’Astarté. Jézabel symbolise l’Eglise des derniers temps, la « Prostituée ».  

Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Edification
6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 06:43

 

Josue2.jpegSavons-nous que « Rahav la Prostituée », inscrite dans la lignée messianique, possède un autre nom ?... Rahav est « celle qui cacha les espions », en hébreu « ha’havta et hamelakhim ». Rahav désigne en fait un type d’Eglise, celle qui est méprisée du monde et qui protège Israël.

 

Cette pensée est prophétique : aux yeux du roi de Jéricho et du monde en général, Rahav est une vulgaire prostituée ; mais aux yeux de D.ieu, Rahav est une héroïne digne de figurer non seulement dans le tableau de la foi en Hébreux 11, mais dans la généalogie de Jésus (1).

 

Elle incarne cette femme qui a discerné les temps et eu le courage de sauver les éclaireurs de Josué.  Elle a fait le bon choix en prenant la bonne décision, celle de cacher et protéger les soldats de l’armée d’Israël, au péril de sa vie. Alors que la ville entière de Jéricho verrouillait ses portes pour s’opposer à Josué et à son peuple, Rahav ouvrait son cœur et sa maison – « la maison de son père et tous ceux qui lui appartenait » - Jos 6 :25.

 

 

Rahav – élargi

Rahav a comme sens : large, élargi. D.ieu est en train de former une génération de croyants au « cœur élargi ». Cette pensée est liée à Israël. Pourquoi ? L’hébreu est riche en mystère et se prête à des jeux de mots pour des messages cachés. Le nom Rahav est lié au mot  ’hava (prononcer rhava) : cacher, protéger. Rahav ha’havta et hamelakhim = Rahav, celle qui protégea les espions (envoyés ou anges).

 

Allons plus loin : ‘hava est relié à un autre mot de la même racine : ‘havav = aimer, chérir. Ce terme est utilisé lors de la bénédiction de Moïse sur Israël. S’adressant à la fois à Israël et à D.ieu, Moïse dit : « Oui, Il chérit (‘havav) les tribus d’Israël et tous ses saints - ils sont dans ta main, ils se sont tenus à tes pieds et ont reçu tes paroles » - Deut 33 :3. Cela nous fait penser naturellement au Psaume 102 :15 : « (Jérusalem), tes serviteurs en aiment les pierres, ils en chérissent la poussière ».

 

Parce que D.ieu a révélé Israël comme nation à partir de 1948, nous devons être interpellés par l’accomplissement des paroles antiques et par l’orientation des projets divins. La « parenthèse de l’exil » est terminée, et selon les promesses, D.ieu est amené à venger Son peuple de l’opprobre des nations : Jér 50:34  « Mais leur vengeur (d’Israël) est puissant, Lui dont l’Eternel des armées est le nom ; Il défendra leur cause, afin de donner le repos au pays, et de faire trembler les habitants de Babylone »

 

 

Le ministère de Josué

Alors que D.ieu mettait un terme au ministère de Moïse, invitant son serviteur à monter sur le mont Arabim pour mourir (Deut 32 :49), un nouveau chef était là : « Josué, fils de Nun en qui réside l’Esprit » (Nb 27 :18). Josué a été longuement préparé pour la conquête en Canaan/Israël. Il était avec Moïse sur le Sinaï, a combattu Amalek et a été à l’école du grand leader. Moïse, le libérateur du peuple hébreu, a traversé le désert – Hébreux : Ivrei = ceux qui traversent. Le peuple juif a traversé le désert, mais a refusé par peur et incrédulité de rentrer en Canaan. D.ieu a alors fait mourir toute la génération des incrédules : « Ces hommes, qui avaient décrié le pays, moururent frappés d’une plaie devant l’Eternel » - No 14 :37.

 

Vivre et combattre en Israël est un ministère spécial, qadosh. Le peuple hébreu (ivri) est devenu le peuple juif (yehoudi), les 12 tribus d’Israël formant une nation constituée et sainte. Ils avaient besoin d’un nouveau leader, de même qu’une génération nouvelle était nécessaire. Ainsi, D.ieu forme une autre génération de chrétiens, amenés à préparer le chemin du Messie,  consoler le peuple de D.ieu et protéger Israël.

 

Un fait extraordinaire se déroula avant la bataille de Jéricho : Josué rencontra un homme se présentant comme le chef de l’armée céleste, le Seigneur de gloire : « Voici, un homme se tenait debout devant lui, son épée nue (dégainée) dans la main. Il alla vers lui, et lui dit : Es-tu des nôtres ou de nos ennemis ? Il répondit : Non, mais Je suis le chef de l’armée de l’Eternel, J’arrive maintenant. Josué tomba le visage contre terre, adora… ». Notons cette parole : « J’ARRIVE MAINTENANT ! ». N’est-ce pas l’image d’Apo 19  nous révélant le Messie glorieux ?  Durant le ministère de Moïse, D.ieu n’est pas intervenu ainsi. D.ieu se révéla comme El Schaddaï et contre Amalek, Moïse obtint la victoire les bras levés. Mais avec Josué, D.ieu se révèle comme le chef de l’Armée de D.ieu, dans l’esprit du Messie glorieux, et affirme Sa présence.

 

 

Guilgal : « J’ai roulé l’opprobre… »

« Guilgal » est le symbole d’une action terminée : par jeu de mots, le nom de Guilgal (rouler, ôter) rappelle la disparition, sous le signe de la circoncision, de l’opprobre de l’Égypte (Jos 5:7-9) : « L’Eternel dit à Josué : Aujourd’hui, j’ai roulé de dessus vous l’opprobre de l’Egypte ». D.ieu a ôté la honte de l’esclavage et de l’idolâtrie de l’Egypte. Le désert a été ce temps de sanctification et les enfants d’Israël ont payé cher le prix pour pouvoir entrer en Canaan (2).

 

L’Eglise d’aujourd’hui passe dans les mains du grand Juge. D.ieu va revêtir Son Epouse « d’un fin lin, éclatant et pur » (Apo 19 :7). Pour cela, nous allons avoir besoin, nous chrétiens, d’être épurés de tout ce qui est de l’Egypte et de ses pratiques idolâtres. Depuis le Roi Constantin et les divers Conciles qui ont tout fait pour couper les racines hébraïques, en abandonnant la pratique du chabbat, celle des fêtes juives et du calendrier biblique, l’Eglise a été souillée, polluée par l’esprit grec. Il y a une grande nécessité de revenir aux sources hébraïques, à une foi purifiée.

 

D.ieu a accepté les choses jusqu’à présent, révélant la vraie foi, Son Esprit et Ses dons au travers de ses réformateurs – Luther, Calvin, Wesley, etc. Cela correspond au ministère de Moïse. Mais aujourd’hui, D.ieu veut se constituer un peuple renouvelé dans une foi semblable à celle de l’Eglise primitive ; Il veut retrouver une assemblée/keila qui n’est plus sclérosée dans des institutions figées. En Actes 2, nous voyons l’Eglise comme l’ensemble de rachetés sachant vivre une vie de foi et de miracles… et « le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés ».

 

 

Marqués du sceau de D.ieu

sceau2.jpg La nouvelle génération, « l’assemblée Rahav » aura le front marqué, une intelligence renouvelée, une vision élargie, par le « sceau de D.ieu » sur le front comme une marque d’appartenance et une protection divine : « Il leur fut dit de ne point faire de mal à l’herbe de la terre, ni à la verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’avaient pas le sceau de Dieu sur le front » - Apo 9 :4 (7 :3).

 

Rahav avait disposé un cordon rouge à sa fenêtre : c’était le sceau de D.ieu sur sa maison. Nous savons que le rouge est lié au sang ayant coulé sur la Croix, comme la marque sur le cœur de tout celui qui invoque le nom de Christ. Jos 2 :18 « A notre entrée dans le pays, attache ce cordon de fil cramoisi à la fenêtre par laquelle tu nous fais descendre, et recueille auprès de toi dans la maison ton père, ta mère, tes frères, et toute la famille de ton père » (En hébreu : tiqvah ‘hout hashani = cordon de fil cramoisi).

 Nous retrouvons le symbole du sceau sur le front dans l’AT : « L’Eternel lui dit : Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et fais une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s’y commettent » - Ez 9 :4. C’est la même signification que le sang badigeonné sur les linteaux des maisons des Hébreux en Egypte. C’est une protection que D.ieu place sur tous les siens lors de Son jugement sur le monde, à l’inverse de la « marque de la bête ».

 

Le diable qui singe D.ieu utilisera en effet le symbole de la marque : « Et elle (la Bête) fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçoivent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne puisse acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom (666) ». Nous aurons ainsi besoin du signe divin pour résister à la marque diabolique : « Et je vis des trônes ; et à ceux qui s’y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main » - Ap 20:4 

 

 

Rahav, protégée dans le D.ieu d’Israël

Voilà la nouvelle génération : des croyants, qui, comme « Rahav la prostituée », sont méprisés du monde mais aimés de D.ieu. Ils se regroupent en maisons telles les assemblées des Actes des apôtres, chez Lydie la marchande de pourpre, chez Priscille et Aquilas, chez Andronicus et Julias, etc. Ces croyants seront comme Marie-Madeleine, conscients de leur iniquité et ne tirant nul orgueil de leur position en Christ. Ils aimeront le peuple juif et le chériront comme D.ieu chérit Israël et le garde jusqu’à la venue du Messie, qui attend de se révéler. Enfin, de cette dernière génération « Rahav », sortiront des combattants, des hommes et femmes de foi ne recherchant ni le nom ni la gloire, unis dans l’obéissance à D.ieu.

 

Rahav s’est mariée avec Salmon (Ruth 4 :21), et elle est inscrite dans la ligne du Messie, étant la mère de Boaz et l’aïeule du roi David. A nous d’imiter Rahav, la femme courageuse ayant caché les espions de Josué, à nous de saisir son flambeau pour investir dans le Royaume, dans l’amour de Sion. 

 

(1) Mat 1 :5, et indirectement Luc 3 :36, Rahav étant la femme de Salmon
(2) De la même façon, le peuple juif a été « errant » durant 2000 ans dans le désert des nations, et il est à nouveau dans son pays. Après la dure conquête d’Israël, D.ieu ôtera la honte de l’opprobre des nations, préparant le peuple à Sa venue glorieuse : « Ô Israël, Je ne t’oublierai pas ! J’efface tes transgressions comme un nuage et tes péchés comme une nuée ; Reviens à moi, car Je t’ai racheté » - Es 44 :22.

 

 

 

Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Edification
25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 12:30

 

esther.jpgAujourd'hui (le 11 Adar dans le calendrier biblique) a lieu le jeûne d'Esther tandis que dimanche, on lira dans les rues de Jérusalem la Meguilat-Esther (le rouleau du livre d'Esther). Réalisons-nous cela, au 21e siècle, la Bible va être lue publiquement, et "Pourim", la fête biblique de la victoire des Juifs sur Haman sera joyeusement fêtée en Israël ! (Esther 9:25-32)

 

Il y a juste 60 ans, le peuple juif traversait les pires moments de son existence : durant les 12 ans de régime nazi (1933-45), les Juifs d'Europe se sont trouvés face à un Haman résolu à les exterminer jusqu'au dernier bébé. Il y réussit presque : plus de six millions de Juifs ont été assassinés systématiquement, conduits tels des agneaux menés à l'abattoir... Des communautés entières, femmes, enfants, vieillards... une civilisation, des docteurs, scientifiques, artistes, philosophes et rabbins, tous sans exception.

 

Quel a été le miracle de D.ieu ? Le 14 mai 1948, 3 ans ans après cette catastrophe de la Shoah, après Auschwitz, Ben Gourion annonçait fièrement à 600 000 rescapés juifs, la création de l'Etat hébreu - Israël ressuscitait !

 

Chrétiens, réveillons-nous ! La Bible est rendue vivante sous nos yeux. D.ieu a permis que Son peuple chéri ('am segoula, Yechouroun) passe au travers de la mort, pour renaître et devenir source d'émerveillement, glorifiant Son Créateur.

 

Haman a perdu une nouvelle fois, Hitler s'est suicidé et tous ses généraux ont été jugés... Israël a été épargné mais à quel prix.

 

Quel a été le rôle de l'Eglise dans ce sauvetage ? - Presque nul. Certes, de nombreux chrétiens ont sauvé des Juifs, aidé des familles, caché des enfants traqués. Je ne peux m'empêcher de citer le pasteur André Trocmé et ses amis qui ont sauvé 5 000 enfants juifs ; son nom est au Yad Vashem, en tant que Juste. Certes, l'Eglise a compris qu'Israël n'avait pas disparu de la terre ou en voie de disparition comme les autres peuples antiques, et de nombreux chrétiens ont accepté que l'Israël d'aujourd'hui est la continuité de l'Israël biblique.

 

Mais pour l'Eglise et pour les chrétiens d'aujourd'hui, la question se pose en ces termes : de quel esprit voulons-nous être animés... de l'esprit d'Haman ou de l'esprit d'Esther ? Il n'y a pas d'alternative, pas de neutralité possible. On sait ce que la neutralité a donné dans la France de Vichy : synonyme de collaboration ! [1]

 

Aujourd'hui et pour les les derniers temps qui nous reste, D.ieu donne une nouvelle chance à l'Eglise de manifester "l'esprit d'Esther". Il y a 60 ans, des chrétiens pouvaient sauver des individus juifs (familles, fugitifs, orphelins) traqués par les nazis et les milices. Aujourd'hui, il est question d'une nation entière. Le monde lui jette l'opprobre, l'accuse, bafoue son nom, nie sa légitimité, son identité, divise sa terre et sa ville, tandis qu'un nouvel HAMAN prépare aux yeux de tous son arme nucléaire pour éradiquer Israël définitivement.

 

Alors, que vont faire les Eglises, que vont-elles décider ? Fermer les yeux encore une fois ?... D.ieu nous a donné comme  mandat (Eph 3:10) de manifester l'autorité de D.ieu  sur les 'dominations et principautés' dans les lieux célestes et sur la terre. Il nous appartient de "saisir le sceptre du ROI" et de prendre les risques qui conviennent.

 

Jésus a dit que nous étions dans les derniers temps et Il a cité Israël comme "le signe" - le figuier qui reverdit. Manquons-nous de preuves quand nous voyons les prophéties s'accomplir de manière incroyable ? Le Seigneur a fustigé les religieux refusant de discerner les jours. Sommes-nous de ceux-là ?

 

Dimanche matin pour le culte, il y aura l'occasion de prêcher sur Esther et son courage, sa détermination et son sacrifice. C'est l'histoire actuelle. Mardochée est sur le point d'être revêtu de l'habit royal, prêt à être intronisé sur la terre et Israël remis à la première place. Croyons en la Parole vivante de D.ieu quand elle se vit sous nos yeux et soyons en tant que chrétiens et serviteurs de l'Eternel, de vrais intercesseurs pour que Haman tombe et qu'ISRAEL soit épargné.

 

"Qu'entre le portique et l'autel, pleurent les sacrificateurs, serviteurs de l'Eternel et qu'ils disent : Eternel, épargne ton peuple ! Ne livre pas ton héritage à l'opprobre, aux railleries des nations ! Pourquoi dirait-on parmi les peuples : où est leur Dieu ?"

- Joël 2:17 -

 

Il y va de l'honneur de D.ieu. A nous croyants bibliques de le défendre.

 

note1[1] L'Eglise américaine presbytérienne est prête à "déclarer la guerre" à Israël.
"Elle nie tout lien entre les alliances bibliques et le peuple juif. Elle affirme que l'histoire d'Israël ne commence qu'avec l'Holocauste, et qu'il s'agit d'une nation créée à tort par les puissances occidentales, au dépend du peuple palestinien, pour régler 'le problème juif'".

L'anti-Messie (mixte de Haman, Amaleq et satan) est prêt de se dévoiler et Israël sera le catalyseur de ce dévoilement, avant celui, glorieux, du Messie Rédempteur du monde.


Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Edification
4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 11:50

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« Au mois de juin dernier, j’ai entendu prêcher pour la première fois le pasteur Gérald Fruhinsholz et j’ai été totalement bouleversé par son message. J’ai particulièrement été interpellé quand à la fin du message, Gérald Fruhinsholz affirme qu’un réveil vient, mais à la condition que nous aimions Israël. Dans la même semaine, à 100 km de là, je suis  aller écouter Jurgen Buehler, président par intérim de l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem, qui a dit exactement la même chose. Avec D.ieu, il n’y pas de hasard, et je crois que le Seigneur est en train de parler à l’Eglise pour la faire sortir de sa torpeur, parce qu’Il aime l’Eglise, et Il aime du même amour le peuple élu, Israël » - Patrick Briand

 

Alors, avec l’accord de Gérald, (j’ai retranscrit ce message) pour lequel j’ai tenté de rester au plus prêt du langage de la prédication. La venue du Seigneur est proche, et il y a des choses à mettre en place de manière radicale. Quel que soit notre âge, nous sommes de « la dernière génération ».

 

*  *  *

 

En Matthieu 24, lorsque les disciples demandent à Jésus « quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? », Jésus parle de ces temps difficiles, de ces temps de guerre ; au verset 15, il parle de l’abomination et puis de Sa seconde venue, et il dit au verset 32 « Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l’été est proche. De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte. Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive ». Le signe est décrit là, avec le figuier, avec la vigne emblèmes d’Israël ; tout le monde sait qu’à partir du moment où le figuier bourgeonne, c’est bientôt le temps de l’été, le temps de la moisson. En s’intéressant à la 1ère alliance (je dis la 1ère parce qu’elle n’est pas ancienne ou révolue ; c’est un tout, il n’y a qu’une alliance, comme il n’y a qu’un D.ieu), lorsque nous parlons de saisons, nous parlons des fêtes de l’Eternel : 


loi

Pessah : la semence                Chavou’ot : les prémices                       Soukkot : la moisson. 

 pessahsoukkot 1



Jésus a accompli la fête de Pessah, Il est mort et ressuscité et nous avons Pâque ; Il a accompli Chavouot (la réception de la Torah), qui est devenu pour nous Pentecôte (Actes 2) avec la réception de l’Esprit saint ; il reste à accomplir la 3ème fête, Soukkot, qui nous parle de la venue glorieuse du Messie, du Mashia’h ; cette dernière fête parle de la moisson. La moisson en terme spirituel, cela veut dire un réveil sur toute la terre, à tel point que le monde entier va connaître l’Eternel, et la connaissance de D.ieu sera comme l’eau couvrant le fond des mers (Esaïe 11). Il y a des étapes, il y a des temps, il y a des saisons. Jésus nous dit qu’à partir du moment où le figuier reverdit, à partir du moment où Israël est un Etat, depuis 1948, nous rentrons dans la dernière génération parce que c’est le temps de D.ieu où les colombes reviennent au colombier (magnifique expression d’Esaïe), où les Juifs sont rassemblés de toutes les nations sur leur propre terre, dans leur propre patrie, une terre qui a été léguée en héritage au peuple juif, sans équivoque possible. C’est leur héritage et il ne faut pas s’étonner qu’il y ait un tel combat aujourd’hui parce que c’est la terre de D.ieu ; Jérusalem est la ville de D.ieu, où Il fera une apparition glorieuse.

 

Toutes ces choses sont des signes, et c’est fantastique de vivre ces choses là. Nous sommes dans les derniers temps, selon des promesses qui ont été écrites il y a 8 siècles avant JC, s’accomplissant maintenant dans notre génération. Vous rendez-vous compte ? C’est là où notre cœur doit bouillir ! Le dernier verset du prophète Malachie nous parle du « cœur des pères » revenant aux enfants, et du « cœur des enfants » retournant à leurs pères. Jean-Baptiste a dit qu’il était celui qui avait ramené le cœur des pères aux enfants - il a amené Israël à reconnaître cette nouvelle génération comme une nouvelle naissance - ce nouveau peuple l’Eglise devenue en quelque sorte ses enfants. Le cœur des enfants retournant à leurs pères, c’est en fait le cœur de l’Eglise devant retourner à Israël, au « cœur » des patriarches - Abraham, Isaac et Jacob. Pourquoi ? Parce qu’une Eglise sans racines n’a aucun sens !

 

Une image a été donnée concernant l’Eglise : c’est une magnifique fleur, dans un vase ; cette fleur tiendra une semaine (ou 2000 ans) dans un vase mais finalement elle mourra si elle n’est pas reconnectée avec ses propres racines. Nous nous préparons à des temps difficiles mais ce qui nous maintiendra debout – Jésus nous dit « restez debout jusqu’à ce que je vienne et persévérez » - c’est l’amour pour Israël. Ce n’est pas une option, l’amour de Dieu pour Israël est inconditionnel : « Pour l’amour de Sion, je ne me tairai pas, pour l’amour de Jérusalem je ne prendrai pas de repos, jusqu’à ce que son salut paraisse ». Aujourd’hui nous voyons une nation à nouveau sur sa terre, sortie des cendres de la shoah. C’est un miracle sans égal. Rien que cela, c’est la preuve que D.ieu existe… […]

 

…Au sujet de Gaza, au sujet de Jérusalem que l’Europe et le monde veut absolument diviser, nous sommes au milieu d’un combat, et je ne suis pas sûr que l’Eglise en ait conscience ; bien souvent nous entendons : « ce n’est pas notre affaire, ce n’est pas à nous d’intervenir, c’est un problème politique et nous ne sommes pas politiques, nous sommes spirituels ». Illusion et hypocrisie ! D.ieu agit dans l’Histoire des hommes, Il est un D.ieu éminemment politique, c’est Lui qui fixe les autorités et conduit les nations.

 

J’ai écrit un livre « Lekh Lekha Israël » - « Lekh lekha », c’était le mot d’ordre donné à Abraham : « Va, sors de ton pays et rentre dans celui que je te donne ». Cela veut dire aussi : « Va jusqu’au bout de ta destinée, parce que cette terre, Je te la donne à toi et à ta postérité, et ces promesses, Je les fais à toi et à ta descendance ». Cette destinée n’est pas accomplie, le mandat d’Abraham n’est pas terminé ; Israël est revenue sur sa terre mais il y a encore beaucoup d’événements qui doivent se succéder avant que le Messie n’arrive et que le monde entier ne connaisse D.ieu. L’Avènement du Mashia’h sera la manifestation de la puissance de D.ieu sur la terre en faveur des Juifs et de l’humanité. Ne sommes-nous pas concernés en tant que chrétiens ?!... En tant que lecteur assidu de la Bible, en tant qu’amoureux d’Israël et de D.ieu tout simplement, je crois en ces événements qui vont se précipiter parce que Jésus Lui-même en parle.

 

Dans ces temps derniers, D.ieu va utiliser Israël comme un fer de lance, un peuple à l’image de l’apôtre Paul, pour toucher l’humanité toute entière. Jésus a utilisé douze personnes il y a 2000 ans, désormais Il va utiliser tout un peuple. Le rav Haïm Dynovisz qui enseigne à Jérusalem, démontre l’actualité de la Torah, celle des prophéties du Tana’h, et même du Talmud. Il nous dit très souvent que « nous sommes sur les talons du Mashia’h ». Il sait intuitivement qu’il va se passer des choses extraordinaires. Les Juifs savent que ce qui se passe dans le monde : les événements sont pour eux les signes des temps. La crise bancaire et économique, aujourd’hui la pandémie et le problème climatique mondial sont des signes très clairs des temps de la fin. Les Juifs ne sont pas aveugles.

 

D.ieu veut utiliser l’Eglise comme Il a utilisé Jethro pour aider Moïse, comme Il a utilisé le roi Cyrus qui a ramené le peuple juif et reconstruit le Temple. En nov 1917, D.ieu a utilisé Lord Balfour et d’autres chrétiens pour déclarer un « Foyer national juif » et pour que les Juifs aient un lieu dans lequel ils puissent se rassembler de toutes les extrémités de la terre. Il a utilisé Théodore Herzl au congrès de Bâle en 1897 citant cette fameuse phrase : « Dans 5 ans ou 50 ans au plus tard, l’Etat d’Israël sera né » - cette parole s’est accomplie en nov 1947 avec la création de l’Etat hébreu. Mais sachons qu’Herzl a été « chaperonné », soutenu par William Hechler, un pasteur anglican, qui lui a dit : « Théodore, le Seigneur t’a investi d’une mission, tu es celui qui va parler pour le peuple juif, tu es le prophète de D.ieu », et ce sont ces deux hommes ensemble, chrétien et juif, qui ont agi. 

 

Les Juifs dans leur biographie de Théodore Herzl ne parlent pas de William Hechler ; je leur dis alors : « Surtout ne croyez pas d’une part que vous êtes seuls ou que vous n’avez pas d’amis, nous sommes là, nous sommes aussi investis dans le plan de D.ieu… ». Pendant 2000 ans, nous avons persécutés les Juifs, nous avons voulu les convertir de force ; il y a eu les Croisades, l’Inquisition, les Pogroms, etc... Les Juifs ont toujours été les boucs émissaires, et l’Eglise a souvent été les persécuteurs jusqu’à la Shoah où sur le ceinturon des Nazis était écrit « Gott mit uns » - Dieu avec nous. Je veux citer Dietrich Bonhoeffer, un pasteur allemand, un des rares qui a réagi à la dictature nazie, disant « celui qui ne crie pas pour les Juifs, ne peut pas louer D.ieu ». Un chrétien qui ne bénit pas Israël, et ne le dit clairement, ne peut pas louer D.ieu. Notre Seigneur, celui que nous adorons, notre avocat dans le ciel, Celui qui est mort pour nous et qui est ressuscité, est issu du peuple juif. Il a dit « tout ce que vous ferez au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous le faites et tout ce que vous ne faites pas, c’est à moi que vous ne le faites pas ». Dans ce passage de Matthieu 25, il y a un tri entre les boucs et les brebis. Et sachons que D.ieu va amener un jugement, entre le bouc et la brebis […]

D.ieu aime Israël Son fils premier-né, comment ne pourrais-je pas aimer ce frère Israël ? Si l’on pense à cette parabole des deux fils, prophétiquement parlant, ce fils parti représente Israël dispersé dans les nations, il a « dilapidé ses biens », mais on doit comprendre que D.ieu s’est servi d’Israël pour toucher les nations, ils ont porté l’arche, porté la Loi, ils ont interpellé les nations, ils ont été une bénédiction pour les nations, (prix Nobel, avancées technologiques, médicales, scientifiques, informatiques, etc.). Israël est le fils qui est parti et qui revient vers le Père, et l’autre fils qui est resté à la maison voit que son père l’accueille bras ouverts, et qu’il fait la fête, qu’il tue le veau gras, et ce fils jaloux dit : « Papa tu n’as rien fait pour moi et tu fais la fête pour mon frère », et le père de répondre « Réjouis-toi, ton frère était perdu et il est retrouvé ». Frères, ne soyons pas ce frère grincheux en voyant l’accueil que D.ieu fait à Israël, le fils retrouvé !

 

Depuis 1948, Israël est redevenue une nation et nous l’Eglise qui existons depuis 2000 ans, nous ne jetterions aucun regard sur cet événement incroyable ?... C’est le plus grand événement de la fin des temps ! En tant que fils de D.ieu adopté, nous avons été greffés, et ce sont les racines qui nous portent (Paul le dit – Rom 11 :18). Lorsque nous renions le peuple juif, nous renions notre propre héritage. Quand nous négligeons de nous occuper du peuple de D.ieu, nous rejetons comme Esaü, l’héritage de D.ieu. Il est crucial que l’Eglise en prenne conscience. C’est un message grave aujourd’hui pour l’Eglise : Israël fait partie des derniers temps, l’Eglise ne peut pas considérer cela comme une option, il s’agit du cœur de D.ieu - Israël la prunelle de l’oeil de D.ieu.

 

Lisons Luc 21 :24 « Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis », Israël a été piétinée en tant que terre, et Jérusalem en tant que ville, par différents empires des nations, les Grecs, les Perses, les Babyloniens, les Romains, les Mamelouks, les Arabes, les Croisés, les Ottomans durant 400 ans, les Britanniques, et enfin les Jordaniens. Et à partir de juin 1967 (avec la bataille des Six jours), Jérusalem est redevenue la capitale d’Israël. C’est à dire que, comme Jésus le dit lui-même, nous ne sommes plus dans « le temps des nations ». Jérusalem n’est plus piétinée par les nations, elle appartient à nouveau à son peuple, Israël. 1967 est un événement prophétique de forte portée. En 1967, toutes les églises ont été touchées par l’Esprit saint. Nous avons appelé cela le renouveau charismatique, qui s’est propagé dans toutes les églises chrétiennes. Maintenant, il y a le dernier point : la venue du Messie. Est-ce que nous serions assez fous pour ne pas être intéressés par cela ? Est-ce que nous sommes simplement soucieux d’être enlevés, pour échapper à la tribulation, car c’est ce que l’on entend dans certaines églises. « Peu importe ce que vit Israël, de toutes façon, il faut évangéliser Israël, c’est un pays comme toutes les nations ». Le seul intérêt est : « Pourvu que nous soyons enlevés, après nous le déluge… ». Nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir un tel raisonnement, parce qu’il s’élève contre D.ieu, contre Ses intérêts et Ses projets […]

 

D.ieu est ému de jalousie pour Son peuple. Sommes-nous émus de jalousie pour Israël ?... Est-ce qu’Israël fait partie de notre prière, de notre intercession ?... Est-ce que ce peuple qui est investi d’une destinée et d’un accomplissement pour toucher l’humanité entière, est sur notre coeur ?... Bien souvent, l’Eglise s’est détachée de ses racines et n’a plus de souci pour ce peuple ancien. Croyons-le, une fleur coupée ne vit pas longtemps. Et c’est la même image par rapport à la Nuée : lorsque le Tabernacle devait bouger, des coups de shofar sonnaient et la Nuée se levait ; le peuple hébreu rangeait ses tentes, se mettait en ordre de marche et partait en suivant la Nuée. Aujourd’hui, la nuée de l’Esprit a bougé, changé de route mais le peuple de l’Eglise continue tout droit ; elle est en voie de se perdre dans le désert de la confusion. Il y a un élément nouveau dans la fin des temps que nous vivons, c’est Israël, non ?... Une vraie question se pose alors : est-ce que j’ai à cœur de prendre ce fardeau, ou est-ce que je reste indifférent ?...

 

C’est une question vitale pour l’Eglise d’aujourd’hui et c’est pourquoi le Seigneur est en train d’ébranler les systèmes d’églises construits par la volonté humaine – des systèmes qui ne sont pas mauvais à la base, mais qui sont devenus rigides. Nous connaissons l’image de l’outre de vin ; si elle est trop raide ou trop vieille, elle ne peut pas contenir le vin, la parole de D.ieu. Elle ne peut pas contenir le vin nouveau qui fermente, bouillonne et peut faire éclater l’outre. Le message d’Israël est aujourd’hui cela, quand les Eglises ne veulent pas entendre ce message, elles se ferment et deviennent des outres vieilles ; elles ne pourront pas aller plus loin et elles suivront une illusion dans le désert et s’y perdront. C’est très grave. Bien souvent, l’Eglise manque de discernement prophétique, elle se trompe et ne prend pas les bonnes décisions, elle n’est même plus indignée pour tout ce qui se passe en Israël, alors que D.ieu, Lui, s’indigne.

 

Le jour de l’Avènement du Messie ne sera pas un jour tranquille, c’est un jour qui va secouer le monde, qui amènera le jugement. D.ieu va amener le jugement sur l’Eglise qui ne rentre pas dans Sa vision, qui ne se conforme pas à la pensée biblique, prophétique. Rejeter Israël aujourd’hui, sachons-le, c’est rejeter D.ieu. Alors que je suis marié, si je reste indifférent aux désirs de mon épouse, d’une certaine manière je la rejette. N’avoir aucune compassion pour Israël, c’est rejeter Israël. C’est rejeter le plan de D.ieu pour cette terre et pour ce pays.

La question sera alors « que devons-nous faire ? ». Lisons dans Esaïe.

Esaïe 34 :1 « Approchez, nations, (Goyms, Eglise) pour entendre ! Peuples, soyez attentifs »

Esaïe 34 :16 « Consultez le livre de l’Eternel, et lisez ! Aucun d’eux ne fera défaut, Ni l’un ni l’autre ne manqueront ; Car sa bouche l’a ordonné. C’est Son esprit qui les rassemblera. Il a jeté pour eux le sort, et Sa main leur a partagé cette terre au cordeau, ils la posséderont toujours… ». Quand on prie pour Israël, il faut prier pour les frontières, prier pour la Judée-Samarie, prier pour que Jérusalem reste unie et ne soit pas divisée, il faut prier pour que le peuple juif sache combien le Seigneur les tient dans Sa main, et si vous voyez un Juif à côté de vous, encouragez-le pour lui dire « ton D.ieu est avec toi… malgré tous les événements, toutes les difficultés, ton D.ieu est avec toi, et nous voulons être avec vous ». « Lekh lekha Israël », c’est un livre pour dire que nous voulons être à leurs côtés. Parce que D.ieu, selon la Bible, a utilisé des hommes et des femmes pour les aider dans leur mission. Vous connaissez Ebenezer-Exodus ? Ebenezer-Exodus est une organisation internationale qui a pris naissance en 1991 durant la guerre du Golfe et D.ieu a parlé à des chefs d’entreprise chrétiens, disant : « Maintenant c’est le temps de ramener mon peuple du Nord ! ».

 

Esaïe 35 :3-4 : « Fortifiez les mains languissantes, et affermissez les genoux qui chancellent ; Dites à ceux qui ont le cœur troublé : Prenez courage, ne craignez point ; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu ; Il viendra lui-même, et vous sauvera ». Ca, c’est fantastique ! Quel est notre rôle ?... D’être aux côtés d’Israël, pour soutenir les mains de Moïse priant pour que Josué remporte la bataille. Et D.ieu va amener ce temps où le Seigneur va se révéler à Son peuple. Il va se révéler ! Il ouvrira Ses bras, et Il se fera connaître ; sachons qu’ils vont se réjouir avant toute chose. Quelle joie sera la leur de voir enfin leur Messie ! Et nous, on ne se réjouirait pas ?... J’attends ce moment avec impatience. Lorsque nous vivons en Israël, ce n’est pas facile, mais nous savons que les temps sont courts. En tant que chrétiens, D.ieu nous fait confiance, et Il nous demande : « Voulez-vous être mon ami dans ce projet-là ? ». Qui pourrait répondre « non »...

 

Esaïe 34 :8 « c’est un jour de vengeance pour l’Eternel, une année de représailles pour la cause de Sion … ». La cause de Sion doit être notre cause. Le réveil vient, mais je crois que le réveil est accompagné d’une condition : SI j’aime Israël. Une prophétie a été donnée sur la France en 1998 : la France était vue comme étant sous une chape de glace. Selon cette prophétie, le problème de notre pays et de l’Eglise était le manque d’unité et d’amour pour Sion. Manque d’unité et manque d’amour pour Sion. Quand on comprend ce que signifie « le jour de vengeance et une année de représailles » de D.ieu (Esaïe 34 :8), il y a un terme qui va avec, c’est in-di-gna-tion. Récemment j’ai écrit une lettre au président Sarkozy en disant : « Je suis indigné. Ne croyez pas que la France sera bénie parce que vous avez dit vous-même que Jérusalem doit être divisée ! ». Nous devons être indignés des condamnations constantes de l’ONU, de ses résolutions contre Israël, des injonctions et des pressions de M. Obama. Les nations jettent l’opprobre sur le peuple de D.ieu.

 

Le Seigneur vient bientôt sur la terre d’Israël ; il va poser Ses pieds à Jérusalem,  sur la colline des Oliviers qui se fendra en deux, et un torrent jaillira, un  torrent de vie. Lors d’une interview de Guysen, j’ai dit aux Juifs que « Bethléem » c’était fini, qu’il n’y avait plus que des terroristes (il n’y a plus de Juifs du tout et il ne reste que quelques chrétiens), mais que leur avenir, celui du peuple juif, se trouvait sur la colline des Oliviers et sur le Temple, parce que leur Messie y allait faire Son apparition. « Ce sont vos prophètes qui le disent... ».

 

En Luc 4, Jésus a dit : « l’Esprit du Seigneur, l’Eternel est sur moi, l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux, Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, aux prisonniers la délivrance, pour publier une année de grâce de l’Eternel ». Jésus a proclamé cela, mais la phrase n’est pas finie, il reste une partie aussi importante : « … un jour de vengeance de notre D.ieu. » La vengeance est un terme très saint, c’est la vengeance de l’Eternel contre tous ceux qui se sont dressés contre Israël, et cela doit aussi nous parler, à nous chrétiens. La suite concerne Israel, c’est une bénédiction : « … pour consoler les affligés de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie.. ». Israël a suffisamment payé (« au double de ses péchés » - Es 40) et c’est justice que le peuple de D.ieu soit consolé et rétabli. Ils deviendront « des térébinthes de la justice, une plantation de l’Eternel, pour servir à Sa gloire ». Alléluia !

 

Pour terminer, je dirais que la fin des temps est glorieuse, pour l’humanité toute entière. Nous avons nous-mêmes en tant que peuple adopté et greffé sur l’Olivier franc Israël, un saint ministère non moins glorieux, celui de « préparer le chemin de l’Eternel ». Lisez Esaïe 40 :1-5. D.ieu nous invite à aplanir le chemin, à ôter les pierres de discordes, de jalousie, d’antisémitisme. Et D.ieu nous dit alors que « la gloire de D.ieu se révélera… et toute chair la verra ». Wouah ! Voilà le projet de D.ieu !... La terre entière va connaître la gloire divine. Soyons comme Jean-Baptiste, préparons le chemin du Messie de gloire qui vient bientôt !

Amen - GF

Novembre 2009

 

 

 

 

Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Edification