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- Novembre / Décembre 2016 -

19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 14:40

balaam.jpgLe nom Balaam est dérivé du mot Baal. Il contient le mot ‘am = peuple, et veut dire ‘qui détruit le peuple’ ou ‘pas du peuple’. Le nom de Baal se réfère à la nature de culte païen : « Ils abandonnèrent l’Eternel, et ils servirent Baal et les Astartés » - Juges 2 :13. Dans le NT, il est question successivement de la voie, de l’égarement et de la doctrine de Balaam 2Pi.2 :15 ; Jude 11 ; Ap.2 :14.

 
Dans la tradition juive, (on prononce Bilam), il est ‘celui qui a abîmé le peuple’ : en effet, par un conseil impie que Balaam donna au roi de Moab Balak, il fit tomber les enfants d’Israël dans l’immoralité et l’idolâtrie.


Balaam, ou « comment détruire Israël » ?

Quatre chapitres – Nombres 22 à 25 – parlent de Balaam, fils de Béor. Il était considéré comme un devin, et était sans doute un prophète de grande renommée, habitant la Mésopotamie à Péthor, signifiant devin, voyant. Il semblait connaître l’Eternel, mais accepta de parler avec les chefs de Moab qui voulaient maudire Israël, moyennant de l’argent. Cela fait de lui un mercenaire, contrairement au prophète Elisée qui refusa tout cadeau de la part de Naaman le Syrien. Plus tard, Balaam sera exécuté avec les rois de Madian (No.31 :8). Il était devenu un traître. L’apôtre Pierre le décrit comme un prophète dément qui « aima le salaire de l’iniquité« Ces gens-là sont des fontaines sans eau… l’obscurité des ténèbres leur sont réservée » - 2 Pi.2 :15-16.

 
Le NT décrit ainsi Balaam comme une dangereuse idéologie, une perversion de la foi. La fin des temps révèle que cette idéologie n’a pas disparu. La volonté de détruire le peuple de Dieu et sa nation n’a pas disparu. Tous les moyens sont bons, utilisés pour délégitimer le peuple de Dieu et l’Etat hébreu. Toute église participant à la « curie » appartiennent à ce courant démoniaque religieux. Le COE ou Conseil Œcuménique des Eglises concentre ce pouvoir religieux. Le point commun des ces églises est le rejet de la Parole en tant que vérité absolue et d’Israël en général.



undefinedLa création de l’Etat d’Israël : « le péché originel » !

Janvier 2008 - La résolution de désinvestissement survient juste quelques mois après la publication d'un rapport commandé par l’Eglise faisant référence à la création de l'État d'Israël en tant que «péché originel». Parmi les déclarations du rapport qui ont irrité les activistes de la communauté juive, il y a une référence à la création de l'État d'Israël comme étant «le péché originel», un passage qualifiant le père fondateur d'Israël, David Ben Gourion, d’ «extrémiste» et un passage définissant les actions israéliennes comme étant des actes de «terrorisme»…. En parlant de l'impact de la Shoah sur la société israélienne, le rapport des Méthodistes affirme qu'il a été à l'origine de «l'hystérie» et du «sentiment de paranoïa» chez les Israéliens.

 
Position du COE[1]  sur le conflit au Proche-Orient
: « Négocier une paix juste dans le respect de la légalité est le meilleur moyen d’assurer le bien-être et la sécurité tant du peuple israélien que du peuple palestinien. Ce principe est au cœur de la politique du Conseil œcuménique des Eglises à l’égard du conflit. Il repose sur une conviction acquise durant 40 ans d’occupation illégale du territoire palestinien… » […]


La pensée de Balaam

1) Balaam semble demander conseil à Dieu pour quelque chose d’insensé et voyant la réponse négative, insiste et finit par obtenir un accord. C’est un refus non déguisé de soumission à Dieu et à Sa Parole. C’est en somme une manière de rejeter la vérité biblique en la contournant au profit de théologies mensongères. 

2) Balaam ne comprend pas la Justice de Dieu, qui lui fera dire clairement : « Il n’aperçoit point d’iniquité en Jacob » - No.23 :21. Balaam rejette en fait l’alliance divine avec Israël et conteste l’élection de ce peuple.

3) De manière perverse, et s’associant aux ennemis d’Israël, Balaam fait tomber Israël dans l’immoralité et l’idolâtrie, sachant que la Justice divine ne peut que châtier Israël. Seule, l’intervention de Phinées sauvera Israël – 24 000 Hébreux cependant moururent de « cette plaie ».

 

Israël ne peut être maudit
Nombres 22 : Interrogé par Balak et les chefs de Moab pour maudire Israël, Balaam leur promet de demander à Dieu, qui lui répond clairement : « Qui sont ces hommes que tu as chez toi ?... Tu n’iras point avec eux ; tu ne maudiras point ce peuple, car il est béni ». Balaam obtempère, mais à nouveau tenté par les chefs de Moab, il promet de reposer la question. Balaa
m n’est ni intègre, ni soumis à la Parole de Dieu. Jamais, il n’aurait dû accepter de recevoir les ennemis d’Israël et de les revoir après l’interdiction divine.

 
La question d’une quelconque malédiction sur Israël ne peut être posée – Israël ne peut être maudit. Balaam demeure le type du faux prophète ami de l’argent et des honneurs, et il ne fait aucun cas de la gloire et de la sainteté de Dieu. Israël est l’oint de l’Eternel, son « trésor personnel », la « prunelle de son œil ». Par la bouche de Balaam, Dieu dit qu’il n’y a « pas d’iniquité » en Israël, Lui-même étant son Roi.

Nous retrouvons question semblable aujourd’hui dans la bouche de chrétiens : « Ne peut-on pas critiquer Israël ?... ». Cette interrogation sous-entend un reproche fondamental. Elle remet en cause la Parole sur l’élection, l’alliance et les promesses. Paul dirait : « Ô homme, qui es-tu pour contester avec Dieu ? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé : Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? » - Rom.9 :20. Le roi David n’a pas pu maudire le roi Saül, car il estimait que celui-ci était oint de Dieu. Il a laissé agir Dieu.

 
L’absence de soumission à la souveraineté divine est et sera de plus en plus le problème de l’Eglise d’aujourd’hui. De la même façon, la Vérité de Dieu est et sera détrônée au profit de l’Humanisme, qui plaît à l’homme et le conforte. Ainsi la Parole de Dieu diluée perdra-t-elle toute puissance et autorité.

 

La justice de Dieu
« L’humanisme[2] ne s’inquiète pas de savoir ce qui est pur ou ce qui est souillé, ni ce qui est vrai ou ce qui est faux, ni ce qui est bien ou mal dans l’absolu. Il s’intéresse seulement à ce qui apparaît bon ou mauvais à la nature humaine, aux désirs humains, au regard humain ». Cela rejoint le problème de Pierre qui ne voulait pas que Jésus aille à la croix ; la réponse du Seigneur fut : « Arrière de moi, satan ! ». L’humaniste chrétien ne comprend pas la Justice de Dieu. Il rejette la conception de la rédemption par le sang et ne peut expliquer l’expiation. C’est un homme religieux
non régénéré, qui juge selon ses critères d’ordre naturel. Balaam pensait qu’Israël pouvait être maudit, comme tout peuple qui est pécheur.

 
Nous-mêmes en tant que chrétiens ne pouvons être maudits car Dieu nous a bénis, au travers du sang de l’Agneau. Jésus a pris sur Lui toute malédiction : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois » - Gal.3:13. Israël bénéficie à l’avance d’une expiation substitutive. Les fils d’Israël ont vu dans le désert le serpent d’airain attaché au bois, ils ont bu à l’eau du Rocher que Moïse avait frappé. Ils sont gravés sur la main de l’Eternel : « Voici, Je t’ai gravée sur mes mains ; Tes murs sont toujours devant mes yeux » - Es.49:16.

 

balaam1.jpgL’âne de Balaam
Que jamais le Seigneur fasse parler un âne pour nous arrêter ! Cela signifierait que nous avons écarté la Parole divine qui ne serait pas suffisante pour nous convaincre. Dieu avait dit « non ! » à Balaam et il a outrepassé sa décision. Son « oui » de No.22 :20 est Sa volonté « permissive ». Dieu permet que Balaam s’enferre. Dieu permet que des événements arrivent et nous forment. C’est finalement l’âne qui a permis que Balaam ne soit pas foudroyé par l’ange de l’Eternel « à l’épée dégainée ». Sur le mont Morijah, David a vu l’ange et il était terrifié. Balaam le prophète, lui, n’a rien vu et s’est mis en colère contre son âne. L’âne était sa conscience, et quelquefois, nous faisons taire notre conscience en étant hors du plan de Dieu.

 

Baal-Péor
Baal-Péor = Le Seigneur de la brèche. No.25 nous montre que le peuple hébreu s’est attaché à Baal-Péor, et la colère de Dieu s’est enflammée contre lui. Qui en était l’instigateur ? – Balaam ! « Voici, ce sont elles qui, sur la parole de Balaam, ont entraîné les enfants d’Israël à l’infidélité envers l’Eternel, dans l’affaire de Peor ; et alors éclata la plaie dans l’assemblée de l’Eternel ». Cet épisode est important. Plusieurs passages le mentionnent : Deut.4 :3 ; Ps.106 :28 ; Osée 9 :10 : « Mais ils sont allés vers Baal-Peor, ils se sont consacrés à l’infâme idole, et ils sont devenus abominables… ». Baal-Peor est une idole d’importance ; de lui vient sans dote le nom Belphégor. Il semble aussi que l’appellation « Balaam, fils de Béor » pourrait être « fils de Péor ». Balaam serait alors un prophète de Baal-Péor[3] , adorateur du dieu moabite.

