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- Novembre / Décembre 2016 -

27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 14:29

Lazare-1.jpgJean 11

Il est question là de la résurrection de Lazare, et de Marie de Béthanie dans ses belles réactions définissant le cœur que Dieu aime. Il est dit qu’à la fin des temps, les cœurs se refroidiront : « Parce que l’iniquité se sera accrue, l’amour du plus grand nombre se refroidira » - Mat 24:12. Il est dit également dans Apo.3 :15, que la dernière église a un problème, celui d’être tiède. Nous devons alors veiller grandement à nos cœurs, car l’ennemi va tout faire pour limiter notre foi, pour la rétrécir, et aussi la détourner d’Israël, projet divin des derniers temps.


 

Un cœur élargi
PS 119 :32 nous parle d’un cœur élargi : « Je cours dans la voie de tes commandements, car tu élargis mon cœur ». Puis, en Esaïe 60 :5, le prophète dit que verrons notre cœur se dilater, s’élargir, lorsque l’on verra le retour des Juifs en Israël : « Tu tressailliras, tu te réjouiras, ton cœur bondira, se dilatera ». Le Seigneur appelle à une foi renouvelée, bouillante pour Ses commandements, et nous invite à nous réjouir de ce qu’Il fait en Israël. Voyons ce qu’il en est de Marie de Béthanie et pourquoi son cœur était-il bouillant pour Jésus.


 

Deux sœurs et un frère malade
Béthanie est un village tout près de Jérusalem. Le Seigneur aimait venir dans la maison de Lazare, Marthe et Marie – ils étaient devenus des amis du Maître. Dans Jean 11, nous voyons l’histoire de la maladie de Lazare devant conduire le Seigneur à faire un grand miracle, la résurrection de Lazare. Jésus nous enseigne au travers de cet événement. Il se réjouit à l’avance. Il arrive « exprès » trop tard auprès de Lazare, et nous allons voir les réactions des deux sœurs. Jésus arrive 3 jours après le décès de leur frère. « Trop tard, diront-elles, il est mort ». Et Jésus de répondre : « Cette maladie est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle ».

 

Qui est Marie… une pécheresse repentie ?

Il y a six Marie dans le NT : *Marie, la mère de Jésus ; *Marie, la mère de l’apôtre Jacques le mineur (Mc.15 :40) ; *Marie-Madeleine, de Magdala (Luc 8 :2) de laquelle était sortie sept démons ; *Marie, mère de Jean-Marc, cousin de Barnabas (Ac.12 :1) ; *Marie, une chrétienne de Rome (Rom.16 :6), et *Marie de Béthanie.

 
Marie de Béthanie est citée plusieurs fois. Jean 11 précise qu’il s’agit de la sœur de Marthe et qu’elle est la personne qui a oint de parfum les pieds de Jésus et les essuya de ses cheveux, et Marc 14 :3 et Mat.26 :6 disent aussi qu’elle oignit sa tête. C’était dans la maison de Simon à Béthanie. Or, en Luc 7 :36-50, nous voyons le Seigneur invité dans la maison d’un pharisien, et là il est qu
estion d’une femme « pécheresse » oignant les pieds de Jésus avec larmes. Le pharisien est choqué et Jésus le reprend. Il aime le geste de foi de cette femme et Il lui pardonne son passé : « Ta foi t’a sauvée, va en paix ». En Jean 12, nous voyons l’histoire se répéter de manière semblable, et cette fois-ci, Marie est nommée. Elle oint les pieds et la tête du Maître.

 
Selon Jean 11 :2, Marie semble être cette femme pécheresse repentie dont parle Luc 7. Nous connaissons en outre Marie en rapport à Marthe sa sœur aînée (Luc 10 :38 :42). Marthe est celle qui sert Jésus et Marie, celle qui est aux pieds du Maître, pour L’écouter. Et l’on découvre le caractère de Marthe, critique : « Seigneur, ça ne te fait rien de voir que ma sœur ne fait rien ? ». On voit là deux types de chrétiens. Marie est une femme de cœur, celle qui adore, tandis que Marthe est celle qui agit.

 
La réaction de Marthe
Lazare est bien mort, confirme Jésus (Jn.11 :14). Notons une chose : Jésus a attendu 3 jours pour venir à Béthanie : dans la pensée juive, l’âme du mort demeure 3 jours dans la personne avant de quitter le corps. C’est ainsi que ressusciter un mort après 3 jours est réellement un miracle dans la pensée juive.

« Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de Lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Il y a là un reproche dans la voix de Marthe. Tu aurais pu te presser, pourrait-on lire. Mais Marthe se reprend et confesse que Jésus peut intervenir, en croyant que Lazare ressuscitera à la résurrection des morts... Jésus lui dit alors ces magnifiques paroles (merci Marthe !) : « Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt ». Marthe proclame alors la Seigneurie de Jésus avec humilité.

 
La confession de Marthe est belle et presque trop parfaite : « Oui, Seigneur, je crois que Tu es le Christ, le Fils de Dieu qui devait venir dans le monde ». Est-elle vraiment convaincue, ou est-ce comme avec Pierre, le Saint-Esprit qui parle ? Puis elle s’en va et appelle secrètement Marie, disant : « Le maître te demande ». Comme si elle se sentait dépassée par les événements, p
ar le mystère des paroles de Jésus. Jésus a-t-il réellement fait appeler Marie ? Il est en tous cas possible que le Seigneur souhaitait tester sa réaction.

 

La réaction de Marie
B--thanie.jpeg
Marie est prête à cette rencontre. Elle se lève d’un bond ! (v.29). Elle lâche ses amis qui la consolent et elle court vers Jésus. Elle tombe à Ses pieds, et dit comme Marthe : « Si tu avais été ici, il ne serait pas mort ». Cependant, on sent une différence. Il n’y a pas de reproche, il y a un cœur lourd. Elle cherche une consolation auprès du Maître, elle ouvre son cœur. Elle pleure aux pieds de Jésus… et Jésus pleure ! « Frémissant en Son esprit, Il fut tout ému ».

Voilà le verset le plus court, le plus émouvant : « Jésus pleura ».

Pourquoi Jésus a-t-il pleuré ? Parce que Lazare est mort ?... Non, le Seigneur savait qu’Il le ressusciterait… « pour la gloire de Dieu ». C’était une leçon de foi pour tout le monde. Il semble que Jésus pleure parce que Marie l’a ému aux larmes ! Son cœur a été touché par sa compassion. Rendons-nous compte : le Seigneur de l’univers a été sensible à ses pleurs, il est ainsi sensible à la douleur de chacun de nous. Il voit le cœur brisé de Marie, Il est attentif à sa douleur.

 

Dieu recherche des adorateurs

Dieu attend que nous ressentions la compassion, comme Marie. Il recherche des adorateurs, n’est-ce pas ? Jean 4 :23 : « L’heure vient et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront en esprit et en vérité. Ce sont là des adorateurs que le Père demande ». Le terme est fort. Il sous-entend des chrétiens qui sachent prendre à bras le corps les sujets divins et pleurer. Dieu aime les passionnés et ceux et celles qui aiment de tout leur cœur, de leurs entrailles.


Il n’y a pas de neutralité possible ou de chrétien « raisonnable ». Marthe et Marie sont un peu les prototypes de deux sortes de chrétiens. Jésus aime Marthe et Marie d’un même amour, mais l’on voit que Jésus attribue à Marie la faveur, disant qu’« elle a choisi la bonne part ».


Qu’est-ce qui fait la différence ? Marie est celle qui a versé le parfum sur les pieds de Jésus les essuyant de ses cheveux, et sur Sa tête comme une onction royale. C’est celle qui a sans doute le plus le sens du péché. Elle était une pécheresse, et Jésus lui a pardonné. Elle sait d’où elle vient. C’est ce qui fait la différence : avoir le sens aiguë de sa condition de pécheur. Marie est morte au monde. Elle n’espère plus rien de l’homme ou de l’humanité et sa foi est centrée sur Jésus qui lui a redonné la vie. Et Dieu a élargi son cœur davantage encore.

A l’image de Marie, ayons le désir d’émouvoir le cœur du Seigneur ! Dieu veut élargir nos cœurs et agrandir l’espace de nos tentes…

 A suivre ...

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 15:06

Job dans le judaïsme[1]
job-3.jpg« Dans La littérature du Midrach, le livre de Job occupe une place importante en ce qui concerne les questions de justice et d’équité divine. Le Talmud relève cependant que les sages se demandent si Job a réellement existé. Selon certains, Job aurait vécu à l’époque d’Abraham et le livre aurait été composé par Moise. D’autres, plus nombreux, pensent qu’il vivait à l’époque de Moïse, ou bien qu’il revenait de l’exil de Babylone, d’autres encore estiment qu’il aurait vécu à l’époque des Juges ou encore d’Assuérus. Enfin il y a l’idée que Job n’a jamais existé, et l’ensemble du livre serait alors à considérer comme une parabole sur la souffrance du juste, la rétribution et le châtiment. Une autre discussion rabbinique porte sur la question de savoir si Job était juif ou non et s’il était un homme intègre. La plupart des sages le considèrent comme un juste, certains estimant qu’il l’était même plus qu’Abraham…

 
D’après le Talmud, le grand prêtre lisait le livre de Job avant Yom Kippour, au moment où il présentait l’expiation collective du peuple d’Israël. Le rituel ashkénaze ne prévoit la lecture de ce livre à aucune occasion, mais selon le rituel sépharade, la lecture en est faite le jour de Ticha be-Av, le jeûne commémorant la destruction des deux temples. Le livre de Job et son sombre message, fait partie des quelques livres dont la lecture est autorisée par les rabbins lors de la période du deuil ».

 
Job dans la pensée chrétienne
Selon les Protestants[2], « le sujet du livre de Job est celui des voies providentielles et morales de Dieu, en rapport avec le problème de la souffrance d’un homme juste. Ni Job, qui chercha à se justifier, ni ses trois consolateurs qui l’accusèrent de péché, ne trouvèrent de réponse à ce problème. Pour Elihou, la souffrance de Job était un châtiment permis par Dieu pour sa purification et sa sanctification. Bien que supérieur à celui de ses prédécesseurs, le concept d’Elihou ne proposait par pour autant de solution satisfaisante.

Puis, Dieu se révéla Lui-même en majesté et en puissance (Job 38-41). Alors seulement, Job, cet « homme intègre et droit », se détourna de sa propre justice pour s’humilier : « Je me condamne et me repens sur la poussière et sur la cendre » (Job 42 :6). Ayant découvert qu’il était en lui-même plus mauvais que toute faute qu’il aurait commise, Job émergea de la souffrance pour être rétabli et béni ».


Une autre voie, la voie prophétique
Job - bwya (prononcer ‘iyyov) signifie : « haï, persécuté ». Un autre sens serait : « Je m’exclamerai ». Ces deux significations parlent d’Israël ! Isaac veut dire « il rira », et Joseph « il ajoutera ». Israël est souvent nommé au futur, parce que sa vocation est liée à la venue du Messie qui viendra à la fin des temps. Comme Job, Israël a été et demeure un peuple persécuté mais le temps vient où il va « s’exprimer », proclamer haut et fort sa loyauté envers le Saint d’Israël, et devenir une vraie bénédiction pour l’humanité.

 
La justice de ma cause sera reconnue !
Acculé par le discours moralisateurs des trois consolateurs qui n’en sont pas, Job est amené plus près de D.ieu, son seul véritable et interlocuteur. Rejetant en bloc toute accusation de ses amis qui s’acharnent à ne voir que péché comme cause de la souffrance, Job prend D.ieu à témoin. Il se dit juste et interpelle le Créateur. Certains voient de la suffisance dans la certitude de Job à se croire innocent et juste. Mais D.ieu n’a-t-il pas dit qu’il n’y a « personne comme lui sur la terre -  un homme intègre et droit, craignant D.ieu et se détournant du mal, ferme dans son intégrité » ? – Job 2 :3. Doit-on mettre D.ieu en doute ?

 
Au fond de sa souffrance, rejeté par ses amis, Job a cette parole extraordinaire : « Je sais que mon Rédempteur est vivant !... dans ma chair, je contemplerai D.ieu ! » - Job 19 :25-29. Quelle belle assurance ! Plus loin, il prend à partie les « consolateurs fâcheux » (16 :2), qu’il nomme aussi « médecins du néant » (13 :4), et il leur dit : « La justice de ma cause sera reconnue ! » (19 :28). Mot à mot, cela donne : « La racine de la chose se trouve en moi » - shoresh davar bi. Cette parole interpelle, si l’on pense à Israël.

 
Le peuple juif en souffrance
Comme Job, Israël vit depuis la période de la destruction du temple, un exil de souffrance. A ce moment, Israël perdit tout – son héritage, sa terre, le temple, les bénédictions de la vie. Puis, dans un deuxième temps, le peuple juif en diaspora subit l’opprobre des nations, et il fut persécuté dans sa chair, comme Job. On doit dire avec tristesse que ce sont les chrétiens qui pour beaucoup furent les persécuteurs ! Puis il y eut des « consolateurs », de gentils chrétiens, disant aux Juifs que s’ils avaient tant souffert, c’est qu’ils le méritaient, puisqu’ils avaient péché. Israël avait soi-disant commis un « déicide », en tuant Jésus[3] . Avec horreur, dans un monde dit civilisé, cultivé, le peuple juif fut entraîné dans une spirale de destruction effroyable au travers de la Shoah. La Shoah est un événement unique dans l’humanité, il révèle la bestialité de l’être humain, sa haine la plus folle, et le péché le plus noir.

 
La cause de SION, le mystère de D.ieu
Que dit la Bible concernant la justice divine à l’égard d’Israël ? : « C’est un jour de vengeance pour l’Eternel, une année de représailles pour la cause de Sion » - Es.34:8. D.ieu va venger Israël du mal qui lui a été fait par les nations ! Et qu’est-ce le Seigneur nous dit, à nous les nations - les chrétiens ? : « Consolez, consolez mon peuple, dit votre D.ieu…Parlez au cœur de Jérusalem et criez-lui que sa servitude est finie, que son iniquité est expiée, qu’elle a reçu de la main de l’Eternel au double de ses péchés » - Es.40.

shophar-x.jpgQue demande Job à ses amis ? : « Ayez pitié, ayez pitié de moi, vous mes amis ! Car la main de D.ieu m’a frappé ! » - Job 19 :21. La cause de SION est « le fond du problème », la racine de la cause – shoresh davar. Israël est « un mystère », nous dit l’apôtre Paul, et il convient de ne pas l’ignorer (Rom.11 :25). La souffrance de Job est liée à la provocation de satan. Il sera rétabli et la Bible nous dit qu’Israël sera rétablie comme nation ! « L’Eternel fera de toi la tête et non la queue, tu seras toujours en haut et tu ne seras jamais en bas… » - Deut.28 :13.

Que demande D.ieu aux « serviteurs de l’Eternel » qui désignent ceux qui Le connaissent, c'est-à-dire des intercesseurs ? : « Sonnez de la trompette en SION !... qu’entre le portique et l’autel pleurent les sacrificateurs, serviteurs de l’Eternel et qu’ils disent : Eternel, épargne ton peuple ! Ne livre pas ton héritage à l’opprobre, aux railleries des nations !... L’Eternel est ému de compassion pour Son pays et Il épargne Son peuple » - Joël 2 :15-17. La cause de SION est de la même veine que celle de JOB ! Ne soyons donc pas comme les « amis de Job » qui n’en sont pas, et accusent Job / Israël de péché. D.ieu nous dit qu’Israël est « un mystère ». Elihou disait de Job : « Job parle sans intelligence, et ses discours manquent de raison. Qu’il continue donc à être éprouvé, puisqu’il répond comme les méchants ! Car il ajoute à ses fautes de nouveaux péchés… il multiplie ses paroles contre D.ieu ! » - Job 34 :35-37. N’est-ce pas ce les nations disent d’Israël aujourd’hui ? Tout ce que fait l’Etat hébreu en faveur de la paix se retourne contre eux, et des médias ont publié des statistiques qui disent même qu’Israël et les Juifs menacent la paix dans le monde. La situation n’a donc pas changé depuis Job. Plusieurs exégètes se sont posés la question si Job était juif ou pas, mais cela paraît évident à cette lecture.

 
Yossel Rakover, le « Job » du 20e siècle

Un jeune rabbin vécut quelque chose de similaire à Job, durant le terrible ghetto de Varsovie. On retrouva le texte qu’il écrivit, l’ayant dissimulé dans une bouteille d’essence qu’il avait auparavant versé sur lui pour s’immoler avant l’arrivée des tueurs nazis. L’un après l’autre, il avait perdu ses six enfants, et en premier lieu sa femme, tuée dans un bombardement. Voici ce qu’il écrivit – « Lettre de Yossel Rakover à Dieu » :

[…] « 
Je crois qu’être juif est, de naissance, inscrit dans notre chair. On naît juif comme on naît artiste, impossible de s’en libérer. C’est là la marque divine imprimée en nous, qui fait de nous son peuple élu. Ceux qui ne comprennent pas, ceux-là ne saisiront jamais le sens profond de noire martyrologe. « Il n’existe rien de plus entier qu’un coeur brisé », a dit un jour un grand rabbi. Et il n’est pas de peuple plus élu qu’un peuple torturé en permanence. Si je me refusais à croire que Dieu nous a désignés comme son peuple élu, je croirais cependant que nous avons été élus par nos souffrances.

Je crois au Dieu d’Israël, même s’il a tout fait pour que je ne croie pas en Lui. Je crois à Ses lois, même si je ne peux trouver de justification à Ses actes. Maintenant je n’ai plus envers Lui une relation d’esclave à son maître, mais d’élève à son professeur. Je courbe ma tête devant sa grandeur, mais je ne baiserai pas les verges dont Il me frappe. Je L’aime. Mais j’aime davantage encore Sa Torah. Même si je m’étais fait des illusions sur Lui, je continuerais à observer Sa loi. Dieu signifie religion, mais Sa Torah signifie une règle de vie ! Et plus nous mourons pour cette règle de vie, plus elle devient immortelle.

C’est pourquoi permets-moi, Dieu, de Te demander raison avant de mourir. Désormais libre de toute peur, empli d’une absolue tranquillité et sécurité intérieures, je veux m’adresser à Toi pour la dernière fois de ma vie. Tu dis que nous avons péché ? Mais évidemment ! Et nous en serions punis ? Cela aussi je peux le comprendre. Mais je veux que Tu me dises s’il existe en ce monde un péché méritant un châtiment pareil à celui qui nous a été infligé ! […]

« Mon rabbi m’a maintes fois raconté l’histoire d’un Juif qui, avec sa femme et leur enfant, avait fui l’Inquisition espagnole. Il avait pris la mer à bord d’un petit bateau, et réussi malgré la tempête à gagner un îlot rocailleux. Là, un éclair foudroya la femme. Puis, une tornade emporta l’enfant dans les flots. Seul, malheureux comme les pierres, en loques pieds nus, fouetté par le vent, épouvanté par le tonnerre et les éclairs, échevelé et les mains levées vers le ciel, le Juif a poursuivi son chemin sur le roc désolé et s’est adressé à Dieu : « Dieu d’Israël, dit-il, j’ai fui jusqu’ici pour pouvoir Te servir librement, pour observer Tes commandements et sanctifier Ton nom. Mais Toi, tu fais tout pour m’empêcher de croire en Toi. Cependant, si Tu penses réussir à me détourner du droit chemin par ces épreuves, je Te crie, mon Dieu et Dieu de mes ancêtres : Tu en seras pour Ta peine. Tu as beau m’offenser, me fustiger, Tu as beau m’enlever ce que j’ai de plus cher et de plus précieux au monde, me torturer à mort – je croirai toujours en Toi. Je T’aimerai toujours, toujours – Envers et contre Toi ! »

Et ce sont aussi les dernières paroles que je T’adresse, ô mon Dieu en courroux : cela ne Te servira à rien ! Tu as tout fait pour me faire douter de Toi, pour que je ne croie pas en Toi. Mais je meurs exactement comme j’ai vécu, avec une foi sans faille. Loué soit à jamais le Dieu des morts, le Dieu vengeur, de vérité et de justice, qui bientôt dévoilera à nouveau Sa face au monde et de Sa voix toute-puissante l’ébranlera dans ses fondements. « Chema Israel ! Ecoute Israël, I’Eternel notre Dieu, l’Eternel est Un. Dans Ta main, ô Seigneur, je remets mon souffle ! »

 
JOB / Israël rétabli !
Nous savons qu’Israël sera rétablie, de la même manière que Job a été rétabli : « L’Eternel rétablit Job dans son premier état, quand Job eut prié pour ses amis ; et quand l’Eternel lui accorda le double de tout ce qu’il avait possédé… Pendant ses dernières années, Job reçut de l’Eternel plus de bénédictions qu’il n’en avait reçu dans les premières… Job vécut après cela 140 ans, et il vit ses fils et les fils de ses fils jusqu’à la 4e génération. Et Job mourut âgé et rassasié de jours. »

 
De même pour Israël : « En ce temps-là, Je relèverai de sa chute la maison de David, J’en réparerai les brèches, J’en redresserai les ruines, et Je la rebâtirai comme elle était autrefois » - Amos 9 :11, et ainsi Israël pourra dire comme Job :

« Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon oeil te voit » - Job 42 :5

 


[1] Selon le Dictionnaire encyclopédique du Judaïsme

[2] Notamment selon la version de la Bible Segond Scoffield

[3] Jésus a donné sa vie comme un sacrifice. Personne ne lui a pris selon ses propres paroles. Et sur la croix, Jésus a dit : « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». L’accusation de « déicide » n’est en aucun cas justifiée. 



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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 13:29


Job, un homme intègre et droit

job-3.jpgCe tableau de Georges de La Tour[1], évoque Job dans une prison. Le personnage en rouge est sa femme, et celle-ci a des mots très durs puisqu’elle dira : « Maudis D.ieu et meurs ! », comme Sephora qui disait à Moïse : « Epoux de sang ! » - Job 2 :9. Avant cela, la femme de Job lui reprochera : « Tu persistes dans ton intégrité ! ». Tout le « problème » de Job est là. Il va persister dans son intégrité et son innocence jusqu’au bout et D.ieu lui donnera raison contre ses « amis ».


Le début de l’histoire de Job commence dans un face à face entre Satan et D.ieu. Le diable provoque D.ieu concernant Job et D.ieu lui rétorque : « Il n’y a personne comme lui sur la terre. C’est un homme intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal » - Job 2 :3. Intègre et droit - tam ve yachar, en hébreu. Jacob [2] était aussi tam – complet, accompli. L’intégrité est une qualité essentielle que D.ieu aime.

Job 8:20  « Dieu ne rejette point l’homme intègre »
Prov 29:10  « Les hommes de sang haïssent l’homme intègre… »

Ps 15 « O Eternel ! Qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ? Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son cœur ».

 

 
Etre champion de D.ieu, une grande responsabilité

Pour répondre à Satan, le Seigneur va donc permettre que des fléaux s’abattent sur Job et sa famille. D.ieu est sûr de « son champion » et nous allons voir dans ce livre si particulier un message non seulement sur la souffrance, mais sur la foi vraie. D’une certaine manière, Job va défendre l’honneur de D.ieu face à l’Accusateur. Chacun de nous, en tant que croyant, est un champion de D.ieu et doit montrer dans sa vie de tous les jours, qu’ils soient bons ou mauvais, son aptitude à bénir le Seigneur et à marcher droitement. Devant le monde et les ténèbres, nous avons une responsabilité ! Celle de ne pas faillir et de refléter D.ieu Lui-même : « Les dominations et les autorités dans les lieux célestes connaissent aujourd’hui par l’Eglise la sagesse infiniment variée de Dieu » - Eph.3 :10. En tant que chrétiens et Corps de Christ, nous sommes appelés à démontrer aux autorités diaboliques la grandeur de l’Eternel et Sa sagesse ineffable. Sommes-nous réellement à la hauteur ? Hélas non ! Durant la dernière guerre par exemple, l’Eglise n’a pas été capable de s’opposer à l’idéologie nazie et à la barbarie exercée contre les millions de Juifs de la Shoah notamment. Durant les siècles passés, l’Eglise a failli dans sa mission, elle a au contraire démontré son incapacité à suivre les préceptes d’amour de Christ. Elle a été persécutrice trop des fois et n’a rendu jaloux que trop peu.

 

 Pourtant, le Seigneur compte sur nous et a toujours confiance en l’homme. Il a pleinement confiance en Job. Avec humilité, nous pouvons croire que nous serons comme lui, capables de résister à la maladie, aux accusations et au rejet, à la misère et aux difficultés de la vie. Lire le livre de Job nous rendra plus humbles face à ceux qui en veulent à D.ieu. Il mettra en nous davantage d’amour et de compassion à l’égard de nos contemporains qui résistent à D.ieu et se rebellent contre l’injustice de la vie. 

 

 
Une affaire entre l’homme et son D.ieu

job-1.jpgOn parle beaucoup de Job pour évoquer le problème de la souffrance. L’épître de Jacques parle de la « patience de Job » - Ja.5 :11. Il est l’exemple de ce que l’on peut supporter de pire. Or, Job n’a jamais maudit D.ieu. Il a accepté son sort. On cite souvent ses paroles lors d’un enterrement : « L’Eternel a donné et l’Eternel a ôté ; que le nom de l’Eternel soit béni ! » - Job 1 :21. C’était la 1ère phase de ses malheurs : il perdait tous ses biens, ses serviteurs, ses troupeaux, ses propres enfants et se retrouvait seul avec son épouse, démuni de tout. Mais dans la 2e phase ou épreuve, Job fut touché dans sa chair même. Sa femme ne le supporta pas : « Maudis D.ieu et meurs ! ». Pourtant, là encore, bien que maudissant le jour de sa naissance, Job ne maudit pas l’Eternel. Mais il L’interpelle avec force, et face aux accusations de ses « amis », clame son innocence : « Je veux parler au Tout-Puissant. Je veux plaider la cause devant D.ieu » - Job 13 :3.  

 

 La particularité de Job est sa capacité d’interpeller D.ieu. C’est un aspect biblique que celui d’interpeller directement le Créateur ! C’est dans la lignée des prophètes et des héros de la Bible, comme Moïse qui se plaignait à D.ieu de « Son peuple », comme Jérémie qui prenait à témoin le Seigneur : « Souviens-toi, Eternel, de ce qui nous est arrivé ! Regarde et vois notre opprobre ! » (Jér.5), ou comme David qui criait son amour : « Je t’aime, Eternel, tu es ma force !… » (Ps.18). D.ieu aime qu’on L’interpelle, quand ça va et quand ça ne va pas… L’intégrité était la qualité commune de ces hommes de foi. Pour Job, ça ne va pas ! Il ne comprend pas, c’est trop dur. Il tempête, proteste et crie son innocence, mais jamais il ne méprise D.ieu et Sa justice. C’était une affaire personnelle entre D.ieu et lui. Il répondit d’ailleurs aux « amis » cherchant en lui la faute : « Sachez que c’est D.ieu qui me poursuit et qui m’enveloppe de son filet » - Job 19 :6.

 

 
« Je sais que mon Rédempteur est vivant ! »

Job 16 :19-21 : « Dès maintenant, j’ai un témoin dans le ciel, oui, là-haut, j’ai quelqu’un qui témoigne pour moi. Mes amis se moquent de moi, mais mon regard plein de larmes monte vers Dieu. Que mon témoin soit un arbitre entre Dieu et moi, comme un homme prend la défense d’un autre homme ! » (PDV). Ce passage est fort. Il évoque la présence d’un « témoin » dans le ciel, d’un « avocat » plaidant la cause de l’homme devant D.ieu. En effet, nous avons grand besoin d’un avocat céleste, car le diable, le Prince de ce monde, remplit sa fonction d’Accusateur. La Nouvelle Alliance pourvoit merveilleusement à cela. L’apôtre Paul écrit : « Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, Il est ressuscité, Il est à la droite de Dieu, et Il intercède pour nous ! ». Voila le témoin dont parle Job. Il en a l’intuition prophétique. Celui qui a payé le prix élevé en donnant sa propre vie pour notre salut « comparaît pour nous devant la face de D.ieu » - Héb.9 :24. En mesurons-nous le privilège, celui d’être si bien défendu par le Fils de l’homme ?

 

Job 19 :25 : « Je sais que mon Rédempteur est vivant… » : Voilà une parole de foi ! « …Il se lèvera le dernier sur la terre… et quand ma peau sera détruite, je verrai D.ieu ». Parole prophétique évoquant la venue du Mashia’h sur la terre : « Dans ma chair, je verrai D.ieu » ! 1 Thess.4 :16 nous en parle[3]  : « Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement ». Cela correspond à Zacharie 14 :4-5 : « Ses pieds se poseront sur la montagne des Oliviers, vis-à-vis de Jérusalem… et l’Eternel mon D.ieu, viendra, et tous ses saints avec Lui ».

 

Comme Job, soyons prêts à Le rencontrer ! Job a cette belle espérance dans son désespoir, comme Jérémie dans ses « Lamentations » : « Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées. Ses compassions ne sont pas à leur terme. Elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande ! » - Lam.3 :22. Job sera merveilleusement récompensé pour sa foi, car D.ieu lui restituera toutes choses, en double, et « il mourra âgé et rassasié de jours ». La leçon que Job reçut et qui nous concerne aussi est contenu dans cette confession : « Mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant, mon œil t’a vu » - Job 42 :5.

 

Si, en tant que chrétiens, nous avons une connaissance de D.ieu, il importe que nous ayons plus que cela - une relation vraie et profonde avec Lui. C’est Son désir et l’épreuve de la souffrance pourra être un moyen qu’Il permettra. Soumettons-nous à Lui…

 


[1] « Job et sa femme » (1645) - Musée d’Epinal. Curieusement, le personnage sortant du mur semble davantage évoquer un ange, réconfortant Job.

 

[2] Gen.25 :27. Attention, on traduit le mot tam dans Segond  par « tranquille ». C’est très dommageable pour Jacob et le peuple juif que Jacob représente… Tranquille en effet n’est pas intègre.

 
[3]  L’enlèvement (v.17) n’est pas forcément immédiat !! « Ensuite, nous les vivants… » (= dans un 2e temps)




 
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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 15:17

... et les Noces d’Israël !


Dans Sa sainte présence…

lemariagejuif.jpgDans le Tabernacle existaient trois parties distinctes séparées par trois rideaux. Les deux premiers rideaux ou voiles, pour le Parvis et le Lieu saint, avaient pour nom masakh. Ce mot signifie protection. Ainsi est le voile masakh qui couvre l’Arche de même que la Nuée qui « couvre » Israël : « Il étendit la nuée pour les couvrir et le feu pour éclairer la nuit » - Ps.105 :39. Prions que le Seigneur continue de couvrir les frontières de l’Etat hébreu actuellement.

Nous lisons que le 3e rideau s’appelle parokhet. Il nous introduit dans le Lieu Très saint, là où se trouvent l’Arche de l’alliance et la présence glorieuse de D.ieu. Ce lieu est celui de l’unité de D.ieu en nous. En pénétrant dans le Lieu Très Saint, nous sommes en présence du D.ieu saint. Comme Esaïe, nous tombons à genoux et crions : « Grâce, grâce ! ». Comme Job disant : « Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon oeil t’a vu », nous laissons toutes nos questions et frustrations… et adorons. Comme Jacob au Yabboq dans sa lutte avec l’ange, nous nous abandonnons et sommes alors transformés par l’Esprit saint.


Voyons-nous une différence avec notre vie de foi de tous les jours ? Avons-nous l’habitude de nous trouver dans le Lieu Très saint… et la Chrétienté est-elle dans ce lieu ? Je ne le crois pas, tant sont grandes les divisions et querelles doctrinales préoccupant les croyants. Les chrétiens ont besoin comme Jacob de confronter l’Éternel ! Dans le Lieu Très Saint, ce n’est pas l’intellect qui prévaut, c’est l’Esprit. Franchir le parokhet exige un prix, c’est le prix du sang, celui du sacrifice. L’apôtre Paul en Romains 12 le résume comme l’aboutissement de toute la foi : « Je vous exhorte donc frères, par les compassions de D.ieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part, un culte raisonnable… ».

 

Israël, peuple théophore

Si de nombreux chrétiens n’ont pas saisi la vision par rapport au sujet d’Israël dans la pensée de D.ieu pour les derniers temps, c’est qu’ils n’ont pas franchi le parokhet et ne sont pas rentrés dans la présence d’El Schaddaï. 
t-archec.gifIls méconnaissent la pensée de D.ieu et Ses desseins éternels, ils n’ont pas un cœur à cœur comme Abraham, à qui D.ieu confiait ses secrets. Dans le Lieu Très saint réside un seul élément du Tabernacle : l’Arche sainte, dans laquelle se trouvaient le bâton fleuri d’Aaron, un vase de manne, et les Tables de la Loi.


L’Arche de l’alliance symbolise Israël ! C’est l’Arche, avec la Loi en son sein, que le peuple juif a portée durant 19 siècles dans les nations. Israël est le « peuple théophore » - il porte D.ieu !  Le Tabernacle est un ensemble, et il a fallu plusieurs siècles pour que le Seigneur révèle tour à tour chaque élément. D.ieu agit par révélation « car le Seigneur, l’Éternel, ne fait rien sans avoir révélé ses secrets à ses serviteurs les prophètes » - Amos 3:7. Ainsi au 16e siècle dans la Chrétienté, Luther « découvrit » l’autel d’airain en réalisant la valeur du salut non par les œuvres mais par la foi seule.

Plus tard, John Wesley mit en valeur la cuve d’airain en prêchant la sanctification. A l’aube du 20e siècle, la Ménorah symbolisa la révélation du Saint-Esprit, et les autres éléments furent découverts : la table des pains, signe d’amour et de service, et l’autel des parfums qui parle de louange et d’adoration. Il restait à franchir le dernier voile et à découvrir le dernier élément : l’Arche de l’alliance. N’est-ce pas le temps de D.ieu aujourd’hui pour cette révélation, depuis la création prophétique de l’État d’Israël ? C’est le temps kaïros d’un Dieu qui nous parle par révélation, au moment choisi. C’est aujourd’hui  le temps pour Israël, révélé avec l’Arche sainte.

 

Avons-nous besoin d’une révélation ?                                                     

epee2.gifQu’est-ce qu’une révélation ? C’est une ouverture, une brèche dans notre intelligence souvent étouffée par le raisonnement. Hébreux 4 :12 dit : « La parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur ». Oui ! Nous avons besoin d’être « percé » par l’épée de l’Esprit ! L’âme, c’est le Lieu saint tandis que l’Esprit est relié au Lieu Très saint. Souvent les chrétiens ont plaisir de se retrouver dans le Lieu saint, où sont la Ménorah, la table des pains et l’autel des parfums. L’Église aime les conventions de louange – c’est l’âme qui se réjouit et bien sûr, ce n’est pas mauvais.


Mais le Seigneur attend que nous entrions dans Son sanctuaire, le Lieu Très saint. C’est là qu’Il réside principalement ! C’est là que nous entendons battre Son cœur… et apprenons à connaître les secrets divins. En hébreu, « révélation » se traduit par les mots ouverture (peta’h) ou vision (‘hazon) : Ps.119 :30 « La révélation de tes paroles éclaire, elle donne de l’intelligence aux simples ». Prov.29 :18 « Sans révélation, le peuple est sans frein (mis à nu) », autrement dit : « … mon peuple périt ». C’est vrai, l’absence de révélation divine pour les temps que nous vivons et l’incompréhension de ce que D.ieu fait dans les derniers temps, amènera le croyant dans une impasse et au bout du compte à la mort.

 

Connaître le Père

L’image est celle du peuple hébreu dans le désert : s’il ne suivait pas la Nuée – la Révélation – il se perdait dans le désert et mourait de soif. Un chrétien aujourd’hui qui refuse ou reste indifférent à Israël, va au devant d’un grave danger ! C’est le Seigneur Lui-même qui nous met en garde – Mat.7 :21-23 : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors Je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité ».


Laissons-nous percer le cœur, allons « au travers du voile » - Héb.10 :20. Jésus a ouvert le ciel et le cœur du Père pour nous. C’est le défi de l’Église, l’ultime étape, celle de rentrer dans Son intimité, dans Sa présence glorieuse. Demandons pardon pour notre suffisance, notre entêtement, notre orgueil. Demandons-lui simplement : « Papa, aide-moi à saisir Tes plans d’amour. Ouvre mon cœur à ta miséricorde pour mon frère aîné, le peuple juif, ton fils premier-né. Que je sois prêt(e) à accueillir le Messie d’Israël, le Roi des rois qui vient à Jérusalem ».

 

Les Noces d’Israël en préparation !

Le mystère d’Israël est grand ! Le D.ieu de Jacob n’en a pas fini avec lui ! Nous, chrétiens, avons une telle facilité à nous enorgueillir de notre salut en Jésus, que nous passons sous silence le plan divin pour Israël. Il est glorieux. Le peuple juif a une communion certaine avec son D.ieu. Nous sommes, Israël et l’Église, sur le même chemin et si les Noces d’Israël sont à venir, il y a des Fiançailles… Ignore-t-on les secrets que se partagent les fiancés l’un à l’autre dans l’intimité ? D.ieu dit à Israël : « Je te fiancerai à moi pour toujours ; et Je te fiancerai à moi en justice, et en jugement, et en bonté, et en miséricorde ; et Je te fiancerai à moi en vérité ; et tu connaîtras l’Éternel » - Osée 2 :19. C’est la promesse de D.ieu en faveur d’Israël, selon le prophète. D.ieu parle à son cœur et lui prononce depuis bien longtemps déjà des mots d’amour, comme un fiancé à sa fiancée :

« C’est pourquoi, voici, moi, Je l’attirerai, et Je la mènerai au désert, et Je lui parlerai au coeur ; et de là Je lui donnerai ses vignes, et la vallée d’Acor pour une porte d’espérance ; et là elle chantera comme dans les jours de sa jeunesse et comme au jour où elle monta du pays d’Égypte. Et il arrivera, en ce jour-là, dit l’Éternel, que tu m’appelleras, Mon mari, et tu ne m’appelleras plus, Mon maître ». Osée 2 :16-18.

 
Réjouissons-nous des noces d’Israël ! Le voile parokhet a été déchiré dans le ciel, pour que nous prenions part au plaisir de l’Éternel, à Ses projets célestes. C’est Sa joie de se révéler à Son peuple, comme Joseph à ses frères – c’est une « porte d’espérance » pour Israël, et la ‘houpa est en vue …


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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 14:25

La déchirure de l’hymen
tabernacle-c.jpgOn connaît le mot Hyménée, qui désigne le mariage, mais moins l’hymen qui en est l’origine. Chez la femme, l'hymen est une petite membrane qui ferme partiellement l'orifice vaginal, et qui dit-on, n’a aucune utilité physiologique. Or, cette membrane, l’hymen, se rompt lors du premier rapport sexuel, entraînant une légère perte de sang. Ainsi au Moyen-Orient existait la tradition de montrer les draps tâchés de sang, prouvant la virginité de la fiancée. C’était alors la fête et l’objet d’une grande joie dans la communauté !...

 
Cela nous aide à prendre conscience de l’importance « du signe du sang » lors du percement de l’hymen et la portée prophétique qu’il revêt ! C’est un symbole marquant : il signifie que le mariage est consommé. Les fiancés sont à présent des mariés et ne feront qu’une seule chair dans la pensée du Créateur. Le couple homme / femme est la plus belle création de D.ieu. La déchirure de l’hymen est l’ouverture à une nouvelle vie, au plus important de la vie puisque par l’union des deux êtres, elle devient procréatrice. C’est la porte d’un amour devant s’accomplir et s’épanouir, et nous allons voir que cette image est parfaitement biblique.

 

Le voile du Tabernacle

Osons une comparaison… avec le Tabernacle ! Il y a dans la Tente du désert 3 rideaux correspondant aux 3 parties du Tabernacle, nous faisant pénétrer dans les lieux saints. Le 1er lieu est le Parvis accessible au peuple hébreu : là se trouve l’autel d’airain sur lequel se faisaient les sacrifices et holocaustes. Puis, un autre rideau donnait accès au Lieu saint réservé aux Lévites, où se trouvait notamment la Ménorah. Enfin, il y a le 3e rideau qui ne pouvait être franchi que par le souverain sacrificateur. Là devait être déposé une fois par an sur l’Arche de l’Alliance, le sang du sacrifice expiatoire. Ce dernier voile, différent des autres, était « un voile bleu, pourpre et cramoisi de fin lin » - Exode 26 :31. Son nom[1] :
tkrp parokhet.

 
Ce voile séparait le Lieu saint du Lieu Très Saint où se trouvait l’Arche de l’alliance. La valeur numérique du mot parokhet est 700, dénotant un symbolisme fort, le sept étant le chiffre parfait de « D.ieu fait homme », accentuée par la plénitude du cent. Nous constatons que le franchissement de ce voile précieux est lié au sang qui est déposé sur le couvercle de l’Arche de l’alliance, gagnant pour le peuple la faveur divine : « Il égorgera le bouc expiatoire pour le peuple, et il en portera le sang au-delà du voile » - Lév.16:15.

 

Le voile a été déchiré !

Dans la Nouvelle Alliance et la pensée chrétienne, le voile a été déchiré ! La Bible dit que « Jésus est le voile » qui fut percé et qui est mort pour tous les hommes : « Jésus, ayant encore crié à voix forte, rendit l'esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent » - Mt.27 :51. « Ainsi donc, frères, nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair » - Héb.10:19-20. Réalisons l’œuvre merveilleuse de la Croix ! D.ieu a ouvert les Cieux lorsque Jésus « a traversé le Tabernacle » - Héb.9 :11. Il est « entré dans le ciel, pour comparaître pour nous devant Dieu » - Héb.9 :24. Alléluia  pour cet accomplissement ! Jésus nous a introduit dans l’intimité du Père, en prenant sur lui nos péchés et l’iniquité de l’humanité. Il est l’agneau immolé et son sang versé nous ouvre la porte à une vie de liberté et de joie, Il réconcilie l’homme avec son Créateur.

 

Pour le peuple hébreu

Il y a aussi une déchirure pour Israël, l’introduisant dans une nouvelle vie, et correspondant à la
délivrance de l’Egypte, image de la Délivrance finale avec la venue du Mashia’h. Alors que le peuple hébreu, poursuivi par Pharaon, était acculé devant cette barrière liquide qu’était la Mer des Joncs, D.ieu ordonna à Moïsemerrouge.jpg : « Lève ta verge, étends ta main sur la mer, et fends-la ; et les enfants d’Israël entreront au milieu de la mer à sec » - Ex 14:16. Baqa‘ = fendre, déchirer, faire une brèche, percer, ouvrir. Le terme est fort et nous fait évidemment penser à l’hymen déchiré. Néh.9:11 : « Tu fendis la mer devant eux, et ils passèrent à sec au milieu de la mer ». Ps.78:13 : « Il fendit la mer, leur ouvrit un passage »

 
Notons que le mot qui désigne le voile du Tabernacle, parokhet, vient du mot perekh, qui parle d’oppression, de cruauté, de travail exténuant. N’est-ce pas ce que représentait « l’Egypte » pour le peuple de D.ieu ? Le voile parokhet est synonyme d’oppression, et c’est de cela que le Seigneur délivre, et du péché en général. Le sang est-il lié à la « déchirure » de la Mer rouge ? - Oui, il a été versé au sortir de l’Egypte, avec l’agneau sans défaut, et son sang versé a couvert les linteaux des portes, protégeant Israël d’une mort certaine.

 

Franchissons les étapes du Tabernacle…

Nous avons vu ce que signifiait le « voile déchiré » dans la nouvelle Alliance – l’entrée dans la liberté et la plénitude de la vie avec D.ieu. Combien en sommes-nous loin, n’est-ce pas ? On doit comprendre que nous avons différents niveaux de compréhension et aussi que nous avons la vie entière pour nous approcher de plus en plus de D.ieu et Le connaître, car c’est bien là le but de la vie du croyant. Comme « l’hymen déchiré » est le symbole d’une vie à deux qui ne deviendront qu’un, le « voile déchiré » est celui d’une communion de pensée entre D.ieu et sa création, la plus belle – l’homme. Ainsi devons-nous grandir dans cette maturité et devenir « un homme de D.ieu accompli » - 1 Tim.3 :17.

 
Théologiquement, il y a une gradation dans les trois étapes du Tabernacle correspondant aux trois lieux – le Parvis, le Lieu saint et le Lieu Très Saint. Quelles en sont les étapes ? Découvrons-les au fur et à mesure que nous avançons dans le Tabernacle – « Jésus a traversé le Tabernacle… » - Héb.9 :11 : 

 

    D’abord dans le Parvis, la repentance qui nous conduit au salut (l’Autel d’airain) et la découverte d’une nécessaire sanctification (la Cuve) ; puis dans le Lieu Saint, la révélation du Saint-Esprit (la Ménorah), le service (la Table des pains) et l’adoration (l’autel des parfums). Ce parcours de foi n’est jamais terminé : nous aurons toujours besoin de retourner à la case départ pour mieux comprendre l’importance de l’humilité et de la repentance, comme celle de renouveler notre consécration et « la sanctification sans laquelle nul ne verra Dieu » - Héb.12 :14. Il reste alors la dernière révélation, celle de l’Arche de l’alliance. Pour cela, il est nécessaire de franchir le 3e et dernier voile et rentrer dans le Sanctuaire.

 

… et déchirons, perçons le voile !

Quelle est la caractéristique du 3ème lieu fermé par le parokhet ? Il est celui de l’unité de D.ieu en nous. En pénétrant dans le Lieu Très Saint, nous touchons le cœur du Père. Nous laissons tomber nos questions doctrinales et nos querelles ecclésiales dans la présence de D.ieu. Comme Esaïe, nous tombons à genoux et crions : « Grâce, mes lèvres sont impures ! ». Après toutes les épreuves terribles qu’il vécut, Job dira : « Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon oeil t’a vu » - Job 42:5.

« Seigneur, ce dont j’ai besoin, c’est un coeur brisé…Donne-moi un cœur tout simple qui ne soit pas divisé, qui ne s’enfle pas de connaissance mais s’attache à Ta présence » - Corinne Lafitte (Ps. 51)



[1] Le parokhet existait aussi pour le Temple : « Il (Salomon) fit le voile bleu, pourpre et cramoisi, et de byssus, et il y représenta des chérubins » - 2Ch 3:14.  Les deux premiers rideaux du Tabernacle avaient pour nom masakh. Ce mot signifie protection. Ainsi est le voile masakh qui couvre l’Arche et le voile protecteur de la Nuée sur Israël (Ps.105 :39)


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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 16:58

« L’année de mes 30 ans, moi, Ézéchiel, fils du sacrificateur Bouzi, j’étais parmi les exilés juifs, au bord du fleuve Kébar. C’était le 4ème mois, le 5ème jour. J’ai vu le ciel s’ouvrir, et l’Eternel s’est révélé…» - Ez.1 :1

Ezéchiel : D.ieu fortifie !
Son nom Ye’hezqiah signifie : « D.ieu fortifie ! ». Cela vient du verbe ‘hazaq = rendre fort. Ezéchiel est un sacrificateur, de la famille de Tsadok. Jusqu’à Malachie, D.ieu a toujours laissé des prophètes pour encourager le peuple ou du moins être la voix de D.ieu pour dire les choses. Les prophètes ont rarement été aimés, justement parce qu’ils disaient la vérité. Mais la Bible parle toujours « d’un reste », qui a besoin d’entendre la voix de D.ieu. On lit que les anciens se réunissaient chez Ezéchiel, à Tell-Abib. Qui ne connaît pas le Psaume 137 : « Sur les bords des fleuves de Babylone » ? Il décrit l’état d’esprit des exilés « sionistes » avant l’heure. « Nous étions assis et nous pleurions… comment chanterions-nous des cantiques de Sion ? ». Nous trouvons ainsi dans ce Psaume émouvant cette belle déclaration : « Si je t’oublie Jérusalem, que ma droite m’oublie ! ». C’est ce même sentiment qui doit nous animer aujourd’hui : nous devons mobiliser nos prières pour la ville sainte et faire de Jérusalem « le sujet principal de notre joie » !


Ezéchiel, tu nous fortifies, tu fortifies notre foi ! Le prophète décrit la gloire de Dieu. Comme Jean dans l’Apocalypse le fera 650 ans plus tard dans des visions grandioses, il décrit la vallée des ossements, la résurrection d’Israël, et il révèle le nouveau Temple. Cela nous encourage. Notre foi doit être nourrie de cette vision du ciel et du prophétique dont nous vivons l’accomplissement de nos jours !

 
Le livre « le plus saint après le Pentateuque »
Les sages juifs ont eu du mal à mettre dans le canon biblique le livre d’Ezéchiel. Cela tient beaucoup aux visions incroyables qui y sont données. Elles sont étonnantes, indescriptibles en fait. Comment décrire la gloire de l’Eternel ?... Lisons le chapitre 1er. Pour le prophète, le ciel s’ouvre merveilleusement et d’un coup apparaissent les visions divines. Tout d’abord, du feu, une lumière éblouissante, et des êtres vivants à quatre faces : « … une face de lion à droite, une face de taureau à gauche et une face d’aigle ». Avec eux se déplacent des sortes de « roues » : « Entre les êtres vivants on apercevait comme des braises enflammées, on voyait bouger des sortes de torches. Le feu était éblouissant et des éclairs en jaillissaient. Les êtres vivants allaient et venaient à toute allure ; ils semblaient aussi rapides que la foudre. En les observant, je vis à côté de chacun d’eux une roue qui touchait terre. Les roues offraient l’aspect scintillant d’une pierre précieuse. Elles s’imbriquaient les unes dans les autres. Elles pouvaient se déplacer dans les quatre directions sans avoir à pivoter. Elles étaient d’une hauteur effrayante et couvertes de reflets brillants (ou d’yeux) sur tout leur pourtour ». Au-dessus, Ezéchiel voit comme une voûte céleste : « Une sorte de voûte s’étendait au-dessus des têtes des êtres vivants, aussi resplendissante de clarté que le cristal ».

 
C’est alors que le prophète découvre la splendeur de la gloire divine, avec l’apparence d’un homme scintillant de lumière : « Au-dessus de la voûte qui dominait leurs têtes, il y avait aussi du bruit et l’on y distinguait comme une pierre de saphir qui avait les contours d’un trône. Sur cette sorte de trône, tout en haut, se tenait une forme qui avait une apparence humaine. Je vis que cette forme scintillait comme du métal brillant et qu’elle paraissait entourée de feu. Au-dessus et au-dessous de ce qui semblait être sa taille, je voyais comme du feu l’inondant de clarté. La lumière environnante ressemblait à celle de l’arc-en-ciel qui resplendit en un jour de pluie. C’était le reflet de la glorieuse présence de l’Eternel » - v.25-28.  Quelle vision extraordinaire ! On pourrait dire qu’il s’agit du trône de l’Eternel ou de Son char céleste, mais les mots humains sont trop imparfaits. On retrouve les mêmes visions chez Daniel (Dan.7 :8-10 et 7 :13-14), contemporain d’Ezéchiel et chez Jean l’évangéliste (Apo.1 :13-16) dans son Apocalypse, 6 siècles plus tard.

 
Pour accepter le livre d’Ezéchiel et le déclarer apte à rentrer dans le canon biblique, il y eut de nombreux débats, mais merci Seigneur, il est dit que « ‘Hanania, le fils de Ye’hezqiah, concilia les règles d’Ezéchiel avec celles de la loi juive » (Dict. Encyclopédique du Judaïsme). Le livre fut donc homologué. De plus, notamment en raison de la prophétie sur la reconstruction du Temple, le livre d’Ezéchiel fut reconnu comme étant « le plus saint des livres de la Bible après le Pentateuque ». Ce livre est en effet une grande bouffée d’Esprit. Combien avons-nous besoin de le lire pour les temps que nous vivons !...

 
La Ch’khinah – la glorieuse présence divine
Ezéchiel décrit superbement la gloire du D.ieu d’Israël - kavod Elohaï Israël. On l’appelle aussi la Ch’khinah (littéralement la présence divine habitante) entourée des K’rouvim (kerouv : ces êtres vivants dont la forme est celle de l’homme, du taureau, du lion et de l’aigle. (Avec notre traduction de chérubins, nous sommes évidemment loin de la vérité, considérant l’énergie de vie que manifestent ces Êtres). Nous réalisons avec le prophète que cette nuée vivante de l’Esprit, était celle qui se manifestait déjà avec le peuple hébreu dans le désert sur le Tabernacle, puis celle qui remplit le Temple de Salomon. Avec Ezéchiel, nous voyons qu’à une date précise, la Ch’khinah quitte Jérusalem. On peut en déterminer le temps : 586 avant J.C., lorsque le Temple fut détruit par Nebucanetsar. Jusqu’à présent, la Ch’khinah n’est pas revenue. Ezéchiel nous dit qu’elle reviendra lorsque le Temple sera rebâti et elle viendra précisément par la Porte Dorée, celle de l’Est, selon Ez.43. Sans doute accompagnera-t-elle la venue du Messie lors de Sa venue glorieuse dans le Temple rebâti, après qu’Il ait posé les pieds sur le Mont des Oliviers – Zach.14 :4…

 
« Montre ce Temple à la maison d’Israël ! »
On ne peut être qu’encouragé et impressionné par la description du 3ème Temple – chap.40 à 48 d’Ezéchiel. Si Moïse a reçu de D.ieu la révélation du Tabernacle, et David celle du 1er Temple, nous pouvons dire qu’Ezéchiel est celui qui a reçu les visions les plus importantes, notamment celle du 3ème Temple. A l’âge de 55 ans (Ez.40 :1), le prophète est à nouveau transporté par l’Esprit dans le futur. Wouah ! C’est digne des meilleurs films de science-fiction… Ezéchiel voit alors une ville et le Temple, et D.ieu lui ordonne : « Fais connaître à la maison d’Israël tout ce que tu verras… » (40 :4) – « Montre ce Temple à la maison d’Israël ! » (43 :10). Il s’agit du troisième et glorieux Temple à Jérusalem, dont Zacharie (Zach.14 :16) nous dit que les nations viendront y adorer le Roi des rois. L’Eternel a toutes choses entre Ses mains… Il contrôle l’espace et le temps ; Il a tout pouvoir et conduit nos destinées, celle du peuple juif et celle de tous les hommes. Y a-t-il meilleur encouragement ? A Israël, le prophète communique la promesse et l’assurance de la restauration de son pays, et même plus qu’une restauration, une gloire de couronnement.

 
Regardons attentivement du côté de la Porte Dorée. Là, Ezéchiel a vu de ses yeux la gloire de D.ieu – la Ch’khinah – y pénétrer avec majesté et puissance. Le Mashia’h, n’en doutons pas, l’accompagnera… Les événements de nos jours peuvent être difficiles, mais ils sont annonciateurs des plus grands miracles divins. Fortifions-nous et prenons courage !
Le Seigneur a dit : « Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous, et levez la tête, parce que votre délivrance est proche ! » - Luc 21 :28. La délivrance est un sujet de grande joie. En Es.60 :22, D.ieu dit : « Moi, l’Eternel, Je hâterai ces choses en leur temps ! ».

 

‘Hazaq veya’amets Fortifie-toi et prends courage !
Le 7 sept 2007 – 25 Elul 5767

 

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 09:00

Le Temple pour les Juifs…

dans la pensée juive[1]

 

Beit-hamiqdash.JPGLa photo[2] ci-contre est un montage fait par des amis juifs pour décrire ce que serait la construction du Temple sur le mont du Temple. Cela suppose évidemment la destruction du Dôme du Rocher, symbole de la présence musulmane à Jérusalem…

En fait, nous ne savons pas du tout à quoi ce 3e Temple ressemblera, même si nous avons les chapitres 40 à 48 d’Ezéchiel qui en parle ; cela dépasse d’ailleurs en dimension la superficie du Mont du Temple. Le mystère demeure…

 
Peut-on être juif sans Temple ?
La question est posée par le rabbin Dynovisz. Une femme juive, directrice d’école,[3] apporte une réponse et résume la pensée juive ‘biblique’ : « Le miracle du retour du peuple d’Israël sur sa terre n’est que le début d’un processus qui doit s’achever par la reconstruction du Temple et le retour des exilés. Le peuple a besoin du Beit Hamiqdach pour assurer son équilibre social et spirituel, et l’unité et la paix en son sein sous l’égide divine, sont les conditions pour son édification ».

 
Les choses cachées révélées
Dans le mot ‘Olam
Mlwe qui en hébreu signifie le monde (et l’éternité), il y a le verbe ‘elem qui veut dire être caché, ce qui fait dire aux sages juifs que la partie visible du monde cache des choses invisibles qu’il importe de découvrir par une recherche personnelle, en étudiant la Torah. Un qualité essentielle à l’étudiant-disciple est la bina hnyb qui désigne l’intelligence en tant que capacité à discerner les choses cachées. Un « mevin » discerne les secrets de D.ieu. La Bible ne dit-elle pas ? - « La crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse, et la connaissance du Saint est l’intelligence » - Prov.9:10. Méditons cette parole de Prov.25 :2 : « La gloire de D.ieu, c’est de cacher les choses ; la gloire des rois est de les sonder ».

 
Les Issacarites ont cet esprit de discernement des temps prophétiques -1Chron.12 :32. Daniel (9 :22) eut cette intelligence –  l’ange Gabriel vint lui dire : « Je viens ouvrir ton intelligence ». Il est dit qu’il eut « l’intelligence de la vision ». En Dan.10 :1, on voit qu’il a « l’intelligence de la vision ». On doit souhaiter et prier que les chrétiens aient l’intelligence de la vision du Temple et de la venue du Roi des rois,… car « ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel… » - Dan.12 :3.

 
Le mois de Av relié au mois de Adar
La destruction du Temple dans la tradition juive est liée au mois de Av. Dans ce mois (juillet-août), Ticha’ be’Av (= le 9 Av, selon la calendrier juif religieux) est le jour de la destruction du Temple, celui du premier temple en 586 av JC et celui d’Hérode en 70 après JC. C’est un jour de deuil – le jour le plus triste dans l’histoire juive. Tisha’ Be’av (תשעה באב), ou jeûne du 5e mois est, avec Yom Kippour, le seul jeûne à caractère obligatoire. Zacharie mentionne cette date et prophétise la transformation du deuil en joie : « Ainsi parle l’Eternel des armées : le jeûne du 4e mois, le jeûne du 5e, le jeûne du 7e et le jeûne du 10e se changeront pour la maison de Juda en jours d’allégresse et de joie, en fêtes de réjouissance…» - Zach.8:19.

 
Adar est le mois de la fête de Pourim[4] pendant laquelle les Juifs laissent éclater leur joie. Quel rapport entre les deux mois ?... Les sages disent que le « trop plein » de joie de Pourim remplace la tristesse de Ticha’ be’Av, parce qu’en fait il y un lien entre les deux mois, et le lien, c’est le Temple.

 
Reconstruire le Temple

pourim.jpgLe Talmud dit que les dix fils d’Haman sont partis en Israël pour empêcher la reconstruction du Temple… ce qui donne une interprétation particulière du livre d’Esther. Pour résumer l’histoire, le roi Cyrus, l’oint de l’Eternel, pousse les Juifs de Babylone à revenir en Israël pour reconstruire le Temple. Moins de 1/5 des exilés répondront à cet appel. Déjà, l’on voit que la plupart des Juifs « se plaisent en diaspora » et ne se précipitent pas pour revenir en Erets-Israël. Nous constatons la même situation aujourd’hui, et le rabbin dira que cette non-ferveur à l’aliyah fait partie de la complexité de l’âme juive : le Juif se plaît en diaspora et oublie sa mission qui est de revenir sur sa terre pour y construire le Temple… « L’exil colle à la peau des Juifs » dira-t-il, et les Juifs se contentent de faire la prière : « Lechana haba’a leYeruchalaïm » - l’an prochain à Jérusalem. « C’est la maladie de l’exil, la maladie du peuple juif ». Et d’expliquer que le peuple juif, né en Egypte et dans le désert, n’aura vécu sur sa terre, libre, qu’un peu plus de 400 ans, contrairement aux autres peuples qui sont devenus des nations sur leur propre terre, puis il vivra 500 ans en servitude sous différents empires. Le reste du temps s’est passé en exil, et à l’inverse de la plupart des autres civilisations, tels les Romains, les Grecs, les Hittites, etc, qui ont disparu, la civilisation juive a survécu. Nous savons que c’est le miracle de D.ieu qui a permis cela, du fait même qu’Israël a une mission divine.

 
Sous Cyrus, les Juifs ont dû combattre les Samaritains (une population étrangère païenne introduite en Samarie) et l’argent que le roi Cyrus avait mis à disposition de Zorobabel et Esdras pour le Temple servit sans doute à  lever des soldats pour se défendre. Il fallut plusieurs décennies pour enfin poser les fondations du Temple. N’y a-t-il pas une comparaison à faire avec aujourd’hui ?... Actuellement, l’armée d’Israël à elle seule dévore un énorme budget pour la nation, nécessaire pour se défendre contre les attaques des ennemis d’Israël, notamment les Palestiniens. L’ennemi est en fait là pour contraindre Israël à ne pas penser à la véritable raison de son existence, qui est de se préparer à la venue du Mashia’h et à reconstruire le Temple.

 
Voilà la vision dont parlait Daniel, qui doit être celle du Juif – la vision du Temple liée à celle du Mashia’h. D.ieu a dit à Ezéchiel : « Fais connaître à la maison d’Israël tout ce que tu verras ! » - Ez.40 :4 et 43 :10. Et en Zacharie, il est dit que « ceux qui sont éloignés viendront et travailleront au temple de l’Eternel ! » - Zach.6 :15. Cette dernière parole concerne autant les Juifs qui doivent revenir que les chrétiens qui doivent venir aider Israël, en étant une source de bénédiction et des pierres vivantes à apporter à l’édifice.

 
La synagogue et le Temple
Aujourd’hui hélas, de nombreux Juifs ayant bien vécu en diaspora ont admis l’idée que l’on peut vivre sans le Temple. Ainsi, revenus en terre d’Israël, nombreux sont les Juifs qui se suffisent de la synagogue ! Or, le plan divin ne s’arrête pas là. La synagogue était un remplacement de fortune, une maison de rassemblement (beit haknesset) où les lois du Temple ne pouvaient pas être mises en pratique. La synagogue n’est pas une demeure pour l’Eternel. En tant que chrétiens, nous rajouterons que le Temple a comme nécessité de permettre à ce que le versement du sang pour le pardon des péchés prenne tout son sens. Si nous avons bénéficié du sang versé une fois pour toutes au travers de Jésus-Christ offert en sacrifice expiatoire, nous devons croire que le Seigneur donnera à Israël au travers du Temple, l’opportunité de saisir cette vérité salvatrice. En effet sans l’effusion du sang, il n’y a pas de pardon – Héb.9 :22 :

« Regarde Sion, la cité de nos fêtes ! Tes yeux verront Jérusalem, séjour tranquille, Tente (Tabernacle) qui ne sera plus transportée, dont les pieux ne seront jamais enlevés,
et dont les cordages ne seront point détachés.
C’est là vraiment que l’Eternel est magnifique pour nous…
L’Eternel est notre juge, L’Eternel est notre législateur, L’Eternel est notre roi : C’est Lui qui nous sauve…

Le peuple de Jérusalem reçoit le pardon de ses iniquités » - Esaïe 33 :20-24 
 

Le Temple pour Israël, est la maison de l’Eternel (haBeit – la Maison) sur la terre – il est leur finalité :

« Je traiterai avec eux une alliance de paix, et il y aura une alliance éternelle avec eux ; Je les établirai, Je les multiplierai, et Je placerai mon sanctuaire au milieu d’eux pour toujours.
Ma demeure sera parmi eux ; Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
Et les nations sauront que Je suis l’Eternel, qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera
 pour toujours au milieu d’eux »
- Ez.37 :27-29
 

De même, D.ieu a promis de leur donner un cœur et un esprit nouveau. Ainsi sera-t-il le Temple en eux :

« Je vous donnerai un coeur nouveau, et Je mettrai en vous un esprit nouveau ; J’ôterai de votre corps le coeur de pierre, et Je vous donnerai un coeur de chair. Je mettrai mon Esprit en vous, et Je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois. Vous habiterez le pays que J’ai donné à vos pères ; vous serez mon peuple, et Je serai votre Dieu » - Ez.36 :26-28 
 

De toute éternité, D.ieu avait prévu le salut pour Israël, uniquement lorsque le peuple juif serait revenu des extrémités des nations. Le Mashia’h se réjouit à l’avance pour cet événement et Israël sautera de joie :

« Qui donnera de Sion le salut à Israël ? Quand l’Eternel ramènera les captifs de Son peuple. Jacob sera dans l’allégresse, Israël se réjouira ! » - Ps.14 :7

 
fleurs.jpgUne semence précieuse, la vision de la venue du Roi
Nous croyons que, si les Juifs ont une maladie décrite comme étant celle de l’exil, une mentalité d’esclave héritée de l’Egypte, les chrétiens ont aussi une maladie qui est celle de croire qu’ils peuvent exister sans leurs racines hébraïques. En tant que chrétiens, nous avons été rattachés à l’Olivier franc qui est Israël. Croire que l’Eglise peut vivre sans Israël est un leurre, une illusion qui mène à la mort. L’image d’une fleur coupée dans un vase est parlante. Combien de temps la fleur pourra-t-elle subsister dans un vase ?... C’est une maladie d’orgueil, de suffisance, c’est comme un aveuglement. La Bible dit qu’une telle Eglise a besoin d’un collyre pour ses yeux – Apo.3. 


La vision des derniers temps est de préparer le chemin du Messie qui vient. Il vient pour le salut d’Israël et pour celui de toute l’Humanité. C’est une semence royale que D.ieu place dans les cœurs. Cette semence est précieuse autant pour le Juif que pour le chrétien. Nos voies convergent ainsi vers le même but. L’ennemi va déployer toute son énergie pour détruire cette semence implantée dans les cœurs. De même qu’il essaiera de convaincre les Juifs qu’ils peuvent vivre sans le Temple, il essaiera de nous persuader que nous nous suffisons à nous-mêmes, et qu’après tout, Israël est une nation comme les autres…  
 

Ne ratons pas le but final qui est pour Israël et l’Eglise notre destinée commune, une destinée glorieuse, celle d’accueillir le Roi des rois dans la ville de Sion. Gardons précieusement la semence dans nos cœurs !...


[1] Selon un enseignement du rabbin Haïm Dynovisz

[2] Tiré du P’tit Hebdo, n° 316

[3] Il s’agit de Liora Meer, de l’école pour filles Midrasha Ora à Netanya - P’tit Hebdo, n° 316

[4] Pourim est la fête de la victoire de Mardochée et du peuple juif sur Haman, selon le livre d’Esther

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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 15:30

David et le temple de Salomon
Temple-Web.JPGLe roi David est le premier à désirer que le D.ieu d’Israël habite une maison digne de Lui, un Sanctuaire. Certains ont émis la pensée que David s’était fourvoyé en demandant que D.ieu ait une demeure terrestre, un temple de pierre ! Personnellement je ne partage pas ce point de vue.


Le Psaume 132 exprime la pensée du roi David – Il est l’homme selon le cœur de D.ieu, n’est-ce pas : « Il jura à l’Eternel, Il fit ce voeu au Puissant de Jacob : je n’entrerai pas dans la tente où j’habite, je ne monterai pas sur le lit où je repose, je ne donnerai ni sommeil à mes yeux, ni assoupissement à mes paupières, jusqu’à ce que j’aie trouvé un lieu pour l’Eternel, une demeure pour le Puissant de Jacob… ». Il ajoute avec foi : « Lève-toi, Eternel, viens à ton lieu de repos, Toi et l’arche de ta majesté ! Que tes sacrificateurs soient revêtus de justice, et que tes fidèles poussent des cris de joie ! »


N’est-ce pas l’Esprit saint qui met en David cette ferveur et cette joie pour que s’accomplissent les plans de D.ieu d’habiter dans Son temple ?... L’apôtre Pierre, dans son premier discours, précise que David est « prophète » - Actes 2 :30. David est en effet l’homme de louange et de prière, et prophétiquement, il a discerné le plaisir de l’Eternel et Ses projets pour les temps de la fin. Esaïe évoque le temps où le temple sera de pierre : « Regarde Sion, la cité de nos fêtes ! Tes yeux verront Jérusalem, séjour tranquille, tente qui ne sera plus transportée, dont les pieux ne seront jamais enlevés, et dont les cordages ne seront point détachés » - Es.33 :20.


Le prophète Nathan avait ainsi dit au roi David : « Va, fais tout ce que tu as dans le cœur, car l’Eternel est avec toi » - 2 Sam.7 :3 / 1 Chron.17 :2. Et D.ieu répondit à propos de Salomon : « Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom, et J’affirmerai pour toujours le trône de son royaume » - 2 Sam.7 :13. David a versé trop de sang ! : « Tu as versé beaucoup de sang et tu as fait de grandes guerres ; tu ne bâtiras pas une maison à mon nom, car tu as versé devant moi beaucoup de sang sur la terre » - 2 Chron.22 :8 et 28 :3. 


Nous réalisons que David et Salomon représentent le Messie sous ses deux aspects – le Messie souffrant et le Messie glorieux – Serviteur et Roi. Dans cette vision prophétique, David ne pouvait pas être le bâtisseur du temple. Il personnifiait la Grâce – l’homme selon le cœur de D.ieu. Il vécut d’autre part l’humiliation et quelque part la mort et la résurrection, replacé in extremis sur le trône après la mort d’Absalom. Salomon à l’inverse incarne le Roi des rois qui apportera la paix au monde. Le royaume de Salomon est l’image du royaume millénaire, dont le temple est le centre. Il est empreint de sagesse, de justice et de jugement. A la mort de David, Salomon jugea tous ceux qui avait porté atteinte à l’honneur de son père, comme Schimeï (1Rois 2 :36) qui avait maudit David, et tous ceux qui s’étaient élevés contre lui – Joab et le sacrificateur Abiathar. Le Messie, à Sa venue, exercera Sa justice sur chacun et sur nous qui avons bénéficié de la grâce. Nos actions passées seront pesées et nous serons jugés ainsi que le dit la Parabole des talents (Mt.25).


Si David n’a pas bâti le temple, il a tout fait pour préparer les éléments de construction. Nous sommes dans le « temps de David », à sa fin, et il nous appartient d’apporter les matériaux spirituels pour le rétablissement du temple. Ainsi devons-nous bénir Israël et être aux côtés du peuple juif pour préparer le chemin du Roi : « Dites à la fille de Sion : voici, ton Sauveur arrive ! » - Es.62 :11. En Ez.43 :10, il nous est dit de « montrer les plans du temple » au peuple juif, afin qu’ils prennent conscience de la venue du Messie glorieux et qu’ils L’accueillent comme il convient.

 
Jésus et le temple

HebreuxArche.jpgLe Seigneur a eu au cours de sa vie un comportement habituel pour un Juif en relation avec le temple : « Selon la Loi de Moïse » (Luc 2 :22), Yechoua ben Yosef fut circoncis au temple. Anne la prophétesse « qui ne quittait pas le temple, servant Dieu nuit et jour » (v.36) prophétisa sur Lui. A l’âge de 12 ans, Jésus monta avec sa famille au temple, à Pessa’h, « selon la coutume de la fête ». Il s’entretint avec les rabbins dans le temple, puis à ses parents qui le cherchaient, il répondit : « Ne saviez-vous pas qu’il faut que Je m’occupe des affaires de mon Père ? » (v.49). Le temple était pour Jésus la maison de Son Père : « Il dit aux vendeurs : Otez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic » - Jn.2 :16. Cette parole est importante. Elle nous montre que le temple, même s’il avait été reconstruit par Hérode qui n’était pas, loin de là, un Juif pieux, gardait sa sainteté : il demeurait la maison de Son Père. De même le prochain temple, qui sera souillé par l’Antichrist, demeurera le temple qui accueillera le Messie. Il sera sanctifié par la venue glorieuse du Roi.


Jésus a pleuré sur Jérusalem (Luc 19 :41) sachant la destruction de la ville, celle du temple « pierre par pierre » et la dispersion du peuple juif. Il connaissait à l’avance la terrible persécution des Romains à l’encontre des Juifs, qui ont été massacrés et emmenés par milliers en esclavage. Le temple fut détruit pierre par pierre, les Romains voulant récupérer l’or qui fondait sous la chaleur intense de l’incendie. Comme un trophée, Titus ramena le grand chandelier - la menorah - à Rome, et il ne resta du temple que le Mur actuel, le Kotel, appelé par certains ‘Mur des lamentations’, et par d’autres ‘Mur des bénédictions’.

 
Le temple du Millenium

Le temple aura une place centrale durant le Millenium. Les « étrangers », les non-Juifs, seront bénis en Israël : « Les étrangers qui s’attacheront à l’Eternel pour Le servir, et pour L’aimer et pour être Ses serviteurs, qui respecteront le chabbat et ne le profaneront pas, et qui s’attacheront à mon alliance, Je les ferai venir à ma montagne sainte et Je les réjouirai au temple où l’on me prie, et J’agréerai leurs holocaustes et autres sacrifices offerts sur mon autel. Car on appellera mon temple : la maison de prière pour tous les peuples » – Es.56 :6


Déjà, du temps de Salomon dans le temple, et nous le vérifions encore aujourd’hui pour ceux et celles qui prient au Mur (au Kotel), il y a une bénédiction particulière : « Quand l’étranger, qui n’est pas de ton peuple d’Israël, viendra d’un pays lointain, à cause de ton nom, car on saura que ton nom est grand, ta main forte, et ton bras étendu, quand il viendra prier dans cette maison, exauce-le des cieux, du lieu de ta demeure, et accorde à cet étranger tout ce qu’il te demandera, afin que tous les peuples de la terre connaissent ton nom pour te craindre, comme ton peuple d’Israël, et sachent que ton nom est invoqué sur cette maison que  j’ai bâtie ! » - 1 Rois 8 :41-43

Jérémie a prophétisé le Royaume à venir, en même temps que la restauration et la guérison d’Israël. De même, il mentionne les sacrifices et donc la reprise du service dans le temple  – Jér.33 :6-11 :
 

« Voici, Je leur donnerai la guérison et la santé, Je les guérirai, et Je leur ouvrirai une source abondante de paix et de fidélité. Je ramènerai les captifs de Juda et les captifs d’Israël,
et Je les rétablirai comme autrefois.
Je les purifierai de toutes les iniquités qu’ils ont commises contre moi, Je leur pardonnerai toutes les iniquités par lesquelles ils m’ont offensé, par lesquelles ils se sont révoltés contre moi.

Cette ville (Jérusalem) sera pour moi un sujet de joie, de louange et de gloire, parmi toutes les nations de la terre, qui apprendront tout le bien que Je leur ferai; Elles seront étonnées et émues de tout le bonheur et de toute la prospérité que Je leur accorderai.
Ainsi parle l’Eternel : On entendra encore dans ce lieu …
Les cris de réjouissance et les cris d’allégresse, les chants du fiancé et les chants de la fiancée,
La voix de ceux qui disent : « Louez l’Eternel des armées, car l’Eternel est bon, car sa miséricorde dure à toujours !
La voix de ceux qui offrent des sacrifices d’actions de grâces dans la maison de l’Eternel.
Car Je ramènerai les captifs du pays, Je les rétablirai comme autrefois, dit l’Eternel »


Et l’on peut terminer par la prophétie d’Esaïe 2 qui confirme encore la présence du temple lors du Royaume millénaire, la prophétie étant reprise par Michée (4 :1-5)

«   Prophétie d’Esaïe, fils d’Amots, sur Juda et Jérusalem.
Il arrivera, dans la suite des temps, que la montagne de la maison de l’Eternel sera fondée sur le sommet des montagnes, qu’elle s’élèvera par-dessus les collines, et que toutes les nations y afflueront.
Des peuples s’y rendront en foule, et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Eternel, à la Maison du Dieu de Jacob, afin qu’Il nous enseigne Ses voies, et que nous marchions dans Ses sentiers.
Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l’Eternel.
Il sera le juge des nations, l’arbitre d’un grand nombre de peuples. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, et de leurs lances des serpes : une nation ne tirera plus l’épée contre une autre,

et l’on n’apprendra plus la guerre. Maison de Jacob, venez, et marchons à la lumière de l’Eternel ! »


Lo hakavod - A Lui soit la gloire…
(à suivre...)

 
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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 16:55

« Oui, l’Eternel a choisi SION, Il l’a désiré pour Sa demeure ; c’est mon lieu de repos à toujours.
J’y habiterai, car Je l’ai désiré »
- Ps.132

 
Temple-Web.JPGLe sujet du temple est un sujet de grande profondeur, au cœur de la foi juive, sachant combien l’Eternel a voulu habiter dans Son temple, à Jérusalem.

Jér.3 :17 prophétise pour la fin des temps : « En ce temps-là, on appellera Jérusalem, le trône de l’Eternel ». Le temple est indissociable de Jérusalem. En Deut.12 :11, nous voyons que le temple est prévu de toute éternité : « Il y aura un lieu que l’Eternel, votre D.ieu, choisira pour y faire résider Son nom ». Et Salomon rappelle à D.ieu Sa parole (1 Rois 8 :29) : « Que tes yeux soient nuit et jour sur cette maison, sur le lieu dont tu as dit : Là sera mon nom ». Au temps de Josias, et à cause de Sa colère envers Juda, le Seigneur révèle alors le temps de son départ, le départ de Sa gloire qui se fera à la destruction du temple en 586 av JC ; Il y reviendra avec la venue du Mashia’h.

 
Le sanctuaire de D.ieu : Miqdach
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L’idée du temple comme demeure sainte a toujours existé, le plaisir de l’Eternel étant de vivre au milieu de Son peuple. Les Ecritures nous parlent de cette promesse divine pour les temps futurs : « Ma demeure sera parmi eux (le peuple juif); Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Et les nations sauront que Je suis l’Eternel, qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera pour toujours au milieu d’eux ». – Ez.37 :28. Le terme utilisé là est MIQDACH qui contient le terme qodech ou qadoch – saint. C’est la demeure sainte de l’Eternel sur la terre, Son sanctuaire. Cela répond à la demande express de D.ieu : « Ils me feront un sanctuaire (Miqdach) et J’habiterai au milieu d’eux » - Ex 25:8. Nous retrouvons ce désir saint en Ex.29 :45 : « J’habiterai au milieu des enfants d’Israël, et Je serai leur Dieu. Ils connaîtront que Je suis l’Eternel, leur Dieu, qui les ai fait sortir du pays d’Egypte, pour habiter au milieu d’eux. Je suis l’Eternel, leur Dieu ». C’est le projet de l’Eternel, c’est Sa volonté.
tabernacle-drawing-copie-1.jpg

 
Le tabernacle de D.ieu : Michkan Nkvm
Les plans du tabernacle ont été donnés à Moïse en même temps que la Loi. C’est dire l’importance du temple. MICHKAN vient du verbe chakhan – habiter. Cette habitation est liée au repos de D.ieu : « Allons à Sa demeure (Michkan), Prosternons-nous devant son marchepied !… Lève-toi, Eternel, viens à ton lieu de repos ! » - Ps 132:7. C’est le repos de l’Eternel que nous trouvons dès le début de la Bible, avec l’institution du Chabbat : « D.ieu bénit le septième jour et Il le sanctifia, parce qu’en ce jour, Il se reposa de toute Son œuvre qu’Il avait créée ».

Le terme tabernacle a un sens qu’il est bon d’approfondir. Il désigne un « temple » transportable qui suivait les pérégrinations du peuple hébreu dans le désert. C’était une tente démontable appelée aussi tente d’assignation ou tente de la Rencontre, dans laquelle Moïse et Aaron se rencontraient avec D.ieu. Sur elle, la gloire de D.ieu apparaissait. Cela parle aussi d’un lieu d’habitation léger qui a donné l’image de la SOUKKA -  un lieu ouvert fait de toile ou de végétal, dont la caractéristique principale est d’être non permanente. C’est ainsi que Jésus a été décrit par l’évangéliste Jean : « Il a habité (tabernaclé) parmi nous », selon la traduction grecque. Jean insistait sur le sens spirituel du temple incarné par le Seigneur Yeshoua, dont le corps physique fut détruit comme le fut le Temple d’Hérode. De même, les chrétiens sont « le temple du Saint-Esprit » - 1 Cor.6 :19. Le temple est matérialisé spirituellement dans nos cœurs. D.ieu dans le sens de la Nouvelle Alliance n’a pas besoin de temple en pierre. Il est « en nous ». C’est le vrai sens du mot « tabernacler » - un D.ieu qui habite en chacun de celui qui Le reçoit. Le livre de l’Apocalypse parlant de la Jérusalem d’en Haut, dit : « Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu Tout-Puissant est Son temple, ainsi que l’Agneau » - Ap.21:22. Pourtant, il est important de comprendre que le temple dont David a eu la pensée, est de D.ieu. Israël aura encore besoin des sacrifices et c’est ainsi que le Mashia’h rentrera dans un temple rebâti.

 
Le palais de D.ieu : Heykhal
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Porte-dor--e.jpegHeykhal a le sens de palais, il désigne le temple comme un bâtiment royal. Lorsque le temple de Salomon fut détruit par Nebucanetsar, le roi de Babylone, D.ieu ordonna sa reconstruction : « Je dis de Cyrus : Il est mon berger, et il accomplira toute ma volonté ; Il dira de Jérusalem : qu’elle soit rebâtie ! Et du temple : qu’il soit fondé ! » - Es.44:28. Le Seigneur parla même de ‘la vengeance de Son temple’ – neqamat heykhalo : « Ecoutez les cris des rescapés qui se sont enfuis du pays de Babylone pour annoncer dans Sion la vengeance de l’Eternel, notre Dieu, la vengeance de Son temple » - Jér.50 :28 et 51 :11.

Habacuq 2 :20 : « L’Eternel est dans Son saint temple. Que toute la terre fasse silence devant Lui ! ». Zacharie en parle également, en relation avec le Mashia’h : « Ainsi parle l’Eternel des armées : Voici, un homme, dont le nom est germe, sous ses pas germera la vie, et Il bâtira le temple de l’Eternel ».  Zach.6 :15 nous dit : « Ceux qui sont éloignés viendront et travailleront au temple de l’Eternel ». On peut penser que des chrétiens, des non-juifs qui sont éloignés participeront à l’édification du 3e temple. Pas matériellement sans doute, n’étant pas habilités à le faire, mais spirituellement. C’est ainsi que lorsque nous venons en Israël pour prier et intercéder, nous « préparons le chemin du Messie » et « participons à la reconstruction du temple ». La Nouvelle Alliance dit bien que nous sommes des pierres spirituelles.

 
Le temple d’Ezéchiel
Malachie 3 nous révèle : « Voici, J’enverrai mon messager ; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans Son temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l’alliance que vous désirez, voici, Il vient, dit l’Eternel des armées ».

Voyons ce que nous dit Ezéchiel dans la vision qu’il a eu du futur temple (Ez.43) : « Il (l’ange, la main de l’Eternel) me conduisit à la porte de l’orient. Et voici, la gloire du D.ieu d’Israël s’avançait de l’orient… la gloire de l’Eternel (la Ch’hinah, le Kavod) entra dans la maison…voici, elle remplissait la maison. ». La maison, dans le contexte, c’est le temple – la maison de D.ieu. Le temple du Millenium sera rebâti. Le long passage d’Ezéchiel 40 à 47 :12 n’a qu’un but, celui de décrire le prochain temple. Il ne peut être que le troisième temple, celui d’Hérode[1] ayant été détruit. « Il me dit : Fils de l’homme, c’est ici le lieu de mon trône, le lieu où Je poserai la plante de mes pieds ; J’y habiterai éternellement au milieu des enfants d’Israël » - Ez.43 :7. C’est D.ieu qui parle. Cette parole nous ramène à Ez.37 :28 cité plus haut.

Tel est le temple du Millenium : les sacrifices reprendront – il y aura 8 tables pour les holocaustes (40 :41 ; cf.43 :18-19). Sera-ce pour un temps ?... Il n’est pas mentionné l’Arche de l’alliance (cp Jér.3 :16) dans la description d’Ezéchiel, même si le Lieu-très-saint existe (41 :4) et nous ne savons pas qui est « le prince »… Des questions restent donc en suspens,  mais nous croyons que ces choses seront révélées en leur temps. Ce temple sera de toute façon glorieux : le Mashia’h, comme Roi des rois, y demeurera et les nations viendront L’adorer - Zach.14 :16.

(à suivre)



[1] On dit que le temple du Millenium sera le troisième temple. Le premier est celui de Salomon (aux alentours de l’an 1000 av JC), le deuxième est reconstruit par l’entremise du roi Cyrus (520 av JC). Hérode n’a fait que restructurer et embellir le deuxième temple. Ainsi le troisième est le temple qui verra le Messie.

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 15:09

… un message pour les chrétiens

Textes : 2 Rois 11 et 2 Chron.22

 
Le roi Joas, un roi qui perd la vision…

Lion-header-2.jpgLa reine Athalie, incarnant l’esprit de l’Antichrist à venir, fut vaincue par un couple courageux. Yéhocheva et Yéhojada, par leur courage et leur détermination, surent réagir saintement et sauver la nation, rétablissant le roi Joas sur le trône. Athalie fut destituée et comme Jézabel, exécutée, en dehors des lieux saints. De même fut tué Matthan, le sacrificateur de Baal et tous les autels idolâtres furent détruits. C’est ainsi que sous l’action de Yéhojada, Juda retrouva la sacrificature et la maison de l’Eternel put à nouveau fonctionner. C’est un vrai réveil que vit Juda sous le règne de Joas !

 
Par la suite, Joas fera réparer le Temple, et la Bible dit que Joas régna 40 ans, mais qu’à la mort de Yéhojada le sacrificateur, Joas abandonna l’Eternel pour se tourner vers les idoles. Il fit même lapider le fils de Yéhojada, Zacharie, que D.ieu avait envoyé pour le reprendre. Le roi Joas mourra assassiné. Hélas, il existe des hommes qui sous une bonne influence, marchent droit dans le Seigneur, mais ne peuvent d’eux-mêmes avoir cette stature morale nécessaire pour être un vrai leader. Le sacrificateur Yéhojada fut sa bonne conscience, mais une fois celui-ci disparu, Joas manqua de force et perdit la vision.

 
Le péché de Joas
Joas a un grave défaut qui va lui nuire et nuira à Israël tout entier. Formé et caché dans le Temple, Joas est l’image du chrétien qui a toujours été chrétien dans l’Eglise. C’est le sacrificateur Yéhojada, un père pour Joas et son tuteur, qui garde le cap pour le roi et maintient sa marche avec D.ieu. A sa mort, Joas perd la direction – de colère, il tue le propre fils de  Yéhojada[1] ! Voici les reproches de D.ieu qui lui sont donnés :

« Zacharie, fils du sacrificateur Jehojada, fut revêtu de l’Esprit de Dieu ; il se présenta devant le peuple et lui dit : Ainsi parle Dieu : Pourquoi transgressez-vous les commandements de l’Eternel ? Vous ne prospérerez point ; car vous avez abandonné l’Eternel, et Il vous abandonnera. Et ils conspirèrent contre lui, et le lapidèrent par ordre du roi, dans le parvis de la maison de l’Eternel » - 2 Chron.24 :20

 
Joas a rejeté les préceptes de la Loi, il n’a aucune reconnaissance pour celui qui l’a mis sur le trône et l’a élevé, et il lui manque l’intégrité pour être un chef. Replacé dans notre monde chrétien, Joas représente le chrétien qui va à l’église le dimanche et vit la semaine comme tout le monde… ce qui donne des chrétiens schizophrènes !

 
Souvent, on le voit dans l’histoire, lorsque le fondateur d’une œuvre disparaît, l’œuvre part à vau-l’eau, car il manque le visionnaire – il était la personne qui insufflait l’élan, donnait l’impulsion et maintenait le cap. Dans ces derniers temps que nous vivons, le Seigneur nous met en garde contre la facilité de suivre passivement les pasteurs et les leaders et de ne pas saisir pleinement la vision. Car, ceux-ci disparus, la vision se perd et « sans la vision, le peuple meurt » - Prov.29 :18.  L’Eglise d’aujourd’hui a une perte de vision, et notamment concernant la venue du Roi et Son établissement sur la terre durant mille ans. Cette vision ne doit pas être intellectuelle, elle doit pénétrer au cœur. Les chrétiens doivent être comme les disciples : ceux-ci ont vu partir le Seigneur au ciel, et ils se sont trouvés désappointés, déçus, mais avec la révélation du Saint-Esprit, ils ont été enflammés et renouvelés dans leur vision. Les chrétiens de la dernière génération doivent prier pour recevoir l’Esprit de révélation qui va les embraser, sinon ils deviendront des chrétiens frustrés, blasés et orgueilleux, des « chauffeurs de bancs d’églises ». Il ne faut en aucun cas laisser passer le « train de la gloire » de l’Eternel. La parabole des dix vierges est pour cela parlante (Mat.25) : cinq d’entre elles (la moitié !) ne peuvent entrer dans la salle des Noces, car  elles n’ont pas assez d’huile pour leurs lampes ! L’époux, le Seigneur, leur dit avec sévérité :

« Je vous le dis en vérité, Je ne vous connais pas !
Vous ne savez ni le jour, ni l’heure… alors, veillez ! » -
Mat.25 :12

 
La parole de D.ieu est sévère : si nous ne voulons pas « nous réveiller » pour rentrer dans la dernière étape de la foi, celle de la venue glorieuse du Mashia’h à Jérusalem, alors nous raterons l’entrée pour les Noces. Les Vierges sages avaient suffisamment d’huile. Nous savons que l’huile est le symbole du Saint-Esprit… Laissons-nous toucher par l’Esprit de révélation qui nous enflammera pour ces derniers temps  !

 

Pour finir : un peu de gematria…

 
Le DIX et le ONZE dans l’histoire de Joas

Revenons à l’histoire de Joas, avec deux remarques :
 

yod.jpg1) Il est intéressant de voir que les trois personnes-clé du réveil du temps de Joas, commencent par la lettre youd - ebvwhy, vawy, edywhy (Yéhocheva, Yoas, Yéhojada). Le Youd a la valeur numérique 10. C’est un chiffre divin qui fait partie du tétragramme hwhy. On peut dire que ceux et celles de la dernière génération porteront cette lettre divine dans leur coeur, le youd [2] , celle dont Jésus a dit qu’elle ne serait pas supprimée « jusqu’à ce que tout soit arrivé » : « Je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota [3] (youd) ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé » - Mat.5 :18.

 
2) Autre observation : Joas et Athalie ont la même valeur numérique : 11. Les passages bibliques eux-mêmes font mention de ce chiffre : 2 Rois 11 et 2 Chron.22 (2 x 11). Qu’est-ce que cela signifie et le chiffre onze a-t-il un sens particulier [4]  ? - Oui, dans un sens négatif et dans un sens positif.

 
Le négatif du ONZE : un temps de grande difficulté – le  9/11…
Tours-Manhattan.jpgLa destruction des Tours du World Trade Center à New York est un signe remarquable de la déclaration de guerre du Terrorisme islamique à l’Humanité et particulièrement aux USA et à Israël. Or, nous pouvons facilement voir que ces tours elles-mêmes représentent le chiffre 11, que nous retrouvons même dans la date : 11/09/2001.

te (470 = 11) Ces deux lettres qui forment à elles seules un mot débutent le nom de la reine Athalie hylte. Il a comme sens : temps propice, temps karios (différent du temps qui passe) : « Malheur à ceux qui méditent l’iniquité et qui forgent le mal sur leur couche… C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel : Voici, je médite contre cette race un malheur ; Vous n’en préserverez pas vos cous, et vous ne marcherez pas la tête levée, car ces temps te seront mauvais » – Michée 2 :1-3. Durant le « temps d’Athalie » qui peut être le même que celui de l’Antichrist[5], les croyants devront comme Yéhojada agir avec prudence - les temps seront mauvais.

 
Le positif du ONZE pour un peuple déterminé : être Ses témoins !
De même que l’ennemi sera déterminé et fort durant ces temps mauvais, comme les terroristes islamiques qui sont prêts au sacrifice pour détruire le peuple juif et rayer Israël de la carte, de même le peuple de D.ieu devra aussi être déterminé et courageux. C’est le sens du mot « témoin » - en hébreu ‘Ed 
de (valeur numérique 11), prêt au sacrifice. Dans le NT, les témoins sont des martyrs, du grec marturos. Etienne (lire Actes 7) est le type même du croyant des derniers temps, prêt au sacrifice. Il est le modèle par excellence.

 « Vous êtes mes témoins (de), dit l’Eternel, vous et mon serviteur que J’ai choisi, afin que vous le sachiez, que vous me croyiez et compreniez que c’est moi : avant moi il n’a point été formé de Dieu,
 et après moi il n’y en aura point » - Esaïe 43:10 
 

« N’ayez pas peur, et ne tremblez pas… Vous êtes mes témoins : Y a-t-il un autre Dieu que moi ? Il n’y a pas d’autre rocher, Je n’en connais point » - Esaïe 44 :8

 
Il y a une dernière remarque à ce message : dans le passage d’Esaïe 43 :10, Israël est désigné comme le ‘serviteur’ et D.ieu s’adresse à « vous et mon serviteur que J’ai choisi » ! N’est-ce pas nous / les chrétiens de la dernière génération et Israël, le serviteur choisi de l’Eternel ?... Alléluia ! Le Juif et le chrétien sont destinés à résister ensemble pour finalement vaincre avec le Mashia’h. Soyons vite ces témoins !...



[1] Zacharie fut lapidé dans la cour du temple, par ordre du roi. On pense que Christ a mentionné ce martyre en parlant du sang des prophètes répandu sur la terre (Lu 11.51). Zacharie, fils de Yéhoyada, est, en effet, le seul personnage des Ecritures qui ait été assassiné entre l’autel et le temple.

[2] « Le YOUD (ou YOD) est la plus petite Lettre mais la plus puissante, d’elle toutes les autres sont parties.  Elle est la 1ère Lettre du Nom Sacré YHVH, à la verticale elle est la tête. Elle est le Germe de la Vie, la divinité au fond de chacun. La 10ème Lettre, le 10 est un nombre sacré, les 10 éléments de l’arbre de vie, les 10 commandements, les 10 doigts de la main, le 10 est le retour à l’unité, le recommencement après un cycle achevé. Yod est la Main de Dieu, la Main qui donne, qui transmet, qui agit, elle est la signature du Divin, elle est le chemin de la Pureté, elle sème » (Judaïsme)

[3] Le NT a été écrit en hébreu. Traduit en grec, le iota étant la plus petite lettre dans l’alphabet grec, a remplacé le youd.

[4] La tradition juive indique que le Onze correspond à la Délivrance finale, donc aux derniers temps…

[5] On peut penser que les 6 ans de règne de la reine Athalie, correspondent à « la dernière semaine de Daniel ». Le 7e jour, le Messie délivrera Israël…

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement