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- Novembre / Décembre 2016 -

7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 13:45
Textes : Exode 2 :15-21 et 4 :18-26
 

cippora.jpgEx 2:21 « Moïse se décida à demeurer chez cet homme, qui lui donna pour femme Séphora, sa fille »

  Ex 4:25 « Séphora prit une pierre aiguë, coupa le prépuce de son fils, et le jeta aux pieds de Moïse, en disant : Tu es pour moi un époux de sang ! »

 
Moïse dans le désert de D.ieu

40 ans après avoir été élevé comme un prince d’Egypte, Moïse est entraîné dans le désert pour être formé par D.ieu. C’est ainsi qu’il gardera les troupeaux de Jéthro pendant 40 ans avant d’être appelé à faire sortir le peuple hébreu de l’emprise de Pharaon. Jéthro était sacrificateur de Madian et avait 7 filles. Moïse épouse Séphora et il a deux fils, Guerchom et Eliezer. C’est en conduisant les troupeaux que Moïse découvre le Buisson ardent et entend l’Eternel. Exode 3 :1 : « Moïse faisait paître le troupeau de Jéthro, son beau–père, sacrificateur de Madian ; et il mena le troupeau derrière le désert, et vint à la montagne de Dieu, à Horeb. L’ange de l’Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson. Moïse regarda ; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait point ».


Séphora, fille de Jéthro le sacrificateur de Madian

 
Sephora (hrpu tsipora) = petit oiseau. Tsafar, c’est aussi lié au matin ; Zéphir, c’est le vent du matin, ou le démon du matin. Tsephroni, c’est aussi « capricieux, entêté ».
 
 
Là, près d’un puit, Moïse voit les 7 filles de Jéthro, et Jéthro lui donnera Séphora – 2 :21. Sans doute était-elle l’aînée des sept. Notons que c’est aussi au bord d’un puit que Jacob connut Rachel (Gen.29 :10) et que Rivka fut « découverte » par Eliezer le serviteur d’Abraham, pour Isaac.

Jéthro est de Madian. Les Madianites sont issus d’Abraham et Qétura. Ils ont toujours été des ennemis d’Israël. Gédéon les combattra, puis David. C’est avec des Madianites et des Moabites que les enfants d’Israël se livreront à la débauche – Nb.25. Phinées, le petit-fils d’Aaron, transpercera le ventre du couple dont la femme était madianite.

 
 
La circoncision, un commandement
Lorsque Moïse annonce à son beau-père Jéthro qu’il va partir délivrer son peuple, ce dernier est d’accord : « Va en paix ! » - 4 :18, lui dit-il. Et Moïse emmène sa femme et ses deux fils. Par la suite, on voit qu’il les a renvoyés chez Jéthro. Ex 18:2 « Jéthro, beau–père de Moïse, prit Séphora, femme de Moïse, qui avait été renvoyée » (que celui–ci lui avait renvoyée précédemment- FC)
 
 Sans doute Moïse est-il seul avec Aaron pour faire sortir Israël de l’Egypte. A son retour, Jéthro le rejoint avec Séphora : Ex 18:5-6 « Jéthro, beau–père de Moïse, avec les fils et la femme de Moïse, vint au désert où il campait, à la montagne de Dieu. Il fit dire à Moïse : Moi, ton beau–père Jéthro, je viens vers toi, avec ta femme et ses deux fils »
 
Il semble donc qu’avant la séparation de Moïse et Séphora, il y ait eu un événement majeur : l’épisode de la circoncision. Le contexte biblique est l’envoi de Moïse par l’Eternel : « Tu diras à Pharaon : Israël est mon fils, mon premier-né. » - Ex.4 :22. C’est évidemment un verset important. Israël est « le fils de D.ieu » ! Osée 11 :1 confirme cela : « Quand Israël était jeune, Je l’aimais, et J’appelai mon fils hors d’Egypte ».
 
D.ieu dit alors à Moïse d’annoncer à Pharaon : « Laisse aller mon peuple… si tu refuses de le laisser aller, Je ferai périr ton fils, ton premier-né ». Durant le voyage vers l’Egypte, c’est l’épisode de la circoncision du fils premier-né, Guerschom. Il est propre le fils de Moïse, et D.ieu est prêt à faire mourir Moïse parce qu’il n’a pas circoncis son fils premier-né. Pourquoi ? Parce que c’est un commandement. Les premiers-nés appartiennent à l’Eternel – Exode 13 :12,15 ; 22 :29. Moïse aurait été disqualifié dans sa mission, si son fils n’avait été circoncis. Gen.17 :14 : « Un mâle incirconcis qui n’aura pas été circoncis dans sa chair, sera exterminé du milieu de son peuple ; il aura violé mon alliance ».

 

 
« Epoux de sang »
La circoncision peut paraître une coutume barbare. D’aucuns ont avancé l’idée que Séphora a influencé son mari au point de ne pas circoncire Guerschom. Etant étrangère, ce n’est pas dans son optique d’amputer son fils de son prépuce et elle en aurait convaincu Moïse. Cela explique sa violence lorsqu’elle s’écrie : « Epoux de sang ! », et jette le prépuce aux pieds de Moïse.C’est dans la colère qu’elle a circoncis son fils. Elle a vu que D.ieu allait lui ôter son mari, et se faisant violence, elle a circoncis son fils. On peut imaginer que pour une mère, c’est difficile, surtout avec une pierre… Par la suite, il est probable que Moïse ait renvoyé Séphora chez son père, ne la sentant pas capable d’assumer auprès de lui sa mission en Egypte.


On (un auteur anonyme) a appelé le problème de Séphora, « le péché de Séphora ». 

« Guershom, le fils aîné de Moïse, n’avait pas été circoncis bien que des années se fussent écoulées depuis la réception de son père dans cette famille de Gentils, et depuis sa propre naissance (Ex. 2:22.) Il semblerait que Séphora s’y était particulièrement opposée ; c’était une pénible, sinon dangereuse opération, dont la pensée était douloureuse à son coeur maternel. Pourquoi son fils aurait-il dû souffrir ainsi ? Pourquoi son mari exigerait-il cette action dure et cruelle ? Rien de semblable n’avait été jugé nécessaire dans sa propre famille ; c’était tout à fait contraire à la manière de faire autour d’elle ; n’était-il pas en tous cas préférable, pour y soumettre son fils, d’attendre que Moïse eût rejoint sa propre nation ? C’était ainsi, sans doute, que raisonnait le coeur naturel de Séphora. Apparemment Moïse avait cédé à ces arguments, Dieu avait été oublié et la mère tranquillisée, mais aux dépens de l’obéissance à Sa Parole…. »

 
Plus tard, elle dut être renvoyée dans son propre pays par Moïse (Ex. 18:2.) Sa volonté propre et son ignorance des voies de l’Éternel la rendaient incapable d’être associée à son mari pendant qu’il accomplissait par la puissance de Dieu la délivrance de son peuple. Telle fut la faute, telle fut la folie de Séphora, et nous en sommes coupables comme elle. Dieu a agi envers nous et en nous pour nous séparer pour Lui-même de ce présent siècle. Ensuite Il a découvert au milieu de nous du mal résultant d’une activité charnelle : des erreurs subtiles et raffinées de l’esprit humain, conduisant finalement à l’hérésie, à un esprit sectaire et au cléricalisme. C’était un effort de l’Ennemi pour nous amener à rétablir ce dont Dieu nous avait séparés, en le jugeant comme mauvais.
 

L’Humanisme, opposée à la vraie foi
Le regard de Séphora est en quelque sorte notre regard lorsque nous nous opposons aux pensées de D.ieu, quand elles nous paraissent trop dures. La Croix elle-même est « un scandale » aux yeux des hommes. Pourquoi avoir choisi ce moyen barbare pour nous donner le salut ? C’est pourtant le moyen que D.ieu a choisi : faire mourir son propre fils d’une manière ignominieuse, cloué sur une croix, comme un esclave. De même, le Seigneur demande que nos cœurs soient circoncis. Car, notre nature charnelle est incirconcise.
Eph 2:11 « C’est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l’homme »
Phil 3:3 « Car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus–Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair »
 
Notre chair s’oppose à l’Esprit de D.ieu. De même, notre bon sens ou notre raisonnement humain. Jésus a traité Pierre de « Satan » parce qu’il s’opposait à ce qu’il passe par la croix.


En allant plus loin...
Avec Séphora comme avec Eve, nous devons laisser de côté nos sensibilités et raisonnements humains. Moïse ainsi qu’Adam était aussi coupables que leurs femmes. De même Salomon qui avait épousé une femme égyptienne. En fait, Moïse sera puni pour une faute – de colère contre le peuple, il a frappé le rocher deux fois – qui semble moindre que le fait d’avoir « oublié » de circoncire son fils.

Je crois que « le péché de Séphora », c’est aussi notre péché à tous, non-Juifs qui sommes unis à l’alliance d’Israël – nous Goyîm, qui ne supportons pas l’élection du peuple juif et n’acceptons pas « leurs lois ». Comme le disent certains, l’Eglise a évincé Israël en prétextant que les Juifs ont échoué, et que « la Grâce » a remplacé « la Loi ». Combien nous voyons de chrétiens en visite en Israël ne supportant pas la manière d’être et de faire des Israéliens qui « ne veulent pas se convertir » à une « religion de la Grâce ».
 
 
Israël est toujours le fils aîné de D.ieu. Mathieu 1 :21 dit du Messie que « C’est Lui qui sauvera Son peuple de ses péchés ». En Luc 1 :32 : « Il sera grand et sera appelé Fils du Très–Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et Son règne n’aura point de fin ». C’est aussi cela que l’on peut voir dans l’histoire de Séphora et Moïse.

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 09:00

Textes : Genèse 12 à 24

abraham_x.gifAbraham est l’homme choisi de D.ieu par excellence. Le Seigneur l’a cherché loin, jusqu’en dans la Babylonie antique. L’histoire d’Abram et Saraï que D.ieu va transformer en Abraham et Sara dure 12 chapitres, et commence d’ailleurs au 12ème chapitre de Genèse. Sachant combien le chiffre 12 est propre à Israël, avec les 12 tribus qui composent le peuple juif, on peut dire 1) que le sujet est important, 2) qu’il est une clé pour comprendre Israël, 3) et une autre clé pour saisir les pensées de D.ieu en faveur de toute l’humanité.

Le contexte : la Bible a commencé par raconter la Genèse – la création de toutes choses puis celles de l’homme. Ensuite, nous voyons la généalogie des hommes qui ne cherchent pas D.ieu, à part exception, jusqu’à Noé, l’homme juste et intègre, trouvant grâce devant l’Eternel. D.ieu au travers de Noé et de sa famille construit une nouvelle humanité. Puis, nous voyons le choix divin se porter sur Shem et sa descendance qui nous amène à rencontrer Abram, l’homme choisi de D.ieu, connu sous le nom de « l’Hébreu » yrbe celui qui traverse, qui vient de l’autre côté - Gen14 :13.

Abraham est le croyant par excellence, l’homme de foi auquel les trois religions monothéistes – Judaïsme, Islam et Christianisme – se réfèrent. Il est avant tout le patriarche d’Israël, qui va initier la longue liste des hommes de foi du peuple de D.ieu. Les Musulmans ne peuvent cependant se référer qu’en Ismaël, issu de Agar, la servante Egyptienne. Le problème avec l’Islam est qu’au travers du Coran, le texte a été tordu : selon eux, c’est Ismaël qui est l’héritier et qui est monté sur l’autel… D.ieu n’a rien à faire avec l’esprit de mensonge. Les chrétiens par contre peuvent se référer en Abraham, parce qu’il est le « père de la foi » et qu’il fait partie de la longue lignée d’hommes de Dieu, qui, au-delà d’Israël, mènent à la connaissance du Messie-Sauveur de l’Humanité. Nous reparlerons de la manière dont les chrétiens peuvent s’approprier Abraham et ses promesses.

Père d’Israël : Es.41:8  « Mais toi, Israël, mon serviteur, Jacob, que J’ai choisi, race d’Abraham mon ami ! »

 
Es.51:2  « Portez les regards sur Abraham votre père, et sur Sara qui vous a enfantés ; car lui seul, Je l’ai appelé, Je l’ai béni et multiplié. »

voyage_d__abraham2.jpgPère des croyants en Jésus : Gal.3:14 « C’est ainsi que la bénédiction promise à Abraham est accordée aussi aux non–Juifs grâce à Jésus–Christ, et que nous recevons tous par la foi l’Esprit promis par Dieu. »

 
Gal.3:29 « Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse. »

 
Jean 8:56-58
  « Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu’il verrait mon jour : il l’a vu, et il s’est réjoui. Les Juifs lui dirent : Tu n’as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham ! Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, Je suis. »

 
On peut diviser la vie d’Abraham en 3 parties :

  • Abram l’Hébreu – Gen.12, 13, 14 - qui construit des autels et rencontre le roi de Paix / Justice
  • Abraham et Sara – Gen.15, 16, 17, 18 et fait des alliances avec l’Eternel
  • Abraham et Isaac – Gen.20, 21, 22, 23, 24 - qui va jusqu’au sacrifice et voit Isaac lui succéder

(On peut ôter le chapitre 19 qui concerne Lot, et l’on voit qu’une partie du chapitre 25 parle de la 2e femme, Ketura, avec quelques lignes sur la mort d’Abraham et son enterrement à Hébron)

 

Abram, l’Hébreu – D’Adonaï à El Eliyon


Abram quitte son pays
Lekh lekha -
La première partie de la vie d’Abram nous le montre partant de son pays d’origine. La Genèse nous dit que c’est sous l’impulsion de son père Terach - Gen.11 :31 : « Terach prit Abram, son fils et Lot et Saraï et ils sortirent ensemble d’Ur, pour aller au pays de Canaan ».  Seulement, ils s’arrêtèrent à ‘Haran -
Nrx, en Mésopotamie, pour y habiter un temps. Terach avait-il perdu la vision ? A la mort du père, Abram partit en Canaan sous l’ordre divin : « Va-t-en ! » - Kl-Kl lekh lekha. Il y aura un 2e Lekh lekha lorsqu’Abraham devra monter sur le Mont Morija pour la dernière épreuve de foi – Gen.22 :2. (Notons que Actes 7 :2 nous dit que l’Eternel avait déjà parlé à Abram à Ur)  

 La grande promesse faite à Abraham est annoncée en Gen.12 :1-3 :

« Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. ».
  • La grande nation = Israël
  • Abraham / Israël est une source de bénédiction multipliée – 5 fois comme les 5 livres de la Torah et comme la lettre « Hé » qui va transformer le nom d’Abram en Abraham« père des nations ».
  • Toute nation est concernée par cette promesse, devant bénir Israël pour être bénie.

On peut retrouver cette grande promesse de bénédiction / malédiction en Gen.18 :18, Gen.27 :29, Nb.24 :9.

Abram, le bâtisseur d’autels en terre d’Israël
Arrivé en Canaan, Abram « parcourt le pays ». Il a 75 ans. Avec Lot, Saraï, et toute la troupe, il va planter sa tente au « chêne de Moré » à Sichem (Abraham aime les chênes !). Là, il a une vision de D.ieu : « Je donnerai ce pays à ta postérité » - Nouvelle promesse ! Abram bâtit alors un autel. Il en bâtira trois en tout dans sa vie, excepté celui pour Isaac. Abram a un rôle de sacrificateur, comme pour consacrer le pays qui doit appartenir à sa descendance, Israël. Curieusement, les trois endroits où Abram bâtit un autel, sont aujourd’hui dans « les Territoires disputés ». Il s’agit de Sichem, aujourd’hui Naplouse, de Béthel, et d’Hébron. Trois lieux consacrés qui ne sont plus vraiment à Israël aujourd’hui !

Après son incursion malheureuse en Egypte, Abram reviendra « où était sa tente au commencement » à l’autel de Béthel comme pour effacer son erreur.  C’est une leçon pour nous lorsque l’on se trompe de chemin : savoir revenir à l’étape précédente… reconnaître son erreur et repartir plus fort. Grâce à cette re-consécration, Abram retrouve sa communion avec l’Eternel lequel renouvelle Sa promesse pour la terre et sa postérité nombreuse :

« Lève les yeux, et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident ; car tout le pays que tu vois, Je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours. Je rendrai ta postérité comme la poussière de la terre… Lève–toi, parcours le pays dans sa longueur et dans sa largeur ; car Je te le donnerai. » – Gen.13 :14-17

En tant que chrétiens, nous pouvons prendre les promesses faites à Abraham… à une condition : ne pas dénaturer l’origine et le but  de l’appel du patriarche. Abraham est avant tout appelé par D.ieu à être « le père de la descendance du peuple juif ». Si l’on sait que les projets de D.ieu, au-delà du peuple juif, s’adressent à toute l’humanité, il importe de ne pas ignorer ceux qui en constituent le fondement. Jésus n’a-t-il pas dit : « Le salut vient des Juifs ! » - Jean 4 :24 ?...

Il est difficile de toute façon de « spiritualiser » les promesses concernant la Terre d’Israël, le « Royaume de Dieu » n’étant pas limité géographiquement. Et nous savons que « celui qui ne bénit pas Israël n’est pas béni ». Israël est donc la clé que nous, chrétiens, devons saisir avant d’aller plus loin. Ainsi pouvons-nous avec le Seigneur, nous réjouir de la vie d’Abraham « l’Hébreu », et comme lui, bénir la terre d’Israël et la chérir.

 

Abram l’Hébreu et Melchisedek

Abram sauve Lot
melchisedek.jpgAbram, au retour d’Egypte, est placé devant un choix. Lot et lui sont à la tête de vastes troupeaux et de grandes richesses. Les deux hommes doivent se séparer pour cause de manque d’espace et Abram a la sagesse de laisser Lot choisir. Nous voyons les caractères se dessiner. Lot est amoureux de ce qui lui rappelle l’Egypte. Il choisit la plaine, et Sodome et Gomorrhe. Avant d’être détruit, cette région était « comme un jardin de l’Eternel, comme le pays d’Egypte » -13 :10. Nous pouvons saisir en Lot ce qu’il ne faut pas suivre : l’amour du monde et des choses agréables et faciles. On peut penser aussi que Lot incarne la partie sombre de l’Israël d’aujourd’hui, qui habite « la plaine et les villes » et veut vivre « comme les autres nations », négligeant la loi divine.

Nous verrons qu’Abram restera solidaire de Lot jusqu’au bout. Bien que n’étant que son neveu, la Bible dit en Gen.14 :16 qu’il est « son frère ». Abram ira délivrer Lot et sa famille des ennemis qui les ont capturés, allant jusqu’à Damas. Il intercédera pour lui, discutant avec D.ieu Lui-même pour le sauver du Jugement divin. Abram est véritablement l’ami de Lot et il est aussi « l’ami de D.ieu ». Il est un exemple pour nous non seulement de foi mais de compassion. Il est dit en Joël que nous devons intercéder pour « tout Israël » : « Que pleurent les sacrificateurs, serviteurs de l’Eternel et qu’ils disent : Eternel, épargne Ton peuple ! Ne livre pas Ton héritage aux nations ! » - Joël 2 :17. C’est à nous d’intercéder pour que soit épargné Israël. Ce sont des promesses que nous devons porter devant le Seigneur :

 « Je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages : une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés ; Et ce sera mon alliance avec eux, Lorsque j’ôterai leurs péchés. » - Romains 11 :25-27.

 
Abram choisit ses amis
Abram s’est fait des amis dans le pays. Ce sont évidemment des « non-juifs » même si le terme n’existe pas. Il est important d’avoir de vrais amis dans la vie sur lesquels on peut compter. Ses amis sont des amoréens qui l’aideront à sauver Lot de sa capture ! « Abram, l’Hébreu habitait parmi les chênes de Mamré, l’Amoréen, frère d’Eschcol et frère d’Aner, qui avaient fait alliance avec Abram. » - Gen.14 :13. Cette phrase est importante. Elle décrit l’Hébreu Abram avec les amis qu’il s’est fait, des « Goyîm », des Amoréens du nom de Mamré, Eschcol et Aner. Le terme Amoréen signifie ‘montagnard’. Spirituellement, et en contraste avec le lieu que Lot a choisi (la vallée), on peut voir que l’esprit que D.ieu aime est celui de « la montagne » - un esprit de foi solide, de vigueur (les chênes, la montagne), d’air pur. Le Seigneur aime ce type de foi robuste, qui ne se délite pas dans les conforts de la vallée et de la facilité.

Spirituellement, les amis d’Abram avec qui il fait alliance, sont les chrétiens qui s’allient avec Israël et défendent sa cause. Selon les noms des trois amis, il y a comme une description du chrétien : il est solide et mûr dans sa foi – une foi basée sur le sang de l’Agneau crucifié – et il agit non par ses propres forces mais par l’Esprit et avec humilité. Beaucoup viennent en Israël, croyant bien faire dans une foi évangélique mais avec un sentiment de supériorité ou aussi des pensées d’amour romantique, qui se heurteront à la dure réalité d’Israël,

On peut parler aussi des « 318 braves serviteurs nés dans la maison ». Le terme brave est unique et vient de ‘hanakh, d’où est tiré le mot ’Hanoukka. Il veut dire, instruit, zélé, formé. Ce « commando » que lève Abram pour aller délivrer Lot fait penser à Gédéon et à ses 300 guerriers et aussi à l’armée d’Israël, Tsahal. Cela décrit tout à fait les jeunes soldats actuellement formés pour défendre l’Etat hébreu. Ils sont jeunes, la plupart sont des sabras nés dans le pays, zélés et instruits dans la Torah pour beaucoup. C’est vraiment l’image de cette armée unique au monde, capable de grandes prouesses et de victoires fulgurantes comme nous l’a montré le déroulement de « la Guerre des six jours ».  318 est égal à 12 en gématria ; ce chiffre nous rappelle bien sûr les tribus d’Israël…

    
La rencontre avec le sacrificateur d’El Elyon

Cette rencontre est une formidable révélation pour Abram. Non seulement, Abram fait connaissance avec le Souverain Sacrificateur (cf Ps.110 :4), Melchisédek, futur Roi de la Paix et de la Justice et chef de la ville qu’on sait être Jérusalem, mais aussi avec Celui qui est le représentant du Maître de l’univers,
El Elyon
-Nwyle la.

Tout est symbole dans ce passage prophétique de dimension eschatologique. Melchisédek bénit Abram par trois fois[1] (la 3ème fois indirectement, en bénissant D.ieu pour sa victoire). C’est une formidable reconnaissance de ce que représente Abram. Notons qu’Abram n’est « que » Abram, l’Hébreu. Il n’est pas encore Abraham, le « père de toutes les nations », auquel vont se référer l’Islam et la Chrétienté. Il est Abram l’Hébreu et il est la racine d’Israël – la tête des nations. Nous le voyons en Deutéronome : le même titre est employé Nwyle Elyon, pour désigner à la fois Israël et D.ieu !

 De 26:19 « afin qu’Il te donne sur toutes les nations qu’il a créées, la supériorité <Nwyle> en gloire, en renom et en magnificence, et afin que tu sois un peuple saint pour l’Eternel, ton Dieu, comme il te l’a dit. »

De 32:8 « Quand le Très–Haut <Nwyle> donna un héritage aux nations, quand Il sépara les enfants des hommes, Il fixa les limites des peuples d’après le nombre des enfants d’Israël »

Voilà ce qu’est Israël pour l’Eternel, voilà son destin : il a la supériorité sur toutes les nations, et après avoir été la queue durant des siècles, Israël redeviendra la tête. C’est à partir d’Israël que les frontières des peuples ont été établies, « d’après le nombre de ses enfants ». Difficile de saisir toute la pensée, mais l’on voit qu’Israël est en quelque sorte le modèle, la matrice de tous les peuples et des nations. Israël le sera en tous cas durant les temps messianiques du Millenium. Pour cela, le passage de Gen.14 :18-24 est prophétique. De 28:13  « L’Eternel fera de toi la tête et non la queue ». Il est intéressant de voir que la queue en hébreu signifie aussi la souche. C’est à cela qu’Israël est réduit selon Esaïe 6 :13, et de cela « une sainte postérité renaîtra de ce peuple ». Esaïe 11 :1 : « Un rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur, Esprit de sagesse et d’intelligence… ». C’est l’annonce du Messie ! Quel magnifique parallèle avec la croix, symbole de mort et la venue du Mashia’h glorieux de la fin de temps - l’Agneau sacrifié et la puissance du Lion de Juda assurant la victoire à Israël dans les derniers temps. Jésus n’a t-il pas dit que « Nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs » ? Notons qu’Il a prononcé ces paroles en Samarie, dans « les Territoires » que les nations ne veulent pas laisser à Israël.

 
Etre amis d’Abram le prophète (Gen.20 :7) et de Melchisédek le Sacrificateur

La gematria du mot Melchisédek est 294 = 15. 15 est le chiffre lié à l’adoration et au Temple. Il y a 150 Psaumes. Il y a les 15 psaumes de l’ascension (120-134). Ces Psaumes étaient chantés par les adorateurs montant à Jérusalem pour la célébration des fêtes de l’Eternel. Et il y a 15 marches pour accéder au parvis dans le Temple où l’on chantait ces Psaumes. Dans 1 Chron.15, nous voyons la montée du roi David à Jérusalem, chantant et dansant, accompagnant l’Arche de l’alliance à la cité sainte. Enfin, on peut lire dans le Psaume 15, la description de l’homme aimé de D.ieu :

« O Eternel ! Qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ?
 Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son cœur »

 
Cela rejoint la définition des amis de Jésus, selon Jean 15 : ils sont épurés, pour qu’ils portent encore plus de fruit, glorifiant D.ieu. Ce sont aussi les amis d’Abram l’Hébreu – Mamré, Eschcol et Aner – les montagnards amoréens. Etre ami d’Abram, c’est avoir cet « esprit de montagne », c’est être amoureux de la montagne sainte, de Jérusalem. « Pour l’amour de SION, je ne me tairai pas, pour l’amour de Jérusalem, je ne prendrai pas de repos jusqu’à ce que son salut paraisse… » - Esaïe 62. C’est l’esprit des Chomerîm – les gardes que D.ieu place sur les murailles de Jérusalem, intercesseurs prêts comme les 3 amis de Daniel, à affronter l’épreuve du feu. Les amis d’Abram ont droit à « prendre leur part » Gen.14 :24, comme tous ceux « qui marchent » avec Israël. C’est la place des chrétiens qui comprennent les plans des derniers temps. Accompagnant le Roi des rois qui jugera les nations et restaurera Israël à sa première place, « ils seront sacrificateurs de D.ieu (El Elyon) et du Mashia’h (Melchisédek) et ils règneront avec Lui pendant mille ans » - Apo.20 :6. Les vrais sacrificateurs sont dores et déjà ceux, à l’image de Melchisédek, «  qui partagent le pain et le vin » avec Abram / Israël !

 Comme Abram, « l’ami » aimera les montagnes, notamment la Judée-Samarie, là où Abram, Jacob et le Seigneur ont prophétisé - Jn.4. Il s’opposera aux Philistins qui sont les croyants de la plaine, qui préconisent les pensées libérales, la théologie de substitution ou de remplacement, l’Humanisme – toutes ces tendances qui rabaissent le spirituel au charnel, à l’image de Caïn ou d’Esaü. Aimer Israël, c’est aimer ses montagnes. C’est d’ailleurs sur la Montagne des Oliviers que le Mashia’h posera Ses pieds – Zach.14 :4, et c’est sur le Mont Morijah qu’Il établira Son trône. C’est de là, qu’Il régnera sur toute l’Humanité mille ans durant. Alléluia !

 



[1] Selon le rav Dynovisc : « Nos Maîtres font remarquer que la Torah a été donnée sous le signe du chiffre 3. Ils disent : Le peuple du 3 (Cohen, Lévi, Israël) et qui a 3 racines (Avraham, Itsrak et Yaakov), a reçu le 3e mois Sivan, une Torah en 3 parties : Torah, Néviim, Kétouvim »


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23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 16:00
2 Chroniques 14-16 / 1 Rois 15

« Il fit ce qui est bien et droit aux yeux de l’Eternel, son D.ieu »

L’histoire des rois dans le Tanakh est une remarquable étude sur la réalité historique en Israël, notamment après le schisme qui scinda le pays en deux. Nous pouvons voir l’influence de chacun des rois de Juda et d’Israël, selon leur foi et leur caractère. Spirituellement, c’est une étude intéressante sur le croyant partagé entre le pouvoir et l’idolâtrie d’un côté et l’obéissance à D.ieu de l’autre. Certains des rois de Juda ont eu une action plus positive que d’autres, marquant la génération de leur empreinte. Asa fait partie des grands rois qui ont droit à l’expression : « Il fit ce qui est bien et droit aux yeux de l’Eternel, son Dieu ». Pourtant, en lisant sa vie qui se déroule en trois chapitres en 2 Chroniques 14-16, on ne peut que s’étonner de sa triste fin de règne : « Asa eut les pieds malades, au point d’éprouver de grandes souffrances. Même pendant sa maladie, il ne chercha pas l’Eternel, mais il consulta les médecins ». Et l’on voit qu’auparavant, il avait fait enfermer le prophète Hanani, opprimant également d’autres personnes de son entourage. Que s’est-il passé avec ce roi qui avait un si bon témoignage ? N’est-ce pas terrible de finir ainsi alors que toute sa vie ne révèle aucune faute ? Asa est mort dans la 41ème année de son règne ; il semble que les six dernières lui ont été fatales. Vis-à-vis de D.ieu, en fin de compte, ne vaut-il pas mieux avoir une vie plus difficile comme celle du roi Manassé, qui eut un long règne despotique, mais se repentit avant de mourir, réjouissant ainsi le coeur de D.ieu ? Non, nous ne pouvons pas le dire, sachant que nous serons tous appelés à un jugement de nos actions sur la terre…

 
La vie du roi Asa nous donne un enseignement précieux. Elle nous révèle qu’une vie de foi doit être menée jusqu’à terme. Quelle détresse de voir des chrétiens qui ont eu un si bon témoignage leur vie durant, chuter soudainement et mourir comme frappé par un jugement ! La Bible nous enseigne à persévérer jusqu’au bout. Philippiens 3 :12 nous dit : « Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus–Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus–Christ. ». La fin d’une course est le plus difficile ; on voit le but et c’est là que l’on relâche son attention, sa vigilance. Quel dommage de ne pas remporter la victoire, la récompense, comme le dit l’apôtre ! Hébreux 10 :36 nous dit que la qualité essentielle de ce temps de fin de course – c’est le temps des derniers jours que nous vivons – c’est la persévérance : « Vous avez besoin de la persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis ; Encore un peu temps, Celui qui doit venir viendra et Il ne tardera pas… Nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. »

La vie du roi Asa est un message pour tout chrétien qui aspire à faire la volonté de D.ieu dans sa vie ; c’est un message pour l’Eglise d’aujourd’hui.

 
Troisième dans la lignée des rois de Juda…

Asa est le troisième sur la liste des rois de Juda. Le schisme eut lieu en Israël, à la suite de l’apostasie du roi Salomon. « Son cœur ne fut point tout entier à l’Eternel, comme l’avait été le cœur de David » - 2 Rois 11 :4. Un cœur tout entier - levav shalem – c’est la clé d’une bonne relation avec D.ieu. Malheureusement, comme Salomon, Asa « cessa d’aimer le Seigneur de tout son cœur ».

 
Lors du schisme, le Seigneur déchira la tunique en 12 morceaux (1 Rois 11 :30) et en donna 10 à Jéroboam, un serviteur éphraïmite qui instaurera l’apostasie dans le royaume du Nord. Cependant, le Seigneur garda la flamme allumée en Juda / Benjamin car le Seigneur conservera à l’égard de Juda Ses promesses et Sa tendresse en souvenir de David. « C’est ainsi qu’Israël s’est détachée de la maison de David jusqu’à ce jour » - 2 Chron.10 :19.  Notons que les Chroniques ne contiennent que l’histoire des rois de Juda, représentants de la lignée de David. Certains rois de Juda ne furent cependant pas à la hauteur des espérances de D.ieu.

 
En quoi Roboam, le fils de Salomon, achoppa-t-il ? Son règne de 17 ans ne fut pas glorieux malgré une tentative de repentance et l’intervention du prophète Schemaeja. Durant son règne, l’armée de l’Egyptien Schischak conquit Jérusalem et la laissa exsangue. Le cœur de Roboam n’était pas entier à l’Eternel : « il abandonna Sa loi ». Dieu se servit de sa dureté pour le rendre odieux aux yeux du peuple, précipitant la séparation d’avec les 10 autres tribus. Sa mère Naama était Ammonite, l’une de ces femmes qui avaient obtenu de Salomon le privilège du culte d’Astarté à Jérusalem. Il épousa Maaca, fille de Salomon, sa préférée au milieu des 18 femmes et 60 concubines qu’il possédait (!). Maaca (= oppression) eut un rôle néfaste, car elle aussi était une adepte d’Astarté. On verra par contre que Asa aura la sagesse et le courage de lui enlever « sa dignité de reine », abattant son idole, la réduisant en poudre et la brûlant dans la vallée du Cédron - 2 Chron.15 :16.

 
Abija, fils de Roboam,  ne régna que 3 ans. Il eut un cœur droit, et tenta de préserver l’unité de tout Israël. D.ieu se servit d’Abija pour terrasser Jéroboam qui avait fait son œuvre de destruction morale et spirituelle en installant ses veaux d’or à Béthel et à Dan : « L’Eternel le frappa et il mourut » - 2 Chron.13 :20. Abija devint puissant et Juda fut en repos pendant 10 ans, nous dit la Bible.

 
La vie d’Asa : une vie de foi remarquable à tous égards

Asa était un grand roi. Il fit disparaître les autels étrangers et les hauts-lieux (les bamot), il brisa les statues, et abattit les idoles, ordonnant à Juda de rechercher l’Eternel. Il bâtit des villes et eut du succès dans ses entreprises. Contre Zerach l’Ethiopien et son armée pourtant forte d’un million d’hommes et de 300 chars, Asa obtint une grande victoire, car D.ieu était avec lui ; le butin fut considérable. Le Seigneur donna cette fameuse parole : « Si vous cherchez l’Eternel, vous le trouverez, mais si vous L’abandonnez, Il vous abandonnera ! » ; Asa aurait dû se souvenir de cette parole, pour la fin de sa vie. Il amena tout le peuple à chercher l’Eternel, « de tout leur cœur et de toute leur âme ». En 2 Chron.14 :14, nous voyons que Juda vécut un réveil extraordinaire, lorsque le roi restaura l’autel de l’Eternel : « Ils jurèrent fidélité à l’Eternel à voix haute, avec des cris de joie et au son des trompettes et des cors… ils avaient cherché l’Eternel de plein gré et ils L’avaient trouvé. ». L’Eternel donna à Juda alors du repos de tous côtés.

 
Quel a été le problème dans la vie d’Asa ?

C’est à la 36e année qu’Asa tombe dans un piège grossier, celui de s’allier avec l’étranger, délaissant pour une fois le conseil de D.ieu. Le roi d’Israël Baescha lui causait des problèmes, et voulant s’en débarrasser, Asa fit alliance avec Ben Hadad le roi de Syrie. Le Seigneur envoya donc le prophète Hanani pour sermonner le roi, et l’avertit qu’à cause de cela, Juda allait payer un prix fort, celui de la guerre. Et Asa s’emporta contre Hanani, le mettant aux fers, en prison. Il ne supporta pas sa remontrance : « Tu as agi en insensé… en t’appuyant sur un bras de chair, un ennemi d’Israël, alors que tu avais vu combien Dieu t’avait livré toute l’armée de Zerach dans tes mains… », lui dit Hanani. Résumons les erreurs du roi :

1)      Il ne s’appuie plus sur D.ieu mais sur un ennemi déclaré, et cela pour s’allier contre ses frères du Nord,

2)      Il regimbe à la correction divine, contrairement à David qui, lui, avait su assumer ses fautes,

3)      Il persiste en enfermant le prophète. Plus tard, endurci dans son péché, il ne consultera pas l’Eternel qui veut encore l’avertir par une maladie de pieds douloureuse.

 
Au lieu de persévérer dans la foi, Asa a persévéré dans l’erreur. Il s’est endurci contre Dieu…

« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos coeurs. » - Hébr.4 :7.

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19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 16:02

La citation est donnée par l’apôtre Paul dans Romains 9 :13 et elle émane du prophète Malachie qui se sert de cette parole de D.ieu pour dire à Israël Son amour et aussi le reproche qu’Il lui fait, correspondant à un manque d’intégrité – « Vous méprisez mon nom… » (v.6).  Paul précise cette affirmation pour étayer son argumentation, celle de dire que les enfants d’Abraham ne sont pas tous les enfants de la promesse. Il y a les enfants de la chair et ceux de la promesse. Or, Ésaü et sa postérité ne sont pas dans la 2e catégorie. 

Mépriser D.ieu était l’apanage d’Ésaü – Gen.25 :34 : « Jacob donna à Ésaü du pain et de la soupe de lentilles. Il mangea et but, puis il se leva et s’en alla. Ainsi Ésaü méprisa le droit d’aînesse. ». Dans Malachie, D.ieu dit d’Ésaü : « … J’ai livré son héritage aux chacals… Il est le peuple contre lequel l’Eternel est irrité pour toujours. Vos yeux le verront. ». Étonnant, la « haine » pour Ésaü ? Pourquoi donc cette haine et pourquoi cet amour pour Jacob, qui, selon ce que nous pensons avoir lu, est « celui qui supplante » ?


Jacob n’est pas un menteur, ni un «  suborneur » !

D’où vient cette idée dans le monde chrétien que Jacob est « un menteur, un suborneur » ? Lorsque nous étudions les personnages, généralement on donne à Jacob le caractère de menteur et de rusé. D’où cela vient-il ? Regardons en Gen.27 :36, et nous voyons que celui qui le définit ainsi est Ésaü lui-même, dans la colère de s’être fait dupé « deux fois » selon lui.

Qui est Ésaü en fait ? C’est un homme de la nature, un chasseur (comme Caïn et Nimrod), qui n’a rien à faire du droit d’aînesse, ni de l’héritage ; il le vendra à Jacob pour un plat de lentilles. Il est dit que « Ésaü méprisa le droit d’aînesse ». C’est le même mot que l’on retrouve en Malachie 1 :6 : mépriser - bazah en hébreu. D.ieu ne supporte pas le mépris, et c’est pourquoi Il s’oppose violemment à Ésaü. Avec Jacob et Ésaü, on retrouve les deux principes qui ont été démontrés avec Caïn et Abel, l’un étant charnel et irrévérencieux et l’autre spirituel et intègre. On sait qu’Ésaü est représenté en Edom, qui désignera finalement l’Islam que l’on retrouve aujourd’hui.

Nous devons comprendre qu’il y a dans la traduction même du texte une grave erreur qui doit être corrigée ! Gen.25 :27 dit dans nos Bibles : « Ésaü devint un habile chasseur, un homme des champ ; mais Jacob fut un homme tranquille, qui restait sous les tentes ». Quelle définition est donnée là – tranquille ? Le mot hébreu est tam : Mt. C’est ce même mot qui définit Job : « Il est un homme intègre et droit, qui craint Dieu et s’écarte du mal. ». Tam veut dire « intègre, parfait ». Pourquoi Jacob n’a-t-il pas droit à ce qualificatif ? Là est le problème. Le mot va avec la suite : « … il restait sous les tentes ». On pourrait penser que Jacob est un jeune homme introverti, un « fils à sa mère », cuisinant des lentilles… en opposition avec son frère qui aime la nature, la chasse, un homme viril en somme. Or, « vivre sous les tentes » a une signification : c’est la définition même des hommes de foi, selon Héb.11 :9 : « Abraham… habitait sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, cohéritiers de la même promesse ».

Voyons-nous la vérité sous cet angle ? Jacob est ainsi défini bibliquement comme un homme de foi, intègre, spirituel, par opposition à Ésaü le chasseur, à l’image de Nimrod. Cela change tout ! Cela doit nous amener à comprendre que nous avons dans notre subconscient chrétien, une racine d’antisémitisme de taille, car, dès le début, nous croyons que Jacob est un usurpateur et un menteur. Simplement parce que c’est Ésaü qui a accusé son frère de menteur…, alors que c’est lui le menteur, celui qui méprise l’héritage de D.ieu. On a préféré croire – les traducteurs sont coupables – un Ésaü qui, par la suite, va nous montrer qu’il est un ennemi juré d’Israël. Il se mariera avec les filles de Heth qui dégoûtaient Rebecca, et avec une fille d’Ismaël – Gen.28 :9. La postérité d’Ésaü rejoindra donc celle d’Ismaël, et ce peuple sera « le peuple contre lequel le Seigneur sera irrité à toujours » (Mal.1 :4), Le chasseur et le tireur à l’arc (Ismaël – Gen.21 :20), l’âne sauvage (Gen.16 :12) réunis !


L’Islam - Ésaü et Ismaël réunis

Ésaü dans sa colère, forcera son père Isaac à lui donner une bénédiction, et il eut droit à ceci : « … Pas de graisse ni de rosée du ciel … tu vivras de ton épée et seras asservi à ton frère…  » - Gen.27 :40. Si l’on lit la bénédiction d’Ismaël – Gen.17 :20 : « Je le bénirai, je le rendrai fécond… et ferai de lui une grande nation ». On peut voir cela dans l’Islam d’aujourd’hui qui réunit Ismaël et Ésaü, une grande nation bénie incroyablement par la dimension de son territoire et la richesse de son pétrole, mais qui n’a qu’une idée, celle de s’opposer à l’Etat d’Israël et de vouloir le détruire, par la violence de son épée et par ses flèches meurtrières, ses missiles…

Nous pouvons voir en Ézéchiel 35 et 36, une description saisissante de ce qu’est la situation d’aujourd’hui avec les Palestiniens, le Hamas et l’ex OLP. « La montagne de Séir » désigne spécifiquement Ésaü / Edom ou les Palestiniens, qui disent : « les deux nations sont à moi et nous en prendrons possession » (Ez.35 :10). Et D.ieu répond : « Je parle contre les autres nations (l’ONU, la FINUL…) et contre Edom tout entier (l’Islam), qui se sont donné mon pays en propriété, avec toute la joie de leur cœur et le mépris de leur âme, afin d’en piller les produits…. Je lève ma main ! Ce sont les nations qui porteront leur ignominie. »

Réalisons-nous le combat dans les lieux célestes ? L’ange avec Daniel a mentionné « le Prince de Perse » qui empêchait la réponse de D.ieu de venir jusqu’à lui, et qui était combattu par l’ange Mikhaël, le défenseur d’Israël – Dan.10 :13. Voyons-nous la bataille de nos jours, et son enjeu ? Daniel avait prédit que nous aurions plus de connaissance. C’est le cas, car nous sommes à la fin des temps.


Le mensonge d’Ésaü toujours actif

Il est incroyable de voir le mensonge d’Ésaü toujours autant à l’œuvre. Le monde chrétien est prêt à croire qu’Israël a usurpé le droit de vivre sur la terre de « Palestine » ! Nous sommes prêts à croire qu’Israël est un occupant des terres de Judée-Samarie, que les Juifs ne sont pas les véritables héritiers du pays de la Promesse, et que les soldats israéliens ont mis dehors les vrais habitants. Tout cela est faux, mais nous sommes prêts à le croire comme nous croyons les mensonges des médias, de l’agence de presse A.F.P, des responsables palestiniens du Fatah et du Hamas, qui disent une chose (en anglais) de manière publique et tout le contraire à leurs troupes (en arabe). Or, nous savons depuis la dernière guerre que plus le mensonge est gros (selon la stratégie des Nazis), plus il passe, ou du moins en reste-t-il toujours quelque chose dans les esprits. Ainsi sont les trucages réussis dans les médias, les photos grossièrement trafiquées, les événements manipulés, les informations déformées… Lorsque la lumière est faite qui dénonce le mensonge ou la manipulation, le mal a déjà fait son œuvre dans les esprits faibles et dans l’opinion dénuée de clairvoyance, et Israël demeure coupable.


Réparer la faute et se repentir

Il importe au niveau individuel déjà, que le chrétien comprenne qu’il s’est laissé tromper par une traduction légère. Tranquille ne signifie pas intègre. Avoir un cœur droit, être intègre est ce qu’il y a de plus important pour plaire à D.ieu : « Dieu ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité… » - Ps.84. Jacob avait cela, il avait un cœur pour Dieu. Il a obéi à sa mère, car c’est Rébecca qui avait reçu la révélation de D.ieu sur l’héritage donné au plus jeune – Gen.25 :23. Il est dit qu’Isaac était « vieux », peut-être avait-il perdu le discernement, mais il l’a retrouvé (Gen.28 :1) en tous cas lorsqu’il envoya Jacob chercher sa future femme dans la maison de Bethuel. Évidemment, Jacob devait grandir et acquérir sa pleine dimension d’homme de D.ieu, et déjà sur le chemin, il eut la merveilleuse vision de l’échelle des anges à Béthel, la première révélation pour lui du D.ieu d’Israël.

Je suis convaincu que cette traduction approximative sur le caractère de Jacob a eu une incidence grave sur l’attitude de l’Église dans l’histoire. Ce « Jacob menteur et rusé » est le type même du Juif hypocrite et avare que l’on décrit dans les grossières images du vieil antisémitisme. Repentons-nous de cela et des commentaires dans nos Bibles qui disent que « Jacob a moissonné la honte et le chagrin, ayant désobéi à Dieu et suivi son propre chemin » (c’est la version Scoffield, que j’aime en dehors de cela...) – ce commentaire est tendancieux ! Il faut prendre conscience de cette interprétation et demander à Dieu de mettre la vraie version dans nos cœurs.

La Bible dit en Jér.31 :7 : « D.ieu ordonne : Poussez des cris de joie sur Jacob ! ». Plus qu’Abraham, Jacob est cité près de 400 fois dans la Bible. La’aqov en hébreu signifie suivre. ‘aqev, c’est le talon (Jacob a saisi le talon de son frère). ‘eqev, c’est une récompense, et cela veut dire aussi « jusqu’à la fin, totalement » (Ps.119 :33 et 112) et être ‘aqiv, c’est être cohérent. Jacob a été cohérent, conséquent dans sa vie : il a poursuivi l’héritage de D.ieu jusqu’au bout, il a forcé l’ange à le bénir. D.ieu aime ça ! N’est-ce pas les violents qui s’emparent du royaume ? Que nous ayons nous-mêmes la force et la constance de Jacob. D.ieu a aimé Jacob pour cela. Il est un modèle de foi et d’intégrité, et il est devenu Israël. C’était sa récompense – ‘eqev. C’est aussi pour cela que nous devons aimer Israël-Jacob qui a besoin de nous aujourd’hui…

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 13:15

Textes : Genèse 18
Jean 3 :29, 15 :8-16

Est-il possible d’être « ami de Dieu » ? Qu’est-ce que cela signifie ?


Dieu cherche un vis-à-vis, un ami

Les parachot que lisent les Juifs à chaque Shabbat prévoient deux parachot ou passages bibliques à chaque patriarche : ainsi, la vie d’Abraham est lue en deux portions : de 12 à 17 et de 18 à 24. Genèse 12 est le début de la grande aventure pour Abram et sa postérité, Israël. D.ieu s’est choisi un homme qui accepte de marcher avec Lui, Il fait alliance. C’est le projet de D.ieu. Abram deviendra l’homme de foi par excellence et l’homme à qui D.ieu se confie, se révèle. Il devient l’Ami.

« Abram eut confiance (foi) en l’Eternel qui le lui imputa à justice » - Gen.15 :6.

 Gen.17 est un chapitre charnière, car Abram et Saraï reçoivent la lettre « hé », le souffle de D.ieu, qui va changer leur vie. C’est la 5e lettre, et les Juifs disent que le chiffre 5 est le chiffre qui fait le lien avec D.ieu.

« Nos Maîtres disent dans le Talmud : notre monde a été crée avec la lettre Hé qui a pour valeur 5. Le 5 représente les 4 dimensions de ce monde lorsqu'elles s'attachent au Divin. C'est la raison pour laquelle Dieu ajouta la lettre Hé à Avram et il s'appela Avraham car il fut le premier à rattacher le monde à Dieu depuis la faute de Adam.
C'est la raison aussi pour laquelle la Torah se compose de 5 Livres car elle aussi permet au monde de se rattacher à Dieu. Dans l'histoire c'est le Peuple juif qui a pour mission d'être la 5e dimension et de rattacher le monde à Dieu. Il vient en effet après le minéral, le végétal, l'animal et l'humain.

Lorsqu'Israël redeviendra le Peuple du Hé, alors les Nations (le Dalet) cesseront de s'opposer à nous. Le Hé s'unira alors au Dalet (4 et 5) et ils formeront le chiffre 9 qui est la valeur numérique du mot EMET (la vérité)

 

C’est le rav Dynovizc qui écrit cela et c’est très intéressant. Personnellement, je dirais que, nous les chrétiens, sommes le peuple du « ‘het » - c’est la 8e lettre. C’est la lettre pour « Roua’h » - l’Esprit. Nous sommes le peuple du 8e jour, parce que nous avons reçu le ‘het, l’Esprit (comme Abram a reçu le ). Nous sommes issus de la résurrection, le 8e jour - le dimanche. Le Millenium est le ‘8e jour’, car Sim’hat Torah est le 8e jour de Soukkot. La circoncision est le 8e jour, qui introduit l’enfant dans la communauté et dans une nouvelle vie.

D.ieu cherche un ami et Il le trouve en Abraham, à qui Il révèle ses secrets (Gen.18 :17 ; lire aussi Amos 3 :7). Dans l’Église, le Seigneur cherche Ses amis, des gens qui sont disponibles, détachés de leurs soucis personnels et prêts à entrer dans la confidence divine, prêts à « discuter » avec Dieu, à plaider comme Abraham a plaidé pour Sodome, pour Lot et les Justes éventuels. Cela demande une foi ‘opérationnelle’, active. Cela rejoint l’Intercession, ce mot signifiant : se placer entre D.ieu et le sujet pour lequel on prie.


La marque de D.ieu

Nous sommes deux peuples – Israël et l’Église – « marqués » par D.ieu. Le et le ‘het sont tous deux la marque de l’Esprit, une impartition de Dieu en nous. Abraham et Sarah ont reçu du Seigneur d’être représentatifs de Lui pour le monde par la Loi et par le fait d’être le peuple choisi. Le peuple juif aimerait bien parfois se passer de cette « marque » distinctive, car ils ont été persécutés pour cela toute leur histoire - ‘l’étoile jaune’ est un exemple de la marque infâme que le monde veut placer sur eux. Voilà pourquoi Israël (ou une partie de l’Israël) voudrait être  « comme les autres nations ». Pourtant, ils n’ont pas le choix que d’accepter cette charge d’être ‘le peuple saint’, en allant jusqu’au bout de leur mission - le salut de l’humanité en dépend. Soyons pour cela leurs amis !

Nous chrétiens, avons reçu « la marque de l’Esprit de résurrection ». Lorsque Saraï (= noble) devient Sarah (= princesse), elle passe d’un état de « noble » à celui de « princesse ». Au premier abord, c’est un privilège. Elle rentre dans la famille royale. Cependant, au-delà du plaisir d’être princesse, il y a toutes les charges qui lui incombent. Une princesse n’est plus aussi libre pour elle-même, elle a des devoirs de responsabilité. L’étiquette royale lui commande d’agir en conséquence ; le monde la regarde, elle ne s’appartient plus. C’est la même chose pour nous, chrétiens : nous sommes « à Christ » et Lui appartenons ; Il nous a rachetés au prix de Son sang, par Sa propre mort. La différence (avec Israël, qui est revêtu de l’Esprit) est que le Saint Esprit a été placé « en nous », pour nous aider dans nos responsabilités. Cependant, D.ieu nous laisse totalement libres dans notre choix de Lui appartenir, c’est le mystère de Son amour et la liberté de Sa grâce. C’est ainsi que Ruth a décidé pour elle-même d’aimer Israël et de mourir pour cette nation qui l’accueillait, parce qu’elle avait compris quel D.ieu veillait sur Israël. Esther, malgré sa position délicate, n’a pas résisté à l’appel de Mardochée : elle a risqué sa propre vie pour sauver le peuple juif, sachant que D.ieu l’avait placée auprès du Roi pour le faire intervenir. Nous sommes, en tant qu’Église et Corps de Christ, dans la même position qu’Esther. Nous pouvons approcher le Roi des rois, et prendre le sceptre d’or qu’Il nous tend. 


Le sceptre d’or

Le sceptre d’or, je dirais que c’est « la marque d’amitié, de confiance » que D.ieu nous donne lorsque nous voulons comme Abraham, parlementer avec Lui. C’est la marque suprême. En Jean 15 :15, Jésus nous dit que nous ne sommes pas seulement serviteurs mais que nous pouvons être « ses amis », disant que ce n’est pas nous qui L’avons choisi, mais c’est Lui qui nous a choisis et établis à une position royale, privilégiée. Cela signifie qu’Il nous rend capables d’intervenir dans les choses du Royaume de Son Père. Nous ne pouvons rien par nos propres forces mais Il nous rend capables – « afin que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure ». La grande condition, pour porter du fruit est au verset 2 : « Tout sarment qui porte du fruit, Il l’émonde ». Le voulons-nous ? Jésus en a déjà énoncé les conditions dans le sermon sur la montagne’ : sommes-nous capables de Le préférer à notre confort, à notre famille, à nos enfants... ? Pouvons-nous supporter ce que Job a supporté, ou plutôt accepterions-nous cela ? On sait que le Seigneur n’exige pas de nous ce que nous ne pourrions pas supporter. Mais Il a besoin d’avoir « des amis », des gens, en qui se confier et partager Ses projet d’amour pour le monde, des Abraham qui se battent pour épargner Sodome, des Esther qui sont prêtes à risquer leur vie pour sauver Son peuple, des Daniel qui ne renient pas leur D.ieu. Le Seigneur a besoin de gens qui le prennent au mot et discutent avec Lui dans la prière en agissant en conséquence. Il ne forcera personne. C’est tout cela la prière d’intercession. Prier pour Israël, c’est faire nôtres la prière des prophètes, celle de Jérémie qui pleurait pour Jérusalem, celle d’Ézéchiel à qui Dieu dit - Ezéchiel 22 :30 :

« Je cherche des intercesseurs, des hommes qui se mettent sur la brèche,
et je n’en trouve pas »

 
C’est faire nôtre la prière de Joël 2 :17 :

« Qu’entre le portique et l’autel, pleurent les sacrificateurs (nous le sommes), serviteurs de l’Eternel, et qu’ils disent : Eternel, épargne ton peuple ! Ne livre pas ton héritage à l’opprobre ! »

 
Être l’ami de l’Époux

Jean-Baptiste résume bien les choses  lorsqu’il se définit par rapport au Seigneur :

« Vous-mêmes m’êtes témoins que j’ai dit : Je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant Lui.. Celui à qui appartient l’Épouse, c’est l’Époux ; mais l’ami de l’Époux, qui se tient là et qui l’entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l’Époux : aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite.
Il faut qu’Il croisse, et que je diminue. »

 Il n’y a aucun remord ou hésitation chez Jean le Baptiste. Il a fini son travail, achevé sa mission - il a « préparé le chemin du Messie », jusqu’à ce qu’Il soit présent au milieu des hommes. Il n’y a pas de plus grande joie à effectuer ce travail. Je crois que notre mission aujourd’hui est aussi de « préparer le chemin » (Es.40), celui du Roi des rois. Sa venue sera glorieuse pour chacun de nous, pour Israël, pour l’Humanité. Nous nous effacerons devant Lui lorsqu’Il sera là et Il régnera.

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 15:26

Ruth 1:14 « Et elles élevèrent la voix, et pleurèrent encore. Orpa baisa sa belle–mère,  mais Ruth s’attacha à elle. »

dabaq - qbd : s’attacher, se livrer, s’embrasser, s’accrocher, coller, adhérer, suivre étroitement, se joindre.
 
Il est intéressant de voir cette expression « s’attacher » dans la relation entre Ruth et Naomi, et nous pouvons voir là des implications qui peuvent parler à l’Eglise. (Pour acheter de la colle en Israël, on utilise le mot debeq, qui vient bien sûr du mot dabaq). Il y a deux personnes non juives dans le livre de Ruth qui ont un choix à faire : il s’agit de Ruth et de Orpa. Il est important de comprendre la différence entre ces deux personnes, car toutes deux parlent de l’Eglise. Qu’est-ce qui différencie Ruth d’Orpa ?
 

Ge 2:24  « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme,
et ils deviendront une seule chair. »  
 

Ps 137:6  « Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens de toi,
si je ne fais de Jérusalem le principal sujet de ma joie ! »
 

 
Dans la Bible Chouraqui, on peut voir que le mot « foi » est remplacé par « adhérence »... La Genèse parle du couple selon D.ieu : il devient « attaché », UN - e’had. La foi n’est pas un simple concept intellectuel, elle est plus que cela. Notre foi nécessite d’être collé à D.ieu, en s’attachant à Ses projets, à la lecture de Sa Parole et en vivant sa foi authentiquement dans l’Esprit. Attention ! les maladies et les malédictions, « s’attacheront à nous » selon Deut.28 :60, si nous ne sommes pas authentiques et fidèles.


La foi authentique - Dans  le monde chrétien, il y a deux types d’églises qui n’avancent pas : « l’église-crèche » et « l’église-hôpital ». Dans la première, on joue beaucoup à être chrétiens plus qu’on ne cherche à rentrer dans les projets de D.ieu. Un chrétien nouveau-né a évidemment besoin de lait et de chaleur fraternelle, mais il doit grandir et être « opérationnel » pour partir sur le « champ de mission » (qui peut être simplement la prière à la maison, l’intercession…). Dans la deuxième église, on se complaît un peu à être malade. On a tous besoin d’être restaurés ou guéris, mais malheureusement souvent, c’est une situation qui dure et mobilise trop de monde, empêchant le travail de se faire. Je me souviens de ma femme qui, malgré un lumbago ou un genou chancelant, décidait quand même de danser, sachant que le Seigneur la garderait. C’était un signal fort pour « l’ennemi de nos âmes », en l’avertissant : « Quoi que tu fasses, je danserai… ». Sophie est toujours ressortie vainqueur de ces confrontations et elle faisait ce pourquoi le Seigneur l’appelait. Le Seigneur est plus fort, amen ! Bien sûr, il y a des maladies plus graves, mais la proclamation de foi est déjà une puissance : 

« Nous sommes plus que vainqueurs, par Celui qui nous aime… ! » - Rom.8 :37.

 
La consécration
- Ce mot n’est plus tellement à la mode. On lui préfère la liberté liée à la « grâce ». La Bible, elle, utilise le mot « sanctification », liée à la crainte de l’Eternel. On se souvient de l’épisode de Uzza et de David (2 Sam.6 :7 et 1 Chron.13 :10). Uzza est mort foudroyé pour avoir porté la main sur l’Arche de l’alliance, celle-ci étant en équilibre sur un chariot. David s’est alors mis en colère contre D.ieu, car Uzza était sincère et il lui semblait que D.ieu l’ait puni. L’attitude de D.ieu était-elle injuste ? Je crois personnellement que la « leçon » était pour David. Il a compris par la suite son erreur : l’Arche devait être portée sur les épaules. On ne plaisante pas avec les choses de D.ieu… En somme, notre sincérité ne peut et ne doit pas être une excuse pour notre ignorance.
 

« Mon peuple se détruit parce qu’il lui manque la connaissance »- Osée 4 :6. 

 
Un exemple de consécration : la dîme
- Le Seigneur nous a rachetés de la mort pour faire de nous les enfants du Roi, mais aussi des gens consacrés ! D.ieu a dit : « Je prends pour moi les premiers-nés ».
 

Nb 3:13  « Car tout premier-né m’appartient ; le jour où j’ai frappé tous les premiers-nés dans le pays d’Egypte, je me suis consacré tous les premiers-nés en Israël, tant des hommes que des animaux : ils m’appartiendront. Je suis l’Eternel. »

 
En tant que chrétiens, nous sommes des Lévites, mis à part pour le Seigneur. D.ieu a racheté nos vies, par le sang de l’Agneau qui a coulé pour nous, et nous Lui appartenons. Notre vie toute entière, de même que notre travail, nos biens… appartiennent à D.ieu, nous ne sommes plus libres d’en disposer à notre guise, ou alors, nous reprenons notre vie… et laissons le salut.  Etre « Lévites », c’est être « attachés » au service de D.ieu,  serviteur. Donner la dîme au Seigneur est « la moindre des choses », la plus petite chose que nous pouvons faire pour bénir soit l’église, soit une oeuvre, soit un ministère. Malachie nous dit que si nous ne le faisons pas, l’argent pourrira et la malédiction viendra sur nous. C’est un principe de vie, de foi, de consécration que nous ne pouvons pas ignorer. Ce principe est la clé pour la réussite et la prospérité dans notre vie et notre santé ! (La dîme n’exclut pas les offrandes, qui sont alors l’expression de nos cœurs… c’est une autre histoire)

 
Ruth et Orpa : deux types d’églises
- RUTH signifie « amitié » et désigne aussi le pâturage ou le berger. ORPA a comme sens : « la nuque, le cou, l’opiniâtreté ». En quittant Naomi, et en retournant dans son pays, Orpa tourna la nuque à Naomi, et dans le contexte, Naomi, c’est Israël. Aujourd’hui, une grande partie de l’Eglise tourne le dos à Israël.

On voit là le destin de deux femmes qui ont un choix à faire. Leur vie n’est pas facile. Elles ont toutes deux perdu leur mari et n’ont pas eu d’enfants. Elles ont d’autre part toutes deux une grande affection pour Naomi qui est un peu devenue leur mère – deux vies identiques et deux choix opposés. L’une revient dans son pays, à ses habitudes, « à ses dieux » (Ru.1 :15), l’autre restera avec Naomi en Israël.

Au début, Ruth et Orpa sont d’accord pour rester ensemble. Naomi a essayé de les décourager une première fois, mais leur réponse est unanime (v.10) : « Non, nous irons avec toi vers ton peuple ». Puis, Naomi insiste encore et là, Orpa cède et décide de partir, tandis que Ruth persévère dans sa décision, donnant cette réponse magnifique : « Où tu iras, j’irai, où tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple est mon peuple, et ton D.ieu est mon D.ieu, et là où tu mourras, je mourrai » - Ruth 1 :16
 

 Là est la différence, entre l’église qui ne va pas « jusqu’au bout » de sa mission et aura tendance à vivre une vie d’église confortable, une vie qui ne la confronte pas trop dans sa foi, et l’église qui « s’accroche » à D.ieu et à Ses projets, et décide coût que coûte, d’aller jusqu’au bout.


La vision pour Israël
- La vision pour tous les projets de D.ieu, et notamment pour Israël, exige une consécration et une persévérance à toute épreuve. C’est une attitude qui va « au-delà du raisonnable ». Nous sommes dans les derniers temps, et il est clair que les 2 caractéristiques du chrétien de ce temps, sont la persévérance et la consécration. Cela correspond au mot « dabaq » = s’attacher à, coller, s’accrocher.

 
 « N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.
Car vous avez besoin de persévérance (endurance), afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu,

vous obteniez ce qui vous est promis.
Encore un peu, un peu de temps, celui qui doit venir viendra, et Il ne tardera pas.
Et mon juste vivra par la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.
Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi

pour sauver leur âme. » - Hébreux 10 :35-39 


Des Ruth et des Lévites en Israël
- Sophie et moi sommes partis en Israël sur un appel du Seigneur, avec la parole d’Esaïe 14 sur le cœur, comme serviteurs, comme Lévites :
 

« Mais l’Eternel aura compassion de Jacob et, de nouveau, Il fixera son choix sur Israël. Il rétablira ses enfants dans leur propre pays, et des étrangers se joindront au peuple de Jacob, ils s’uniront à lui. »  

Les deux termes en gras ont le même sens que pour Ruth avec Naomi : s’accrocher, s’attacher. Nous devons nous « ré-attacher » à l’Olivier franc, nous rattacher à nos racines – Israël. Cela demande une foi solide et vraie, et c’est le plan de D.ieu. De même, le Seigneur appelle des Lévites, des gens consacrés. 

Ge 29:34  Léa fut encore enceinte et mit au monde un fils. Elle dit : Cette fois enfin, mon mari s’attachera à moi, car je lui ai donné trois fils. C’est pourquoi il l’appela du nom de Lévi (« Attaché »)

Le nom Lévi possède également le sens d’être « attaché ». Nous sommes attachés à l’Eternel, car « rachetés par le sang »… Nous avons appris qu’il faut plus que de « l’amour évangélique » pour vivre en Israël, mais une vraie détermination, car l’ennemi de fait pas de cadeau, il fera tout pour que le « greffon » sur l’Olivier franc ne tienne pas. Une foi authentique comporte du courage, de la détermination, de la consécration. D.ieu attend de nous ce type de foi pour les derniers temps.


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