 
Moïse a mesuré le danger : « Moïse dit aux juges d’Israël : Que chacun de vous tue ceux de ses gens qui se sont attachés à Baal-Peor » - No25 :5. Ce danger est d’une grande gravité. Il faudra un Lévite pour arrêter « la plaie », ce sera Phinées (= bouche d’airain), le fils du sacrificateur. Phinées (appelé Pin’has dans la tradition juive) arrêta le fléau sur Israël par son zèle pour le Seigneur : « Ce sera pour lui et pour sa postérité après lui une alliance de sacrificature perpétuelle, parce qu’il a été jaloux pour son Dieu, et qu’il a fait l’expiation pour les enfants d’Israël » - No.25 :13.

 
La question peut être posée : Baal-Peor est-il symbolique du temps de l’Antichrist ? Nous savons que ce dernier séduira Israël, avec la complicité du dragon qui fera la guerre aux croyants. D’après Ap.16 :13, il y a une sorte de trinité diabolique: le dragon, la bête et le faux prophète : « Le dragon fut irrité contre la femme (Israël), et il s’en alla faire la guerre au reste de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu… » - Apo.12:17. Durant la « semaine de Daniel » (Dan.9 :27), l’Antichrist obtiendra la faveur d’Israël, puis commettra le blasphème en s’asseyant dans le Temple (Mt.24 :15). Cela ressemble fortement à ce que nous révèle No.25. Cette alliance qui sera faite avec l’Antichrist, appelé dans Daniel « le dévastateur » (Dan.9 :27), sera une abomination pour Dieu, et de la même façon que la plaie causa la mort de 24 000 fils d’Israël, par la faute de Balaam, Israël perdra sans doute beaucoup de ses enfants en ce temps-là.

Parallèlement, nous savons aussi que le Mashia’h interviendra glorieusement pour faire cesser « la plaie », pour stopper le massacre, initié sans doute par les nations, elles-mêmes subjuguées par l’Antichrist !

 

La beauté et la gloire d’Israël

Dieu est puissant pour se servir du mal comme d’un tremplin. Ne l’a-t-il pas fait au travers de la Croix ?... Dans cet épisode de Balaam, nous voyons que des paroles magnifiques sont sorties de la bouche de ce faux prophète Résumons-les, car elles sont importantes pour saisir la pensée de Dieu à l’égard d’Israël :  

- « C’est un peuple qui a sa demeure à part, et qui ne fait point partie des nations » - No.23 :9 – L’élection est un principe divin. Israël est le témoin de Dieu dans le monde, le peuple théophore.

 

- « Il n’aperçoit point d’iniquité en Jacob, Il ne voit point d’injustice en Israël ; L’Eternel, son Dieu, est avec lui, Il est son Roi, l’objet de son allégresse… L’enchantement ne peut rien contre Jacob, ni la divination… C’est un peuple qui se lève comme une lionne, qui se dresse comme un lion » - No.23 :21, 23, 24 – N’est-il pas vrai que Dieu ne voit pas le péché en nous, par le fait même que Christ est en nous ? C’est la même chose pour Israël. En Zach.3 :9, Dieu dit qu’Il enlèvera définitivement l’iniquité d’Israël en tant que nation « en un jour ». C’est lui qui s’en chargera en Son temps !

 

- « Qu’elles sont belles, tes tentes, ô Jacob ! Tes demeures, ô Israël ! » - No.24 :5 – Admirons Israël comme nous admirons Dieu, et chantons ses louanges (Jér.31 :7)

 

- « Béni soit quiconque te bénira, et maudit soit quiconque te maudira » - No.24 :9 – C’est l’humour de Dieu de mettre cela dans la bouche de Balaam ! Ainsi ne pouvons-nous pas maudire Israël, comme David ne s’est pas autorisé à porté la main sur Saül.

- « Je le vois, mais non maintenant, Je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob, un sceptre s’élève d’Israël » - No.24 :17. Il s’agit bien sûr du Messie, du Roi des rois qui viendra régner à Jérusalem ! Il donnera la victoire en faveur d’Israël et ce sera la porte ouverte pour la bénédiction de toute l’Humanité. Que le Seigneur soit glorifié pour Ses desseins parfaits !...

 


[1] « 60 ans de politique du COE concernant la Palestine/Israël, 1948-2007 ». Le COE est une communauté d'Eglises qui compte 349 membres de presque toutes les traditions chrétiennes dans plus de 110 pays sur tous les continents.

[2] Selon le livre de Johannes Facius : « Comme aux jours de Noé » - Ed. Foi et victoire, p.88.

[3] Une découverte archéologique en 1967, à Deir Alla en Jordanie, a révélé une inscription araméenne en rouge et noir sur des murs, au sujet d'une prophétie du livre de Balaam. Balaam, fils de Beor, dans ce récit est un prophète de Shamash, le dieu-soleil sémitique (Le mot "shemesh" est le mot hébreu pour «soleil», et en arabe = "tromperies")

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement