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- Novembre / Décembre 2016 -

4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 13:50
… et à propos de l’esprit de Jézabel


Textes
: 2 Rois 11 et 2 Chron.22

L’histoire de Joas est particulièrement intéressante parce qu’elle nous parle de la fin des temps et de la révélation du Roi et de l’ennemi qui s’y oppose. C’est comme une parabole qui révèle un temps prophétique, avec notamment le personnage incarnant l’esprit de l’Antichrist, au travers d’une femme, Athalie. Dans cette histoire, D.ieu va utiliser trois personnes bien précises pour faire aboutir Ses projets – dans l’ordre d’arrivée : Yéhosheva, Joas (ou Yoas) et Yéhoyada, en hébreu - ebvwhy, vawy, edywhy. Yéhosheva signifie D.ieu a juré, Joas, D.ieu a donné, et Yéhoyada, D.ieu connaît, tandis qu’Athalie veut dire D.ieu affligé. Nous verrons dans une deuxièmement partie que Joas a un grave défaut de caractère qui est en soi un enseignement pour nous, chrétiens de la dernière génération.

 
Le contexte des rois d’Israël et de Juda

Le contexte historique est compliqué car les rois portent le même nom en Juda et en Israël (il y a deux Joram et deux Achazia et même deux Joas). Athalie est la fille de Jézabel et du roi d’Israël Achab, et son mariage avec Joram, roi de Juda, a permis une alliance entre le nord et le sud. Pour conserver le pouvoir, elle fera périr la famille royale de Juda et exercera son règne despotique. Toute la famille royale du roi d’Israël avait déjà péri sous les coups de Jéhu, qui avait été l’instrument de D.ieu (cf 2 Rois 9) à l’encontre notamment de Achab et Jézabel. Achazia était le fils d’Athalie et de Joram, et il avait 22 ans lorsqu’il devint roi à Jérusalem : il régna 1 an - 2 Rois 8 :26. Joram (fils de Josaphat), lui, avait régné 8 ans à Jérusalem (2 Rois 8 :17), et il avait encouru la colère de D.ieu pour avoir « marché dans les traces d’Achab ».


beatus-manchester-prostituee-bete.jpgTout cela démontre une époque trouble où les rois de Juda et d’Israël sont entremêlés par des mariages, l’idolâtrie des rois d’Israël déteignant sur les rois de Juda. Deux femmes ont une forte influence à cette époque : la femme d’Achab, Jézabel, et sa fille Athalie. Elles reflètent toutes deux l’esprit de l’Antichrist. Jézabel est particulièrement l’ennemi des prophètes. Il faut savoir que le prophète Elie avait passé au fil de l’épée les 450 prophètes de Baal, amis de Jézabel !  Jéhu, de son côté, ne fit pas de quartier dans son zèle pour l’Eternel, exécutant les familles royales de la maison d’Achab (notamment en faisant couper la tête des 70 fils d’Achab) sans état d’âme. Jéhu massacra aussi tous les prophètes de Baal, en se faisant passer pour un converti au cours d’une fête en l’honneur de leur idole - 2 Rois 10 :18-28…

 
La femme, ivre du sang des saints…
Athalie faisant périr toute la famille royale de Juda sauf un, essayant d’éliminer définitivement la lignée davidique (et celle du Messie), nous rappelle Apo.17 qui décrit l’arrivée diabolique à la fin des temps de « la femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus » (= des Juifs et des chrétiens authentiques). Elle chevauche la bête écarlate, et sur elle sont inscrits des noms de blasphème. Tous deux représentent l’association de la Bête et de la Prostituée – la Babylone politique et la Babylone religieuse. De nos jours, l’on voit se développer à l’encontre d’Israël et des chrétiens qui soutiennent Israël, une organisation de plus de 340 églises, dénominations et communautés dans le monde, regroupant quelques 550 millions de chrétiens. Il s’agit du Conseil Œcuménique des Eglises – le COE (WCC en anglais). Avec le COE, a été mis en place depuis 2002 un « Programme œcuménique d’accompagnement en Palestine et en Israël (EAPPI), pour mettre fin à l’occupation illégale de la Palestine » (!). Il est intéressant de noter que WCC (COE) en hébreu oow, donne en valeur numérique : 6, 60, 60 qui rappelle étrangement un code que l’on retrouve dans l’Apocalypse…

 
Athalie, la tueuse de vision !
Athalie a le même esprit que sa mère Jézabel. L’esprit de Jézabel est un esprit fort. Il hait les prophètes, notamment ceux qui ont l’onction d’Elie[1]. Sa sphère de nuisance se situe dans l’Eglise pour usurper le pouvoir, tenter de détruire ou discréditer les ministères par la manipulation et le mensonge (1 Rois 21 - l’histoire de la vigne de Naboth), et aussi par l’impudicité et le péché sexuel (cf Apo. 2 :20) – Baal et Astarté, ses coéquipiers diaboliques, sont ses deux idoles, des puissances qui s’attaquent aux croyants[2]. Elie a combattu avec succès ces deux puissances.  

 
Athalie est une tueuse. Elle voulait éliminer toute la famille royale de Juda pour régner en despote. C’est l’Esprit de Jézabel qui veut prendre le pouvoir en éliminant l’autorité légitime. Mais il y a quelque chose de spécifique avec Athalie. Athalie veut tuer la semence royale, la lignée davidique, celle du Messie. Le Seigneur en ces derniers temps sème des semences pour « préparer le chemin du Messie ». Le passage de 2 Rois 11 nous révèle la cible d’Athalie : « la race royale ». Or, la race (zera) en hébreu, c’est aussi la semence ! Dieu a mis des semences dans le cœur de la dernière génération, celle de Joas ! C’est la vision de l’Eternel pour nous conduire à la divine Semence de D.ieu qui est le Messie, appelé aussi « Germe » :

« Voici, les jours viennent, dit l’Eternel, où Je susciterai à David un germe juste ; Il régnera en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et l’équité dans le pays (Israël) » - Jér.23:5, 15 ; Es.4 :2 ; Zach.3 :8 ; 6 :12

 
Athalie veut tuer toute semence qui a été placée par D.ieu dans le cœur des chrétiens. C’est la vision que D.ieu donne pour bénir Israël et préparer le chemin royal du Messie qui est l’objet de la haine d’Athalie. Le but ultime d’Athalie est de tuer la vision d’Israël, en écartant ou disqualifiant les visionnaires. Connaissant sa stratégie, nous pouvons la contrer et mener à terme les projets que D.ieu place en nos coeurs.

 
Le survivant du massacre de la famille royale
Revenons à l’histoire de Joas, survivant de la famille royale de Juda – selon 2 Rois 11 et 2 Chron.22 :

« Athalie, mère d’Achazia, voyant que son fils était mort, se leva et fit périr toute la race royale de la maison de Juda. Mais Joschabeath, fille du roi, prit Joas, fils d’Achazia, et l’enleva du milieu des fils du roi, quand on les fit mourir » - 2 Chron.22 :10

 
Résumons : Athalie est la mère d’Achazia ayant régné une année avant d’être tué par Jéhu. Achazia avait « marché dans les voies de la maison d’Achab, sa mère lui donnant des conseils impies » (2 Chron.22 :3). Achazia (ou Joachaz, selon 2 Chron.22 :17) était le seul fils vivant car, D.ieu avait châtié Joram son père qui marchait dans les voies de la maison d’Achab et qui avait tué tous ses frères « meilleurs que lui » (2 Chron.22 :4, 13). A la nouvelle de la mort d’Achazia, Athalie n’a alors qu’une idée, celle de faire mourir la famille royale (devant être les petits-enfants du roi Josaphat) pour régner en maître sur Jérusalem. C’est ce qu’elle fera durant 6 ans. Prophétiquement on peut penser que ces 6 années sont la dernière semaine des temps de la fin durant laquelle l’Antichrist règnera.

 
La princesse Yéhocheva sauve le roi !
Un petit-fils de Josaphat fut grâce à D.ieu préservé, mis à l’écart de la folie meurtrière d’Athalie. D.ieu avait mis de côté « un reste » en la personne du petit Joas. Celle qui le sauva était la propre fille du roi, Yéhocheva qui signifie « D.ieu a promis, a juré ». Quel nom magnifique ! L’Eternel avait en effet promis à David que sa descendance serait assurée à perpétuité ! « Ton trône et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi » - 2 Sam.7 :16. Les promesses de D.ieu s’accomplissent toujours et Sa fidélité est sans faille, amen !


enfants-juifs.jpgIl y a quelque chose de soudain et de violent dans le massacre de la famille royale : quand Athalie apprit la mort de son fils, « elle se leva… », et agit pour tuer. De tels massacres ont déjà eu lieu dans l’Histoire, toujours de manière terriblement efficace. Moïse a été le seul rescapé de sa génération, les enfants mâles furent en effet noyés dans le Nil sur ordre de Pharaon (Ex.1 :22), les parents de Jésus ont dû fuir en Egypte sachant providentiellement les intentions meurtrières d’Hérode, et durant la Shoah, 1,5 millions d’enfants juifs on été gazés et brûlés dans les fours crématoires… Aujourd’hui, on voit avec l’avortement dans le monde (et notamment en Israël), avec la politique démographique chinoise[3], et la croissance incroyable du phénomène homosexuel, que l’Ennemi essaie par tous les moyens de contrecarrer les plans de D.ieu et s’opposer à la venue du Mashia’h.

 
A Jérusalem a eu lieu fin juin la Convention Internationale de Jeunes « One Thing » qui veulent s’engagent dans l’armée de D.ieu et se tenir « sur la brèche ». C’est une certitude pour les Intercesseurs qui prient sur les murailles de Jérusalem, que cette génération est la dernière ! Elle est précieuse ! Dieu lève une armée de jeunes (et moins jeunes) qui s’engagent pour l’Eternel et désirent participer aux projets divins des derniers temps, notamment pour soutenir Israël et accueillir le Roi des rois. Le Psaume 102 nous le rappelle, c’est le temps (cf Luc 21 :24) :

« Tu te lèveras, tu auras pitié de Sion ; Car le temps d’avoir pitié d’elle, Le temps fixé est à son terme ;
Car tes serviteurs en aiment les pierres, ils en chérissent la poussière.
Alors les nations craindront le nom de l’Eternel, et tous les rois de la terre ta gloire.
Oui, l’Eternel rebâtira Sion, Il se montrera dans sa gloire.
Il est attentif à la prière du misérable, Il ne dédaigne pas sa prière.
Cela est  écrit pour la génération dernière, et le peuple qui sera créé célèbrera l’Eternel »

 
Des Yéhocheva et des Déborah…
Deborah-2.jpgLe Seigneur recherche des « Yéhocheva » ! Ce sont des femmes de courage qui osent tenir tête à l’Ennemi et sont comme des lionnes lorsqu’il est question de veiller sur la venue de l’Epoux. Yéhocheva est semblable à Esther, à Yaël qui tua Sisera, et à Déborah de la tribu d’Issacar. Ces derniers jours, un enseignement était donné à Jérusalem à Souccat Hallel, « the understanting of times » - la compréhension des temps pour les derniers jours –  sur la nécessité de prier pour les filles d’Issacar, qui, à l’instar de Déborah, sont des mères en Israël. Les enfants d’Issacar appellent les peuples sur la montagne, sur la montagne de Sion. Ils ont « l’intelligence des temps » - 1Ch 12:32. Le Seigneur a besoin d’eux aujourd’hui.

 
Fin d’Athalie et honneur au roi !
Pour finir l’histoire, Yéhojada le sacrificateur avec l’aide de ses fils, avec beaucoup de courage, prit la décision de chercher les Lévites de Juda, en ayant au préalable convaincu les chefs de l’armée de s’allier avec eux. Avec toute une mise en scène destinée à tromper Athalie, Yéhojada put oindre Joas, le faisant roi. On mit sur lui le diadème et le témoignage, et le peuple acclama le roi ! Les projets de l’Eternel s’étaient accomplis, Athalie vaincue.

« Athalie entendit le bruit du peuple accourant et célébrant le roi, et elle vint vers le peuple à la maison de l’Eternel. Elle regarda. Et voici, le roi se tenait sur son estrade à l’entrée ; les chefs et les trompettes étaient près du roi ; tout le peuple du pays était dans la joie, et l’on sonnait des trompettes… Athalie s’enfuit aux écuries du roi … c’est là qu’ils lui donnèrent la mort  » - 2 Chron.23 :12-15.


[1] L’onction d’Elie mérite un vrai message. Mal.4 :6 dit qu’Elie « ramènerait le cœur des pères à leurs enfants » : selon Luc 1 :17, Jean-Baptiste l’a accompli. Par contre, « ramener le cœur des enfants (l’Eglise) à leurs pères (Israël) » nous incombe…

[2] Pour ceux qui ont vu le film de Walt Disney « La petite sirène », l’image de la pieuvre énorme, escortée de ses deux acolytes, deux barracudas, dépeint bien Jézabel / Athalie, accompagnée des deux esprits Baal et Astarté…

[3] Les autorités obligent les femmes chinoises à avorter même à 8 mois de grossesse et à se faire stériliser. En Europe, et notamment en Espagne, on peut aussi avorter à 8 mois pour 4.000 euros…

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 12:24

pict0141.jpg« Je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages : une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée.
Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit :
Le libérateur viendra de Sion, et Il détournera de Jacob les impiétés ;
Et ce sera mon alliance avec eux, lorsque J’ôterai leurs péchés.»
 
Romains 11 :26

 
Ne t’enorgueillis pas, Eglise !
Daniel ayant dit que plus nous approchons de la fin (Dan.12 :4), plus nous grandissons dans la connaissance, prenons le temps de nous pencher sur ce mystère – Israël. Paul (Rom.11) a averti par trois fois les chrétiens de ne pas tomber dans l’orgueil concernant le sujet d’Israël disant, en paraphrasant : « Toi qui as été greffé au milieu d’eux[1], et te nourris de la racine de l’olivier franc qu’est Israël, ne te glorifie pas et ne te crois pas meilleur que les anciens rameaux. Si tu étais tenté de les mépriser, souviens-toi que ce n’est pas toi qui portes la racine ; c’est elle qui te porte ! » (v.18). Puis v.20 : « Crains (au lieu de croire que ta foi est plus grande que la leur), car si D.ieu n’a pas épargné les Juifs, Il ne t’épargnera pas non plus ! ». Enfin, v.25 : « Ne persistez pas dans l’erreur en croyant tout savoir ! Le mystère d’Israël est plus grand que vous ne le croyez. S’ils ont été endurcis à ma parole (pour que vous bénéficiiez du salut), ils seront cependant sauvés (tout Israël), quand le nombre total de tous les Goyim (destinés à entrer en possession du salut) sera complet ». Craignons, frères et sœurs, de tomber sous la colère de l’Eternel, en agissant par orgueil, et hâtons-nous de vraiment comprendre le mystère d’Israël.

 
La « conversion » des Juifs
Paul savait sans doute que l’Eglise allait outrepasser son mandat et tomber dans l’orgueil. Nous le voyons dans l’Histoire, l’antisémitisme chrétien a été à la base de la persécution des Juifs, qui a amené le monde à vouloir détruire et annihiler le peuple juif. Hitler s’est référé au grand Réformateur Luther qui a de son temps haï les Juifs pour n’avoir pas voulu se convertir. C’est ce que l’empereur Constantin a voulu faire dès le 4e siècle. C’est ce pourquoi les Juifs se sont battus et se battent aujourd’hui… pour ne pas se faire assimiler. C’est un danger aussi grand que la Shoah, car cela les empêcherait de réaliser le plan de D.ieu en faveur de l’humanité.

Cela fait 2000 ans que les Juifs sont confrontés à notre manière de voir « chrétienne », et ils ont résisté jusque-là. Ils ont résisté à l’empereur Constantin, aux Croisés qui ne les ont pas épargnés, les tuant par centaines de milliers, à l’Inquisition catholique et à la torture, aux trop nombreux pogroms en Russie orthodoxe, à Luther, aux Nazis... Comment peut-on croire qu’ils vont accepter aujourd’hui de nous suivre en reniant leur foi et leurs racines ? Leurs pères et leurs mères ont combattu pendant des siècles et beaucoup sont morts sans renier leur foi…

 
ark_ofthe_covenant.gifLe Mystère d’Israël
Le mystère pour lequel le peuple juif n’a pas été détruit ou dissous comme tant d’autres peuplades, c’est que D.ieu est avec eux ! D.ieu était avec Jacob lors de sa fuite, et chez Laban, il a dû travailler 20 longues années sans être chez lui, sans rien posséder que ses propres enfants. N’est-ce pas là une image de ces 2000 ans de servitude dans les nations, en Galout (en diaspora), loin de la terre d’Israël ?  D.ieu a veillé sur Jacob et l’a béni malgré la duplicité de son beau-père Laban. Et lorsqu’il fut temps pour Jacob de revenir à la maison, D.ieu l’attendait au-delà du gué de Yabboq, pour une rencontre-confrontation, afin de permettre à Jacob de devenir Israël. - qby Yavoq (le gué de Yabboq) parle de dépouillement. Oui, le Seigneur veut enlever à Israël ses vieux habits. Il veut le purifier, le passer au creuset. Le peuple juif a besoin d’une rencontre personnelle avec son D.ieu, de la même manière que l’Eglise a besoin d’être purifiée et revêtue d’habits de fin lin (Apo.19 :8).

 
Le mot « Israël » existe plus de 1700 fois dans la Bible. Il faut plus d’un chapitre pour parler de ce sujet. Les nations ont été créées en fonction d’Israël (Deut.32 :8)…. Israël est le « peuple saint » par excellence (Deut.7 :6). D.ieu a ordonné à Cyrus de reconstruire le temple « Pour l’amour de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu… » (Es.45 :4). Israël est le serviteur de D.ieu : « Il m’a dit : Tu es mon serviteur, Israël, en qui Je me glorifierai » (Es.49 :3). Il doit être la lumière des nations, mais ne le sera réellement qu’à la fin des temps, lors du Millenium. Jusque-là, Israël a été le porteur de la Loi, de l’Arche de l’Alliance dans les nations. Israël est le peuple qui confronte les nations vis-à-vis de D.ieu et c’est pourquoi, le monde désire tant sa destruction. Israël nous renvoie à D.ieu, il est le miroir de D.ieu. Cela explique la jalousie de chrétiens qui préfèrent les voir convertis et sont en colère lorsqu’ils ne veulent pas rentrer dans l’Eglise.

 
L’histoire de Job est une saisissante image d’Israël. Sous le regard de D.ieu, des anges et de satan, Job est malmené par les épreuves, il perd tout sauf la foi, et ses trois amis qui devraient l’encourager, finissent par dire que Job a « certainement péché quelque part ». Et Job se proclame innocent. Ces amis sont l’image d’une certaine Eglise qui pointe le doigt sur les Juifs, tout en se défendant de tout antisémitisme. Or, à la fin de l’histoire, D.ieu justifie Job, le bénit et le restaure. C’est D.ieu lui-même qui demandera à Job de prier pour ses amis afin qu’Il pardonne leurs jugements injustifiés. Israël, comme peuple, sera utilisé glorieusement à la fin des temps, et c’est cela qui doit nous pousser à le soutenir et à l’aimer : « Pour l’amour de Sion, je ne me tairai point… » (Es.62).

 
Des prémices d’Israël… à la gloire des nations
Beaucoup de Juifs qui découvrent leur Messie et deviennent participants de l’Eglise, ont eu une rencontre personnelle avec Lui. Ils représentent ‘les Prémices’ de ce qu’ils seront par la suite, un peuple saint pour l’Eternel. N’oublions pas que Chavouot ne représente que les Prémices de la moisson. La Moisson est pour Soukkot, qui est l’image de la venue du Mashia’h et de la Récolte finale. Les Messianiques ne seront donc qu’un petit nombre (comme l’Eglise par rapport aux milliards d’inconvertis), jusqu’au temps de la Moisson.

Esaïe 66 :12 nous dit : « Ainsi parle l’Eternel : Je vais faire affluer la paix vers elle (Jérusalem) comme un fleuve, la gloire des nations tout comme un torrent qui déborde. Vous serez allaités, et portés sur la hanche, bercés sur les genoux ». Qui est cette gloire des nations (kavod goyîm) ? Ce sont les chrétiens (notsrîm) qui comme en Jérémie 31 :7, « poussent des cris de joie sur Jacob, et supplient le Seigneur : délivre ton peuple, le reste d’Israël ! ». Ce sont ceux qui comme en Es.62 :6, « ne se taisent ni jour ni nuit » comme des veilleurs sur les murailles de Jérusalem. Voilà la gloire des nations ! Soyons cette gloire… et bénissons Israël comme il convient, jusqu’à la venue du Mashia’h, le Roi des rois. Il viendra restaurer Israël pour que l’humanité toute entière se tourne vers le Seigneur : « En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un Juif par le pan de son vêtement, et diront : Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous »…. et Il anéantira alors « le voile qui est sur tous les peuples » (Es.25 :7).

 Alléluia pour ce temps glorieux !



[1] La version Segond fait une grave erreur de traduire « à la place d’eux ». L’Eglise n’a pas pris la place d’Israël !

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 12:31

Présenter les pains de Chavouot
shavouot.jpgD'après le récit biblique, Chavouot commémore le souvenir du don de la Torah et des Dix Commandements au peuple hébreu arrivé au Mont Sinaï, sept semaines après avoir quitté l'esclavage en Égypte. Avec Pessa'h et Soukkot, Chavouot est l'unedes trois Fêtes de l’Eternel, et sur un plan agricole, désigne le temps des prémices de la récolte future qui se fera à Soukkot.

La Nouvelle Alliance en Yeshoua nous donne un aspect renouvelé des fêtes de l’Eternel. Nous voyons ainsi l’accomplissement prophétique en Jésus-Christ des deux 1ères fêtes et nous sommes en attente de l’accomplissement de la dernière qui ouvrira une ère glorieuse, celle des « mille ans », avec la venue du Messie en tant que Roi des rois. Israël attend ce moment depuis toujours, c’est son espérance : « Une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre » (Es.2) – « Le loup habitera avec l’agneau… la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent » (Es.11). Gloire à D.ieu ! Le Seigneur, régnant sur toute la terre de Jérusalem, « anéantira le voile qui est sur tous les peuples… Il engloutira la mort pour toujours » (Es.25). « Il fera disparaître de toute la terre l’opprobre de Son peuple, Israël ». Alléluia !

 
L’Esprit prophétique de Pentecôte
fetvitrailjerusalem.jpgA Pessa’h, Yechoua s’est révélé comme Souverain Sacrificateur. A Chavouot, Il se révèle comme Prophète tandis qu’à Soukkot, Il sera le Roi. C’est l’Esprit prophétique qui est libéré à « la Pentecôte », c’est l’Esprit Saint qui est révélé en puissance, afin de répandre la Parole jusqu’aux extrémités du monde. L’Eglise en tant que peuple et Corps de Christ a été constituée pour cette mission. Un temps « d’année de grâce » selon Es.61 et Luc 4 s’est ouvert pour que le monde ait la connaissance de la Parole de D.ieu et découvre la grâce et le salut en Jésus-Christ. Le projet est béni et merveilleux, mais le monde s’est-il pour autant converti ? Les nations se comportent-elles de manière chrétienne ? L’homme a-t-il été transformé avec l’avènement de l’Eglise… est-il aujourd’hui meilleur ? A ces questions, on ne peut que répondre « non », et dire même que les choses vont en empirant. Pourquoi ?... L’Eglise [1] a-t-elle « échoué » ? Oui, d’une certaine manière. Aujourd’hui, la déchristianisation est en route en Europe ; l’athéisme, l’Islam et autres religions ont largement supplanté la Chrétienté partout dans le monde et si l’on voit encore des réveils là où les gens ont le plus besoin du Seigneur, l’on constate que l’Eglise est devenue une institution respectable certes, mais morte selon les critères de la Parole. Pourquoi finalement l’humanité n’est-elle pas acquise à D.ieu ? D’une part parce que l’homme reste l’homme, il marche davantage par la chair que par l’Esprit, mais aussi parce que l’Eglise est le fruit de CHAVOUOT et non de SOUKKOT ! Chavouot, représente avant tout des prémices qui sont saintes, mais ce n’est pas la Récolte. La récolte se fera à Soukkot, avec la venue glorieuse du Mashia’h et au travers d’Israël, et ce jour-là, « la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent ». Alléluia !!

 
Les deux « fils de l’huile »

Lors de la fête de Chavouot, on lève les deux pains « pour qu’ils soient agités de côté et d’autre » (Lév.23 :17). C’est une offrande consacrée à l’Eternel. Ces deux pains représentent Israël et l’Eglise, les deux projets divins qui ont tous deux besoin d’un accomplissement prophétique. Le prophète Zacharie (ch.4) donne la même image avec la vision du Chandelier – la Ménorah entourée des deux oliviers : « Ce sont les deux oints qui se tiennent devant le Seigneur de toute la terre ! ». Littéralement, ce sont « les deux fils de l’huile (pure et brillante) ». C’est ce que nous sommes devant l’Eternel, nous, Israël et l’Eglise réunis. Nous sommes liés et « un » dans la main de Dieu ! Israël est l’Olivier franc et nous avons été greffés sur cet olivier. C’est un immense privilège d’avoir part à l’Alliance. Or, dans l’histoire de l’Eglise, nous voyons que les chrétiens se sont coupés des racines hébraïques. L’Eglise s’est paganisée, hellénisée, intellectualisée, mondanisée… elle a perdu sa vision première, sa force, elle s’est coupée d’avec sa famille, que sont les patriarches, alors que la Bible dit : « Honore ton père et ta mère ».

En ces derniers jours, les « deux frères », Israël et l’Eglise, ont un défi : Israël doit se battre avec lui-même et revivre prophétiquement le combat qu’a vécu Jacob avant de franchir le gué de Yabbok (Gen.32 :24) : Jacob doit combattre l’ange et devenir véritablement Israël. De son côté, l’Eglise a un défi qui est de se rattacher à ses racines, Israël. Un arbre sans racine meurt. Une fleur dans un verre d’eau ne peut rester longtemps fraîche, elle se fane. Il faut la replanter dans sa terre pour qu’elle retrouve vigueur et beauté...

 
Et la gloire de D.ieu sera révélée…

Montons sur « les murailles de Jérusalem » et intercédons ! En ce temps de Chavouot, présentons les deux pains Israël et l’Eglise à l’Eternel ! D’Israël, la Bible dit : « une sainte postérité renaîtra de ce peuple » (Es.6 :13). Nous savons que D.ieu va utiliser le peuple juif d’une manière glorieuse ; il deviendra l’instrument dans les mains de D.ieu pour un réveil sur toute la terre. L’Eglise, à l’instar du grand frère selon la parabole des deux fils, doit accueillir avec joie le retour à la maison du fils prodigue, du frère juif. Israël revient sur sa terre et à la Parole et a besoin de notre aide et de notre soutien. L’Eglise a un rôle prophétique déterminant dans ces derniers temps : elle doit se réconcilier avec Israël et l’aimer comme D.ieu l’aime : « Consolez, consolez mon peuple, dites à Jérusalem qu’elle est pardonnée doublement de ses péchés ! » (Es.40). Et la Bible ajoute plus loin : « … et la gloire de D.ieu sera révélée sur toute chair !...».  N’est-ce pas un projet merveilleux, glorieux ? Que l’Eternel soit béni !

« De même que vous avez autrefois désobéi à Dieu, et que par leur désobéissance vous avez maintenant obtenu miséricorde, de même ils ont maintenant désobéi, afin que, par la miséricorde qui vous a été faite, ils obtiennent aussi miséricorde.
Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire miséricorde à tous.
O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que Ses jugements sont insondables, et Ses voies incompréhensibles !... A Lui soit la gloire dans tous les siècles  »
Romains 11 :30-36



[1] L’Eglise véritable demeure la perle de grand prix. Mais elle sera « un reste ». Jésus dit que le «  tri » devra être fait : « Comme on arrache l’ivraie et qu’on la jette au feu, il en sera de même à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité » (Mat.13 :41).

 

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 08:24

ou : la capacité de s’indigner, quand le D.ieu d’Israël est insulté…
ou : les caractéristiques de la nouvelle génération des « David »

 

« Je marche contre toi au nom de l’Eternel des armées, du D.ieu de l’armée d’Israël que tu as insulté ! »

C’est ainsi que le jeune berger David, huitième de la famille d’Isaï le Bethléhémite, a répondu au défi que le héros des Philistins avait jeté à tout Israël. N’est-ce pas avec cette vaillante et folle ardeur que nous devons répondre à tous ceux qui s’élèvent contre Israël et méprisent Israël et Son D.ieu ?

 
‘Yom Yerushalaïm’
en Israël est le Jour de Jérusalem, célébrant le 40e anniversaire de la libération et de la réunification de la ville de Jérusalem en 1967, lors de la guerre des « Six-jours ». A l’invitation du Maire de Jérusalem à l’égard des ambassades, l’Allemagne qui préside l’Union Européenne, a opposé un refus, prétextant que Jérusalem est « occupée » par Israël. Pourtant, chacun sait que Jérusalem a été délivrée en 1967 de l’occupation illégale des forces jordaniennes. Le refus des ambassades européennes, par la bouche du responsable allemand, est une insulte à Israël, et au-delà, au D.ieu d’Israël qui réside à Jérusalem (Ps.132). Ce sont Ses projets qui ont permis que la Jordanie attaque sans prévenir Israël lors de la guerre des « Six-jours », pour que la ville soit redonnée à son propriétaire et qu’elle soit réunifiée sous la souveraineté du peuple juif. C’est en effet dans une ville juive que le Mashia’h viendra faire Son entrée. Le Seigneur viendra « poser Ses pieds » sur le Mont des Oliviers redonné à Israël ! Jésus a prophétisé : « … Jérusalem sera piétinée par les nations jusqu’à ce que le temps des nations soit terminé » - Luc 21 :24. Nous sommes dans les temps messianiques : 19 ans après la création de l’Etat hébreu, Jérusalem est redevenue « capitale éternelle et indivisible » d’Israël. Aujourd’hui, 40 ans après la réunification de Jérusalem, une génération a passé. Ce sont là des faits et des chiffres prophétiques et nous voyons que les nations, gouvernées dès à présent par l’esprit de l’Antichrist, n’acceptent pas la souveraineté juive sur Jérusalem. Le prophète Zacharie n’avait-il pas dit de la part de l’Eternel : « En ce jour, Je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples » - Zach.12 :3 ?...

 
En tant que croyants, gardons intact la capacité de nous indigner contre ceux qui s’élèvent contre Israël, car nous savons que c’est D.ieu qu’ils insultent. De même que David, Job a défendu l’honneur de D.ieu contre satan et les railleurs se disant être ses amis, et en refusant de blâmer D.ieu pour les difficultés qu’il vivait. C’est un devoir de défendre l’honneur de D.ieu même si nous savons que D.ieu sait se défendre tout seul et n’a pas besoin de nous pour cela. Le Seigneur doit voir en nous une grande sensibilité, la même passion qui animait David lorsqu’il était question d’Israël, de Jérusalem, de D.ieu. La nouvelle génération de jeunes sera comme David, possèdera la même « folie » pour D.ieu…

 
David : une génération messianique
On connaît tous l’histoire de David et Goliath, mais étudions quelques aspects inédits de la vie de David pour en faire ressortir le côté prophétique, notamment au travers de ses origines :

« Voici la postérité de Pérets : Pérets engendra Hetsron ; Hetsron engendra Ram ; Ram engendra Amminadab ;Amminadab engendra Nachschon ; Nachschon engendra Salmon ; Salmon engendra Boaz ; Boaz engendra Obed ;Obed engendra Isaï ; et Isaï engendra David » - Ruth 4 :18.

 
Nous constatons que la génération de David est « une génération messianique ». Luc dans le NT reprend les mêmes personnages, de Perets à David, que dans le livre de Ruth – Luc 3 :32-33. Et l’on voit que David est l’arrière petit-fils de Ruth et Boaz. David est ainsi relié à Ruth la Moabite, une non-juive qui a fait du peuple juif son peuple et du D.ieu d’Israël son D.ieu. Cela nous touche, nous les Goyîm, les non-juifs d’aujourd’hui qui avons à cœur Israël ! Ruth s’est installée en Israël et s’est intégrée à la population. Même à l’étranger, on peut faire d’Israël, son pays, et du peuple juif son peuple. Le cœur qui bat en nous est le même que celui de notre Seigneur Yechoua, c’est son sang qui coule spirituellement en nous.

 
Son père est Isaï, en hébreu : Yichaï = je possède. Un « fils d’Isaï » est attaché à la possession de l’héritage divin. Isaï est le descendant de Na’hchon, le chef de la tribu de Juda du temps de Moïse : 

« Un rameau sortira du tronc d’Isaï, et un rejeton naîtra de ses racines. L’Esprit de l’Eternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Eternel » - Esaïe 11.

 
Isaï était père de 8 fils, dont le cadet était David : « David était fils de cet Ephratien de Bethléhem de Juda, nommé Isaï, qui avait huit fils, et qui, du temps de Saül, était vieux, avancé en âge » - 1Sam.17 :12. Le chiffre huit - 8ème de la famille - indique bien sa messianité. Pour information, Yechoua’ a la valeur numérique 8 (386 = 17 = 8), et Yechoua’ haMashia’h = 8.8.8. !

 
La ville d’origine de David est Ephrat, près de Bethlehem. Ephrat a la même origine en hébreu qu’Ephraïm (para = porter du fruit). Elle signifie la fécondité, la fertilité. C’est ce que la dernière génération sera, d’une grande fertilité. D.ieu va lui faire porter des fruits en quantité !

 
Sa description : L’humilité, la jeunesse et le courage, la force. Lorsque Samuel dût oindre un des fils d’Isaï, il pensait à l’aîné qui était grand comme le roi Saül. Mais D.ieu lui dit le contraire : « Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté. L’Eternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur » - 1Sam.16 :7. L’importance est le cœur. Avoir un cœur comme David. Il était « selon le cœur de D.ieu » : « … Il leur suscita pour roi David, auquel il a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils d’Isaï, homme selon mon coeur, qui accomplira toutes mes volontés » - Actes 13 :22. Voir 1Sam.13 :14.

 
David était courageux et fort puisqu’il défendait son troupeau contre des ours et des lions : « David dit à Saül : Ton serviteur faisait paître les brebis de son père, et quand un lion ou un ours venait en enlever une du troupeau, je courais après lui, je le frappais, et j’arrachais la brebis de sa gueule. S’il se dressait contre moi, je le saisissais par la gorge, je le frappais, et je le tuais » - 1Sam.17 :34.

 
Son physique : David n’était pas grande taille mais beau de figure : « Il était blond, avec de beaux yeux, et une belle figure » - 1Sam.16 :12. Il ne pouvait porter l’armure de Saül, mais l’on verra plus tard qu’il prit la grande épée de Goliath pour s’en servir (21 :9). Joseph aussi était « beau de taille et beau de figure » (Gen.39 :6). Le physique n’est pas vraiment important, mais il est un fait que celui qui marche avec D.ieu a un visage rayonnant. Ce sera je crois, l’apanage de la nouvelle génération : des jeunes gens et jeunes filles qui frappent le regard par leur beauté et leur sincérité de cœur. Une autre définition est celle qui concerne le prophète Samuel : « Samuel grandissait. L’Eternel était avec lui et il ne laissait tomber à terre aucune de ses paroles » (3 :19). C’est aussi la description de David. La génération de David sera accrochée à la Parole de D.ieu.

 
Goliath, le Philistin

Goliath est un titre d’excellence pour un homme hors norme, un géant ; il était le héros des Philistins. David l’appellera par mépris « le Philistin ». Goliath incarne comme Amaleq ou Haman, l’ennemi d’Israël. Les Philistins descendaient des Egyptiens (Gen.10 :14). Il est intéressant de voir qu’ils contrôlaient la fabrication des outils de fer et des armes. (1Sam.13.19-21). Ils avaient probablement appris des Hittites le secret de la fonte et de la fabrication du fer. D’un tel monopole, les Philistins retiraient de grands avantages militaires et commerciaux. Leur puissance était redoutable et ils furent longtemps un piège pour Israël. D.ieu s’est souvent servi des Philistins pour être un aiguillon pour Israël. Aujourd’hui, l’on voit que les Palestiniens, du Hamas ou du Fatah, de même que les combattants du Hezbollah, ressemblent aux Philistins de l’époque biblique. Ils ont cette même haine d’Israël et la même habilité à se servir d’armes terribles, qui, aujourd’hui, sont les kalachnikovs, les roquettes Qassam, et des bombes remplies de clous. La génération de David devra combattre avec les mêmes armes que celles de David contre Goliath. Elle aura la même colère sainte contre ceux qui insultent le D.ieu d’Israël, disant :

« Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi, je marche contre toi au nom de l’Eternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée » - 1 Sam.17 :45

 
La pierre qui tue

L’équipement de David paraît dérisoire face à Goliath. Une fronde et cinq pierres polies tirées du torrent. Rien de plus simple. Evidemment, l’armée de Tsahal aujourd’hui possède les armes les plus sophistiquées au monde, nécessaires pour répondre aux attaques toujours plus meurtrières des ennemis d’Israël. A l’époque biblique, il y avait des frondeurs qui étaient d’excellents combattants. La fronde était une arme redoutable et les pierres ne manquaient pas. La tribu de Benjamin était réputée pour posséder 700 hommes d’élite (Juges 20 :16) - des gauchers qui « lançaient une pierre avec la fronde sachant viser un cheveu sans le manquer ».

 
Spirituellement, les armes du berger David nous parlent par leur simplicité. Les cinq pierres nous parlent des cinq livres de la Torah. La pierre (even -
Nba) est un symbole fort dans la Bible et le torrent nous parle de l’Esprit. D.ieu est « le Rocher (la pierre) d’Israël » (Gen.49 :24) et Jésus est « la pierre angulaire » (Es.28 :16 ; Ps.118 :22 ; 1Pi.2 :7). On pense aussi à la pierre qui a frappé le ‘géant de fer aux pieds d’argile’ de Daniel (2 :34). La pierre en tant que Parole est avant tout une arme qui nous a été donnée pour combattre l’ennemi de nos âmes et celui d’Israël. C’est « l’épée de l’Esprit, la Parole de Dieu » (Eph.6 :17). C’est une parole « polie, lisse », acérée, la parole rhema qui frappe l’adversaire et le met KO. C’est aussi la proclamation prophétique de la Parole : en juillet 2006, lors de la guerre du Liban, le Seigneur a mis sur le cœur de chrétiens à Jérusalem de proclamer le Psaume 83 qui mentionne les ennemis d’Israël. Comme le prophète Ezéchiel (Ez.35 et 36), les croyants ont proclamé avec force la Parole, et dans l’Esprit ont lancé des flèches et des missiles spirituels contre ces ennemis. C’est là la force de la génération de David qui sont de valeureux combattants, parce qu’ils honorent le D.ieu d’Israël.

 
Un homme selon le cœur de D.ieu

Ressembler à David, c’est être « un homme selon le cœur de D.ieu » (1Sam.13 :14), c’est être proche de D.ieu dans la simplicité, l’humilité et l’adoration. David était un homme de louange et la louange est une arme puissante. Le roi Josaphat a vaincu les fils d’Ammon et de Moab en faisant précéder son armée par les chantres qui chantaient les louanges de D.ieu (2Chron.20 :21). Josué de même a fait tomber les murailles de Jéricho en tournant sept fois autour de la ville et en faisant sonner le chofar et les trompettes. La louange fait partie des armes de la nouvelle génération de David. Goliath a été vaincu par David, non seulement parce que David était un excellent tireur, mais parce qu’il avait un amour passionné pour son D.ieu.

 
Comment sera la génération de David ?

Selon la gematria, DAVID = 14 (
dwd). Un autre mot possède cette valeur numérique et correspond à ce que représente David, c’est NEZER = 14 (rzn). Nezer signifie : diadème, couronne, consécration, nazireat. Le Nezer était la lame d’or sur la tiare d’Aaron sur lequel était marqué « Sainteté à l’Eternel ». C’est la marque des jeunes « David ». De même il y a la consécration, comme celle des naziréens. Zach.9:16 dit : « L’Eternel, leur Dieu, les sauvera en ce jour-là, comme le troupeau de son peuple ; Car ils sont les pierres d’un diadème, qui brilleront dans son pays ». Les ‘pierres du diadème’ représentent ici Israël. C’est l’objectif de la dernière génération de bénir Israël et de prier pour son salut, en intercédant notamment « sur les murailles de Jérusalem ». Cette génération verra la gloire de Jérusalem comme il est dit en Es.62 :

« Pour l’amour de Sion je ne me tairai point, pour l’amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos, Jusqu’à ce que son salut paraisse, comme l’aurore, et sa délivrance, comme un flambeau qui s’allume.
Alors les nations verront ton salut, et tous les rois ta gloire ; Et l’on t’appellera d’un nom nouveau, que la bouche de l’Eternel déterminera. Tu seras une couronne éclatante dans la main de l’Eternel,
un turban royal dans la main de ton Dieu »

 
La victoire appartient à l’Eternel !

Pour finir, nous devons affirmer que c’est à D.ieu qu’appartient la victoire ! Ne nous trompons pas. C’est Lui qui a dirigé le bras de David et qui met dans nos bouches les paroles qui bénissent et les paroles qui frappent. Il est l’Alpha et l’Omega, le Créateur de nos vies, Celui qui conduit Israël à la victoire et nous donne le salut. A Lui seul reviennent l’honneur et la gloire. A Lui doivent être dédiées nos louanges et notre adoration, à Lui seul doivent être consacrées nos vies ! A Son chef des Armées célestes, le Roi des rois qui vient bientôt soit donnée toute gloire … et les nations viendront à Jérusalem pour L’adorer !


 

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 13:55

Ou les théophanies (apparitions de D.ieu) dans le Tanakh

« Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, Il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui Le concernait » - Luc 24 :27
 

Dans l’épisode des pèlerins d’Emmaüs (Luc 24 :13-32), nous voyons que les disciples de Jésus n’ont pas reconnu leur Seigneur : « Leurs yeux étaient empêchés de Le reconnaître » - v.16. Puis, à la fraction du pain, le Seigneur s’est fait reconnaître : «… Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils Le reconnurent » - v.31. Ne peut-on penser la même chose pour le peuple juif qui a été « aveuglé » pour un temps (Rom.11 :11-15) – le temps de l’Eglise, i.e. 2000 ans ? Le Seigneur, en Son temps, se fera reconnaître par eux, comme Joseph avec ses frères. Quant à nous, chrétiens, nous devons nous préparer à Le reconnaître aussi quand Il reviendra pour nous, en sachant qu’Il viendra pour la 1ère fois en gloire et en puissance. En effet, nous Le connaissons jusqu’à présent comme un Dieu de grâce – le Serviteur souffrant d’Esaïe 53 – et Il viendra bientôt comme le D.ieu de jugement – Esaïe 61 :2 et Mal.3 :2.

 
Le D.ieu de l’Alliance
Il existe plusieurs termes qui parlent du Seigneur dans l’AT ou plus exactement « dans les Ecritures ». Jésus emploie ce terme en Luc qui montre bien que ce que nous appelons Ancien Testament représente « les Saintes Ecritures » qui étaient la Bible pour les apôtres et disciples de l’époque de Jésus. Les Evangiles et les épîtres ne sont donc qu’un témoignage neo-testamentaire, postérieur aux Ecritures hébraïques. Elles sont là pour nous révéler la 1ère venue du Seigneur et annoncer la Seconde. Jésus dit que tout est déjà inscrit « dans les Ecritures ». Il importe de ne pas se cantonner dans le NT, mais vraiment de lire les deux parties, ensemble. Cela a été l’erreur du Catholicisme – posséder la Bible complète était interdit jusqu’à il y a peu de temps. Il y a une erreur semblable actuellement dans le monde évangélique, en ne lisant que le N.T. et ne prêchant que les Evangiles. Nous sommes amenés à penser que le Seigneur n’est venu que pour les chrétiens. Cela réduit l’image du vrai D.ieu et nous limite pour comprendre les projets du Seigneur dans les derniers temps.

 
Le Messager de l’Alliance – Mal.3
Il y a plusieurs termes qui définissent le Seigneur dans l’AT. On peut en étudier plusieurs. Nous voyons dans Malachie cette expression : Le Messager de l’alliance - tyrbh Kalm. Mal.3 :1-2 : « Voici, J’enverrai mon messager ; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans Son temple le Seigneur que vous cherchez ; Et le Messager de l’Alliance que vous désirez, voici, Il vient, dit l’Eternel des armées. Qui pourra soutenir le jour de Sa venue ? Qui restera debout quand Il paraîtra ? »

Mat.11 :10 (et Marc 1) explique que le premier « messager » est le prophète Jean-Baptiste. C’est lui qui a préparé le chemin du Messie. Mais Malachie a la vision pour la 2e venue du Messie, c'est-à-dire la venue qui concerne le peuple juif qui l’écoute. Le Messager de l’Alliance est le Mashia’h glorieux et puissant ! « Qui pourra soutenir le jour de Sa venue ? », dit Malachie. C’est fort. Malachie le voit entrer dans le Temple, et sans doute est-ce l’entrée majestueuse qui se fera dans le troisième Temple reconstruit.  

 
L’envoyé de l’Eternel – Juges 2
Autre expression : « L’envoyé de l’Eternel » - hwhy-Kalm – en Juges 2 :1 : « Un envoyé de l’Eternel monta de Guilgal à Bokim, et dit : Je vous ai fait monter hors d’Egypte, et Je vous ai amenés dans le pays que J’ai juré à vos pères de vous donner. J’ai dit : Jamais Je ne romprai mon alliance avec vous ».  La plupart des versions (sauf la version Segond) rajoutent l’article défini et utilisent les termes « l’envoyé » ou « l’ange ».  Malakh a le sens de messager, d’envoyé et d’ange. C’est celui qui transmet la Parole de Dieu et qui l’exécute.
Clairement cet « envoyé de D.ieu » représente D.ieu Lui-même, disant :

- Je vous ai fait monter hors d’Egypte… dans le pays promis à vos pères

- Je ne romprai pas l’alliance avec vous

 
L’Ange de Dieu ou de l’Eternel
Il y a l’expression « l’Ange de Dieu » - Myhla Kalm – On le retrouve cinq fois dans le Tanakh. Souvent il est mixé avec le terme l’Ange de l’Eternel. On retrouve le terme « l’Ange… » près de 100 fois dans le Tanakh.

1. Gen.21 :17 - Avec Agar pour la consoler et lui demander de se soumettre à Sara sa maîtresse
2. Gen.31 :11 - Avec  Jacob, lorsqu’il est avec Laban. L’ange se dit être « le Dieu de Bethel »
3. Ex.14 :19 - Cet ange est devant et derrière Israël dans le désert. Il suit la colonne de nuée et de feu
4. Juges 6 :20 - C’est l’ange qui parle à Gédéon et lui dit : « l’Eternel est avec toi, vaillant héros ! ». Gédéon aura peur, disant : « Malheur à moi, car j’ai vu l’ange de l’Eternel face à face ! »
5. Juges 13 :9 - C’est l’ange qui parle à Manoa’h, futur maman de Samson et s’appelle « Merveilleux ». On retrouve ce nom en Esaïe 9 :11 pour décrire le Messie : « Admirable, Conseiller… »

 

On verra plusieurs fois « l’Ange de l’Eternel » hwhy Kalm se manifester – plus de 50 fois. En Exode 3 :2-6, Il s’adresse à Moïse et dit : « Je suis le D.ieu de ton père, le D.ieu d’Abraham », et le lieu où cet ange apparaît à Moïse (et à Josué) devient « une terre sainte » où Il doit être adoré, alors que toute adoration des autres anges est formellement interdite – Apo.22 :8-9.

 
L’Ange à l’épée nue dans la main

- No 22:31 « L’Eternel ouvrit les yeux de Balaam, et Balaam vit l’ange de l’Eternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans la main ; et il s’inclina, et se prosterna sur son visage. L’ange parle au travers de la bouche de l’ânesse. Puis Il se révèle à Balaam, qui se prosterne alors devant Lui. Dans le chapitre qui suit, il y aura les grandes prophéties sur Israël et la malédiction sur Amalek, l’ennemi n° 1 d’Israël.

- Jos 5:13  « Comme Josué était près de Jéricho, il leva les yeux, et regarda. Voici, un homme se tenait debout devant lui, son épée nue dans la main. Il alla vers lui, et lui dit : Es-tu des nôtres ou de nos ennemis ? ». Aucun doute encore là sur l’identité de l’Ange. C’est le chef de l’armée céleste en personne ! Josué aura besoin d’être soutenu par D.ieu pour prendre Jéricho et le pays tout entier.

- 1Ch 21:16  « David leva les yeux, et vit l’ange de l’Eternel se tenant entre la terre et le ciel et ayant à la main son épée nue tournée contre Jérusalem ». C’est encore là un moment d’extrême gravité. Il y va de la Ville de David et du Mashia’h, et du lieu qui sera le Mont du Temple – Har habeit, le cœur d’Israël.

 

L’Ange qui est devant Sa face – Esaïe 63
- wynp Kalm – L’Ange devant Sa face : « Dans toutes leurs détresses, Il a été lui-même dans la détresse, et l’ange qui se tient en Sa présence les a sauvés. Dans Son amour et dans Sa compassion, Il les a libérés, Il les a soutenus et Il les a portés tous les jours d’autrefois » (SEM)  Cette image est forte. Cet Ange est le Seigneur, et il est dit qu’Il a Lui-même été « dans la détresse » (erreur de Segond qui ne le dit pas). On peut dire donc que D.ieu était au milieu de la Shoah… C’est le D.ieu de toute consolation qui est décrit là. C’est Lui selon Esaïe 61 :2 qui consolera « les affligés de Sion… et leur donnera un diadème au lieu de cendre… ».

 
En conclusion, sur l’étude des anges…
Il faut plus de temps pour parler de ce sujet si vaste. Il y a des anges spécifiques comme l’ange Gabriel (Dan.8 :16) le porteur de bonnes nouvelles et Mikhaël l’ange d’Israël (Dan.12). Il y a aussi les chérubins (x 68) et les séraphins qui sont là pour servir D.ieu (les mots viennent d’ailleurs de l’hébreu keruvim et saraphim – qui brûle). Lorsque par contre, il est question de l’Ange de l’Eternel/de D.ieu, on peut être sûr qu’il s’agit du Seigneur. En Gen.18, Abraham et Sara sont visités par les trois hommes ou anges. Il s’agit vraisemblablement du Seigneur, accompagné de deux anges : « L’Eternel lui apparut par les chênes de Mamré… ». En Gen.19, nous voyons les 2 anges aider Lot à fuir, tandis qu’Abraham « discute avec l’Eternel » sur le sort de Sodome.

 
Craignons Sa venue… et adorons
Il est dit en Héb.12 :14 que « nul ne verra le Seigneur sans la sanctification ». C’est une chose d’avoir une relation bénie dans le temps présent, sous la grâce, qui signifie que nous sommes au bénéfice du sang de l’Agneau. C’est une autre chose que de marcher dans les projets du Seigneur, recherchant la sanctification. En d’autres termes, lorsque l’on comprend que la venue prochaine du Seigneur sera puissante et glorieuse, il est bon de se préparer à L’accueillir, non pas comme un gentil Messie, mais comme un Juge terrible – Il jugera les nations. Lisons Sa description en Apo.19 :11-15 et ayons la crainte de l’Eternel : « Ses yeux étaient comme des flammes de feu… de Sa bouche sortait une épée aiguë pour frapper les nations… ». Maranatha !


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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 14:46

Lorsque le peuple hébreu était en vue de la Terre promise, Moïse les amena à considérer l’alliance qu’ils devaient faire avec l’Eternel. Ils avaient déjà conclu une alliance au Sinaï, mais il s’agissait d’une autre étape, la dernière avant l’entrée en Canaan :

« Voici les paroles de l’alliance que l’Eternel ordonna à Moïse de traiter avec les enfants d’Israël au pays de Moab, outre l’alliance qu’il avait traitée avec eux à Horeb » - Deut.29 :1

 
Il est utile de se rappeler que seuls Caleb et Josué de leur génération ont pu rentrer en Canaan. La Bible nous dit que Caleb « était animé d’un autre esprit » - No.14 :24. La génération à laquelle il appartenait était morte dans le désert. Quant à Josué, enseigné et formé par Moïse lui-même, on peut dire qu’il était préparé à cette entrée. Ainsi le peuple hébreu, à cause de sa désobéissance et de son manque de foi et du fait qu’il n’était pas prêt à rentrer dans la Terre promise, erra 40 ans dans le désert. Cependant D.ieu leur conserva Sa miséricorde : « Je t’ai conduit pendant quarante années dans le désert, tes vêtements ne se sont point usés sur toi, et ton soulier ne s’est point usé à ton pied… » - Deut.29 :5.

 
L’alliance pour la Terre promise

« Vous vous présenterez aujourd’hui devant l’Eternel, votre Dieu, vous tous, vos chefs de tribus, vos anciens, vos officiers, tous les hommes d’Israël, vos enfants, vos femmes, et l’étranger qui est au milieu de ton camp, depuis celui qui coupe ton bois jusqu’à celui qui puise ton eau.
Tu te présentes pour entrer dans l’alliance de l’Eternel, ton Dieu, dans cette alliance contractée avec serment, et que l’Eternel, ton Dieu, traite en ce jour avec toi, afin de t’établir aujourd’hui pour son peuple et d’être lui–même ton Dieu, comme il te l’a dit, et comme il l’a juré à tes pères,

Abraham, Isaac et Jacob. Ce n’est point avec vous seuls que je traite cette alliance, cette alliance contractée avec serment. Mais c’est avec ceux qui sont ici parmi nous, présents en ce jour devant l’Eternel, notre Dieu, et avec ceux qui ne sont point ici parmi nous en ce jour » - Deut.29 :10-15

 
Ainsi le peuple a-t-il été convoqué solennellement par Moïse. Il est le chef et en quelque sorte le roi d’Israël. Il incarne là le type du Messie qui conduit l’Eglise jusqu’au Royaume millénaire. Durant 2000 ans, l’Eglise a vécu le Royaume de D.ieu spirituellement. Christ a été Son chef, la tête du corps de l’Eglise. Christ est mort et ressuscité pour le monde et pour ceux qui L’ont choisi faisant d’eux des « enfants de D.ieu » du nom de Chrétiens. Moïse a consacré sa vie à conduire Israël à rentrer dans le Pays promis, comme Christ qui a donné Sa vie pour l’humanité. Moïse est « mort » en lui-même pour les enfants d’Israël. Alors que D.ieu voulait détruire son peuple, Moïse a intercédé et s’est placé entre eux et D.ieu : « Pardonne maintenant leur péché ! Sinon, efface-moi de ton Livre (de vie) que Tu as écrit ! » - Ex.32 :32.

 
Le parallèle est saisissant : Christ a été pour l’Eglise la Loi, le Pain descendu du ciel, l’Eau de la vie tiré du Rocher. Quel parallèle avec le peuple hébreu dans le désert ! En quelque sorte, l’Eglise et Israël vivent la même alliance, à deux niveaux différents. Israël sur la terre, l’Eglise de manière spirituelle. Nous devons comprendre et le parallèle ne s’arrête pas là. Il y a une alliance solennelle à laquelle le peuple juif a été convoqué avant de pénétrer dans le Pays. Le monde chrétien entend-il cet appel, cette convocation ?

 
Que dit la Bible à propos de cette convocation de l’Alliance :

« Cette alliance que je vous propose et que je vous invite à confirmer solennellement n’est pas valable pour vous uniquement ; elle concerne non seulement tout homme présent en ce moment même devant le Seigneur notre Dieu, mais aussi tous ceux qui ne sont pas encore nés à l’heure actuelle » Deut.29 :14-15 (FC)

Sommes-nous parmi « ceux qui ne sont pas encore nés » du temps de Moïse ? Oui, nous sommes de la postérité des enfants d’Israël. Cette convocation concerne tous ceux et celles qui se considèrent comme faisant partie de l’Alliance ancienne faite avec les Pères de l’Alliance hébraïque – Abraham, Isaac et Jacob.

 
La question se pose ainsi pour nous chrétiens, issus de « la Nouvelle Alliance » : nous considérons-nous comme faisant partie de la lignée abrahamique ? Sommes-nous en quelque sorte des descendants d’Israël ? Absolument oui ! Nous savons que Jésus est issu de la grande lignée du peuple juif, et nous sommes issus de Christ. Nos racines sont en Christ et en Abraham, elles sont hébraïques. Nous sommes issus du peuple juif, et devons absolument prendre en compte son histoire, sans pour cela voler ce qui appartient au peuple juif. La Bible dit que nous avons été greffés sur l’Olivier franc. C’est un privilège inestimable, dit Paul, et nous pouvons nous considérer comme adoptés - Lire Rom.11. Pourtant nous ne devons jamais oublier que nous ne sommes seulement adoptés, et comme le dit l’apôtre Paul (trois fois), nous ne devons pas tomber dans l’orgueil, croyant que nous avons remplacé Israël ou que nous lui sommes supérieurs…

La Parole nous commande d’honorer nos parents ! C’est le 5e commandement, parmi les dix donnés au Sinaï : « Honore ton père et ta mère afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Eternel te donne ». La TOB traduit : « …afin que tes jours se prolongent sur la terre que te donne le SEIGNEUR, ton D.ieu ». N’est-ce pas une manière de dire prophétiquement que le respect et l’amour des Pères fondateurs sont des conditions pour que notre vie se prolonge dans le Pays qui est le Royaume Millénaire ? C’est à prendre en tous cas en considération. L’apôtre Paul n’hésite pas à dire que ce n’est pas nous (l’Eglise) qui portons Israël (la racine), « c’est la racine qui nous porte » - Rom.11 :18. Reconnaître Israël et l’héritage hébraïque dont l’Eglise est redevable est la chose logique que tout chrétien doit faire. Comme le dit une sœur messianique, « retrouver ses racines hébraïques est une question de vie et de mort ». Entre la vie et la mort, choisissons la vie, comme le dit Moïse :

« …J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l’Eternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t’attacher à lui, car de cela dépendent ta vie et la prolongation de tes jours, et c’est ainsi que tu pourras demeurer dans le pays que l’Eternel a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob » - Deut.30 :19-20


L’appel pour l’Alliance

« Présente-toi pour entrer dans l’alliance de l’Eternel, ton D.ieu, dans cette alliance contractée avec serment et que l’Eternel ton D.ieu traite en ce jour avec toi ».

 
Revenons à la convocation pour l’Alliance pour entrer sur la Terre de Canaan : on peut logiquement faire le parallèle avec l’entrée dans le Royaume millénaire aujourd’hui. Cette alliance concerne bien évidemment en premier lieu les Juifs d’aujourd’hui devant faire physiquement leur aliyah en Eretz-Israël et revenir des nations, des « extrémités de la terre ». Mais sur le plan spirituel, la convocation s’adresse « à l’étranger » qui est inclus dans la grande Alliance abrahamique, qui se sent « issu du peuple juif ». Seuls ceux qui « sont animés de cet esprit » comme l’était Caleb, pourront entendre cet appel. Caleb n’avait plus l’attrait pour l’Egypte et ses idoles, c’était le problème de sa génération. Il était prêt à entrer en Canaan, il aimait son peuple comme D.ieu l’aime, et il avait la crainte de l’Eternel, ayant vu Ses œuvres et Ses prodiges. Nous devons être de la trempe de Caleb ! Entendons-nous cet appel à « faire l’Alliance » ? Une alliance est faite de deux parties : D.ieu a déjà fait sa propre part, l’Agneau de D.ieu a déjà été offert en sacrifice (une fois pour toutes !). Quelle est notre part ? :

« C’est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton coeur, afin que tu la mettes en pratique. Vois, Je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal. Car Je te prescris aujourd’hui d’aimer l’Eternel, ton Dieu, de marcher dans Ses voies, et d’observer Ses commandements, Ses lois et Ses ordonnances, afin que tu vives et que tu multiplies, et que l’Eternel, ton Dieu, te bénisse dans le pays dont tu vas entrer en possession » - Deut.30 :16.

- Aimer le D.ieu d’Israël – le D.ieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob
- Observer Ses commandements, suivre Sa volonté, celle notamment pour « les derniers temps »


Les temps du rétablissement de toutes choses

« Nous sommes dans une saison de restauration pour préparer le chemin du Messie qui vient en tant que Roi des rois et Seigneur des seigneurs à Jérusalem. Ces deux derniers millénaires, les voies droites du Seigneur ont été perverties et détournées tout comme nous pouvons le lire en Actes 13:6-11 lorsque Paul et Barnabas arrivèrent à Chypre » (L’Armée de prière d’Elie – mars 07, de Lars Enarson)

... Beaucoup de dirigeants se réclamaient de Jésus mais étaient en fait enfants du malin, s'alliant au système politique du monde. A travers la sagesse du monde et la ruse « ils pervertissent les voies droites du Seigneur ». En fin de compte la lumière du dieu soleil qu'ils vénéraient s'éteindra. Jésus savait que cela arriverait. Il savait que les voies droites que l'Eternel avait établies seraient perverties et détournées. C'est la raison pour laquelle il dit au sujet de Sa venue en puissance et en gloire, « Avant toutes choses, Elie doit d'abord venir, et restaurer toutes choses » (Mc.9 :12). Pierre expliqua la même chose, « qu'il envoie celui qui vous a été destiné, Yeshua, que le ciel doit recevoir jusqu'aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes » (Actes 3:21)

Quelle glorieuse promesse que celle-ci ! Toutes choses seront restaurées avant la venue du Messie, non seulement ce qui était il y a 1700 ans mais plus encore, la foi apostolique d'il y a 1900 ans, la véritable foi confiée une fois pour toutes à tous les saints. (Jude 3). L'esprit et la puissance d'Elie seront déversés pour préparer le chemin du Messie. Nous avons désespérément besoin de puissance aujourd'hui pour dévoiler et faire taire les faux prophètes accordés à la puissance du système romain du monde.


La voie qui révèle la Gloire de l'Eternel

Jean le Baptiste vint dans l'esprit et la puissance d'Elie, préparant le chemin du Seigneur. Son glorieux ministère, qui se répètera à nouveau dans cette dernière génération est décrite en Esaïe 40:3-4 :

« Une voix crie dans le désert : Préparez au désert le chemin de l'ETERNEL,
Aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu.
Que toute vallée soit exhaussée, que toute montagne et toute colline soient abaissées!
Que les coteaux se changent en plaines, et les défilés étroits en vallons! »

Quel travail ! Quel projet de construction gigantesque et révolutionnaire aura lieu dans ces derniers jours ! Dans un court laps de temps tout changera. Ce qui est tortueux sera redressé. Les voies anciennes seront restaurées. Toute vallée sera élevée et toute montagne sera abaissée. Quel temps cataclysmique ! Enfin, les coteaux se changeront en plaines. Et à la fin : « Alors la gloire du SEIGNEUR paraîtra, et tous les habitants de la terre la verront. Voilà l'ordre du SEIGNEUR » (v. 5)


Comprenons-nous que bénir Israël n’est pas une option ? Qu’investir en Israël est une nécessité pour que les temps s’accomplissent
et qu’en fin de compte, le Seigneur de gloire puisse se révéler au monde entier ?...


Rentrons dans l’Alliance !
Ayons le même esprit que Caleb. Préparons-nous sérieusement à entrer dans le Pays promis, dans le Royaume dont les apôtres attendaient le temps. Ils demandèrent à Jésus : « Est-ce en ce temps que tu rétabliras le Royaume ? » - Ac.1 :6. Nous y sommes, alléluia ! Nous devons par conséquent nous préparer en faisant alliance avec le D.ieu d’Israël et avec Son peuple, car « Le salut vient des Juifs ».


« Dieu sauvera Sion, et bâtira les villes de Juda ;
On s’y établira, et l’on en prendra possession ; La postérité de ses serviteurs en fera son héritage,

Et ceux qui aiment Son nom y auront leur demeure »
- Ps.69 :36-37


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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 12:55

« Parce que mon serviteur Caleb a été animé d’un autre esprit, et qu’il a pleinement suivi ma voie, Je le ferai entrer dans le pays… »
Nombres 14 :24

L’histoire des douze Hébreux chargés par Moïse d’explorer le Pays promis est un épisode-charnière concernant l’entrée dans le Royaume. Il y a un parallèle, pour nous chrétiens, que nous ne devons pas oublier de faire. Jusqu’à Kadesh-Barnéa, la sortie d’Egypte a été remarquablement conduite au travers des miracles et exploits de D.ieu. Finalement, quelques jours seulement[1] suffisaient pour faire sortir le peuple hébreu de l’Egypte et l’amener en Canaan, le lieu du repos, le Pays promis « où coulent le lait et le miel ».  Que s’est-il passé pour que le peuple ait à errer 38 ans[2] de plus dans le désert ? Quelle est cette étape si cruciale qu’apparemment ils ont manquée, ce test qu’ils ont raté, et qui nous parle de l’entrée dans le Pays ? On peut déjà comparer toutes ces étapes dans le désert comme étant les différentes étapes de la vie du chrétien :

- Nous avons obtenu notre délivrance de l’Egypte, évoquant pour nous la Croix, symbole de Pessa’h – l’Agneau de D.ieu qui a versé son propre sang pour nos péchés,
- nous avons le passage de la Mer rouge évoquant pour nous à la fois la séparation d’avec le monde, le baptême d’eau et celui de l’Esprit donné pour vivre notre vie de foi en Yechoua,
- puis nous avons les différentes étapes de foi, en Elim notamment qui sont les ressources divines de repos et de renouvellement mises à notre disposition tout au long de notre route,
- nous avons le Sinaï mettant en évidence la Sainteté de D.ieu en contraste avec notre nature déchue,
- et nous avons enfin l’entrée en Canaan qui représente le Royaume, symbolisant le Millenium.

 
« Que ton Royaume vienne ! »
Il est clair que le chrétien vit déjà le Royaume de D.ieu spirituellement à partir du moment où il naît de nouveau « d’eau et d’Esprit ». Car le Royaume de D.ieu « c’est la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit », selon Romains 14 :17. Pourtant, il y a l’aspect prophétique qu’on ne peut mettre de côté. Le Royaume est aussi celui qui vient : « Que ton royaume vienne, sur la terre comme au ciel ! ». Nous le prions chaque fois que nous disons le « Notre Père ». De nombreux avertissements nous sont donnés dans les Evangiles, quant à l’entrée dans ce Royaume. Quel royaume est-ce si ce n’est le royaume établi sur la terre, avec Israël. De nombreuses paraboles nous invitent à considérer cette étape décisive. Il y a la « parabole des vierges sages » (Matt.25) : sur les dix vierges, la moitié d’entre elles ne peuvent pas entrer dans la salle des Noces ; elles n’ont pas suffisamment d’huile et Jésus leur dira : « En vérité, Je ne vous connais pas ! ». Il y a l’avertissement de Matthieu 7 :21 : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux[3], mais seulement celui qui fait la volonté de mon père qui est dans les cieux ».  Le Seigneur dit aussi en Luc 18 :8 : « Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? ». Ces avertissements nous montrent une chose, c’est que la dernière étape qui nous ouvre la porte sur le Royaume est une étape difficile, cruciale. Méditer sur l’épisode des douze explorateurs est donc particulièrement bénéfique pour nous qui sommes désireux d’arriver au but.

 
Kadesh-Barnéa et les douze explorateurs
Jusqu’à Kadesh-Barnéa, tout s’est relativement bien passé pour le peuple hébreu. Bien évidemment, il y a eu les murmures et la rébellion, inhérente chez l’homme non régénéré, et même chez le chrétien, n’est-ce pas. Il semble que Kadesh-Barnéa est l’ultime épreuve, la plus difficile. Que est le sens du nom Kadesh-Barnéa ? enrb vdq Certains traduisent : le lieu saint pour l’errance. Qadosh (saint) + barar (purifier, éprouver) + nua’ (être errant). Kadesh-Barnéa est comme un lieu-test qui mène soit à l’errance soit au but final, qui est l’entrée dans le Pays. C’est comme un creuset. Est-ce que l’Eglise sera soumise à ce test, passera-t-elle par ce creuset ? On peut le croire, si l’on sait que la Parole nous parle par image. Dans ce cas précis, l’entrée en Canaan est bien l’image de l’entrée dans le Royaume, et les douze explorateurs nous représentent en quelque sorte – ils sont représentatifs du peuple de D.ieu. Deux d’entre eux seulement ont passé avec brio le test de Kadesh-Barnéa. Les autres sont morts, frappés par D.ieu Lui-même : « Ces hommes, qui avaient décrié le pays, moururent frappés d’une plaie devant l’Eternel » - No.14 :37. Josué et Caleb ont été épargnés. Ils ont bien agi. Voyons ce qui les caractérise.


Josué et Caleb : d’un autre esprit
Dans l’enseignement traditionnel de l’Eglise, on passe facilement sur l’échec des dix explorateurs, disant : « Ils ont manqué de foi en D.ieu, ils ont eu peur des géants ». C’est vrai, mais je pense qu’il y a plus que cela : « Parce que mon serviteur Caleb a été animé d’un autre esprit, et qu’il a pleinement suivi ma voie (derrière moi), Je le ferai entrer dans le pays… ». Caleb et Josué sont animés d’un autre esprit et ils sont à 100 % derrière D.ieu. Les dix Hébreux sont sans doute aussi valeureux que Caleb et Josué. Ils ont vu les miracles de D.ieu. Ils ont été choisis pour leur sagesse et sont représentatifs des tribus auxquelles ils appartiennent. Pourquoi ont-ils échoué, et qu’est-ce que Caleb et Josué ont de plus ? La Parole dit : « Ils sont animés d’un autre esprit… ».
Josué, fils de Nun Nwn-Nb eswhy - Yehoshua ben Nun.  Nun[4] = le poisson. Josué prendra la succession de Moïse à la tête du peuple. C’est Josué qui libèrera Israël de ses ennemis. Il incarne en quelque sorte le Mashia’h, il est le type de Christ. Le poisson est devenu le symbole des chrétiens.

Caleb, fils de Yephuné - hnpy-Nb blk. Kelev, c’est le chien en hébreu, mais cela peut vouloir dire aussi : « comme le cœur ». Caleb connaissait le cœur de D.ieu. Il sentait Ses battements, Ses désirs. C’est ainsi qu’aujourd’hui, nous devons chercher à connaître les désirs de D.ieu pour le temps actuel. Yephuné signifie : « il sera revêtu »… de Sa gloire.

 

« Parmi ceux qui avaient exploré le pays, Josué, fils de Nun, et Caleb, fils de Jephuné, déchirèrent leurs vêtements, et parlèrent à toute l’assemblée des enfants d’Israël : le pays que nous avons parcouru, pour l’explorer, est un pays très bon, excellent. Si l’Eternel nous est favorable, il nous mènera dans ce pays, et nous le donnera : c’est un pays où coulent le lait et le miel. Seulement, ne soyez point rebelles contre l’Eternel, et ne craignez point les gens de ce pays, car ils nous serviront de pâture, ils n’ont plus d’ombrage pour les couvrir, l’Eternel est avec nous, ne les craignez point ! » - Nombres 14 :6-9

 

Etudions maintenant ce qui distingue Josué et Caleb des autres explorateurs (4 points) :


1.
La foi en l’Eternel pour le Royaume

C’est évidemment le 1er critère. La foi et la confiance en D.ieu et la certitude que le pays est le but ultime de notre marche avec D.ieu sont ‘la clé’ pour entrer dans le Royaume. Les dix explorateurs comme beaucoup d’autres Hébreux étaient encore empreints de l’Egypte. No.16:13  « N’est-ce pas assez que tu nous aies fait sortir d’un pays où coulent le lait et le miel (l’Egypte) pour nous faire mourir au désert, sans que tu continues à dominer sur nous ? ». Avons-nous la foi pour appréhender le Royaume à venir, ou sommes-nous satisfaits de ce monde dans lequel nous vivons ? Il y a un déclic qui doit se faire dans notre tête. Nous sommes appelés à désirer ce qui vient : la venue du Mashia’h et le Royaume qu’Il établira. On peut se satisfaire d’être une chenille – il y en a de belles, toutes colorées – mais le Seigneur veut que nous aspirions à être des papillons, libérés de la loi de la pesanteur.

En outre, il existe une théologie – l’Amillénarisme[5] – qui prêche le Millenium déjà établi. Elle sous-entend que l’Eglise est l’incarnation du Messie et que le Royaume est déjà ‘ici et maintenant’. Le seul événement eschatologique est l’enlèvement des saints pour le Royaume « dans » le ciel. Dans cette théologie, Israël n’existe pas (comme nation) si ce n’est converti, incorporé dans l’Eglise. Si nous sommes dans le Millenium et que Satan est lié (Apo.20 :2), on peut dire avec cynisme qu’il a une très longue chaîne… Cette théologie est anti-biblique, car elle occulte la venue personnelle du Mashia’h « posant Ses pieds » à Jérusalem, évince la nation d’Israël et glorifie l’homme et l’Eglise qui ont la prétention de convertir l’humanité. Ayons donc la bonne théologie, celle du Royaume à venir. Soyons comme Caleb qui cherche le cœur de D.ieu et veut Lui plaire. Croyons en Lui pour Sa venue glorieuse.


2. La foi en son peuple, Israël

Caleb et Josué avaient l’amour de leur peuple, parce qu’ils croyaient en son destin. Si les autres explorateurs ont tremblé de peur devant les « géants », c’est parce qu’ils n’étaient pas préparés à conquérir le pays, et parce qu’au fond de leur cœur, il restait en eux une mentalité d’esclave. No.16:13 nous montre qu’ils considéraient l’Egypte comme « le pays où coulent le lait et le miel ». Il y avait une perversion dans leur esprit. La mentalité d’esclave amène la passivité, la dépendance et l’assistanat. En tant que chef, on ne peut aimer un peuple, si cette pensée n’a pas été éradiquée. Caleb et Josué avaient « un autre esprit ». Josué, parce qu’il avait vécu aux côtés de Moïse, connaissait davantage le D.ieu dont Moïse était le porte-parole. Or, Moïse était prêt à mourir pour son peuple, malgré la rébellion des enfants d’Israël (Ex.32 :32). Le Seigneur nous a délivrés de l’esprit de servitude. Le monde a le même attrait pour les chrétiens que l’Egypte pour les Hébreux. S’y replonger, en l’aimant ou ne le détestant pas, nous replace sous le joug de la servitude ! Or l’esprit de servitude a deux « amis » : la crainte et l’absence de compassion, d’amour. On ne peut aimer si cet esprit n’est pas vaincu en nous. C’est notre combat, c’est un état d’esprit à changer. Christ est mort sur la croix pour cela. Il l’a vaincu en vérité, mais chacun de nous doit le vaincre, par l’Esprit. Cet esprit disparaît lorsque notre foi est placée correctement en D.ieu et dans Ses projets, lorsque comme Caleb, nous écoutons les battements du cœur de D.ieu.

Gal.4:7  « Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu »


Aimer Israël nécessite de croire en son destin. Jésus a pleuré devant Jérusalem, car Il savait que la ville de David ainsi que le temple, allaient être détruits. Il savait que le peuple allait disparaître, soit tué, soit dispersé comme esclave. Il connaissait l’issue, la victoire ultime, mais comment ne pas pleurer devant tant de souffrances. C’est la compassion de D.ieu en nous qui se manifeste lorsque nous réalisons ce que représentait la Shoah pour D.ieu. Cet événement indicible a une dimension semblable, à un autre niveau, avec la mort du Fils de l’homme sur la croix. C’est pourtant un même principe, celui du prophétique. Caleb et Josué avaient l’esprit prophétique, ils savaient que Canaan était vraiment le Pays promis « où coulent le lait et le miel ». Ils en avaient la foi, et l’amour pour le peuple en découlait, la compassion était là naturellement. De la même façon, aimer Israël dépendra de la façon dont nous croyons. Si notre vision est correcte, on aura la compassion d’un Moïse, d’un Jérémie, d’une Déborah, d’une Ruth. Ruth a cru dans le D.ieu de Naomi et elle a tourné le dos à l’esprit de servitude qui était celui de son peuple. Comme Ruth, nous devons avoir cet amour prophétique pour Israël.

« Je le vois du sommet des rochers, je le contemple du haut des collines : C’est un peuple qui a sa demeure à part, et qui ne fait point partie des nations… Il n’aperçoit point d’iniquité en Jacob, Il ne voit point d’injustice en Israël ; L’Eternel, son Dieu, est avec lui, Il est son roi, l’objet de son allégresse…
Qu’elles sont belles, tes tentes, ô Jacob ! Tes demeures, ô Israël !
Elles s’étendent comme des vallées, comme des jardins près d’un fleuve, comme des aloès que l’Eternel a plantés, comme des cèdres le long des eaux »

Nombres 23 :9, 21 - 24 :5


D.ieu a voulu que meurt totalement la génération qui avait refusé d’entrer en Canaan ! « L’Eternel dit : ils mourront dans le désert et il n’en restera pas un, excepté Caleb, fils de Yephuné, et Josué, fils de Nun. Voir aussi No.32 :13. Qu’en sera-t-il pour les chrétiens qui n’ont pas la bonne vision du Royaume ? Nous devons veiller à rester libres de tout esclavage et recevoir la compassion pour Israël pour entrer dans le Royaume !...  « Pour l’amour de Sion, je ne prendrai pas de repos… ».


3. L’amour du Pays

L’amour de la terre va de pair avec l’amour du peuple. La grande promesse faite à Abraham était double. Elle concernait la terre et la postérité qui l’habiterait :

Gen.13 :14 « L’Eternel dit à Abram : Lève les yeux, et du lieu où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident ; tout le pays que tu vois, Je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours »

Gen.15 :7 : « Je suis l’Eternel, qui t’ai fait sortir d’Ur en Chaldée, pour te donner en possession ce pays ».

D.ieu dit la même chose à Isaac et à Jacob :

Gen.35 :10 : « Dieu lui dit : Ton nom est Jacob ; tu ne seras plus appelé Jacob, mais ton nom sera Israël. Et il lui donna le nom d’Israël. Il lui dit : Je suis El-Schaddaï. Sois fécond, et multiplie, une nation et une multitude de nations naîtront de toi, et des rois sortiront de tes reins. Je te donnerai le pays que j’ai donné à Abraham et à Isaac, et Je donnerai ce pays à ta postérité après toi »


Esaïe 62 :4 qui parle de l’amour pour Sion dit de « la terre » qu’elle ne sera plus
désolée mais que D.ieu trouvera Son plaisir en elle – Hephtsiba = « Mon délice est en elle ». N’oublions pas que c’est l’Eternel, le propriétaire de la Terre d’Israël. Il y a comme une identification entre D.ieu et Israël : le prophète n’hésite pas à comparer la terre, Israël, à « une épouse » dont le mari est l’Eternel. La terre d’Israël est sainte : « L’Eternel possédera Juda comme sa part dans la terre sainte
sdqh tmda (adamat haqodesh), Il choisira encore Jérusalem » - Zach.2:12.

Le combat pour la terre d’Israël est une cause que les chrétiens doivent embrasser ! « Pour l’amour de Sion… »…


Nous devons méditer les deux chapitres du prophète Ezéchiel – Ez.35 et 36, et comprendre que notre rôle est prophétique : « Et toi, fils de l’homme, prophétise !... ». Ainsi Ezéchiel devait prophétiser : « contre la montagne de Séir » (Ez.35) représentée aujourd’hui par l’Autorité Palestinienne… « sur les montagnes d’Israël » (Ez.36), pour amener la bénédiction sur le pays… « sur le pays d’Israël, aux montagnes et aux collines, aux ruisseaux et aux vallées… » (Ez.36 :6),  jusqu’à ce qu’Israël soit délivrée de l’opprobre et voit de ses yeux la pleine bénédiction et l’accomplissement des prophéties se réaliser. C’est notre mission pour les temps de la fin d’intercéder et de prier pour qu’Israël rentre dans sa bénédiction, sur sa terre.


Actes 3 :20-21 donne cette parole : « … que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’Il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes d’autrefois ». Jacques dira lors du premier Concile de Jérusalem, en Actes 15 :16-18, citant le prophète Amos (9 :11) : « Après cela, Je reviendrai, et Je relèverai de sa chute la tente de David, J’en réparerai les ruines, et Je la redresserai, afin que le reste des hommes cherche le Seigneur, ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqué, dit le Seigneur, qui fait ces choses, et à qui elles sont connues de toute éternité ». Ces événements étaient connus par les apôtres, qui faisaient d’Israël revenue sur sa terre et restaurée, un accomplissement naturel des prophéties. A combien plus forte raison, devons-nous nous réjouir, aujourd’hui où l’on voit ce retour physique d’Israël sur sa terre.


4. La haine des ennemis d’Israël, ou se réjouir de la vengeance de D.ieu

 « Le juste sera dans la joie à la vue de la vengeance » - Psaume 58
« Nations, chantez les louanges de son peuple ! Car l’Eternel venge le sang de ses serviteurs, Il se venge de ses adversaires, et Il fait l’expiation pour Son pays, pour Son peuple » - Deut.32 :43

Comment peut-on lire de telles paroles, les apprécier et dire « amen ! », se réjouissant de ce qu’Israël soit vengé, de ce que l’Eternel se venge de ses ennemis… si l’on n’a pas l’amour et la compassion pour Israël ?... De même que les autres explorateurs ne pouvaient aimer le pays qu’ils ne voulaient pas, de même ils ne pouvaient se réjouir de la vengeance de D.ieu. Tout se tient. Aujourd’hui, l’Eglise se réjouit-elle des succès de Tsahal, prie-t-elle et se réjouit-elle du « jour de vengeance de l’Eternel » Mqn Mwy - Yom naqam - qui est un jour saint et prophétique ? C’est le jour de la restauration complète d’Israël et c’est le jour où les nations devront se soumettre à D.ieu.

 « L’Esprit du Seigneur est sur moi… pour publier un jour de vengeance de notre D.ieu, pour consoler les affligés de SION, leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil,
un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu… » - Esaïe 61 :2

 Amen et alléluia !



[1] Deut.1:2  « Il y a onze journées depuis Horeb, par le chemin de la montagne de Séir, jusqu’à Kadesh-Barnéa »

[2] Deut.2:14  « Le temps que durèrent nos marches de Kadesh-Barnéa au passage du torrent de Zéred fut de 38 ans, jusqu’à ce que toute la génération des hommes de guerre ait disparu du milieu du camp, comme l’Eternel le leur avait juré »

[3] L’expression « Royaume des Cieux » ne veut pas forcément dire que ce Royaume est dans le ciel. C’est un Royaume qui est « du ciel », dont l’origine est céleste, divine.

[4] L'ichtus (en grec ancien ΙΧΘΥΣ, χθύς / ikhthús) est un symbole graphique représentant un poisson formé de deux arcs de cercle. Les premiers chrétiens persécutés par les autorités romaines l'utilisaient comme code secret pour se reconnaître entre eux. Le sigle formé par Ichtus en grec veut ainsi dire : « Jésus Christ Sauveur et Fils de Dieu ».

[5] L’Amillénarisme, de  « a » privatif et de millénarisme, peut se définir comme s’opposant par privation au millénarisme et à son millénium de règne terrestre de Jésus-Christ, à Jérusalem.

 

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 15:08

« Moïse sortit, et rapporta au peuple les paroles de l’Eternel. Il assembla soixante–dix hommes des anciens du peuple, et les plaça autour de la tente.
L’Eternel descendit dans la nuée, et parla à Moïse ; il prit de l’Esprit qui était sur lui, et le mit sur les soixante–dix anciens. Et dès que l’Esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent ; mais ils ne continuèrent pas.
Il y eut deux hommes, l’un appelé Eldad, et l’autre Médad, qui étaient restés dans le camp, et sur lesquels l’Esprit reposa ; car ils étaient parmi les inscrits, quoiqu’ils ne soient point allés à la tente ; et ils prophétisèrent dans le camp. Un jeune garçon courut l’annoncer à Moïse, et dit : Eldad et Médad prophétisent dans le camp.
Josué, fils de Nun, serviteur de Moïse depuis sa jeunesse, prit la parole et dit : Moïse, mon seigneur, empêche–les ! Moïse lui répondit : Es-tu jaloux pour moi ? Puisse tout le peuple de l’Eternel être composé de prophètes ; et veuille l’Eternel mettre son Esprit sur eux ! » -
Nombres 11 :24-30

 
La présence du Saint-Esprit en nous
La présence du Saint-Esprit en nous est la plus belle chose qui puisse nous arriver, et nous avons besoin d’en être conscients. A cause de la chute originelle (due à la désobéissance de l’homme) parce qu’Adam et Eve se sont coupés de D.ieu, l’homme n’a pas l’Esprit de D.ieu naturellement. Né de la chair, l’homme a gardé cependant le désir de D.ieu en lui : Pascal le résume ainsi en disant qu’il a « un vide en forme de Dieu » - L’homme est en fait la seule créature qui recherche D.ieu. Tout homme aspire au divin et cherchera à combler le manque existant en lui. Ainsi deviendra-t-il religieux ou athée (fuir D.ieu est déjà une reconnaissance du spirituel) ou pratiquera-t-il l’occultisme qui lui donne l’illusion de contrôler le divin. Parce que l’homme veut contrôler toute chose, il n’acceptera le Seigneur que s’il reconnaît sa propre incapacité à diriger sa vie.

« Naître de nouveau d’eau et d’esprit » selon Jean 3 :5 est une naissance surnaturelle, qui permet à tout homme de retrouver sa place dans le projet divin et sa communion avec le Créateur. Avec l’Esprit de D.ieu, il reçoit  la paix qu’il recherche inconsciemment. Enfin, il découvre le vrai sens de la vie ! Il est nécessaire en fait de faire l’expérience de la nouvelle naissance, en se réconciliant avec D.ieu, pour comprendre que l’on était perdu. Il y a comme un voile qui nous empêche de voir la triste condition de l’homme sans D.ieu, c’est bien sûr le péché qui pervertit toute chose et rend l’homme aveugle.

 
« Puisse tout le peuple être composé de prophètes ! »
Lorsque Moïse, qui était oint de D.ieu (revêtu de l’Esprit) écouta le conseil de Jéthro pour déléguer son autorité (Ex.18 :2), nous voyons en No.11 :16-30, que c’est le Seigneur qui est à l’origine de ce conseil. C’est de plus une pensée prophétique, du fait du nombre des 70 choisis, 7 étant le chiffre de l’accomplissement, de la perfection.

Quand Israël sera rempli de l’Esprit (et donc accompli), il deviendra un formidable instrument pour le salut de l’humanité. Romains 11 :15 ne dit-il pas : « Si leur mise à l’écart a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon le passage de la mort à la vie ? ». On pourrait dire aussi que, si un seul homme comme Paul a été un incroyable instrument pour toucher le Proche-orient et l’Europe, qu’est-ce que ce sera lorsque des milliers de Juifs seront oints de D.ieu ? - « Dix hommes de toutes les langues et de toutes les nations saisiront un Juif par le pan de son vêtement et diront : nous irons avec vous car nous savons que D.ieu est avec vous » - Zach.8 :23.

Qui sont Eldad et Medad ? Deux des « 70 » qui n’étaient pas devant la Tente lorsque Moïse a transmis l’Esprit sur l’assemblée des Anciens. Ces deux hommes ont quand même reçu l’Esprit car la liste avait déjà été « présentée devant D.ieu ». Peut-être avaient-ils été retardés pour rejoindre la réunion - « il étaient restés dans le camp ». En tous cas, le fait que leurs noms nous soient connus indique qu’ils sont importants. Et quels noms ! ELDAD - ddla - « Le bien-aimé de Dieu ». MEDAD – ddym « celui qui aime ». Ce n’est pas rien. Eldad a comme valeur numérique 12 (comme les tribus d’Israël) et Medad, 13 (comme ahava, l’amour). Ces deux hommes oints ne pourraient-ils pas représenter prophétiquement une image d’Israël et de l’Eglise réunis durant le Millenium ?...

Il est dit que l’assemblée des Anciens ayant reçu l’Esprit de Moïse, « prophétisèrent mais ne continuèrent pas », alors que les deux retardataires « prophétisaient dans le camp ». Ils sont remplis de la puissance de l’Esprit et cela nous rappelle Actes 2, lorsque les apôtres étaient comme « remplis de vin doux » - Ac.2 :13. Je crois que D.ieu aime ça ! Ils sont fous pour le Seigneur et contrairement aux Anciens qui « s’arrêtent » et bloquent peut-être l’action de l’Esprit, eux ne s’arrêtent pas. C’est pourquoi Moïse reprend Josué qui semble s’indigner du zèle des deux Hébreux : « Es-tu jaloux pour moi ? Puisse tout le peuple de l’Eternel être composé de prophètes… ».


Cultiver l’Esprit Saint en nous…

David dans le Psaume 51 supplie Dieu : « Ne me retire pas ton Esprit saint ! Rends-moi la joie de ton salut ! ». David avait senti ce que signifiait être hors de la présence de D.ieu, lorsque ayant péché, D.ieu lui avait momentanément retiré Son Esprit. C’est ce qui nous arrive aussi lorsque nous péchons ou lorsque nous nous éloignons du Seigneur. L’Esprit saint est un cadeau inestimable qui nous est fait lorsque nous acceptons que Jésus, en tant que Souverain Sacrificateur, est mort pour nos propres péchés et que nous reconnaissons la valeur du sang qui efface toute iniquité. La présence du Saint-Esprit en nous est un gage de la présence divine. Il nous appartient de cultiver cette présence. L’image est la même que pour un couple : l’amour et la joie d’être ensemble ne grandiront que si toutes les conditions sont réunies, celles de se chérir l’un l’autre et de se respecter mutuellement. C’est une image biblique, même si dans la réalité de la vie, l’homme réagit plus dans la chair que dans l’Esprit. Mais si nous sommes faillibles, l’Esprit, Lui, est parfait et la fidélité de D.ieu est à toute épreuve.

Nous connaissons ce qui entretient la flamme de l’Esprit en nous : la lecture de la Parole et la méditation, la prière et la louange. Pourtant même cela peut devenir une routine. Combien d’églises ou de chrétiens semblent « éteints »… Nous avons besoin quelquefois d’être « fous » comme Eldad et Medad. Nous sommes appelés à glorifier D.ieu en toutes circonstances. « Prophétiser », comme le faisaient les deux Hébreux, c’est louer le Seigneur et Le glorifier comme dans les Psaumes, comme Marie, Zacharie, Siméon et Anne en Luc 1 et 2. C’est adorer l’Eternel et se laisser embraser par l’Esprit…

 
Suivre la Nuée quand elle se lève…
Il y a des temps où l’Esprit agit davantage en nous comme on peut le vivre parfois. Il y a des temps de réveils où l’Esprit nous pousse à faire des œuvres particulières, ou nous donne une onction de guérison ou de prophétie... L’Esprit est libre de faire tout cela, mais Il a besoin de trouver des âmes qui sont disposées et souples, des Eldad  et Medad qui « ne s’arrêtent pas », ou n’arrêtent pas l’Esprit quand Il nous dérange. Soit l’Esprit nous contrôle, soit c’est nous-mêmes qui voulons contrôler l’Esprit. L’Eglise se situe là aujourd’hui, lorsqu’elle veut contrôler l’Esprit, refusant de suivre les plans de D.ieu en bénissant Israël notamment.

En No.9 :15-23, nous voyons le peuple hébreu bouger et se déplacer uniquement lorsque la Nuée – l’Esprit de D.ieu sur le Tabernacle – se levait. « Si la nuée s’arrêtait du soir au matin, et s’élevait le matin, ils partaient. Si la nuée s’élevait après un jour et une nuit, ils partaient. Si la nuée s’arrêtait sur le tabernacle deux jours, ou un mois, ou une année, les enfants d’Israël restaient campés, et ne partaient point ; et quand elle s’élevait, ils partaient. Ils campaient sur l’ordre de l’Eternel, et ils partaient sur l’ordre de l’Eternel ; ils obéissaient au commandement de l’Eternel, sur l’ordre de l’Eternel par Moïse » - No.9 :22-23. Ils marchaient « aux ordres de l’Eternel », aux ordres de Son Esprit, représenté par la Nuée ! Fasse que l’Eglise, que les chrétiens suivent Sa direction…

 « Nous connaissons que nous demeurons en Lui, et qu’Il demeure en nous, parce qu’Il nous a donné
de Son Esprit » - 1Jn 4:13  - « Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit » - Gal 5:25 
 

« Nous tous, le visage découvert, nous reflétons la gloire du Seigneur ; ainsi, nous sommes transformés pour être semblables au Seigneur et nous passons d’une gloire à une gloire plus grande encore.
Voilà en effet ce que réalise le Seigneur, qui est l’Esprit » - 2 Cor.3 :18 (FC)


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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 12:25

Exode 17:6  « Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher d’Horeb ; tu frapperas le rocher, et il en sortira de l’eau, et le peuple boira. Et Moïse fit ainsi, aux yeux des anciens d’Israël. »

 
C’est dans une situation de stress que Moïse va opérer ce miracle – faire sortir de l’eau d’un rocher du Mont Horeb. Le peuple se révolte, Moïse est près de se faire lapider. Les miracles arrivent souvent quand on n’y croit plus…

Plusieurs considérations : 
  • Horeb brx  signifie : sécheresse, lieu désertique, désolation. C’est d’une totale désolation que le Seigneur amène la vie. C’est aussi sur le Mont Horeb (ou Sinaï) que D.ieu fait alliance avec Israël, et qu’Il donne Sa Loi – la Parole, source de vie pour l’humanité. Horeb est mentionné 17 fois (cf. la valeur numérique de Yechoua ewsy (386 = 17). Il est la Parole et Il est le Rocher.
  • Le Rocher rwu (tsur) frappé – Il parle de Christ, qui a été frappé « une fois pour toutes » sur le Rocher du Golgotha, en bas duquel se trouvait des immondices, un lieu de désolation. Es.53 :4 : « Ce sont nos souffrances qu’Il s’est chargé et nous L’avons considéré comme puni, frappé de D.ieu et humilié. ».
  • De l’eau du Rocher – La parfaite rédemption accomplie par Christ a pour conséquence l’effusion du Saint-Esprit. Jn.7 :37-39 : « Le dernier jour, le grand Jour de la Fête (Sim’hat Torah, de Soukkot), Jésus, se tenant debout, s’écria : si quelqu’un a soif, qu’il vienne et qu’il boive. Celui qui croit en Moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture. »
  • D.ieu est le Rocher : Dieu est appelé « le Rocher » de Son peuple (Deut 32.4, 18, 37; 1 Sam 2.2 ; Ps 18.3, 32, 47; 19.15; 28.1; 42.10; 62.3; 73.26; 78.35; 92.16 ; Esaïe 17.10; 44.8) - « le Rocher d’Israël » (Gen.49 :24 ; 2 Sa 23.3; Esaïe 30.29) - « le Rocher des siècles » (Esaïe 26.4).
  • Christ est le « rocher spirituel » d’où coulait l’eau vive pour les Israélites dans le désert. (1Co 10.4). Paul indique par là que le rocher d’Horeb était un type du Seigneur, frappé pour nous. Plus tard, dans une même circonstance, Moïse devait, non plus frapper le rocher, mais seulement lui parler (Nombres 20 :8-12) image semble-t-il du fait que Christ ne doit pas être frappé une 2e fois. Son sacrifice a été fait une fois pour toutes (Héb.7.27; 9.28; 10.10, 12, 14). La désobéissance de Moïse parut si grave aux yeux de Dieu, qu’il le priva, ainsi qu’Aaron, d’entrer en Terre promise.
  • Christ est aussi un rocher de scandale - Rom 9:33  « Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement et un rocher de scandale, et celui qui croit en lui ne sera point confus ». 1Pi. 2:7  « L’honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais pour les incrédules, la pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle, et une pierre d’achoppement et un rocher de scandale ». Notons que Jérusalem est aussi au niveau des nations « une pierre pesante » - Zach.12.
  • Construire sa vie sur le Roc - Ps 40:2  «  Il m’a retiré de la fosse de destruction, du fond de la boue ; et Il a dressé mes pieds sur le roc, Il a affermi mes pas. ». Mt 7:24 (ou Luc 6 :48)  « C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que Je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc ». Le Roc, ce sont les fondements de la foi sur lesquels nous bâtissons notre vie, les principes sur lesquels nous élevons notre famille. Si notre foi est faible, ou si nous faisons des compromis, cela veut dire que nous bâtissons sur du sable…

 
D.ieu est la source d’eau vive
Le Psaume 36 contient un passage de toute beauté, sur la grâce de D.ieu, sur Sa bonté :

«Eternel ! Ta bonté dox (‘hessed) atteint jusqu’aux cieux, Ta fidélité jusqu’aux nues.
Ta justice est comme les montagnes de Dieu, Tes jugements sont comme le grand abîme. Eternel !
Tu soutiens les hommes et les bêtes. Combien est précieuse ta bonté, ô Dieu !
 A l’ombre de tes ailes les fils de l’homme cherchent un refuge.
Ils se rassasient de l’abondance de ta maison, Et tu les abreuves au torrent
lxn (na’hal) de tes délices.
Car auprès de toi est la source de la vie ; Par ta lumière nous voyons la lumière »


Devenir à notre tour une source d’eau vive…

Revenons à Jn.7 :37 : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne et qu’il boive. Celui qui croit en Moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture ». En tant que chrétiens, nous sommes appelés à être « comme Christ ». L’eau du Seigneur, c’est le Saint-Esprit, qui nous donne la Vie surnaturelle de D.ieu, par Sa grâce. Comme les Hébreux, nous ne la méritons certainement pas, mais c’est la grâce de D.ieu, c’est l’effet de Sa bonté. Le Rocher a été frappé, et nous aurions tort de ne pas boire. Jésus dit à la Samaritaine qu’en buvant de « cette eau », elle n’aurait plus jamais soif : « Jésus lui répondit : Quiconque boit de cette eau (du puit) aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que Je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que Je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle » - Jn.4 :13. Le grand mathématicien chrétien Pascal (17e) disait que « l’Homme a en lui un vide en forme de Dieu ». En buvant de l’Eau du Rocher, nous n’avons plus cette tristesse, ce vide qui fait aller l’homme n’importe où, dans des religions, la drogue, l’occultisme… pour combler ses manques.

En buvant de cette eau, nous remplissons la 1ère étape : nous sommes vivants en Christ, nés de nouveau. La 2ème étape, c’est quoi ? C’est notre place, notre part dans le Royaume. Jn.4 :14 : « …cette eau deviendra une source d’eau vive qui jaillira jusque dans la vie éternelle ». Naba (jaillir) signifie couler, sourdre, jaillir, bouillonner. Nos prières ont cet effet vers D.ieu, lorsqu’elles sont dans l’Esprit. C’est l’expression du cœur de D.ieu. L’eau doit tout naturellement couler de « notre Rocher », en premier lieu vers D.ieu.

Jn.37 : «… des fleuves d’eau vive couleront de son sein… ». Fleuves en hébreu, c’est na’halot.. En fait, c’est aussi bien un fleuve (sans comparaison à nos fleuves français) comme le Jourdain, qu’un ruisseau ou un torrent. Déculpabilisons ! Ce n’est pas parce que nous ne sentons pas des « fleuves » sortir de nous que nous ne sommes pas dans le Royaume. J’entends dire : « Je suis nul, je sers à rien… ». Prier et pleurer devant D.ieu, éprouver la joie secrète du Saint-Esprit, c’est déjà laisser sortir « l’eau vive ». Nous avons besoin de la laisser sortir, c’est impératif ! - des paroles de foi, d’amour, des bénédictions, de la joie, un encouragement, etc…, sinon la source se tarit  C’est notre participation au Royaume. Le Royaume de D.ieu est fait « de Justice, de Paix et de Joie » selon Rom.14 :17. En suis-je porteur ?...

 
Comme la biche auprès du courant d’eau…

Un des obstacles à l’expression de la vie spirituelle est que l’homme veut contrôler lui-même sa vie (il bloque alors l’expression du Saint-Esprit). Des chrétiens peuvent en être là, à cause de faux raisonnements ou tout simplement de la peur de ce que D.ieu veut faire. L’homme n’aime pas ce qu’il ne contrôle pas. La cause peut aussi être des blessures mal fermées ou même une mauvaise image de D.ieu. Mais souvent, il faut de la patience et s’attendre à Lui. La croissance peut prendre du temps.

Il arrive aussi que le Seigneur provoque en nous des déserts pour que nous ayons soif ! Le Psaume 42 l’exprime bien : Ke’ayal ta’arog ‘afiqei mayîm…

« Comme une biche soupire après des courants d’eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant : Quand irai–je et paraîtrai–je devant la face de Dieu ? »

 
Le Seigneur aime et veut que nous soupirions après Lui. C’est le seul moyen pour qu’Il puisse nous remplir. A un moment, David disait : « Mon âme, bénis l’Eternel !... » (Ps.103), il commandait son âme pour louer D.ieu. Ce n’est pas une chose naturelle de louer D.ieu, de parler en langues, d’avoir de l’amour pour quelqu’un qui nous a fait mal, mais l’Esprit doit commander sur notre âme. C’est un combat contre la chair, et la victoire est en Lui seul – Lui, « le Rocher de nos âmes ».

« Confie–toi en l’Eternel, et pratique le bien ; Aie le pays pour demeure et la fidélité pour pâture.
Fais de l’Eternel tes délices, Et il te donnera ce que ton coeur désire. Recommande ton sort à l’Eternel, Mets en lui ta confiance, et il agira » -
Ps.37 :3


 

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 20:30
« Voici, l’oeil de l’Eternel est sur ceux qui Le craignent,
sur ceux qui espèrent en Sa bonté,
afin d’arracher leur âme à la mort et de les faire vivre
au milieu de la famine. Notre âme espère en l’Eternel ;
Il est notre secours et notre bouclier. Car notre coeur met en Lui sa joie,
car nous avons confiance en Son saint Nom. »
Psaume 33 :18-21

 


L'oeil de Dieu
Il n’est pas mention des yeux de Dieu, mais de l’ŒIL de D.ieu. C’est d’autant plus impressionnant. Comment ne pas trembler en sachant que l’œil de Dieu me voit et m’examine. Devant cet œil, je suis nu. Victor Hugo a fait un poème sur l’œil de D.ieu qui « poursuit » Caïn désirant se cacher, mais en vain.

Moïse n’a pu voir D.ieu : « L’Eternel lui dit : Tu ne pourras pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre » - Ex.33 :20. Pourtant, la Bible dit qu’il parlait avec D.ieu « face à face » - panim el panim. L’intimité de Moïse avec D.ieu était véritable : « Lorsque Moïse était entré dans la tente, la colonne de nuée descendait et s’arrêtait à l’entrée de la tente, et l’Eternel parlait avec Moïse » (v.9).

J’ai trouvé grâce à tes yeux - Plus loin, D.ieu dit à Moïse : « Je te connais par ton nom, tu as trouvé grâce devant moi ! ». Et Moïse de rajouter : « Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître Tes voies ; alors, je Te connaîtrai, et je trouverai encore grâce à tes yeux. ». Le Seigneur conclura ce pacte avec Moïse : « Je ferai ce que tu me demandes, car tu as trouvé grâce à mes yeux, et Je te connais par ton nom ».

Lorsque Esaïe « vit » le Seigneur sur Son trône (Es.6), il fut terrifié : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Eternel des armées ». Qu’a fait D.ieu ? Il a touché sa bouche avec une pierre ardente, Il a touché ses lèvres, et a dit : « ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié ». Esaïe a pu parler alors et répondre : « Me voici… Je suis prêt, envoie-moi ». La purification de D.ieu lui a ôté la crainte. En quelque sorte, il a trouvé « grâce à Ses yeux ».

Alléluia ! Nous savons quelle est la bonne nouvelle pour nous qui sommes « sauvés par grâce » : nous avons un accès libre auprès de D.ieu ! Le sang de l’Agneau nous a lavés de tout péché, purifiés de toute iniquité. Nous avons le droit comme l’avait le Souverain Sacrificateur d’approcher l’Eternel, parce que le sang a été versé une fois pour toutes. C’est un privilège inestimable ! Hébreux 9 :11-15 en parle. Jésus est le médiateur d’une nouvelle alliance, et nous - « ceux qui ont été appelés » (v.15) - avons le droit de recevoir l’héritage éternel, et « trouvé grâce aux yeux de D.ieu ». Avons-nous conscience de ce privilège ?


« …sur ceux qui Le craignent »
Allons plus loin. Curieusement, le Psalmiste dit : «L’oeil de l’Eternel est (uniquement) sur ceux qui Le craignent ». Cela veut dire qu’il ne suffit pas de dire : « Je suis lavé par le sang de Jésus. Alléluia, je suis sauvé ! ». Je dois craindre l’Eternel. Et craindre l’Eternel, c’est comprendre QUI Il est. Il est un D.ieu jaloux, jaloux de Son Nom, jaloux de Sa gloire : Deut 4:24  « Car l’Eternel, ton Dieu, est un feu dévorant, un Dieu jaloux ». Nos actions peuvent Le salir, nos pensées peuvent Le souiller. Il est le D.ieu de gloire. Je dois craindre Sa colère ! Les nations vont être jugées d’une manière terrible. Est-ce que je connais ce D.ieu-là ? Nahum 1:2  « L’Eternel est un Dieu jaloux, Il se venge ; L’Eternel se venge, il est plein de fureur ; L’Eternel se venge de ses adversaires, Il garde rancune à ses ennemis ».


Maintenant, mon œil t’a vu !
Curieusement aussi, Job, qui a vu la démonstration de l’absence de D.ieu dans sa vie, voit qui est D.ieu :

« Je reconnais que tu peux tout, et que rien ne s’oppose à tes pensées. Quel est celui qui a la folie d’obscurcir mes desseins ? – Oui, j’ai parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas…
Mon oreille avait entendu parler de toi ; Mais maintenant mon oeil t’a vu.
C’est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre »

 
Souvent, les chrétiens ont une conception « légère » de D.ieu. Heureusement, D.ieu est infiniment patient. Il sait que, comme des enfants, nous devons grandir. Il aspire cependant à trouver devant Lui des adultes, avec qui Il peut parler, des Esaïe, des Moïse, des Job qui cherchent Sa face, Le craignent et disent : « Maintenant, mon œil t’a vu ! », maintenant, « Me voici ! ». De même, Jésus cherche des « amis » – Jean 15 :15.


Je cherche des adorateurs…
C’est la parole de Jésus : « Femme, lui dit Jésus, crois–moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité »

Craindre (yaré), dans le Psaume, c’est aussi adorer. Si nous partons du principe que connaître D.ieu est notre ultime objectif, nous comprenons que l’adoration est indispensable à la vie chrétienne. L’adoration est le moyen de connaître D.ieu. Ce n’est pas une option réservée à des élites, à des intercesseurs. Cela ne veut pas dire que l’on devra passer son temps dans « la position champignon » - la tête enfoui dans les mains, dans la prière. L’adoration, c’est un état d’esprit, c’est la recherche du Seigneur, de sa pensée, dans tous les moments de notre vie, en faisant la vaisselle, en conduisant, en s’occupant des enfants...  Adorer, louer, prier, sont (ou doivent devenir) des fonctions normales du chrétien. Le Seigneur ne nous a pas « appelés » à être des chrétiens du dimanche, mais à vivre « en nouveauté de vie » - « Rom 6:4  « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie ».


… qui adorent en esprit et en vérité
L’œil de D.ieu est Celui qui me fait m’examiner, pour être « vérité » devant l’Eternel. Il ne me permettra pas de tricher, de faire des compromis, de laisser ma chair diriger ma vie, etc. Adorer en esprit, c’est croire que je peux rentrer dans le combat dans lequel le Seigneur me place, là où je suis. Je peux me tenir « sur les murailles de Jérusalem », même à des milliers de kilomètres de là, D.ieu nous y conduit en esprit. D’autre part, lorsque nous adorons, le Psalmiste nous dit que D.ieu s’occupe de nous, pour nous garder pendant les temps de « famine ». Il « nous arrache de la mort ». Il est « notre secours et notre bouclier ». Notre joie et notre foi sont « en LUI ».

Nous n’avons donc pas besoin de craindre qui que ce soit ou quoi que ce soit.
D.ieu seul doit être craint… et adoré.

Amen ?

 « La crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse ; Tous ceux qui l’observent ont une raison saine.
Sa gloire subsiste à jamais » -
Ps 111:10 

 « Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Eternel » - Prov 9:10


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