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- Novembre / Décembre 2016 -

19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 12:19
tabernacle-1.jpgLes derniers chapitres du livre de l’Exode nous décrivent l’achèvement du Tabernacle, le Michkan, le Sanctuaire de Dieu. Combien cette vision est glorieuse ! Enfin, la Shekhina, la Présence divine ou la Nuée de Gloire, pouvait venir habiter le Lieu saint, établi au milieu de Son peuple. Les détails de l’achèvement du Sanctuaire sont parlants et instructifs pour notre propre édification.

« Alors la nuée couvrit la Tente d’assignation, et la gloire de l’Eternel remplit le Tabernacle. Moïse ne pouvait pas entrer dans la Tente, parce que la nuée restait dessus, et que la gloire de l’Eternel remplissait le Tabernacle » - Ex.40 :34

 

De l’Egypte au Mont Sinaï
De la sortie d’Egypte à l’achèvement du Tabernacle, un an se passa. En l’espace de 3 mois (Ex.19), Moïse et le peuple arrivèrent au pied du mont Horeb. Dieu déclara : « Vous avez vu ce que J’ai fait à l’Egypte, et comment Je vous ai portés sur des ailes d’aigles et amenés vers moi » - Ex.19 :4. Voilà le lieu où le Seigneur veut attirer Son peuple : au lieu du Buisson ardent, au lieu du don de la Torah, à la montagne sainte du Sinaï où Dieu révèle son Tabernacle. Voilà où Dieu veut nous attirer : à la révélation de Sa gloire.

 
Durant 7 mois, les Israélites vont se trouver devant le mont Sinaï, cette montagne terrible – la toucher signifiait la mort. Ils devaient apprendre la crainte de Dieu : « L’aspect de la gloire de l’Eternel était comme un feu dévorant » - Ex.24 :17. Puis Moïse reçut la Loi et amena le peuple à participer à l’édification du Tabernacle. Moïse avait vu sur la montagne « le modèle » du Tabernacle : « Tu feras d’après le modèle… » - Ex.25 :9, 40 ; 26 :30.

 

Dieu choisit alors des hommes de qualité. « Sache que j’ai choisi Betsaleel, fils d’Uri, fils de Hur, de la tribu de Juda… Et je lui ai donné pour aide Oholiab de la tribu de Dan » - Ex 31:2, 6. Dieu cherchait des hommes et des femmes qui avaient « un coeur bien disposé » : « Les hommes vinrent aussi bien que les femmes ; tous ceux dont le coeur était bien disposé… Toutes les femmes dont le coeur était bien disposé, et qui avaient de l’habileté, filèrent du poil de chèvre » - Ex 35:22, 26. « Bien disposé » (nadiv)  a le sens en hébreu de noble, princier et généreux. Dieu recherche des croyants de caractère noble et princier pour participer à l’édification du Tabernacle, le lieu de la révélation.

 

Etre construit pour être remplis et rendu utiles
Jésus passa 3 ans de sa vie d’adulte à former 12 apôtres, à construire leur caractère, avant de les remplir de Son esprit. L’image du Tabernacle nous aide à comprendre cela. Exode 40 nous montre combien certains détails sont importants dans l’achèvement du Sanctuaire. L’expression « comme l’Eternel l’avait ordonné à Moïse » revient sept fois. L’importance de l’obéissance est une clé pour être construit selon les plans divins. Tout a été disposé très précisément dans cette enceinte sacrée qu’était le Tabernacle, l’habitation de Dieu.

 
Les enfants d’Israël ont construit toutes sortes d’objets et de matériaux nécessaires à l’ensemble, mais sans doute ne savaient-ils pas ce que cela serait. Ils n’avaient jamais vu de temple. Ils ont obéi sans comprendre. Et un jour, tous les éléments ont été prêts.  C’était le moment de l’assemblage. Et Dieu demanda que chaque chose soit « ointe » de l’huile de consécration : « Tu prendras l’huile d’onction, tu en oindras le tabernacle et tout ce qu’il renferme, et tu le sanctifieras, avec tous ses ustensiles, et il sera saint » - Ex 40:9.

 

Comprenons cela : à partir du moment où nous sommes « nés de nouveau », nous rentrons dans une formation intensive. Dieu nous forme, construit notre caractère. Et tout sera sous le signe de Dieu. Le signe du hasard n’aura plus de place ! Toute personne que nous rencontrons, tout événement que nous traversons, rien n’est dû au hasard. C’est la main de Dieu qui nous façonne : « Tu m’entoures par derrière et par devant, et tu mets ta main sur moi… Là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira » - Ps 139:5, 10.

 
De même, en tant que sacrificateurs, il nous appartient de « oindre » toute chose que nous utilisons, de bénir toute personne que le Seigneur place sur notre chemin. Avons-vous oint notre habitation, notre voiture, notre ordinateur… ? Ce sont des instruments pour Dieu. Nos moyens de vivre appartiennent à Dieu. Tout est grâce et nous a été donné par grâce. Nos propres enfants sont des bénédictions. Ils sont précieux devant Dieu, devant être l’objet de toute notre attention, afin qu’ils soient « construits » à l’image du Tabernacle : « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre, et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas » - Pr 22:6.

 

La présence glorieuse de Dieu
Le terme Schekhina décrit bien la fonction de l’Esprit : « Celle qui habite ». C’est elle qui remplissait le Tabernacle et s’élevait au-dessus : « Aussi longtemps que durèrent leurs marches, les enfants d’Israël partaient, quand la nuée s’élevait de dessus le tabernacle. Et quand la nuée ne s’élevait pas, ils ne partaient pas, jusqu’à ce qu’elle s’élève. La nuée de l’Eternel était de jour sur le tabernacle ; et de nuit, il y avait un feu, aux yeux de toute la maison d’Israël, pendant toutes leurs marches » - Ex.40 :36-38.

 

C’est la Nuée (ou colonne de feu la nuit) représentant l’Esprit Saint qui régit la marche du peuple. Si la Nuée ne s’élevait pas de dessus le Tabernacle, le peuple ne bougeait pas. Mais dès qu’elle s’élevait, le peuple partait. C’est le Saint-Esprit qui donne le temps du départ et également qui indique la direction. Nous devons être très sensibles au mouvement de l’Esprit qui nous guide et nous conduit…

 
En Ex.14 :19, quand l’armée de Pharaon talonna Israël, la Nuée était « ténébreuse d’un côté et de l’autre, elle éclairait la nuit »… et le peuple hébreu. Israël dans ses guerres récentes contre les armées arabes, a vu de tels miracles. Des officiers égyptiens et syriens ont témoigné de choses incroyables, comme « une main sortant du ciel ou des anges immenses » barrant le chemin à leurs régiments de chars. Ils ne pouvaient pas avancer ! Dieu est le même hier et aujourd’hui, et on ne s’oppose pas à Lui impunément …

 

La construction de l’homme intérieur
L’édification du Tabernacle est l’image de l’édification de l’homme intérieur, qui existe dès lors où l’Esprit travaille en nous. L’homme intérieur est notre vraie personnalité, notre corps n’étant qu’une enveloppe. Romains 7 et 8 révèle ce qui se passe en nous, quand Dieu habite en nous. Il y a un combat. Paul disait :

 
- Rom 7:22 « Je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur »

- Eph 3:16  « Que le Père vous donne, selon la richesse de Sa gloire, d’être puissamment fortifiés par Son Esprit dans l’homme intérieur »

- 2Co 4:16 « Si notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour »

 
Nous ne pouvons attendre de l’Eglise qu’elle nous forme. Nous devons trouver nos propres forces en Dieu. Cela s’appelle édifier l’homme intérieur. Cet homme intérieur ou spirituel, se nourrit de la Parole chaque jour, au travers de laquelle Dieu nous parle. David se battait seul. Il a appris à se battre. Il est l’homme de la louange et de l’adoration, mais aussi du combat. Ses psaumes sont des vitamines pour notre être intérieur.

 
David disait : « L’Eternel est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? L’Eternel est le soutien de ma vie ; de qui aurais-je peur ? » - Ps.27. Ces paroles sont des paroles de foi. Elles édifient notre foi. Lorsque nous lisons les « Lamentations de Jérémie », nous sommes consternés par la douleur du prophète, sa solitude. Mais lisons le chapitre 3 : dans ce passage de litanies et de tristesse, nous voyons soudain ceci :

 

«… Voici ce que je veux repasser en mon coeur, ce qui me donnera de l’espérance :
Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme ;
Elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que Ta fidélité est grande !
L’Eternel est mon partage, dit mon âme ; C’est pourquoi je veux espérer en Lui.
L’Eternel a de la bonté pour qui espère en Lui, pour l’âme qui Le cherche.
Il est bon d’attendre en silence le secours de l’Eternel »
- Lam 3 :21-26

Jérémie a tourné ses yeux vers le Seigneur. L’espérance lui est donnée ; à nouveau, il peut se réjouir ! C’est toute la différence. De même, David ordonnait à son âme de se réjouir, de louer Dieu – c’est un combat :

« Réveille-toi, mon âme ! Réveillez-vous, mon luth et ma harpe ! » - Ps 57
« Mon âme, bénis l’Eternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse Son saint nom ! » - Ps 103

 

Être rempli de l’Esprit
La présence de Dieu dans le Tabernacle était telle que les sacrificateurs ne pouvaient entrer dans le Sanctuaire. C’était visible, palpable. Je dirais même que c’était audible, lorsque l’on voit le déplacement de la Schekhina dans son char de feu, accompagné des séraphins en Ezéchiel (1 :23) : « Sous ce ciel, leurs ailes étaient droites l’une contre l’autre, et ils en avaient chacun deux qui les couvraient, chacun deux qui couvraient leurs corps. J’entendis le bruit de leurs ailes, quand ils marchaient, pareil au bruit de grosses eaux, ou à la voix du Tout-Puissant ; c’était un bruit tumultueux, comme celui d’une armée ; quand ils s’arrêtaient, ils laissaient tomber leurs ailes ».

 
Nous devons être remplis de l’Esprit, dit la Parole : « Soyez remplis de l‘Esprit… encouragez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels (inspirés par l’Esprit), chantant et célébrant de tout votre coeur les louanges du Seigneur » - Eph 5:18-19. La louange à haute voix est nécessaire. L’ennemi ne supporte pas cette louange. C’est un combat et l’ennemi ne peut que fuir devant la proclamation de la Parole et les chants de louange à l’Eternel.

 

iam.jpg« Je désire que vous parliez tous en langue »
Egalement, le parler en langue est un don de Dieu, utile pour l’édification personnelle et pour le combat : « Aspirez aux dons de l’Esprit, notamment à celui de prophétie. Celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, et personne ne le comprend car c’est en Esprit qu’il dit des mystères. Celui qui prophétise parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console (dans l’église). Celui qui parle en langue s’édifie lui-même… » - 1Cor 14 :2-4. Paul[1] disait : Je désire que vous parliez tous en langue. 

 
L’avantage est que l’ennemi de nos âmes ne comprend pas ce nous disons « en esprit ». De plus, le parler en langue peut être utilisé n’importe où. On peut prier en langue en faisant la vaisselle ou en conduisant. Le Seigneur connaît l’interprétation, puisque c’est pas l’Esprit que nous prions ! Quelquefois, nous pouvons saisir que nous prophétisons ; dans ce cas, osons demander l’interprétation au Seigneur. Prions chaque jour en langue, édifions notre foi, construisons l’homme intérieur.

 

L’héritage de la Première Alliance
Soyons de dignes héritiers de la première Alliance ! La Nouvelle Alliance s’inscrit dans la continuité de l’ancienne, et nous avons besoin de la sève des racines pour subsister et grandir. David aimait dire combien il était amoureux du Temple et de la présence de Dieu. Il disait :

« Je vais autour de ton autel, ô Eternel ! Pour éclater en actions de grâces, et raconter toutes tes merveilles. Eternel ! J’aime le séjour de Ta maison, le lieu où Ta gloire habite » - Ps 26

 
Soyons une maison, une habitation pour le Seigneur. Qu’Il se sente bien dans nos cœurs, comme « à la maison » ! Bâtissons une demeure pour Lui, pour que nous puissions Lui être utile dans le Royaume.
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[1] Paul n’oppose pas le parler en langue à la prophétie. Il explique simplement que parler fort en langue n’édifie personne d’autre que nous, et qu’il vaut mieux dans l’église prier des paroles compréhensibles qui exhortent l’assemblée. C’est une question de logique et cela n’est pas au dépend du parler en langue que lui-même recommande.

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 12:40

Cohen-gadol-2-web.JPGAu travers de ce message d’Exode 28, nous voulons focaliser notre attention sur un des éléments principaux du vêtement du souverain Sacrificateur, le Pectoral. Comme tout ce qui fut révélé à Moïse sur le Mont Sinaï à propos du Tabernacle et du service divin, les vêtements d’Aaron étaient saints, qadosh – tout détail ayant une importance. Laissons-nous enseigner par ces choses, et considérons spirituellement notre place, celle que le Seigneur veut pour nous de manière urgente pour les temps que nous vivons.

 
Le souverain Sacrificateur était bien Aaron au Sinaï, mais nous savons qu’il y a dans le ciel un autre grand Souverain Sacrificateur ayant succédé à Aaron, dans un ministère « plus excellent » et pour une fonction éternelle. Il nous appelle à comprendre notre rôle, en tant que « sacrificateurs » et ainsi à Le seconder dans Sa tâche. Voyons ce que ce pectoral nous dit…

« Lorsque Aaron entrera dans le Sanctuaire, il portera sur son coeur les noms des fils d’Israël, gravés sur le Pectoral du jugement, pour en conserver à toujours le souvenir devant l’Eternel. Tu joindras au pectoral du jugement l’urim et le thummim, et ils seront sur le coeur d’Aaron, lorsqu’il se présentera devant l’Eternel. Ainsi, Aaron portera constamment sur son coeur le jugement des enfants d’Israël, lorsqu’il se présentera devant l’Eternel » - Exode 28 :29-30.

 

pectoral-1.jpg« Les noms des fils d’Israël gravés »
Quelle est la responsabilité du Souverain Sacrificateur Aaron dans le Tabernacle, quel était son sacerdoce ? C’est une question centrale. Le rôle prépondérant d’Aaron était d’intercéder auprès de Dieu pour le pardon des péchés, présentant le sang du sacrifice expiatoire pour le salut du peuple. Dans ce ministère de salut et de justice, Aaron portait devant Dieu « les noms des fils d’Israël, gravés sur le pectoral ».

 
Un autre passage (v.11) nous confirme cette fonction de « porter » le peuple, en le présentant au souvenir de Dieu, de manière perpétuelle : « Tu mettras les deux pierres sur les épaulettes de l’éphod, en souvenir des fils d’Israël ; et c’est comme souvenir qu’Aaron portera leurs noms devant l’Eternel sur ses deux épaules ». Aaron portait Israël non seulement sur son cœur, mais sur ses épaules. De même, sur son front.

 
Nous voyons en effet que sur son front (v.36), était fixé « une lame d’or pur » (
bhz Uyu - tsits zahav), sur laquelle était gravé « Sainteté à l’Eternel » (hwhyl sdq - qadosh l’Adonaï), et il est dit : « Elle sera sur le front d’Aaron ; et Aaron sera chargé des iniquités commises par les enfants d’Israël en faisant toutes leurs saintes offrandes ; elle sera constamment sur son front devant l’Eternel, pour qu’il leur soit favorable ».

 
Si l’on se souvient de ce passage d’Esaïe (49 :16) disant : « Voici, je t’ai gravée sur mes mains ; tes murs sont toujours devant mes yeux », l’on comprend qu’Israël est portée en permanence au souvenir de l’Eternel. Cette nation est sur Son cœur, Ses épaules, sur le front, le siège de Ses pensées, et sur Ses mains. Aaron avait cette fonction de porter les noms des fils d’Israël et de plaider en faveur d’Israël.

 

Un ministère plus excellent
Aaron possédait un saint sacerdoce. Son ministère était précieux et lui-même était digne de l’exercer, étant consacré à l’Eternel. Aaron était de la maison de Lévi, Grand sacrificateur (Cohen gadol), choisi de Dieu. Ce ministère était transmis de génération en génération pour le salut d’Israël. Hébreux (7 :22) nous enseigne alors que « Jésus est le garant d’une alliance plus excellente ». Son sacerdoce est supérieur à celui de tout homme, car Il demeure éternellement, et il peut « sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par Lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (7 :25).

 
En Christ, nous avons ainsi un souverain Sacrificateur éternel, assis dans les lieux célestes à la droite du trône de Dieu (Héb.8), qui intercède pour nous et pour tous les hommes. Il a obtenu un ministère d’autant supérieur qu’Il est le médiateur d’une alliance plus excellente. « Il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu » - Héb.9 :24.

 
Remercions le Seigneur pour cette médiation divine incroyable ! Jésus est notre Avocat céleste, qui ne prend pas de vacances ; Il plaide pour nous en permanence !
TABPriest4.gifA présent, réalisons ceci : si le Seigneur est notre Aaron céleste, entrant librement dans le Sanctuaire céleste, Il porte les vêtements consacrés et le Pectoral sur lequel sont les pierres des douze tribus d’Israël. Il porte sur Lui en permanence « les noms des fils d’Israël », sur Son cœur, sur Ses épaules, sur Son front et sur Ses mains.

 
Nous croyons que Son ministère est glorieusement élargi à l’humanité toute entière et aux rachetés de toutes nations. Mais ceux-ci se sont ajoutés « aux noms des fils d’Israël ». Ces rachetés des nations ont été greffés sur l’Olivier franc, n’est-ce pas ? Nous sommes greffés, ajoutés, adoptés. Alors, croyons-nous que ces rachetés qui sont ensemble sur le cœur du Seigneur ne partagent pas le même amour pour Israël que Dieu Lui-même ?... Le Dieu de Moïse et celui des Apôtres est le même. Son amour pour Israël n’a pas changé, et Son intercession n’a pas varié d’un yota ou plutôt d’un youd [1] , car Jésus n’a fait disparaître de la Loi aucun youd, aucune des paroles et des promesses faites dans la Première Alliance (Mt.5 :18) en faveur d’Israël.  

 

Le Pectoral, l’Urim et le Thummim
Sur le Pectoral (Nvx-‘hochen) était fixées 12 pierres précieuses représentant les 12 tribus. Il y a tout un enseignement à propos de ces pierres colorées et variées. Chaque tribu est en effet spécifique devant Dieu, remplissant une fonction, selon la pierre qui la désigne. En tant que chrétiens, nous appartenons aussi à une tribu[2] , spirituellement. Comme ces belles pierres, nous nous devons d’être taillés parfaitement, passés au creuset et brillants de mille feux… à la gloire de Dieu.

 
Ajoutées au Pectoral, il y a deux pierres spéciales : l’Urîm [3]
(Myrwa (lumières, révélations) et le Thummîm Mymwt (perfections, vérités) : « Tu joindras au pectoral du jugement l’urim et le thummim, et ils seront sur le coeur d’Aaron, lorsqu’il se présentera devant l’Eternel » - Ex.28 :30. N’est-ce pas ce que le Seigneur nous demande d’être ? Ne devons-nous pas devenir porteurs des lumières et des révélations de la beauté du Seigneur, empreints de Sa vérité, de Ses perfections ?

 

Rachetés et sacrificateurs
Que dit la Parole en ce qui concerne les chrétiens ? 1) Etant rachetés… : 1Cor.6:20 « Vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu ». 2) … nous possédons un sacerdoce royal : 1Pi.2 :9 « Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de Celui qui vous a appelés des ténèbres à Son admirable lumière ». 3) … afin d’être sacrificateurs pour Dieu : Apo.1 :6 « Tu as fait de nous, un royaume, des sacrificateurs pour Dieu, Son Père ».

 
Cela signifie que, comme les premiers-nés d’Israël, nous avons été rachetés et consacrés au sacerdoce. C’est notre fonction et nous ne pouvons y déroger. Dieu nous attend dans ce ministère, qui est celui de tous les rachetés. Il cherche des hommes et des femmes, des adorateurs qui se tiennent « à la brèche » (Ez.22 :30) et « sur les murailles de Jérusalem » (Es.62 :6).

 

Intercesseurs devant l’Eternel
Il est important de considérer notre ministère qui est celui de tout chrétien, à l’imitation du Maître. Le Seigneur nous porte devant le Trône de la Grâce, après nous avoir offert le salut et la vie éternelle. C’est à nous à présent de porter tous ceux que le Seigneur met sur notre cœur, d’intercéder pour eux, « avec prières et supplications » - lire Eph.6 :8 et 1Tim.2 :1. De même que les « noms des fils d’Israël » étaient gravés sur le Pectoral, nous avons à faire une liste de ceux que le Seigneur place sur notre cœur, dans nos pensées, sur nos épaules. C’est un ministère ! Ne soyons pas négligents et soyons sensibles au Saint-Esprit.

 

Les conditions pour le ministère : être circoncis !
Un Lévite ne pouvait exercer son ministère dans la Tente d’assignation, qu’à l’âge de 30 ans (Nb.4 :3). Jésus a commencé son ministère à 30 ans. Les conditions pour les fils d’Israël étaient d’être rachetés et consacrés. D’une certaine manière, tout Israël est racheté, il est le peuple saint par excellence (Deut.7 :6), et la Bible dit que Dieu enlèvera l’iniquité de ce pays… en un seul jour – Zach.3 :9 ! Alléluia !

 
Concernant la nouvelle Alliance, il n’y a « plus d’âge », mais une vraie maturité dans la foi. On peut rester un enfant spirituel toute sa vie, et dans ce cas hélas, passer à côté des œuvres que le Seigneur a pour nous. Le Seigneur attend que nous devenions des chrétiens accomplis, « circoncis » !

 
Isaac était circoncis comme tout juif. Il incarne Israël.
diamant.jpgOr, Isaac accepta librement d’être placé sur l’autel pour être sacrifié. C’est là ce que le Seigneur nous demande : être prêt à payer le prix, à monter sur l’autel. Nous avons besoin d’une maturité, d’une vraie circoncision. En quoi consiste-t-elle ? Lisons Col.2 :11-12 : « En Lui, vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair, ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en Lui et avec Lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui L’a ressuscité des morts ».

 
Prier pour autrui nécessite d’être détaché de soi, délivré de la domination de sa chair, de ses propres soucis. Cela se traduit par « ne plus contempler son nombril » ! Sur le trône de notre cœur ne doit pas se trouver notre ego et notre soif de confort, mais Christ seul. C’est seulement ainsi que Dieu peut nous utiliser, en devenant « une offrande vivante et sainte » (Rom.12 :2), afin de rentrer « dans les œuvres préparées d’avance » par Dieu (Eph.2 :8-10).

 

Josué, le sacrificateur
En Zacharie 3, le prophète voit Josué le souverain sacrificateur, symbolisant Israël, se tenant devant l’Ange de l’Eternel et Satan qui était là pour l’accuser. Et Dieu dit : « L’Eternel te réprime, Satan ! Lui qui a choisi Jérusalem. N’est-ce pas là un tison arraché au feu ? Or, Josué était couvert de vêtements sales… ». Et Dieu dit : « Ôtez-lui les vêtements sales ! ». Puis Dieu dit à Josué/Israël : « Vois, Je t’enlève ton iniquité et Je te revêts d’habits de fête. Qu’on lui mette sur sa tête un turban pur ! ». Et Dieu plaça devant Josué une pierre sur laquelle brillaient sept yeux…. Israël est au cœur de notre intercession pour les temps messianiques. Jésus, notre grand Sacrificateur céleste, porte sur son Pectoral « les noms des fils d’Israël ».

 
Si Israël vit des temps difficiles, l’on peut dire aussi que l’Eglise a besoin d’être revêtue d’habits de fin lin (Apo.19 :7). De nombreux chrétiens dans les nations souffrent, prient, pleurent, et sont isolés. Nous avons besoin de nous porter les uns les autres parce que l’Ennemi de nos âmes sait qu’il lui reste peu de temps et cherche qui dévorer. L’intercession est un acte d’amour qui nous unit au Seigneur d’une manière puissante, plus puissante et glorieuse qu’on ne le croit. L’intercession est le ministère le plus grand qui existe, quand nous lisons Jean 17. Jésus pleure pour Israël sous l’opprobre des nations et pour Son Eglise si divisée…

« Qu’entre le portique et l’autel pleurent les sacrificateurs, serviteurs de l’Eternel, et qu’ils disent : Eternel, épargne ton peuple ! Ne livre pas ton héritage à l’opprobre, aux railleries des nations ! Pourquoi dirait–on parmi les peuples, Où est leur Dieu ? » - Joël 2 :17

 

Circoncis et taillés comme les pierres du Pectoral

En hébreu, circoncis se dit moul, signifiant aussi taillé. Le temps est venu où Dieu cherche des « porteurs de Pectoral ». Comme les pierres précieuses représentant les 12 tribus, nous devons être affinés, taillés, polis. Le Seigneur a besoin d’authentiques intercesseurs, des chrétiens qui sachent à la fois louer Dieu, et pleurer, s’oubliant soi-même pour rentrer dans la belle vocation de sacrificateur… pour Sa seule gloire.



[1] Le yota est la plus petite lettre en grec mais à l’origine du texte, il est question du youd, la plus petite lettre en hébreu.

[2] Lire à ce sujet l’excellent livre (deux volumes) de Gwen Shaw – Ed. Oberlin : « Tribus d’hier et d’aujourd’hui »

[3] Urîm est le pluriel de ‘or, la lumière. Thummîm est le pluriel de tam signifiant intègre, accompli, véritable.

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 15:37

etwog35.jpgVoici un passage en Exode 17 (v.8-15) qui décrit une bataille devant durer « de génération en génération ». Il s’agit du combat difficile que Moïse dut livrer avec Josué et ses soldats, avec le soutien de Aaron et Hur. L’adversaire est Amalek, un ennemi féroce, qu’Israël retrouvera à chaque génération de son histoire, sous la forme d’un tyran. Spirituellement, cet Amalek est aussi le tyran de nos vies personnelles, en tant que chrétiens. Il personnifie la chair faisant la guerre à l’esprit. (Ecoutez le message audio en bas de la page).

 

Une cause personnelle de Dieu
Ex 17:16  « Moïse dit : parce que la main a été levée sur le trône de l’Eternel, il y aura guerre de l’Eternel contre Amalek, de génération en génération ». Cette bataille est importante. Dieu recommande Lui-même à Moïse de la relater « dans le Livre », faisant cette promesse : « J’effacerai la mémoire d’Amalek de génération en génération ». Pourquoi un tel intérêt, si ce n’est pour nous avertir du danger de ce que représente Amalek ? Amalek nous parle d’un peuple, les Amalécites, des ennemis d’Israël comme beaucoup d’autres, mais Amalek est surtout le type d’un ennemi mortel, pour Israël comme pour le chrétien. Il semble que ce dernier ait porté la main sur le trône de Dieu. Cela ne nous rappelle-t-il pas ce qui est dit sur Lucifer, dans Esaïe 14, notamment du verset 12 à 17 ? – « J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; je m’assiérai sur la montagne de l’Assemblée…Je serai semblable au Très-Haut ».   

 
Il est question là de systèmes politiques qui se sont élevés et continuent de se dresser contre Israël dans l’Histoire. Dieu dit qu’Il jugera ces systèmes – Babylone (v.22), l’Assyrien (v.25), le Philistin (v.29). D’autres sont nommés plus loin (Moab, Damas…), et nous savons que toutes les nations qui s’opposeront à Israël seront jugées sévèrement. Lisons Joël 3 :2 où Dieu dit : « Je rassemblerai toutes les nations et Je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat (= du Jugement) ; Là, J’entrerai en jugement avec elles, au sujet de mon peuple, d’Israël, mon héritage, qu’elles ont dispersé parmi les nations, et au sujet de mon pays qu’elles se sont partagé ».

 

Amalek, un ennemi farouche
Ex 17:8  « Amalek vint combattre Israël à Rephidim ». Rephidim, c’est la dernière étape avant le Sinaï et la manifestation glorieuse de Dieu, avec le don de la Loi. Sachons déjà qu’Amalek s’opposera à tous ceux qui s’approcheront de Dieu, et à tout chrétien qui cherche à faire Sa volonté. Amalek est l’ennemi de Dieu, d’Israël, et de tous ceux qui s’attachent au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. C’est un ennemi farouche. Voilà pourquoi Moïse a dû demander l’assistance active de Aaron et Hur, pendant que Josué combattait dans la vallée. Nous verrons plus loin ce que ces deux amis représentent.

 
Amalek est le petit-fils d’Esaü, né de Ada, une des filles de Heth que Rebecca ne supportait pas. En Gen.36 :16, il est question du « chef Amalek », et en Deut.25 :17-19, Dieu mentionne à nouveau Amalek, disant à Moïse : « Tu effaceras la mémoire d’Amalek de dessous les cieux… Ne l’oublie point ! ».

 
En 1Sam.15 :3, nous connaissons l’histoire du roi Saül qui épargna Agag, le roi d’Amalek : «Ainsi parle l’Eternel des armées : Je me souviens de ce qu’Amalek fit à Israël, lorsqu’il lui ferma le chemin à sa sortie d’Egypte. Va maintenant, frappe Amalek, et dévouez par interdit tout ce qui lui appartient ; tu ne l’épargneras point, et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, boeufs et brebis, chameaux et ânes ». Saül désobéit à cet ordre et perdit le trône : « Saül et le peuple épargnèrent Agag » - v.9, et Samuel attristé, lui dit : « L’Eternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Eternel ? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de Sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l’est pas moins que l’idolâtrie et les théraphim. Puisque tu as rejeté la parole de l’Eternel, il te rejette aussi comme roi ».

 

Haïr l’iniquité
Voilà une première application à notre vie chrétienne : haïr l’iniquité. Dieu ne fait pas de quartier et de sentiment avec Amalek. Il incarne le mal et la rébellion contre Dieu, c’est pourquoi la réprimande et la correction sont si importantes pour nos enfants : « Celui qui ménage sa verge hait son fils, mais celui qui l’aime cherche à le corriger » - Prov.13 :24. « La verge et la correction donnent la sagesse, mais l’enfant livré à lui-même fait honte à sa mère » - Prov.29 :15-17. Il est dit du Seigneur : « Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité » - Héb.1:9. Jésus a haï l’iniquité, et la Bible dit que Dieu a « haï Esaü et aimé Jacob ».

 
Comprenons-nous l’importance de ne pas tolérer le mal ? Il y a une tendance parmi les chrétiens de tolérer toute chose sous couvert de l’amour. Cela s’apparente à de l’Humanisme, et cette théologie est contraire à l’enseignement de la Bible.

 
Accepterions-nous de boire un verre d’eau dans lequel on y aurait mis une goutte de poison ? Ce n’est pas grand-chose finalement « une petite goutte »… Laisser la rébellion s’installer dans le caractère d’un enfant, boire un verre d’eau pollué, c’est comme épargner Agag, on ne peut pas pactiser avec l’ennemi. A cause de cela, Saül a été destitué.

 

Amalek, la chair contre l’esprit
epee2-copie-1.gifHéb.4 :12 : « La parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du coeur. Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte ».

 
De la même façon, la Parole nous enseigne à déclarer la guerre à notre chair : « Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises » - Rom.13:14.

Gal.5:13  « Frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ! ».

Gal.5:16  « Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair »

Gal.5:17  « Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez ».

Gal.5:24  « Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs ».

Gal.6:8  « Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle ».

 

Voilà notre combat, qui se fera jusqu’au bout de notre vie terrestre ! Nous avons à lutter de toutes nos forces contre cet ennemi insidieux. C’est un combat de tous les instants. Mais l’Esprit qui est en nous est plus fort, croyons-le. Il faut que la chair diminue tandis que l’Esprit dirige notre vie, et grandisse.

 
Héb.4 :12 cité plus haut, nous dit que Dieu utilise la Parole comme une épée ! Les sentiments sont souvent contraires à la volonté de l’Esprit de Dieu en nous. Ils sont manipulables par l’ennemi. Cela représente notre chair, notre âme, et nous avons à vérifier constamment que nos sentiments ne dictent pas nos actions. A chaque décision importante, consultons Dieu, par la Parole et la prière, pour savoir quelle doit être la bonne décision. Demandons-nous : « Que ferait Jésus à ma place ? »…, et Dieu répondra.

 

Sa tactique
Deut.25 :19 dit qu’Amalek attaquait le peuple hébreu « par derrière ». Il tombait sur les « traînards, ceux qui étaient las et épuisés ». N’attendons pas de l’ennemi de nos âmes qu’il soit fair-play et nous attaque de front. Il usera de stratagèmes pour agir sur nos pensées. Il utilisera notre amertume, notre colère, notre manque de pardon envers quelqu’un pour nous détruire.

 

Aaron et Hur, deux précieux amis
Aaron-Hur.jpgAaron est le frère aîné de Moïse, et il est de la tribu de Lévi, Hur étant de la tribu de Juda[1].

 
Voilà deux hommes proches de Moïse. Leur aide sera déterminante pendant le combat avec Amalek. Croyons que c’est ce que le Seigneur attend de nous, pour soutenir Israël ! Dieu dira en Esaïe 62 :6 : « Sur tes murs, Jérusalem, J’ai placé des gardes ; ils ne se tairont ni jour ni nuit… ». Voilà notre rôle : être aujourd’hui des veilleurs, des gardes, des soutiens inconditionnels pour Israël. Ce n’est pas une option, c’est un commandement. L’enjeu de la bataille dépend de notre obéissance et de notre foi. Dieu compte sur nous.

 

Deux colonnes pour nos vies
Aaron signifie en hébreu = « haut placé, éclairé » et Hur = « trou, caverne, libre ». Spirituellement, nous devons tenir compte du nom de ces personnages. Dans le combat contre la chair, le Seigneur nous donne deux assistants. Ils seront des remparts et des soutiens précieux pour nous donner la victoire sur Amalek, sur notre chair, et permettre une orientation de vie conforme à celle que Dieu veut pour nous. Voyons à présent ce que signifie pour nous ces deux amis.

 
1) Aaron = Révélation. Aaron était le Souverain Sacrificateur qui pénétrait dans le Lieu Très Saint présenter le sang pour le pardon des péchés. Il vivait la révélation de Dieu, éclairé de l’Esprit. Or la Bible dit : « Sans révélation, le peuple périt » - Prov.29 :18. Le diable se réjouit si nous passons à côté des plans de Dieu, vivant une vie religieuse et sans vision réelle. Des églises entières peuvent passer à côté des plans de Dieu. Elles ne représentent pas une menace pour Amalek. Humainement, les pensées de Pierre étaient bonnes lorsqu’il voulait éviter la mort à son maître. Il l’aimait et ne voulait pas qu’il meure. Mais ce sont des pensées humaines et cela provenait de satan. Nous devons obtenir la révélation divine, la pensée de Dieu.

 
2) Hur = l’amour de la Vérité. Hur indique une notion de liberté. Qu’est-ce qui nous libère, nous affranchit ? La vérité ! Il est dit que « Les séductions de l’iniquité conduisent à la mort ceux qui n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés » - 2Thess.2:10. Eph 4:23-24 nous dit que nous devons « être renouvelés dans l’esprit et revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité ».

 
Jésus dit : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » - Jean 8 :32. Demeurer dans la parole signifie : la lire tous les jours, la méditer et la mettre en pratique. On comprend alors l’image du trou et de la caverne. Cela signifie passer du temps avec le Seigneur dans la méditation des Ecritures. Cela se fait dans le secret de nos coeurs et du Saint-Esprit, notre guide.  

 

L’antidote pour les temps de la fin : la Révélation et l’amour de la Vérité !
Amalek sera vaincu définitivement car Dieu l’a promis. Mais jusqu’à son écrasement, nous devons apprendre à gagner et permettre que l’Esprit obtienne en nous la victoire. Saisissons donc nos armes et appuyons-nous sur ces deux colonnes – la révélation et l’amour de la vérité. Elles nous aident à garder les bras en l’air, et finalement à rester debout dans ces derniers temps qui seront difficiles.

 

Amalek redouble d’effort pour anéantir les croyants, sachant qu’il a peu de temps : « Parce que l’iniquité se sera accrue, l’amour du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé ». Merci Seigneur, car « à cause des élus, ces jours seront abrégés » - Mat.24 :12-13, et 22.
 

 « Eternel ! Fais-moi connaître Tes voies, enseigne-moi Tes sentiers. Conduis-moi dans Ta vérité, et instruis-moi ; Car tu es le Dieu de mon salut, Tu es toujours mon espérance » - Psaume 25 :4


[1] Hur est le grand-père de Betsaleel qui sera l’artisan choisi pour fabriquer l’Arche et autres éléments du Tabernacle (Ex.31 :2). Moïse déclara que, pendant qu’il serait sur la montagne (Ex.24 :14), Aaron et Hur jugeraient les Hébreux. L’historien Josèphe d’autre part affirme que Hur était l’époux de Myriam, soeur de Moïse.undefined

 

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 07:33

Pua-et-Schifra.jpgVoici deux héroïnes[1] dont on parle peu dans nos assemblées ! Pua et Schifra sont nommées dans le livre de l’Exode et ce sont deux sages-femmes juives qui n’ont pas manqué de courage, sauvant la vie à de nombreux garçons du peuple hébreu et risquant la leur. (Ecoutez le message audio au bas de page).


« Le roi d’Egypte parla aussi aux sages–femmes des Hébreux, nommées l’une Schiphra, et l’autre Pua. Il leur dit : Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux et que vous les verrez sur les sièges, si c’est un garçon, faites-le mourir ; si c’est une fille, laissez-la vivre. Mais les sages-femmes craignirent Dieu, et ne firent point ce que leur avait dit le roi d’Egypte ; elles laissèrent vivre les enfants » - Ex.1 :15-17.

 

L’Egypte, une terre d’asile et d’oppression…
Il est loin le temps où l’Egypte bénissait le peuple hébreu et notamment Joseph, ayant sauvé le pays du désastre de la famine et ayant fait de ce pays une grande nation. Joseph avait eu les pleins pouvoirs pour diriger l’Egypte. Il y régna en maître, le Pharaon lui ayant délégué toute son autorité. De même, les Egyptiens avaient été heureux de voir Jacob et ses fils s’installer avec leurs troupeaux. Mais Joseph était réaliste. Il connaissait ce peuple et son aversion pour les Hébreux. Il dit à ses frères : « Vous habiterez dans le pays de Goshen, car tous les bergers sont en abomination aux Egyptiens » - Gen.46 :34. C’était la meilleure partie de l’Egypte, le Pharaon tenant à ce qu’ils soient bien : « Le pays d’Egypte est devant toi, Joseph ; établis ton père et tes frères dans la meilleure partie du pays. Qu’ils habitent dans le pays de Goshen ; et, si tu trouves parmi eux des hommes capables, mets-les à la tête de mes troupeaux » - Gen.47 :6. Pharaon était alors grandement redevable à Joseph.

 
En Exode 1, nous voyons un nouveau Pharaon qui n’a pas de souvenir (1 :8) : « Il s’éleva sur l’Egypte un nouveau roi qui n’avait pas connu Joseph ».
Pyramides.jpgCe Pharaon manifestait alors plutôt de la crainte envers le peuple hébreu qui croissait et se multipliait. Les Hébreux constituaient dorénavant une menace et il les employa comme esclaves pour bâtir ses villes : « Alors les Egyptiens réduisirent les enfants d’Israël à une dure servitude. Ils leur rendirent la vie amère par de rudes travaux en argile et en briques, et par tous les ouvrages des champs, et c’était avec cruauté qu’ils leur imposaient toutes ces charges » - Ex.1 :14. C’est alors que Pharaon ajouta le meurtre à la cruauté en voulant supprimer tous les bébés hébreux mâles. Là interviennent Pua et Schifra, qui résistèrent à cet ordre despotique…

 

L’Egypte dans le plan divin
On peut juste faire une parenthèse avec une pensée prophétique sur l’Egypte selon les plans de Dieu. En Esaïe 19 :16-25, nous voyons une étonnant prophétie qui annonce le jugement de Dieu sur l’Egypte, comme sur toutes les nations qui auront porté la main sur Israël : « L’Egypte sera comme une femme. Elle sera tremblante et aura peur, voyant la main de l’Eternel s’agiter contre elle… Juda sera pour elle un objet d’effroi… dès qu’on lui en parlera, elle sera dans l’épouvante ». Aujourd’hui, l’Egypte est une des nations arabes qui se dresse, depuis 1948, contre l’Etat hébreu. Plusieurs fois, l’Egypte prit l’initiative d’attaquer Israël, mais essuya de grandes défaites. Esaïe continue et dit cette chose étonnante : « Un jour, il y aura en Égypte 5 villes où l’on parlera l’hébreu, et où l’on aura fait serment d’appartenir au Seigneur de l’univers... Il y aura au centre de l’Égypte un autel dédié au Seigneur, et une pierre dressée en son honneur à la frontière du pays. Ce sera un signe attestant que le Seigneur de l’univers est présent en Égypte. Quand les Égyptiens appelleront le Seigneur au secours contre ceux qui les oppriment, Il leur enverra un Sauveur, qui prendra leur défense et les délivrera… L’Eternel sera alors connu des Egyptiens » - Es.19 :18-20 (FC). Alléluia ! L’Egypte va bénir Israël et accueillir le Seigneur comme il convient. Il est un Dieu de grâce !

 

La crainte de l’Eternel plus grande que celle du roi
Pua et Schifra ont comme signification tirée de l’hébreu : « beauté et splendeur ». Quels beaux traits de lumière dans cette sombre période ! Toutes deux sages-femmes, Pua et Schifra outrepassèrent l’ordre de Pharaon de tuer les bébés hébreux mâles, au risque de se faire tuer par Pharaon. Dieu les bénit grandement : « Dieu fit du bien aux sages-femmes ; et le peuple multiplia et devint très nombreux. Parce que les sages-femmes avaient eu la crainte de Dieu, Dieu fit prospérer leurs maisons » - Ex.1 :20.

 
Combien il est important d’avoir la crainte de l’Eternel, plus grande que celle des autorités. Elle exige du courage et ferme la bouche à l’adversaire. Sans doute Pua et Schifra sont-elles les artisans qui permirent à Jokebed d’enfanter Moïse, le Libérateur du peuple hébreu.

 
Croyons qu’un jour, nous aurons à faire preuve du même courage que Pua et Schifra, en résistant à des ordres qui nous pousseraient à renier à Dieu Lui-même. Pourtant, d’ores et déjà, nous pouvons exprimer la crainte de l’Eternel, en ne suivant pas le courant des choses du monde, en nous opposant à ses principes de langage, de mode, de comportement, en un mot en ne nous laissant pas emporter par le courant du monde. Le chrétien se doit d’être « le sel de la terre » et ne pas se conformer au monde et à ses principes : « Que ton coeur n’envie point les pécheurs, mais qu’il ait toujours la crainte de l‘Eternel » (Prov.23:17). L’on sait d’autre part que « la crainte de l’Eternel, c’est le commencement de la sagesse » (Prov.9 :10).

 

La génération des « Libérateurs »
expressillu_120106.jpgSommes-nous conscients que nous appartenons à la dernière génération ? L’action de Pua et Schifra a été déterminante pour la survie de la génération de « Moïse ». En hébreu, une sage-femme est une « meyaledet » - elle enfante, engendre et fait naître. Qui que nous soyons, si Dieu nous a communiqué une sainte crainte et si nous souhaitons lui plaire, sachons que nous serons capables d’être des meyaledot, des accoucheurs pour une génération de « libérateurs » tel Moïse, en étant des porte-parole d’un esprit nouveau et régénérant, se détournant d’un esprit de passivité, tourné vers le passé.

 
Dieu nous donnera une pleine assurance non seulement pour résister aux choses du monde mais aussi pour être des pionniers, des pionnières dans l’Eglise, en se levant et en faisant comprendre l’urgence des derniers temps, et notamment en bénissant Israël, se positionnant « sur les murailles de Jérusalem », se préparant à accueillir le Roi des rois qui vient.

 

L’esprit du Libérateur
Moïse a prétexté une incapacité à rentrer « dans sa mission » (Exode 3 et 4). Il a argumenté avec Dieu pour échapper à ce que lui demandait le Seigneur : « Qui suis-je pour faire cela ?... Ils ne m’écouteront pas… Je ne sais pas parler… ». N’est-ce pas vrai que nous nous sentons incapables ? Ne sommes-nous pas comme Moïse tentés de dire : « Seigneur, sers-toi de quelqu’un d’autre, quelqu’un de plus capable ! ».

 
Ne mettons pas Dieu en colère, comme Il s’est mis en colère contre Moïse !... Mais non, le Seigneur ne se mettra pas en colère, soyons rassurés. Il nous aime et respecte nos choix et Il trouvera quelqu’un d’autre. Mais quel dommage de passer à côté de ce que le Seigneur de gloire pourrait nous confier… Quel dommage de rater une occasion de Le servir ! Les héros de la Bible sont de grands timides pour la plupart. Ils ne se sentaient pas courageux. Rappelons-nous Gédéon qui se sentait misérable….

 
Je suppose que lorsque nous croiserons Pua et Schifra au ciel et que nous les féliciterons pour leur héroïsme, elles nous diront : « Que voulez-vous que nous fassions ? Quand le bébé vient, on l’amène à la vie, on le met sur le ventre de la maman et c’est une grande joie pour tous. Est-ce de l’héroïsme ?... »

 
Jérémie dira à sa façon : « Il y a dans mon coeur comme un feu dévorant qui est renfermé dans mes os. Je m’efforce de le contenir, et je ne le puis » - Jér.20 :9. Je crois que tous et toutes, là où nous sommes, dans notre sphère d’activité et selon les opportunités où le Seigneur nous place, nous pouvons agir selon Dieu.

 
Le peuple hébreu a dû quitter l’Egypte, tourner le dos au « confort » de la passivité, en oubliant les concombres et les oignons. Les sages-femmes ont risqué leur vie, tenu tête à Pharaon, et elles ont été bénies richement dans leur maison, parce qu’elles aimaient le Seigneur.

 
A Pierre, Jésus demanda trois fois : « Pierre, m’aimes-tu ?... ». Jésus savait que Pierre l’aimait, mais la question était en fait : « Es-tu toujours prêt à risquer ta vie pour moi… ou veux-tu rester un pécheur chrétien, un chrétien conformiste ?... ». Et Pierre, le pécheur, est devenu le grand apôtre, ayant prononcé le premier discours de l’Eglise qui amena dans les filets du Maître 3 000 personnes. Etait-il qualifié ? Non, il était un simple pécheur.

 
Moïse était-il qualifié ? Non. Pua et Schifra étaient-elles prêtes à devenir des héroïnes ? Certainement pas. Elles ont simplement suivi l’impulsion de leur cœur. Elles craignaient Dieu plus que tout. Cela, nous en sommes tous capables, sachant que le Seigneur nous équipe par le Saint-Esprit. Alors, allons-y, et disons-LUI : « Seigneur, je suis prêt(e), à ce que tu m’utilises, jusque dans les plus petites choses ! ».

 

Nous avons des comptes à rendre…

« Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est nu et découvert aux yeux de
Celui à qui nous devons rendre compte » -
Héb.4 :13

 
En Genèse, Dieu demanda à Adam : « Où es-tu, où te caches-tu ? ». Adam était honteux, mais nous ne le sommes plus. La honte a été bannie, car le Seigneur a pris sur lui tous nos péchés, et notre culpabilité. Le Seigneur désire que nous restions dans Sa lumière et que nous sortions de notre ombre. Ecartons les excuses… la fausse modestie et bannissons la peur.

 
Dieu veut se servir de nous comme Il s’est servi de ces sages-femmes, Pua et Schifra, dont les noms sont gravés dans les Ecritures. Ces deux filles d’Israël ont suscité une nouvelle génération d’hommes et de femmes qui ont quitté la routine de l’Egypte, pour se porter résolument à la rencontre des projets de Dieu. Suite à ce départ, la Nuée et la colonne de feu sont venues accompagner le peuple hébreu pour les protéger et les conduire jusqu’en Terre promise. Le Saint-Esprit nous accompagne, et nous verrons des miracles…

« Tous les sentiers de l’Eternel sont miséricorde et fidélité, pour ceux qui gardent Son alliance
et Ses commandements.
C’est à cause de Ton nom, ô Eternel, que tu pardonneras mon iniquité, car elle est grande !
Quel est l’homme qui craint l’Eternel ? L’Eternel lui montre la voie qu’il doit choisir.
Son âme reposera dans le bonheur, et sa postérité possédera le pays.
L’amitié de l’Eternel est pour ceux qui Le craignent, et Son alliance leur donne instruction.
Je tourne constamment les yeux vers l’Eternel… » - Ps.25



[1] Dans cette peinture de Lucy D’Souza, sont décrits les deux sages-femmes Pua et Schifra résistant à Pharaon, et sauvant les bébés garçons du peuple hébreu avec courage. L'obscurité symbolise le danger mortel. Schifra symbolise, dans son habit vert l'espoir et la vie. Pua peinte en rouge symbolise l'amour et la vie.
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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 12:12
No--l-2.JPGDans le 1er volet de ce message de Noël, nous avons évoqué la paix, le SHALOM venu sur la terre sous la forme d’un bébé, prémices de la PAIX devant venir dans le monde au travers de la venue glorieuse du Messie, ces prémices [1] étant incarnées par le peuple chrétien à qui a été confié le ministère de la Bonne Nouvelle de l’Evangile de paix. Nous avons vu que cette paix est avant tout et sur le plan individuel, la possibilité pour tout homme de se réconcilier avec son Créateur, de faire la paix avec Dieu. Des dizaines de millions de personnes dans le monde ont ainsi découvert cette paix, ce Shalom intérieur.

 
Nous voulons à présent évoquer le « signe de contradiction » selon la parole de Siméon et voir ce qu’il signifie prophétiquement pour notre temps…. Il sera un « signe de contradiction pour beaucoup»… - Luc 2 :34.

 
Relisons à présent la prophétie d’Esaïe 9 :5 sur l’enfant-roi :
« Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur Son épaule ; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. Donner à l’empire de l’accroissement, et une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, dès maintenant et à toujours : Voilà ce que fera le zèle de l’Eternel des armées ». Nous voyons en lisant cette parole que les temps relatifs au ministère de cet « enfant » ne sont pas encore accomplis. Esaïe ne mentionne pas en effet le temps du ministère de grâce, mais celui d’un règne absolu correspondant au Millenium sur la terre. Ainsi, nous voyons que Noël a encore des surprises à offrir…


Le SIGNE de contradiction

 
Après les jours de purification, Myriam et Yossef sont donc venus au Temple pour présenter leur petit Yeshoua, se préparant à offrir un sacrifice « comme cela est prescrit dans la loi du Seigneur » - Luc 2 :24. Là, ils ont rencontré Shimon / Siméon, un homme juste et pieux à qui Dieu avait promis qu’il rencontrerait le Messie avant de mourir. Il prophétise alors (2 :32) : Jésus sera « la lumière pour éclairer les nations » et « la gloire d’Israël ». Nous voyons là une parole pour deux peuples que l’on peut désigner : Israël et l’Eglise. Puis Siméon donne ces paroles mystérieuses – Luc 2 :34-35 :

« Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction (et à toi-même une épée te transpercera l’âme), afin que les pensées de beaucoup de coeurs soient dévoilées »

 
La parenthèse correspond à Marie. Pour le reste, on pourrait traduire : « Jésus sera cause de chute puis de résurrection (anastasie, en grec) pour Israël. Ce sera un signe, un miracle qui suscitera l’opposition et le rejet, ceci afin que les pensées des hommes soient révélées ». Nous discernons là une pensée qui n’est pas évoquée généralement durant la fête de Noël. Le bébé innocent de la crèche suscitant la contradiction… Jésus n’a-il pas dit qu’Il n’apportait pas la paix mais l’épée ? - Matt.10 :34.

 

La résurrection pour Israël !

Le rejet d’Israël faisait partie des plans divins… Nous voyons dans la parole de Siméon qu’Israël allait sombrer en tant que nation. Jésus savait en effet lorsqu’Il pleura sur Jérusalem que la ville serait détruite. Il savait qu’il y aurait un million de morts quand Titus et l’armée romaine envahirait Israël en 70 et que le peuple juif serait emmené en esclavage et dispersé dans les nations pour un exil de 2000 ans. Mais Siméon prédit pour Israël « la résurrection » ! Alléluia ! C’est aussi cela Noël, la promesse d’une restauration de la maison de David, une vraie résurrection !...

« En ce temps-là, Je relèverai de sa chute la maison de David, J’en réparerai les brèches, J’en redresserai les ruines, et Je la rebâtirai comme elle était autrefois, afin qu’ils possèdent le reste d’Edom et toutes les nations sur lesquelles mon nom a été invoqué, dit l’Eternel, qui accomplira ces choses.
Voici, les jours viennent, dit l’Eternel, où le laboureur suivra de près le moissonneur, et celui qui foule le raisin, celui qui répand la semence, où le moût ruissellera des montagnes et coulera de toutes les collines.
Je ramènerai les captifs de mon peuple d’Israël ; Ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront, ils planteront des vignes et en boiront le vin, ils établiront des jardins et en mangeront les fruits.
Je les planterai dans leur pays, et ils ne seront plus attachés du pays que je leur ai donné,
 dit l’Eternel, ton Dieu » - .
Amos 9 :11

 

« Après cela, Je reviendrai, et Je relèverai de sa chute la tente de David, J’en réparerai les ruines, et Je la redresserai, afin que le reste des hommes cherche le Seigneur, ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqué, dit le Seigneur » - Actes 15 :16-17

 
Comme nous le lisons dans la Nouvelle Alliance, lors du premier Concile de Jérusalem, la résurrection d’Israël, le relèvement de la maison de David, sera la cause de la plus grande moisson d’âmes dans le monde depuis le début de l’Humanité ! Voilà ce que signifie la parole de l’apôtre Paul en Rom.11 :15 : « Si leur mise à l’écart (d’Israël) a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon le passage de la mort à la vie ? ». Ce sera égal au « passage de la mort à la vie » !! Dans Actes 3 :21, il est question du « rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes d’autrefois ». C’est le rétablissement d’Israël dont il est question, entre autres rétablissements, en tant que nation sous la domination de l’enfant-roi prophétisé dans Esaïe 9 :5.

 

Deux peuples… deux échecs ?
Faisons à présent une rapide étude, trop succincte, sur l’histoire des deux peuples sur lesquels Dieu a établi une élection – Israël et l’Eglise. Nous pouvons faire un constat de vie et d’échec pour ces deux peuples « saints ». A l’aube de cette année 2008, disons-le sincèrement :

1)      L’EGLISE - Où sont la vie et la force de Noël et de la vie chrétienne en général aujourd’hui dans notre monde occidental ? Je dirais qu’elles sont malheureusement inexistantes et qu’elles n’enrichissent que les commerçants. L’Eglise dans la société a-t-elle encore une place, représente-t-elle une autorité ?... Il semble qu’aux yeux du monde, seul le patrimoine immobilier de nos cathédrales possède une valeur marchande. En résumé, le Christianisme a perdu son SEL ! On sait qu’une nourriture qui n’est pas salée est sans saveur et immangeable, mais le monde se passe bien de « notre sel ». Or, que dit la Bible ? « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel perd sa saveur… il ne sert plus qu’à être jeté et foulé aux pieds » - Mat.5 :13.

 

2)      ISRAËL - Alors qu’Israël est redevenue une nation, que les Juifs du monde entier sont revenus des extrémités de la terre (en partie), accomplissant les prophéties antiques, nous sentons aujourd’hui une perte de sa foi, ou plutôt de sa vocation. On parle de « la mort du Sionisme » ou du « Post-Sionisme ». Le Sionisme qui était à la base de la création de l’Etat hébreu n’est plus une passion et le pays aspire à devenir « comme les autres nations ». Les Israéliens sont prêts à brader leur terre et partager Jérusalem. La foi et l’engagement sioniste ne sont plus que l’apanage d’une minorité : les croyants juifs sionistes et ceux que le monde appelle les « colons ».

 
Que faisons-nous de ces constats ? Voyons-nous la main de Dieu au travers de ces échecs apparents démontrant la faiblesse humaine ?... Bien sûr ! Et croyons que D.ieu a le contrôle sur toutes choses…

 

AFIN que les cœurs soient dévoilés !

 
Un signe… pour dévoiler les coeurs
Il reste un bout de verset généralement passé sous silence, en Luc 2 :35. Il est question du SIGNE qui provoquera la contradiction … « afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilés ». Beaucoup dans le NT a le sens de tous. (Héb.9 :28 : Christ est mort pour beaucoup d’hommes = tous les hommes).

Dieu se sert des choses folles pour dévoiler les cœurs. Noël est comme un conte, une folie de Dieu. Imaginez : Dieu se faisant homme ! Un bébé naissant dans une crèche, des mages qui viennent du bout du monde apporter des présents, guidés par une étoile dans le ciel... Qui croit cela ? La raison humaine n’accepte pas cette logique. En outre, ce bébé devient un homme mourant sur une croix. Quel Dieu est capable d’imaginer un pareil scénario ? Oui, mais voilà, 3 jours après, comme l’ont annoncé les prophètes, le Fils de l’homme ressuscite et devient SAUVEUR du monde : voilà qui est grandiose, glorieux !… Alors, comment et pourquoi révéler les pensées des cœurs des hommes ?

 

L’exemple de l’Arche de Noé
god3.jpgCette histoire a eu pour but de « révéler les cœurs » : Noé et son ARCHE que l’homme de Dieu construisait alors qu’il faisait beau. Encore une folie ! Noé disait : « Repentez-vous et rentrez avec moi dans l’Arche. Dieu va détruire la terre ». Quelle belle manière de dévoiler les pensées ! La population d’alors a rejeté complètement le message de Noé : ils se sont moqués et ont maudit Noé, l’homme qui croyait au déluge et à la parole de son Dieu.

 
Il y a quelque chose de Noé en Noël. C’est la même histoire, la même magie qui opère. Je crois très fort que le Seigneur nous interpelle de la même manière que du temps de Noé, dans notre 21e siècle… Il interpelle l’homme et le chrétien notamment, simplement parce que le Seigneur veut préparer celui-ci à un temps de grande difficulté comme lors du Déluge. Du temps de Noé, Dieu a établi une alliance avec l’homme. Par le signe de l’arc-en-ciel, Dieu a promis de ne plus détruire la terre au travers du Déluge. Il n’a cependant pas promis de ne pas agir d’une autre manière. Or, il est dit dans la Bible, que « de nouveaux cieux et une nouvelle terre » allait être créés (2Pi 3:13 (Es.51 :16 ; 65 :17 ; 66 :22)… Cela ne signifie-t-il pas de grands bouleversements à venir ?...

 
Comment le Seigneur va-t-il s’y prendre ? Notre vieux monde va-t-il disparaître ? Sommes-nous prêts à cela ? Sommes-nous prêts à affronter les conséquences du déchaînement du Diable dans les derniers temps révélés dans le livre de l’Apocalypse ?...

 

La préparation pour les derniers temps !

« Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais Il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les oeuvres qu’elle renferme sera consumée.
Puisque tout cela est en voie de dissolution, combien votre conduite et votre piété doivent être saintes.
Attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, jour à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront ! Mais nous attendons, selon Sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par Lui sans tache et irréprochables dans la paix » -
2Pi.3 :9-14

 
Bien-aimés, y a-t-il dans cette parole de Pierre l’idée que nous serions « enlevés » avant les événements terribles des derniers jours ? Il semble que non. Pierre conclut : Nous devons être trouvés « sans tache et irréprochables ». Voilà le programme, et nous avons besoin d’une sérieuse préparation !

 
Pourtant, rien de cela ne doit nous stresser !! L’Arche a permis à Noé et sa famille de « survoler » la tempête et le déluge. Dieu nous a promis d’être présent à nos côtés dans toutes les situations. Alléluia ! Nous allons vivre des temps glorieux. Un 3e volet de ce message de Noël va nous montrer comment le Seigneur nous aidera à devenir « irréprochables et sans tache »… et devenir l’Epouse prête pour les Noces !

 



[1] Ces prémices annoncent une « moisson » et ce sera Israël qui sera en charge en ce temps. Ce sera un accomplissement de paix pour la terre entière : « Dieu anéantira le voile sur les peuples… la mort sera engloutie » (Es.25 :7-8), l’Eprit sera « répandu sur toute chair » (Joël 2 :28), et la terre « remplie de la connaissance de l’Eternel » (Es.11 :9).

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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 10:19
flammesitecrop3.jpgA l’occasion de la naissance du Sauveur, alors que les anges chantent : « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté », le vieux Siméon prophétise : « ce sera un signe qui provoquera la contradiction… ».

 
Une formidable nouvelle !
Noël est l’annonce d’une grande nouvelle : celle de la naissance du Sauveur du monde. Jésus ou plus exactement Yeshoua qui veut dire Celui qui sauve, vient sur la terre sous la forme d’un bébé. Le Créateur de l’univers consentant à descendre sur la terre au niveau de Sa création, dans la faiblesse d’un enfant, dépouillé de Ses attributs divins et de Sa toute-puissance ! C’est inimaginable... En premier lieu, Matthieu nous dit que Jésus est venu « pour sauver Son peuple » -
Matt.1 :21.


Jésus est aussi appelé « Emmanuel » (= D.ieu avec nous), et tout homme sur la terre peut connaître le Dieu de l’alliance avec Israël, comme son propre Dieu. C’est la nouvelle formidable qui est donnée à Noël : Dieu est devenu homme afin que nous, enfants des hommes, puissions devenir enfants de Dieu. Derrière l’avènement de Noël, se dessine l’événement de Pâque, exprimant cette annonce pour tout homme : la dette des péchés a été annulée, l’ardoise a été effacée. Maintenant, nous pouvons jouir d’une relation directe avec Dieu, simplement en faisant confiance à Christ … à la seule condition de Le reconnaître comme Sauveur et Seigneur.

 

Myriam, une jeune fille d’Israël
Ayons une pensée pour Marie / Myriam. Les Protestants ne parlent que rarement de la « vierge Marie ». Mais arrêtons-nous quelque peu sur la mère du Sauveur. Quelle femme ! Quelle est la mère aujourd’hui qui accepterait d’avoir « l’âme transpercée », maman d’un fils qui serait cloué sur une croix infâmante et mourrait comme un esclave. Voyons déjà Myriam, cette jeune fille d’Israël, choisie parmi toutes. Quelle maturité et quelle belle nature ! Nous devons la regarder avec des yeux neufs. Elle devait avoir 16 ans lorsque l’ange de l’Eternel lui parla : 


« L’ange entra chez elle, et dit : Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi.
Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation.
L’ange lui dit : Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu.
Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père.
Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin »
- Luc 1 :28-33

 
Ingénument, Marie répond qu’elle n’est pas mariée, et l’ange répond à sa question : « La puissance d’En-haut te couvrira… ». Wouuah ! « L’enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu ». Quelles sont les paroles de Marie à cette nouvelle foudroyante ? « Je suis la servante du Seigneur, qu’il en soit fait selon Ta parole ». Nous devons et particulièrement nos jeunes « en prendre de la graine » ! Quelle soumission Marie révèle-t-elle ! Elle réalisait certainement toutes les conséquences de cette rencontre et les acceptait.

Question : Sommes-nous prêts à ce que Dieu bouleverse nos vies cette année comme pour Marie ?...

 
Dernièrement, je regardais des jeunes filles soldates en Israël dans le bus. Nous retrouvons chez elles une maturité semblable. Trois jeunes filles de 18, 20 ans, liées par l’amitié, et de qui se dégageait un sens des responsabilités, vite acquis à l’armée. Nous le voyons aussi chez les jeunes filles religieuses de Mea Shearim[1] : accompagnées de plusieurs bambins, les frères et soeurs dont elles ont la charge, elles sont déjà adultes et respectueuses de la Loi, le livre de prière à la main pour réciter les Psaumes.

Marie se dit prête à avoir un enfant, bien que non mariée. Pourtant, cela pouvait lui occasionner un rejet de sa propre famille et de son entourage. Une jeune fille enceinte, ce n’est pas bien vu. Elle risquait la lapidation. Et que dira son fiancé, Joseph ?... Il semble que Marie soit prête à assumer son destin. Marie « gardait toutes ces choses et les repassait dans son cœur » - Luc 2 :19 et 51. Une belle leçon pour nous si prompts à nous plaindre, voulant tout et tout de suite, et ayant déjà des projets tout faits !…

 

Myriam et Elisheva
rel.JPGSuite à la parole de l’ange, Marie se précipite chez sa cousine Elisabeth / Elisheva ! L’ange en effet lui avait dit que sa cousine aurait un enfant malgré son âge avancé et qu’elle était à son 6e mois, montrant que « rien n’est impossible à Dieu ». On peut imaginer Marie courir voir sa cousine pour vérifier les paroles de l’ange. Cette rencontre avec Elisabeth est émouvante. Ce sont deux femmes en qui le miraculeux divin opère. Dieu fait honneur aux femmes. Nous verrons combien d’entre elles suivront le Maître. Nous voyons encore aujourd’hui combien les femmes sont présentes pour servir le Seigneur... Dès la salutation de Marie, Elisabeth est remplie de l’Esprit ! Quelle beauté de voir la jonction des deux générations : elles ont peut-être 40 ans d’écart. Le Seigneur aime cette alliance entre les jeunes et les anciens et nous avons besoin de le voir aussi aujourd’hui dans nos assemblées.

 
Spirituellement, ce sont deux tribus qui sont touchées à cet instant : Juda (Marie) et Lévi (Elisabeth) - la tribu royale et la tribu sacerdotale. Jésus deviendra le Lion de Juda et Jean-Baptiste (Yonathan haMatbil) sera « la voix qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur ! ». Jean le Lévite ouvrira la voie royale pour la venue du Messie. Que les Zacharie et Elisabeth d’aujourd’hui se réjouissent. Ils enfantent tous deux la dernière génération de ceux et celles qui doivent « ouvrir le chemin » du Roi venant en gloire à Jérusalem ! C’est un honneur et une grâce d’être de « la génération lévite ». A chacun de nous de le vouloir.

 

La prophétie de Malachie
La Bible dit que Jean-Baptiste (Luc 1 :17) « marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Elie, pour ramener les coeurs des pères vers les enfants ». C’est ce que dit la parole de Malachie : « Voici, Je vous enverrai Elie, le prophète, avant que le jour de l’Eternel arrive, ce jour grand et redoutable. Il ramènera le coeur des pères à leurs enfants, et le coeur des enfants à leurs pères ». Spirituellement, les « pères » sont Israël, et les « enfants » sont les chrétiens greffés sur l’Olivier franc. Jean-Baptiste remplit donc la 1ère partie de la prophétie, en amenant ses frères à tourner leurs yeux vers la nouvelle naissance en Yechoua. Qui remplit la 2e partie de la prophétie et en quoi consiste-t-elle ? - Il s’agit des chrétiens (« les enfants ») qui reviennent à leurs racines hébraïques et bénissent « leurs pères ». Comprenons que c’est le Seigneur qui va faire cette « ré-union » avant Sa venue. Mais Il a besoin de Lévites, tel Jean-Baptiste, pour « ouvrir le chemin ». Selon Esaïe 40, nous avons à consoler Israël et préparer le chemin du Seigneur. Alors seulement, « la gloire de l’Eternel sera révélée, et au même instant, toute chair la verra ! » - Es.40 :5.

 

Marie, à l’écoute de Son Dieu !
Marie était prête à recevoir la faveur divine : c’est son cœur et sa disponibilité qui l’ont rendue prête. Sans doute, comme toutes les jeunes femmes juives, avait-elle « le nez dans la Parole ». C’est un défi pour nous : être à l’écoute de Dieu pour être prêts… à l’impossible, au miraculeux. Mais ne nous attendons pas à des choses faciles. Ne croyons pas que vivre le surnaturel de Dieu est plaisant ! Marie aura « l’âme transpercée » par la douleur de voir son fils mourir. La vision mourra…, mais la résurrection suivra et Marie sera présente, fidèle et joyeuse avec les frères et sœurs dans la Chambre haute, pour recevoir l’Esprit de Dieu et vivre l’événement glorieux de la Pentecôte. Alléluia, c’était le plan de Dieu ! Marie avait-elle pu prévoir tout cela ? Sans doute pas, mais elle a été à l’écoute de Dieu et n’a pas raté le rendez-vous divin.

 

Un message de paix

 Le message de Noël est bien évidemment porteur d’un message de paix, d’un espoir de paix en fait. Comme la lumière de l’aube dissipe la nuit noire, celle des ténèbres spirituelles dans le monde, nous entrevoyons en ce bébé naissant la venue glorieuse du SAR SHALOM, du Prince de la paix venant établir Son règne de paix à toute l’Humanité. LUI seul amènera une paix véritable sur la terre.

« Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur Son épaule.
On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix »
- Esaïe 9 :5

 
Le règne actuel de Satan – le Destructeur, appelé le « Prince du monde » en Jean 14 :30 – est menacé dans ses fondements par la venue de l’enfant né du ventre d’une fille d’Israël. Ce « satan » a eu de beaux jours devant lui, mais son règne est désormais compté. Par l’œuvre puissante de la Croix, il sera chassé du ciel – Luc10 :18. Il est « le dieu de ce siècle » (2 Cor.4 :4) de la terre et d’une certaine partie du ciel, le « prince de la puissance de l’air » (Eph.2 :2) et il demeure un ennemi mortel, un « lion rugissant cherchant qui dévorer » - 1Pi.5 :9. Mais au moment choisi de Dieu, à la venue du grand Roi, il sera jeté dans l’Etang de feu avec la Bête et le dragon. Dieu l’utilise pour l’accomplissement de Ses plans.

 

Paix pour toute homme et naissance du peuple de la réconciliation
« Gloire à Dieu dans les lieux très hauts et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté », ont chanté les anges ce jour de Noël ! Ce message s’adresse à tout homme, car comme le dit la prophétie de Siméon, Jésus sera « la lumière pour éclairer les nations ». Les nations sont les Goyîm. C’est tout le mystère de Dieu au travers de cet événement, qui sera, nous le verrons, un signe de contradiction et de terrible difficulté pour Israël. Le peuple ancien aura alors une mission en exil, celle d’interpeller le monde.

 
Cette paix offerte aux nations est apportée par un Messie juif, né en Israël. L’œuvre de la Croix donnera à Noël son plein accomplissement. Comme un paysan peut voir la moisson au moment où il ensemence son champ, nous pouvons ressentir, au travers de la venue de ce bébé dans une crèche, la résonance sans pareil de cette naissance miraculeuse. Celle-ci donnera vie alors à un nouveau peuple appelé Eglise.

 

Rétablir la relation entre l’homme et Dieu
C’est au travers de ce nouveau peuple que Dieu va ensemencer les nations et donner à tout homme la possibilité de se réconcilier avec Dieu. Au delà d’Israël demeurant le peuple choisi, le Créateur voit toute la création, l’Humanité entière : celle-ci sera le champ de l’Eglise qui apportera la Bonne Nouvelle de la Paix en Jésus. Cette paix, c’est le SHALOM de Dieu – une vraie réconciliation avec Dieu :

« Tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par Christ » - 2Co 5:18 

 
La relation entre l’homme et Dieu avait été rompue lors de la chute, avec le péché d’Adam et Eve. L’Esprit de Dieu avait été ôté de la personne humaine. Le philosophe Pascal devenu chrétien dira : « Il y a en l’homme un vide en forme de Dieu ». C’est ce vide que le Seigneur comblera par la venue du Fils de Dieu sur la terre. C’est la partie essentielle qui manque à l’homme sans Dieu. L’homme a été coupé de Son Créateur. La révélation du Fils de Dieu donne à chacun la capacité de rétablir cette coupure, de remplir à nouveau ce manque, ce vide qui laissait l’homme insatisfait, sans paix véritable, sans but et dans la peur constante de l’avenir et de la mort. Quelle joie parfaite y a-t-il pour toute personne de pouvoir à présent recevoir la grâce infinie de retrouver « la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence » - Phil.4 :7 !...

 

Le retour à la maison
La paix est synonyme de bien-être, d’harmonie, de vie. C’est la joie du retour à la maison, dans la sécurité et les retrouvailles avec le Père. C’est tout cela que Dieu nous donne au travers de Jésus, son Fils. Il y a beaucoup à dire sur Noël, c’est un événement cosmique prévu de toute éternité, et nous allons voir en une prochaine étude la partie prophétique concernant Israël et la fin des temps. Il y a notamment cette parole qui dit : « Car si leur mise à l’écart (celle d’Israël) a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon le passage de la mort à la vie ? - Rom.11:15. Cela fait partie du mystère de Dieu : des accomplissements glorieux sont à venir révélant la suite d’une grande Histoire… (à suivre)

 
Frères et sœurs, encore une fois, sommes-nous prêts à faire face à ces événements ? Avant la venue du Roi, il y a l’avènement de l’Antichrist, le déchaînement des forces occultes... Où en est votre foi, celle de vos enfants ? L’heure est à « cesser toute négligence », comme le roi Ezéchias le recommanda à son peuple – 2Chron.29 :11. Faisons alliance avec notre Dieu d’une manière claire, pour que la paix nous envahisse !




[1] Quartier des Juifs orthodoxes de Jérusalem

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 08:12

kingdavidlion-copie-1.jpgIl est un passage trouble dans la vie de David relaté par II Samuel 24 et I Chroniques 21 qui interpelle. Il s’agit d’une faute grave du roi mais qui donnera à Israël la possibilité d’acquérir le lieu de la future maison de Dieu, appelé aujourd’hui « le Mont du Temple ». Ce passage nous permet de cerner davantage encore le caractère de David, mais aussi de voir comment Dieu se sert de nos péchés et du mal en général, pour faire briller le bien et concourir à Ses plans.

 

Le livre des Chroniques
Le livre des Chroniques [1] (dibrei haYamim – paroles des jours) est le dernier livre de la Bible hébraïque. Il met en relief les annales de la maison de David depuis l’accession de ce dernier au trône et l’histoire des 19 rois de Juda, depuis Roboam jusqu’à la destruction de Jérusalem. Les Chroniques traitent avec une attention particulière du Temple et de sa construction, du rôle des prêtres de la maison de Tsadoq et des Lévites. Généralement, les fautes des rois sont omises pour ne mettre en valeur que leur grandeur. On peut dire que lorsque nous serons en présence du Seigneur, Il ne mentionnera que nos prouesses !...

 

Le dénombrement : la faute de David
Or, dans les Chroniques, l’épisode du « dénombrement » de David n’est pas caché. II Samuel en parle aussi en plaçant l’épisode à la fin, après les dernières paroles de David. La faute de David est donc de faire le dénombrement d’Israël. Comme avec Josué en Zach.3, on peut imaginer Satan dans son rôle d’Accusateur, pour faire pécher David : « Satan se leva contre Israël et excita David à faire le dénombrement d’Israël ». Il s’agit là d’un événement de grande importance et il est normal que le diable s’ingénie à faire tomber le champion de Dieu. Mais nous allons constater que Dieu « utilise » nos erreurs et nos péchés, et se plaît à transformer le mal en bien ! N’est-ce pas à cause du péché de David avec Batcheva que Salomon naquit, à cause du péché de Juda que Pérets (Gen.38 :29), l’ancêtre de Jésus, vit le jour … On peut aussi évoquer le péché d’Adam qui nous permit de connaître le plan de Dieu au travers du Sauveur.

 

Les « bénéfices » du péché de David
Il est surprenant de voir les effets du péché du « dénombrement ». Il coûta cher à Israël : 70.000 hommes moururent de la peste. Mais il permit de révéler plusieurs choses qui sont de vrais enseignements :

- Le choix du roi de « passer » dans les mains de Dieu plutôt que dans celles des hommes : « Oh ! que je tombe entre les mains de l’Eternel, car Ses compassions sont immenses et que je ne tombe pas entre les mains des hommes ! » - v.13.  C’est en effet d’une grande sagesse de préférer la correction divine à celle des hommes.
- Le dépassement de David dans ses décisions, démontrant sa noblesse : il demande à - Dieu de prendre sur lui la faute (v.17) : « Que ta main soit sur moi, et qu’elle ne soit point sur ton peuple ! ».
- La repentance de Dieu. Le châtiment était  la destruction de Jérusalem, mais « L’Eternel regarda, se repentit de ce mal et dit à l’ange qui détruisait : Assez ! retire maintenant ta main » - v.15.
- La possibilité d’acquérir le Mont du Temple en bonne et due forme, des mains du roi Jébuséen.



David et Ornan / Aravna : une rencontre prophétique
Ange-Epee.jpgCette rencontre avec le dernier roi Jébuséen est essentielle pour l’édification du Temple au lieu prévu. Si David a ramené l’Arche de l’Alliance à Jérusalem, il manque en effet le lieu qui deviendra en quelque sorte le centre du monde – l’emplacement de la Maison de Dieu, où règnera le Messie durant le Millenium. Cela commence par Dieu qui demande à David par l’intermédiaire du prophète Gad, d’élever un autel à l’Eternel sur l’aire d’ORNAN, le Jébuséen – v.18. Dans II Sam.24 :18, son nom est ARAVNA, qui veut dire : « Je crierai de joie ! ». Quel beau nom ! Cela nous rappelle que nous devons « crier de joie sur Jacob », selon Jérémie 31 :7. Ornan (Aravna) est là avec ses enfants, à fouler du froment. Voyant David, accompagné de l’ange, il se prosterne « le visage contre terre ». L’image est prophétique : nous pouvons voir là le Fils de David, le Messie lorsqu’Il viendra sur le Mont du Temple avec Ses armées ! Il entrera alors glorieusement dans Son Temple et les nations se prosterneront devant Lui.

 

Une acquisition en bonne et due forme
Dieu savait que 3000 ans plus tard, les hommes remettraient en cause la légitimité d’Israël et celle du Mont du Temple ! En effet aujourd’hui, l’Islam revendique la propriété du Mont du Temple, qu’ils appellent « l’Esplanade des Mosquées ». David a acheté cette aire, cet emplacement, à prix coûtant, 600 shekels d’or !

« David donna à Ornan 600 sicles d’or pour l’emplacement.
David bâtit là un autel à l’Eternel, et il offrit des holocaustes et des sacrifices d’actions de grâces.
Il invoqua l’Eternel, et l’Eternel lui répondit par le feu, qui descendit du ciel sur l’autel de l’holocauste.
Alors l’Eternel parla à l’ange, qui remit son épée dans le fourreau »
- I Chron.21 :25-27

 

Les desseins de l’Eternel arrivent à terme
On peut être étonné de voir comment le Seigneur ‘arrive à ses fins’. Suite à cet épisode tragique mais glorieux, David est une nouvelle fois effrayé. Voir un ange menaçant doit être effectivement effrayant ! David avait déjà eu très peur lorsque Uzza avait été foudroyé mais il avait appris la leçon. David se reprend là aussi et dès I Chron.22, déclare solennellement que ce lieu sera l’emplacement du Temple : « Ici, sera la maison de l’Eternel Dieu… ». Et Dieu promet, expliquant que ce sera Salomon qui construira la Temple : « Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom. Il sera pour moi un fils et Je serai pour lui un père. Et J’affermirai pour toujours le trône de son royaume en Israël » - 22 :10. D’aucuns diront que David a forcé la main à Dieu, mais je crois plutôt que David a connu intuitivement, prophétiquement les plans de l’Eternel. David avait bien compris qu’il ne pouvait pas bâtir la maison de Dieu – ses mains avaient versé trop de sang (22 :8) – mais il se réjouit que son fils puisse le réaliser. Il fera alors tout son possible pour en préparer la réalisation, en collectant les différents matériaux et en préparant [2] les Lévites, chantres et musiciens pour la louange et le service du Temple. Il a préparé le chemin du Royaume à venir…

 

L’alliance davidique toujours en vigueur
Cette alliance que Dieu a traitée avec le roi bien-aimé est toujours d’actualité. Lorsque le Seigneur parlait d’établir le règne de son fils Salomon « à toujours », Il parlait évidemment du Messie, le Fils de David. Lui seul pourra régner « ad ‘olam – à toujours ». Le Psaume 132 prend compte des souffrances du roi David et ses vœux de vouloir une maison pour son Dieu : « Eternel, souviens-toi des afflictions de David ! ». Et Dieu de répondre : « Pour l’amour de David… l’Eternel a juré à David : Je mettrai sur son trône le fruit de ses entrailles ». La monarchie davidique a eu un arrêt, une parenthèse de 2.500 ans. Aujourd’hui, le peuple juif est revenu sur sa terre et a retrouvé sa ville. Il reste à ce que la maison de Dieu soit à nouveau rétablie, Dieu ne revient pas sur Sa parole. Nous allons voir les prophéties se réaliser sous nos yeux, alléluia !

« Je revêtirai de salut les sacrificateurs (pour le Temple), et ses fidèles pousseront des cris de joie.
, J’élèverai la puissance de David (à nouveau) ; Je consacrerai une lampe à mon Oint,
Je revêtirai de honte ses ennemis, et sur LUI brillera Sa couronne » - Ps.132 :16-18

A Lui la gloire !



[1] A l’origine, les Chroniques formaient un seul volume et furent divisé en deux dans la Septante. Esdras serait l’auteur des Chroniques pour compléter les choses omises par les livres des Rois et de Samuel – Ont été écrites vers 450 av JC.

[2] Nous constatons que le dénombrement des Lévites, chantres et musiciens, décrits en 1Chron.23 à 26, était autorisé. Ainsi peut-on comprendre que « le péché du dénombrement » de David, ne concernait que le décompte des soldats. David n’avait pas le droit « d’évaluer » sa puissance militaire ; Dieu est un Dieu jaloux. On ne doit compter que sur LUI et non sur nos propres forces. « Non par puissance ni par force, mais par mon Esprit, dit le Seigneur » - Zach.4 :6.

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 09:18

david-sur-son-trone.jpgIl a été souvent entendu dans le milieu chrétien que le roi David n’était qu’un petit roi, un chef de bande, qu’il était batailleur et qu’il avait du sang sur les mains, ayant également commis crime et adultère et qu’il n’était pas digne de construire le Temple que son fils érigea. La 1ère chose que j’invoquerai pour défendre le roi David, est que D.ieu a donné son nom comme titre au Messie – « Fils de David ». Et ça, ce n’est pas rien !... On peut donc s’inscrire en faux contre ces affirmations sonnant comme des accusations des héros bibliques. Considérons la Bible dans son entier, voyons l’aspect prophétique en filigrane et bien sûr l’amour de Dieu pour tous les personnages de l’histoire humaine. 

 
Le roi David est un personnage de choix, la Bible disant en effet que le Mashia’h, le Christ, Lui-même est appelé « Fils de David »[1] - Mashia’h Ben David. Au travers de ce titre révélant une relation filiale certaine, nous pouvons discerner deux choses :

1)      Le Messie sera comme le fils naturel de David – Salomon – qui a été le bâtisseur du Temple et a instauré une paix durable dans un Israël élargi, Salomon étant le type du Prince de la paix.

2)      Le Messie aura le caractère de David. En effet, l’hébreu inclut dans le mot « ben-fils » l’identité du parent, ses gènes, son caractère. Parlant du Seigneur, Matthieu dit : « Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. » - Mat.1 :32. Paul dira aussi de Christ qu’Il est « né de la postérité de David, selon la chair » - Rom.1 :3.

 
En disant cela, nous savons que le Messie est au-delà des imperfections et des affections humaines. Les deux rois cités, David et Salomon, sont tous les deux des types du Messie, mais ne sont que des images de ce que représente le Messie - l’un dans son humanité, l’autre dans sa majesté.

 

Un amour sincère du Dieu d’Israël

Il est intéressant de voir que le Psaume 16, écrit comme la plupart des Psaumes, est un psaume prophétique. Ce chant de louange exprime le cœur de David. Nous voyons là un trait du caractère de ce roi : un adorateur révélant un amour inaltérable de son Dieu.

« L’Eternel est mon partage et mon calice. C’est toi qui m’assures mon lot ;
un héritage délicieux m’est échu, une belle possession m’est accordée

 J’ai constamment l’Eternel sous mes yeux ; quand il est à ma droite, je ne chancelle pas.
Aussi mon coeur est dans la joie, mon esprit dans l’allégresse, et mon corps repose en sécurité.
Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption. Tu me feras connaître le sentier de la vie ; Il y a d’abondantes joies devant ta face, Des délices éternelles à Ta droite »

 
On devrait aimer David, car il est un homme de cœur. Il est sincère et authentique dans son amour et sa confiance inébranlable pour l’Eternel. Ses psaumes de louange sont d’une grande richesse pour le croyant, du fait même de sa relation intime et profonde avec le Maître de l’univers.

 

David, prophète

Ce Psaume 16 lié au Psaume 2 et 110, et nous montre le caractère prophétique de David. Le Paume 16 est une prédiction de la résurrection du Roi. David annonce que le Messie occupera son trône non pas lors de Sa première venue, mais à une époque postérieure à Sa mort et à Sa résurrection. L’apôtre Pierre le cite dans son discours – Actes 2 :25-28. Et il précise son ministère de prophète : « Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption » - Mat.2 :29-31.

 
Nous voyons aussi dans le Psaume 132 :11 : « L’Eternel a juré à David, Il ne s’en repentira pas »… Ainsi David était-il l’ami de l’Eternel qui lui parlait, lui annonçant le Royaume futur, au-delà de Salomon :

« Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi »



Un passionné, champion de l’Eternel

david-goliath-copie-1.jpgNous connaissons tous l’histoire de David, le 8e des fils d’Isaïe, un Ephratien de Bethléem - 1Sam.17 :12. David en tant que berger, apportait la nourriture à ses frères, et dit ces paroles concernant le géant Goliath : « …Qui ôtera l’opprobre de dessus Israël ? Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter l’armée du Dieu vivant ? – 1Sam.17 :26.

 
N’est-ce pas ce que nous devons être, de nos jours où l’Eternel est offensé, insulté, alors que les nations jettent l’opprobre sur l’Etat hébreu ?... David s’était-il mêlé de ce qui ne le regardait pas ? Non, il a suivi le penchant de son cœur, enflammé par l’Esprit de Dieu qui l’habitait dorénavant (1Sam.16 :13). Or, qu’en est-il aujourd’hui au Moyen-Orient ?...  Nous sommes concernés par ce qui s’y passe ! Nous pouvons tous être des champions de Dieu, enflammés par l’Esprit de Dieu...? Israël, le peuple de Dieu, est malmené, insulté, méprisé. N’est-ce pas l’Eternel qui est méprisé au travers de cela ? Prendre la défense d’Israël, c’est à l’instar de David, prendre la défense de Dieu.

 
Comment David affronta-t-il Goliath ? Avec foi et courage. Ce sont de vraies qualités qui l’honorent que nous pouvons imiter. Voici ce qu’il dit au géant philistin – 1Sam.17 :45-47 :

« David dit au Philistin : Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi, je marche contre toi au nom de l’Eternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée….
Toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ni par la lance que l’Eternel sauve. Car la victoire appartient à l’Eternel et Il vous livre entre nos mains »

 

L’homme « selon le cœur de Dieu »

Passionné, David l’est jusqu’au bout. Certains lui attribueront de l’orgueil, ses frères en premier : « Je connais ton orgueil et ta malice » - 1Sam.17 :28. David sera de même jalousé par Saül, et nous le serons également aujourd’hui si l’on se comporte comme David. C’est l’esprit religieux qui habitait Saül. Pourtant, le roi David a ces qualités : l’humilité et la capacité de repentance qui feront toute la différence avec le roi Saül. Car Dieu s’est choisi un homme « selon son cœur » avec David - 1Sam.13 :14. L’apôtre Paul le mentionnera aussi en Actes 13 :22, citant les Ecritures.

 
Pour cela, David est un modèle, non pas de vertu mais de caractère. Ce sont ses traits de caractère que nous devons admirer et faire nôtres : la capacité de s’indigner, celle de se repentir, et l’intégrité qui le caractérisait, lui qui, malgré ses défauts, aimait l’Eternel de tout son cœur. Comme le Seigneur, David a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, il a su apprendre des épreuves, pour grandir et connaître son Dieu en profondeur. En cela, il est imitable. Avec David et notamment le Psaume 23, nous pouvons prier et adorer, et savoir que nous passerons ensemble l’Eternité avec Dieu – selon Son cœur, Son désir :

« Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Eternel jusqu’à la fin de mes jours » - Psaume 23



[1] Le NT mentionne 16 fois le titre « Fils de David »

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 12:53

Pierre-et-Jean.jpgQuelle belle image [1] que celle-ci ! Quelle intensité dans leur regard qui révèle à la fois la peur et l’espérance. Les deux disciples courent au tombeau. Shimon Keifa bar Jonah (Simon Pierre, fils de Jonas) est le plus âgé, c’est un pécheur et il deviendra pécheur d’hommes. Jo’hanan (Jean) est « le disciple que Jésus aimait », celui que le Seigneur choisira pour lui confier sa mère. Tous les deux ont eu un cœur à cœur avec le Maître. Pierre cependant a un remord qui restera gravé longtemps dans sa tête : il a renié trois fois son Maître alors qu’Il était abandonné de tous…

 

Ces deux hommes sont connus dans l’Evangile pour avoir couru vers le tombeau. Ces deux disciples incarnent deux types de chrétiens, ayant tous deux une relation précieuse avec le Seigneur.

 

A l’aube, Marie de Magdala est venue au tombeau et elle a vu que la pierre avait été roulée ! Comme Marie de Béthanie, et les autres « Marie », la mère de Jacques et Joses (ou Joseph – Mat.27 :56), comme Joanna (Jeanne) la femme de Chuza, intendant d’Hérode, Shoshana (Suzanne) et Salomé, l’épouse de Zébédée, mère de Jacques et Jean (Luc 8 :3), Marie de Magdala fait partie des femmes de coeur, associées aux douze disciples. Toutes ont suivi Jésus parce qu’elles L’aiment comme Leur Maître et Seigneur. Combien c’est beau de voir cette association de femmes riches et de femmes simples, des mères de pécheurs et des filles de la rue, toutes des femmes juives qui honoraient le Chabbat et attendaient le Royaume de Dieu.

 

C’est Marie de Magdala qui avertit Pierre et Jean. La veille, les femmes étaient venues ensemble avec Joseph d’Arimathée, un homme riche, membre éminent du Conseil, disciple de Jésus attendant le Royaume – c’est lui qui avait eu le courage de demander le corps à Pilate – et elles avaient préparé le corps avec des aromates et des parfums, puis s’étaient reposées le jour du Chabbat (Luc 23 :56).  

 

 
L’arrivée de Pierre

« Il couraient tous deux ensemble. Mais l’autre disciple, courut plus vite que Pierre et arriva le premier au sépulcre » - Jean.20 :4. Tentons d’imaginer ce qui se passait dans la tête des disciples. Il est dit qu’ils ne comprenaient pas encore que, selon les Ecritures, Jésus devait ressusciter des morts (v.9).

Pierre le plus âgé et le 1er parmi les Douze, arriva, après Jean. Il vit les bandes à terre et le linge plié. Pierre osa-t-il penser l’impensable ?... La chose qui devait le tarauder était son reniement, lui qui avait devant tout le monde déclaré qu’il mourrait pour Jésus, plutôt que de Le renier – Mt.26 :35. Pierre le grand courageux, devait se sentir misérable devant ce tombeau vide. Il avait marché sur l’eau, il avait eu des paroles justes : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » (Mt.16 :16), mais il devait aussi se rappeler combien Jésus l’avait repris lorsqu’il avait voulu Le corriger, prétendant qu’Il ne serait pas crucifié. Il avait eu alors ces mots terribles : « Arrière de moi, satan ! » - Mat.16 :23.  Pourtant, six jours après, le Maître l’avait emmené avec Jacques et Jean sur la montagne et quelle gloire, dans la présence de Moïse et Elie, au côté du Maître ! Devant le tombeau vide, Pierre devait penser : « Je L’ai renié ! Où peut-Il être ? »...

 

Au chapitre suivant, Pierre est confronté à Jésus qui l’attend sur la plage avec des poissons grillés. Jésus s’est déjà révélé aux disciples par deux fois, mais il y a là l’occasion pour l’apôtre de se faire pardonner. Trois fois, Jésus va lui demander s’il L’aime. Trois fois, Pierre va devoir prononcer les paroles d’amour effaçant de sa mémoire ses paroles de reniement. Quelle joie cela a dû être pour le futur pécheur d’hommes ! Quel homme renouvelé et fort nous trouvons en Actes 2, avec son discours inspiré touchant des milliers de personnes ! Pourtant à la fin de l’Evangile de Jean, cela ne l’empêchera pas d’avoir cette curiosité mal placée vis-à-vis de Jean. Jésus lui répondra alors un peu sèchement : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t‘importe ? Toi, suis-moi ! »…

 

 
Jean : « Il vit et il crut »

Jean avait un rapport privilégié avec le Seigneur. C’est lui qui avait posé sa tête sur Sa poitrine lors du repas (Jn.13 :23). Jean n’était pas un pécheur comme Pierre mais un jeune prêtre connu du Souverain Sacrificateur Caïphe (Jn.18 :15). Il appartenait au haut sacerdoce hébreu et faisait probablement partie du groupe des Sadducéens. Pour cela, il devait rester caché, et sans doute par souci d’anonymat usa-t-il de l’expression « le disciple que Jésus aimait ». Les Sadducéens, s’ils niaient la résurrection et la préexistence de l’âme, avaient une connaissance parfaite des Ecritures. Ainsi Jean avait-il une haute appréciation des paroles du Seigneur, une relation privilégiée avec Lui de par sa connaissance des textes sacrés. A la Croix, il lui sera confié Marie, la mère de Jésus – une responsabilité filiale. C’est Jean par la suite, qui écrira le dernier livre de la Bible, « l’Apocalypse », plus justement traduit « le Livre de la Révélation ». Il avait une mission.

 

Quelle fut donc la réaction de Jean, arrivé le premier au tombeau ? Il laissa passer Pierre son aîné, vit les bandes au sol en entrant dans le sépulcre, et la Parole dit : « Il vit et il crut ». Sans doute Jean avait-il compris beaucoup de choses du Maître – il avait su pour Lazare ressuscité – mais il fallait l’Esprit de Dieu pour comprendre l’incompréhensible : la Résurrection du Fils de l’Homme. Les morceaux du puzzle ont dû se mettre en place en l’espace d’un éclair, en voyant l’absence du corps de Jésus. L’illumination s’est faite ! « Mais c’est bien sûr, le Seigneur nous l’avait dit et on ne L’a pas cru ! ». On peut imaginer sa joie !...

 

 
« Que t’importe, si Je veux qu’il demeure jusqu’à ce que Je vienne ! »

C’est la dernière parole du Maître dans l’évangile de Jean. Juste auparavant, Jésus avait donné ce mot d’ordre à Pierre : « Toi, suis-moi ! ». Et à l’égard de Jean, Il exprime le désir « qu’il demeure jusqu’à ce que Je vienne ». Une phrase sibylline, curieuse pour le moins ! Pour qu’il n’y ait pas de méprise, l’évangéliste rajoute qu’il ne veut pas dire qu’il ne mourra pas. Pourtant, le mystère demeure…

 

Quel sera finalement le rôle de Jean, n’est-il pas mis à part ? Comme on le sait, il n’est pas pécheur comme Pierre ni percepteur comme Matthieu. Jean est de l’aristocratie juive issue de Tsadoq, du parti du Temple ! Il est Cohen, ayant porté le petalon, l’insigne du Grand prêtre[2]. Je crois que le Seigneur lui confie une mission avant de partir, outre celle de prendre soin de sa mère. Jean a une mission de prédilection, celle d’écrire sur l’avenir de l’humanité et d’être son dernier témoin. Jean écrira donc l’Apocalypse, le dernier livre de la Bible ! Il aura la révélation du Messie glorieux, devant établir Son règne sur la terre et dans les cieux. Il complète les paroles du prophète Daniel. En cela, « il demeure jusqu’à ce qu’Il vienne »… Ses écrits sont précieux pour la fin des temps, pour nous aujourd’hui.

 

 
Pierre et Jean, deux types de chrétiens…

20060806-v.jpgOn peut penser que Pierre et Jean représentent deux types de chrétiens pour la fin des temps. Pierre est le chrétien engagé dans le champ de Mission, l’évangéliste oeuvrant en vue de la Moisson, il est l’Eglise conquérante, tandis que Jean est le type du chrétien agissant pour la fin des temps, dans le prophétique.

 

Tentons de faire la comparaison avec Moïse et Elie, les deux hôtes invités sur la montagne de la Transfiguration, et peut-être « les deux témoins » de l’Apocalypse ?… Ces deux hommes représentent Israël – Moïse, le sauveur et leader charismatique du peuple hébreu, et Elie, le prophète par excellence, la conscience d’Israël dans les temps d’idolâtrie et de confusion. Comme Moïse, Elie sera soutenu miraculeusement 40 jours et 40 nuits et tous deux manifesteront la puissance de Dieu, l’un contre Pharaon et l’autre contre Jézabel. Moïse a donné l’impulsion du départ à Israël, Elie l’amènera à sa fin prophétiquement, puis sera enlevé au ciel dans un char de feu.

Quelle est la personnalité de Jean ? C’est un Tsadoq et un familier du Temple. Il est « le disciple que Jésus aimait », parce qu’il connaissait Son cœur. Aujourd’hui tout se recentre autour d’Israël, Jérusalem est plus que jamais une « pierre pesante » pour les nations, l’on parle d’une possible reconstruction du Temple. Le Roi des rois est attendu pour régner. Alors comme Jean, croyons !...

 



[1] Le tableau du Suisse Eugène Burnand – « Pierre et Jean au tombeau » (1898), Paris, musée d’Orsay.

[2] Sur le témoignage de Polycrate, évêque d’Ephèse, qui avait écrit une lettre au Pape Victor en l’an 189. Lire le journal « Sonnez la trompette » n° 68, page 6.

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 16:43

medium-lazare.jpgLazare, un type d’Israël

Maintenant considérons l’aspect prophétique : Lazare est un type d’Israël. En hébreu, Lazare-Eléazar signifie: « Dieu le secours ». Comme pour nous chrétiens, Israël ne peut s’appuyer que sur l’Eternel. La résurrection de Lazare a un sens prophétique : elle parle de la résurrection d’Israël. Elle est « pour la gloire de Dieu ». Ezéchiel 37 (12-14) en est une illustration : « Voici, J’ouvrirai vos sépulcres, Je vous ferai sortir de vos sépulcres, ô mon peuple, et Je vous ramènerai dans le pays d’Israël. Vous saurez que Je suis l’Eternel, lorsque J’ouvrirai vos sépulcres, et que Je vous ferai sortir de vos sépulcres, ô mon peuple ! Je mettrai mon Esprit en vous, et vous vivrez ; Je vous rétablirai dans votre pays, et vous saurez que moi, l’Eternel, J’ai parlé et agi, dit l’Eternel »

 
Quelles sont les étapes de cette résurrection ? - le Retour sur la terre et le rétablissement d’Israël comme nation (v.21) – La venue du Saint-Esprit en eux, leur purification et leur Rédemption (v.23) – la Félicité du peuple avec à sa tête le MESSIE-ROI (v.24). Le dernier verset résume cette félicité avec présence du Messie dans le temple : « Je traiterai avec eux une alliance de paix, et il y aura une alliance éternelle avec eux ; Je les établirai, Je les multiplierai, et Je placerai mon sanctuaire au milieu d’eux pour toujours. Ma demeure sera parmi eux ; Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Et les nations sauront que Je suis l’Eternel, qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera pour toujours au milieu d’eux.». Remarque-t-on le nombre de fois où « Je » est mentionné ? C’est Dieu qui fait tout cela, comme c’est Jésus qui ressuscite Lazare.

 

Les pleurs de Marie sur Lazare / Israël
Joël 2 :17 dit : « Sonnez de la trompette en Sion ! Publiez un jeûne, une convocation solennelle ! Assemblez le peuple, formez une sainte réunion ! Assemblez les vieillards, assemblez les enfants, même les nourrissons à la mamelle ! Que l’époux sorte de sa demeure, et l’épouse de sa chambre ! Qu’entre le portique et l’autel pleurent les sacrificateurs, serviteurs de l’Eternel, et qu’ils disent : Eternel, épargne ton peuple ! Ne livre pas ton héritage à l’opprobre, Aux railleries des nations ! Pourquoi dirait-on parmi les peuples, où est leur Dieu ? L’Eternel est ému de jalousie pour son pays, et Il épargne son peuple ».

 
Nous sommes dans des temps d’accouchement pour Israël, et nous avons un choix : soit de regarder comme à la télé une histoire, celle d’Israël et des derniers temps qui seront des temps de colère et de jugement, soit être à côté de l’accouchée, et avec Jésus, prendre sa main, ressentir sa douleur. NE soyons pas spectateurs ! N’ayons pas une foi raisonnable comme Marthe. Il importe peu au Seigneur que nous ayons la connaissance, Il veut que nous ayons le cœur.

 

Les pleurs prophétiques de Jésus
Jésus a pleuré sur Jérusalem. Luc 19 :41 « Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle, et dit : Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! ». Jésus savait que Jérusalem allait être détruite, comme le Temple, et que les Juifs allaient mourir (un million de morts !), qu’ils allaient être dispersés ou emmenés en esclavage.

 
Voilà le bon comportement face à la douleur du peuple juif ! Israël est un mystère (Rom.11 :25), et les persécutions qu’ils ont endurées durant 2000 ans ne peuvent qu’émouvoir notre cœur. La souffrance du peuple juif est une souffrance pour Dieu. Quelle a été la réaction de Jésus devant Jérusalem ? Il a pleuré…

 

Marie joint le geste à l’intuition
L’onction de Marie a une portée symbolique. Elle saisit intuitivement le sens de la venue du Seigneur sur la terre. Elle sait, pour la mort de Jésus et pour la royauté messianique. Sans doute est-ce par l’Esprit, mais là est la différence : celle de laisser le Saint-Esprit agir librement en nous, et celle d’essayer de Le contrôler, d’agir par nous-mêmes, dans la chair ! C’est le problème de Marthe. Elle a le sens du devoir, du service et de l’hospitalité, elle a la foi, mais Dieu veut plus, Il veut la folie de notre cœur ! Et le Saint-Esprit pourra s’emparer de nous et faire de nous de vrais témoins qui vont toucher les cœurs. Les Juifs étaient tous autour de Marie, car elle était animée de l’Esprit…

 
« Votre destinée est de briller dans les ténèbres ! »
Un frère américain prêchait récemment à Jérusalem. Il a derrière lui 40 à 50 ans de ministère. Il commentait la mort du chrétien arabe, Khader Ayyad, 32 ans, récemment assassiné à Gaza. Il expliquait qu’on l’avait autopsié et que son taux d’adrénaline s’est révélé très faible, alors qu’il avait été torturé. Cela signifiait que, comme Etienne qui fut lapidé et qui mourut paisiblement, les yeux tournés vers le ciel, Khader, semble-t-il, mourut également paisiblement. Ce frère représente comme tous les chrétiens qui meurent à cause de leur foi, une semence vivante pour le réveil. C’est la vraie semence des martyrs.

 
Ce frère américain parlait des temps de difficultés auxquels nous allons être soumis. Il est vrai qu’un enseignement court actuellement dans les églises sur le fait que « nous serons enlevés avant la Tribulation ». Est-ce sérieux ? Allons enseigner cela en Chine et dans les pays islamiques où les chrétiens sont emprisonnés, ceux-ci auront peut-être le courage de sourire et ils qualifieront cette théologie de ‘théologie de complaisance’ !

 
Et le frère d’exhorter l’assemblée : « Votre destinée est de briller dans les ténèbres ! Lorsque les ténèbres seront de plus en plus grandissantes dans le monde, dit-il, Dieu fera grandir davantage encore la lumière. Ce sera au travers de chrétiens disposés à souffrir. Leurs visages seront des lumières et révèleront la gloire de Dieu. Etes-vous prêts ?... », disait-il. Il suffit de lire les Actes des Apôtres pour voir que la première Eglise avait été forte à cause de la persécution, ou « grâce » à elle. C’est avec les épreuves que le Seigneur nous épure, nous prépare pour entrer dans la Jérusalem céleste. C’est alors qu’Il nous revêtira d’habits de fin lin. 

 

La théologie de l’Enlèvement : complaisante !
La théologie de l’Enlèvement est dangereuse : 1) elle laisse penser qu’Israël se débrouillera tout seul et que nous n’avons pas à nous intéresser à ce que Dieu fait dans cette partie du monde, et 2) que nous n’avons pas besoin de nous armer en préparation des ténèbres venant sur le monde… Cela rejoint l’idée que l’Eglise d’aujourd’hui, du moins une partie, ressemble à l’Eglise de Laodicée qui se croit riche et qui est en fait suffisante et orgueilleuse. Ce type d’Eglise ne tiendra pas devant la colère de Dieu devant venir sur le monde. Les épreuves, les calamités et la persécution existent déjà, selon les pays. Il n’y a jamais eu autant de chrétiens persécutés au milieu des nations.

 

Lazare ressuscité – Israël restauré
Lazare est ressuscité. Jésus lui a commandé de sortir du tombeau, alors que Marthe disait qu’il « sentait déjà, étant mort depuis 4 jours ». Soyons attentifs à ne pas ressembler à Marthe en doutant et ne croyant pas au surnaturel de Dieu, c’est une attitude dangereuse. Lazare sortit à la voix du Maître et Créateur de l’univers. Ne croyons-nous pas que Dieu a fait entendre Sa voix le 29 novembre 1947 en incitant les nations à créer un Etat pour le peuple juif ? Après la Shoah et  plus de 6 millions de morts – un génocide sans égal dans l’Histoire humaine – alors que personne n’y croyait, le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations unies approuve la création d’un État juif dans la Palestine d’alors. C’est un coup de tonnerre magistral de Dieu en faveur du peuple juif, exilé et hors de sa terre depuis 2000 ans.

 
Jésus dit : « Déliez-le et laissez-le aller ! ». C’est à nous de délier Lazare, tout en lui laissant sa liberté. C’est à nous d’être présents pour aider Israël à retrouver la terre des vivants, sa terre, à l’aider à ce qu’il retrouve toutes ses forces et soit un témoignage pour les nations.

 
Le chrétien qui a un « cœur de Marie », un cœur élargi, dilaté, a sa place en Israël ou « sur les murailles de Jérusalem », spirituellement. Comme Ruth à Naomi, nous pourrons dire à Lazare / Israël : « Où tu iras, j’irai, où tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu, où tu mourras, je mourrai, et j’y serai enterré… ». Ruth 1 :16.

 

Prêts pour la venue du MESSIE-ROI !
Ces jours-ci a eu lieu un tremblement de terre en Israël, l’épicentre étant à la Mer morte ! Bien évidemment, cela nous rappelle la prophétie de Zach.14, liée à Ez.47. Ce tremblement de terre bouleversera non seulement Israël mais tout le monde religieux, car certainement les 3 lieux saints, les Mosquées sur le Mont du Temple pour l’Islam, le Kotel pour les Juifs et le Saint-Sépulcre pour la plupart des chrétiens, seront détruits. Soyons donc prêts pour ces temps difficiles… et glorieux ! Ce sera une autre Résurrection pour le monde, avec la venue du Mashia’h venant établir Sa royauté à Jérusalem, pour un Royaume sur la terre entière.


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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement