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- Novembre / Décembre 2016 -

12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 11:59

Y a-t-il un combat dont dépendrait la survie morale de l’Eglise ?... On peut le discerner dans le message de Yitro. La parasha YITRO est importante dans la pensée juive car elle englobe les chapitres 18 à 20 du livre de l’Exode, incluant le don de la Torah sur le Sinaï. Jéthro (en hébreu Yitro) était sacrificateur de Madian, et c’est donc un non-Juif qui a son nom comme titre de la parasha Yitro.

 

On peut ainsi résumer l’histoire de Jéthro (yitro = son excellence) : Jéthro était sacrificateur de Madian et il est devenu le beau-père de Moïse. Il est aussi appelé Réuel (= ami de Dieu). Le nom de Jéthro était, semble-t-il, son titre. Les sept filles de Jéthro faisaient paître ses troupeaux et Moïse, qui s’était enfui d’Égypte, rendit service à ces bergères. Jéthro l’accueillit et lui donna en mariage Séphora, l’une des sept filles et Moïse s’occupa durant 40 ans des troupeaux de son beau-père. Puis Moïse fut appelé par Dieu à retourner en Égypte, pour délivrer le peuple hébreu. Après le passage de la Mer rouge, Jéthro rendit grâces à D.ieu qui avait libéré le peuple issu de Jacob. Il offrit même un holocauste et des sacrifices à l’Eternel, et « Aaron et tous les anciens d’Israël vinrent participer au repas avec le beau-père de Moïse, en présence de D.ieu » - Ex 18.12. Puis, constatant que Moïse s’épuisait à trancher des litiges de peu d’importance, Jéthro lui conseilla de nommer des juges parmi le peuple pour l’aider dans sa tâche.

 

Selon la pensée juive

Les anciens dans la tradition juive disent que Jéthro est un grand personnage, qu’il a été comme un pape dans sa religion. Il savait ce que Dieu avait fait pour le peuple hébreu - les miracles des plaies et le passage de la Mer rouge. Pourtant, les Juifs disent que ce n’est pas cela qui surprit Jéthro. Il connaissait les miracles, sachant que ce n’est pas cela qui donne la foi. Effectivement, on peut voir des personnes guéries miraculeusement qui ne s’attachent pourtant pas à D.ieu. L’histoire des 10 lépreux dont un seul est revenu vers Jésus, le démontre – Luc 17.11-19.

 

Jéthro attendait en fait le moment où il n’y aurait plus de miracles ! « Quand les miracles vont cesser, comment va réagir le ‘am Israël - le peuple hébreu ?... C’est là que l’on verra comment est leur Dieu, s’il est différent des autres dieux ». Nous voyons durant l’épisode de Rephidim (Ex 17) que le peuple assoiffé  murmura contre Moïse, voulant même le lapider. Il avait oublié les miracles… Ce que Jéthro va admirer alors, c’est la réponse de Dieu : juste après que le peuple ait pu boire au rocher d’Horeb, Il le confronte à Amalek. Ce passage précède la parasha Yitro : c’est la guerre avec un ennemi féroce, du nom d’Amalek. Jusqu’à la venue du Mashia’h, il est dit qu’Amalek confrontera Israël à chaque génération.

 

Le message de Jéthro

« Voilà en quoi votre D.ieu est grand : au lieu de vous satisfaire en permanence, il vous confronte à votre ennemi de toujours… Amalek est le secret de l’éternité d’Israël ! Amalek est la garantie de sa survie… Grâce à Amalek, vous, le peuple juif, traverserez l’Histoire… Alors, supportez Amalek ». C’est ainsi qu’un rabbin dernièrement plaçait ces paroles dans la bouche de Jéthro selon la parasha Yitro.

 

Qu’est-ce qu’il en est pour nous chrétiens ? Peut-on adapter ce message au peuple de la nouvelle Alliance, l’Eglise ?... En fait, si l’on comprend qu’Amalek personnifie le mal, oui, il y a un combat permanent pour le chrétien face au mal, face à l’ennemi de toujours appelé « Prince du monde ».  Le côté positif est que, d’une certaine manière, cet « Amalek » est pour nous chrétiens un tremplin pour nous propulser en avant, par la foi. De même que cet ennemi d’Israël a obligé le peuple juif à garder sa foi, à résister à l’assimilation et donc à sa disparition pure et simple, de même D.ieu se sert de cet ennemi pour stimuler notre foi, afin que nous restions vivants pour Lui.

 

Le combat aiguise nos sens, nous plaçant en alerte permanente. Il nous force à utiliser les armes données par D.ieu, et au bout du compte, il nous fait grandir. Dans l’histoire, nous voyons combien l’Eglise ayant subi les persécutions, croît en force et en nombre. La première Communauté du temps des apôtres en témoigne avec les miracles qui accompagnent son histoire ! L’actuelle Eglise en Chine, comme dans d’autres pays où les chrétiens sont persécutés, témoigne aussi de sa vitalité et cette Eglise est invisible…

 

De l’autre côté, et c’est le cas de notre Europe confortable aujourd’hui déchristianisée, sans opposition véritable, l’Eglise se ramollit, perd sa saveur, sans force spirituelle au sein de la nation. Apocalypse 3 parle de la dernière Eglise : elle est à l’image de celle de Laodicée. Cette communauté se croit riche et elle est en fait aveugle ! Sa foi est tiède et D.ieu vomit les tièdes… Elle n’a besoin de rien, alors qu’elle devrait crier à D.ieu pour se repentir de sa tiédeur, de son manque d’amour et d’unité.

 

D.ieu va-t-il utiliser Amalek, l’ennemi d’Israël, pour faire réagir l’Eglise occidentale ? C’est ce que l’Eternel faisait avec Israël, lorsque cette dernière oubliait son D.ieu : Il suscitait un ennemi féroce qui obligeait le peuple à crier à Lui… « Voici, J’ai créé l’ouvrier qui souffle le charbon au feu, et qui fabrique une arme par son travail ; Mais J’ai créé aussi le destructeur pour la briser » - Esaïe 54.16.  

 

Confronter Amalek, l’ennemi farouche

Comme pour Israël, Amalek est notre ennemi ! « Amalek vint combattre Israël à Rephidim » - Ex 17:8. Rephidim, c’était la dernière étape avant le Sinaï : la manifestation glorieuse de D.ieu avec le don de la Loi. Sachons déjà qu’Amalek s’opposera à tous ceux qui s’approcheront de Dieu, et à tout chrétien qui cherche à faire Sa volonté. Amalek est l’ennemi de Dieu, d’Israël, et de tous ceux qui s’attachent au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. C’est un ennemi farouche. Voilà pourquoi Moïse a dû demander l’assistance active d’Aaron et Hur, pendant que Josué combattait dans la vallée.  Plus loin, D.ieu dira à Moïse : « Souviens-toi… Tu effaceras la mémoire d’Amalek de dessous les cieux… Ne l’oublie point ! » - Deut 25.17-19. Voilà un combat voulu de D.ieu.

 

Le combat de la foi

Concernant la foi chrétienne, nous ne pouvons détailler ici l’étendue de l’œuvre de la Croix. Le Seigneur est venu sur la terre il y a 2000 ans pour faire l’Expiation (le Kippour) et offrir à l’Humanité par un sacrifice définitif, une possibilité incroyable de salut. A la croix, l’Ennemi de toujours a perdu son venin, la puissance du péché a été abolie. Quiconque, à l’image du serpent d’airain de Moïse (Nombres 21.8), regarde à la Croix et met sa confiance en Jésus, obtient la salut et la vie éternelle. C’est la Nouvelle Alliance qui permet que l’Esprit habite « en nous ». Cet Esprit fait du croyant une personne nouvelle (née de nouveau - Jean 3) le rendant capable de remplir sa tâche (ou ministère) et aussi de combattre Amalek. Où situer ce combat ?

 

- Tout d’abord, il y a le combat intérieur concernant tout chrétien. En sachant que le péché a été cloué à la croix et que D.ieu nous a « justifiés », nous réalisons que notre nature est toujours pécheresse ! Nous avons le libre-arbitre et notre propre volonté pour continuer à pécher. Un chrétien peut-il dire le contraire ?... Le Christianisme a raté sa vocation, celle de démontrer l’amour de D.ieu dans le monde. Le combat intérieur chez le chrétien se situe dans la sanctification : si l’œuvre de la croix est la part de D.ieu, le sacrifice personnel est la part du chrétien : « Sans la sanctification, nul ne verra D.ieu » - Héb 12.14. Nous devons offrir nos vies et faire la volonté du Père, selon Romains 12.

 

C’est le combat de toute une vie, celui d’accéder à la perfection et d’être saint comme D.ieu est saint. Or cette « perfection », c’est l’offrande de notre vie, c’est la soumission à D.ieu en étant pour Lui comme un serviteur au service du Maître. Dans cette attitude, Il nous rend saints et parfaits, accomplis.

 

- Participer au combat contre Amalek, l’ennemi d’Israël, c’est bien sûr dans la prière et l’intercession mais c’est aussi dans un engagement physique, concret. Le ministère de tout chrétien/disciple est d’aimer D.ieu, en faisant Sa volonté et en aimant son prochain. Aimer quelqu’un ne nécessite pas seulement la prière. Aimer sa femme, la chérir, la protéger et la soutenir, c’est lui démontrer son amour par des actes concrets. Aimer Israël, prunelle de l’œil de D.ieu, suppose les mêmes actions, en étant à ses côtés dans les temps difficiles notamment. Or si l’Amalek d’aujourd’hui est représenté par l’Islam radical – dans le passé, c’était le Nazisme, le Communisme mais aussi le Christianisme (dévoyé) –  nous devons en tant que croyants, rentrer dans le combat qui devient alors un engagement physique autant que spirituel.

 

Un engagement total contre Amalek

Esther bien que reine du temps d’Assuérus, dût prendre une décision pouvant lui coûter la vie. Mardochée lui ayant dit que le sort du peuple juif reposait sur elle, Esther savait qu’elle risquait sa vie en osant braver le roi pour lui demander d’annuler l’ordre de destruction du peuple juif signé par Haman. Mardochée lui dit ceci, qui doit nous interpeller en tant que « fils et filles du Roi » : « Ne t’imagine pas que tu échapperas seule d’entre tous les Juifs, parce que tu es dans la maison du roi ; car, si tu te tais maintenant, le secours et la délivrance surgiront d’autre part pour les Juifs, et toi et la maison de ton père vous périrez. Et qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté ? ». Qui sait si ce n’est pas pour ce temps (dernier) que le Seigneur a suscité l’Eglise et l’a fait parvenir à la royauté (spirituellement) ?...

 

Sous le régime nazi, le pasteur et allemand Dietrich Bonhoeffer s’engagea à lutter contre Hitler avec ses moyens – du haut de la chaire, par des articles et des conférences. Il disait : « Celui qui ne crie pas pour les Juifs ne peut louer Dieu ».  Son action réveilla bon nombre de ses coreligionnaires, mais il le paya de sa vie et fut pendu dans une prison, sur l’ordre express d’Hitler. D’autres pasteurs, des prêtres et de simples chrétiens ont agi ainsi pour sauver les Juifs durant la dernière guerre mondiale. Ils ont risqué leur vie pour cela car ils étaient prêts à agir pour le Seigneur. C’était un combat qui leur paraissait juste.

 

Aujourd’hui, la situation redevient semblable. A nouveau, Israël et le peuple juif sont à la merci de fous dangereux ayant la capacité de détruire l’Etat hébreu et donc d’anéantir les promesses divines. Quelle doit être notre attitude en tant que serviteurs de l’Eternel ?... La même que celle d’Esther : agir en faveur du peuple de D.ieu pour le délivrer de l’opprobre des nations, se placer résolument du côté d’Israël. En défendant Israël, nous défendons l’honneur de D.ieu. De ce combat dépend la survie morale de l’Eglise. De la participation des chrétiens à cette dernière grande bataille de l’Histoire, sortira la vraie Eglise, celle qui prend à cœur les projets du Père et s’y engage avec ardeur, bouillante pour le Seigneur.

 

Le message de Jéthro qui a été d’une grande aide pour Moïse et le peuple hébreu est un message prophétique pour notre temps. Plus que jamais, nous devons collaborer aux plans divins et affronter ensemble l’Amalek d’aujourd’hui. Comme pour Israël qui a pu survivre jusqu’à maintenant dans la confrontation permanente, l’obligeant à garder sa foi, l’ennemi Amalek « nous aide » à aller de l’avant en nous obligeant à prendre notre place dans les projets de D.ieu et en revivifiant notre relation avec le Père.

 

Merci Seigneur pour TES plans qui dépassent nos pensées,

que nous y participions avec zèle et générosité !...

9 mars 2009 – 13 Adar, jour du jeûne d’Esther

 

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Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 08:48

Les colonnes divines

« Il dressa les colonnes dans le portique du Temple ; il dressa la colonne de droite, et la nomma Yakhin ; puis il dressa la colonne de gauche, et la nomma Boaz » - 1Rois 7:21 (et 2 Chroniques 3). Ces deux grandes colonnes d'airain (18 coudées de haut) faites par Hiram pour orner l'entrée du Temple de Salomon ont quelque chose à nous apprendre. Elles nous parlent de D.ieu premièrement mais aussi d'Israël et de l'Eglise. Plongeons nos regards dans la Parole qui éclaire.

Qu'évoquent pour nous ces colonnes ? Elles n'ont pas de fonction pratique, et sont sur le parvis devant le Temple proprement dit. Elles sont en elles-mêmes une puissance et aussi un trait d'union entre l'homme et D.ieu. Leur présence est bien affermie dans les Ecritures et a fait l'objet de nombreuses interprétations. La Franc-maçonnerie s'en emparera et on pourra trouver sur ces éléments du Temple de Salomon toutes sortes de pensées mystiques et occultes. Nous resterons bien centrés sur la Parole pour faire ressortir notamment la pensée spirituelle et prophétique.

 

Les deux aspects de D.ieu :


Les deux noms associés à ces colonnes sont : Yakhin  « Il établira » et Bo'az - « En LUI la force ». Yakhin est un verbe au futur - il désigne une action, tandis que Bo'az est un état. De ces deux noms, on peut discerner une énergie à la fois agissante et statique - un mouvement perpétuel et quelque chose d'immuable. Cela résume D.ieu dont le nom est : « Je suis Celui qui suis (ou serai) » - (écrit plus de 6500 fois dans le Tanakh ou AT !)

C'est un nom intraduisible (tétragramme YHVH ) que les Juifs écrivent sous les termes Adonaï ou haChem (= le NOM) et que la version Segond traduit par l'Eternel. Il est dit que D.ieu soutient le monde et qu'Il existe de toute éternité. Mais Il est aussi le D.ieu compatissant, Il peut se repentir et être ému au point de changer Sa décision. C'est ce qui arriva à Ninive lorsque D.ieu épargna ses habitants. En effet, ils s'étaient repentis suite à l'intervention de Jonas leur annonçant le jugement divin et D.ieu ne les détruisit pas. Le Seigneur recherche des croyants qui Le confrontent comme Abraham qui intercéda pour Sodome. Abraham est devenu le « Père de la foi » car Il crut en l'Eternel, il eut confiance en Sa miséricorde.


Les deux rois

Les deux colonnes évoquent aussi les temps messianiques. Faisons le parallèle avec David et Salomon. Le roi Salomon est le type du Messie qui établit la PAIX et la JUSTICE sur terre. En Lui est la force et la Toute-puissance. Ce temps est devant nous, il est l'aboutissement de toutes les prophéties et des projets divins. Tout sera réuni en la personne du Mashia'h qui gouvernera le monde.

Mais nous pouvons dire aussi que David avait déjà établi les fondations du Temple, ayant préparé tous les éléments au préalable, ayant conquis le Royaume et anéanti ses ennemis. Tout était déjà prêt avant que Salomon puisse exercer un pouvoir absolu. Les deux rois représentent successivement les deux temps, les deux actions de D.ieu sur la terre - une première qui établit Sa JUSTICE et une deuxième qui assoit Sa SOUVERAINETE. 


1) Il établit

La première venue de D.ieu sur la terre comme Fils de l'Homme a établi Sa Justice, par le versement du sang sur le bois. Sa justice d'amour est établie dans ce don sacrificiel, de nature expiatoire. Par l'œuvre de la Croix, D.ieu a établi la Justice pour tous les hommes, selon Sa grâce. Le péché a été cloué sur la croix, selon l'image donnée dans le désert par le serpent d'airain vers lequel les mourants tournaient leurs yeux pour être guéris de la morsure des serpents du Sinaï. Dans le Psaume 110, D.ieu dit « à son Seigneur » : Assieds-toi à ma droite... Tu es sacrificateur à toujours ». L'œuvre de Christ à la Croix est celle du Sacrificateur, ayant établi sur la terre et dans le ciel la Justice de D.ieu pour tous les hommes. La colonne Yakhin se trouvait à Droite sur le parvis du Temple.


2) En Lui la force

« Oz » nous parle du soleil qui nous fait vivre. En D.ieu est la Vie qui contient la force faisant vivre toute vie sur la terre - le végétal, l'animal et l'humain. D.ieu soutient le monde par Sa force, Il en est le Créateur.

De même « Bo'az » représente le D.ieu immuable, Celui qui ne peut être regardé par un homme sans être foudroyé sur place. Il est le D.ieu de vengeance et de jugement devant venir à la fin des temps. Après avoir vécu « l'année de grâce » dont a parlé Jésus en Luc 4, nous allons vivre le temps de vengeance.  Nous le voyons en Esaïe 61 : « L'Esprit du Seigneur, l'Eternel, est sur moi, car l'Eternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance, pour publier une année de grâce de l'Eternel... /// et un jour de vengeance de notre Dieu : Pour consoler tous les affligés ; Pour accorder aux affligés de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d'un esprit abattu, afin qu'on les appelle des térébinthes de la justice, une plantation de l'Eternel, pour servir à Sa gloire ».

En Luc 4, Le Seigneur avait mentionné l'année de grâce et avait refermé le rouleau mais nous voyons que la phrase a une suite : « ... une année de grâce de l'Eternel, et un jour de vengeance de notre Dieu... ». Le « jour de vengeance » est aussi important que l'année de grâce. Ce jour concerne les « affligés de Sion », Israël. Le D.ieu de compassion transformera pour Son peuple, Israël, la cendre en diadème, le deuil en joie. Le peuple juif est destiné à « servir à SA gloire » et cela touchera toute l'humanité.


Il est le chemin qui mène à la Vie

Les deux colonnes représentent une plénitude, un tout. Considérer et privilégier une colonne par rapport à l'autre, signifie refuser de connaître l'un ou l'autre aspect de D.ieu. La Chrétienté a privilégié l'œuvre de la Croix et le rôle du Sacrificateur mais il importe de saisir l'œuvre du Roi, l'œuvre de Celui qui va manifester sa Force et juger ceux qui ont notamment persécuté Son peuple, Israël.

Pour le chrétien, il importe de comprendre que Jésus « est le chemin » qui mène à un accomplissement, à un but final qui est le Royaume millénaire. En d'autres termes, l'Eglise n'est pas une finalité en elle-même, elle fait partie du projet dont l'aboutissement est la Royauté messianique représentée par la colonne Bo'az.


Ruth et Bo'az

Nous connaissons la belle histoire de Ruth et Bo'az se situant après les temps de confusion de l'époque des Juges - c'est aussi notre temps. Bo'az deviendra l'aïeul du roi David avec la venue de Ruth attachée, « collée » à Naomi. Ruth désigne les non-Juifs qui s'attachent à Israël et retrouvent leurs racines - les chrétiens sionistes. Contrairement à Orpa (= qui tourne sa nuque, se détourne d'Israël), Ruth choisit le D.ieu d'Israël comme son D.ieu et le peuple juif comme son peuple. Il a fallu l'irruption de l'amour de Ruth pour Naomi et son peuple afin que Bo'az rentre dans sa destinée et participe à la lignée messianique.

Réalisons ce mystère d'un nécessaire retour à nos racines : D.ieu désire cet amour entre Ruth la Moabite et Bo'az le Judéen. Bo'az est l'image du Go'el, le Rédempteur exerçant son droit de rachat. On peut voir en ces 2 personnages, les 2 colonnes de notre message. Elles sont ensemble l'unité des deux peuples - Israël/Bo'az et l'Eglise/Ruth - permettant au « Fils de David » d'apparaître, de se manifester aux yeux de l'Humanité. Il s'agit d'une nécessaire alliance d'amour ouvrant le chemin à l'Avènement du Messie.


La colonne de nuée et la colonne de feu

« L'Eternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu'ils marchent jour et nuit. La colonne de nuée ne se retirait point de devant le peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit » - Exode 13.21-22.

Plus que jamais, nous avons besoin de la révélation de D.ieu symbolisée par ces colonnes divines du désert. D.ieu parlait[1] au peuple dans la colonne de nuée, et Il les éclairait dans la colonne de feu, la nuit. Israël était dépendant de cette présence qui les protégeait et les guidait. Ainsi accompagnés, les enfants d'Israël ont pu atteindre la terre de la Promesse.

De nombreuses fois dans son histoire, l'Eglise a reçu les révélations divines qui l'ont conduite jusqu'ici. La révélation du salut par la foi avec Luther, celle de la sanctification avec John Wesley. Puis, le Saint-Esprit a pleinement été révélé au début du 20e siècle et nous avons vu durant ce siècle des réveils parlant de l'amour de D.ieu et ceux aussi qui nous ont émerveillés, par la découverte de l'adoration. Le Tabernacle est une puissante illustration de ces révélations. Le Seigneur s'est révélé au cours de tous ces réveils successifs correspondant aux éléments du Tabernacle dans leur ordre : l'Autel d'airain (le salut par la foi), la Cuve d'airain (la sanctification), le Chandelier ou Menorah (l'Esprit), les pains de proposition (l'amour de D.ieu), l'Autel des parfums (l'adoration et l'intercession).

Voyons-nous l'élément qui reste à découvrir dans le Tabernacle ? - L'Arche de l'Alliance. Or, l'Arche est liée à Israël ! Le peuple juif pendant 2000 ans a été porteur de l'Arche dans les nations en tant que Lévites. C'est pour cela qu'ils sont appelés « le peuple Théophore » - porteur de D.ieu. Cela signifie que cette révélation, celle de l'Arche de l'alliance, le dernier élément avant l'ultime - la Présence de D.ieu sur l'Arche - est imminente. Israël est la dernière révélation avant l'Avènement du Messie !


De Yakhin à Bo'az

Les deux colonnes sur le parvis sont à l'entrée du Temple. Lorsque les enfants d'Israël se trouvèrent de l'autre côté de la Mer rouge, ils dansèrent, car les Egyptiens avaient été vaincus. Le peuple esclave se trouvait libéré, pouvait se réjouir et chanter avec allégresse de la délivrance de l'esclavage. Pourtant, il y a un long chemin jusqu'à Canaan et jusqu'au Temple, symbole de la Présence de D.ieu. Devant la Mer rouge, ils étaient établis sur le Roc (Yakhin). Il restait le désert à franchir. Le peuple juif a franchi 2000 ans d'errance et de persécutions. Aujourd'hui, le Temple est proche d'être reconstruit et surtout le Messie (Bo'az) est à la porte ! Soyons prêts à L'accueillir !


Note : Les deux oliviers (Zacharie 4) ou les deux témoins (Apo 11) sont aussi des colonnes sur le parvis du Temple. Il s'agit du prophète Elie (Yakhin) et de Moïse (Bo'az). Elie enlevé sur un chariot de feu désigne l'Eglise devant être enlevée. Moïse pour le peuple juif est le sauveur et le roi. Les deux résument la fonction du Messie qui vient - Prophète et Sacrificateur, Roi et Juge suprême.


[1] Comme Exode 13, il y a Ps 105.39 qui parle des colonnes de nuée et de feu. La nuée guidait mais aussi couvrait (protégeait) le peuple - de l'hébreu massakh, qui désigne aussi le rideau du Tabernacle.


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Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 09:27

"Préparons la guerre !..."

 

Toute la Parole parle de D.ieu comme un homme de guerre, un héros des temps bibliques, comme un guerrier venant sur un destrier entouré de Ses armées. Or, nous savons qu’Il est venu manifester Son amour et apporter la paix à toute l’humanité. Est-ce paradoxal ? Le Serviteur souffrant d’Esaïe 53 est-il le même que le Conquérant d’Apocalypse 19.11-16 ?...

 

Deut 10:17-18  « Car l’Eternel, votre Dieu, est le Dieu des dieux, le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, fort et terrible (ha’El haGadol haGibbor vehaNorah), qui ne fait point de favoritisme et qui ne reçoit point de présent, qui fait droit à l’orphelin et à la veuve, qui aime l’étranger et lui donne de la nourriture et des vêtements ».

 

Voilà une définition de D.ieu englobant Sa majesté guerrière et Sa compassion envers les faibles. Voilà de même le commandement de l’Eternel qui ne change pas : « Tu craindras l’Eternel, ton Dieu, tu Le serviras, tu t’attacheras à Lui, et Tu jureras par Son nom » (Deut 10.20). Dans ce verset sont quatre verbes : craindre, servir, s’attacher (coller) et jurer (tira ‘oto, ta’avod oubo tidabeq oubichemo tichba’) Nous devons savoir que la crainte de l’Eternel est le commencement de tout et notamment de la sagesse. Puis, il y a le service et la foi (coller) qui s’exerce « au nom de ». Ce NOM est le sceau du roi. Voilà le D.ieu que nous servons, de qui nous sommes les serviteurs. Il est plein de miséricorde, nous donne le droit d’utiliser Son nom pour accomplir des miracles, mais attend de nous une crainte, une vénération. Est-ce bien notre foi ?...

 

D.ieu est le Héros qui sauve

Ex 15:3  « L‘Eternel est un homme de guerre… (‘ich mil’hama) ». Il s’agit du chant de Moïse, inspiré à la suite du franchissement miraculeux de la Mer rouge, qui permit aux enfants d’Israël de passer à pieds secs la Mer et de voir toute l’armée de Pharaon être ensevelie sous les eaux. Cela nous fait penser à l’intervention miraculeuse de D.ieu à la fin de temps lorsqu’Israël sera poursuivi par les nations. Ezéchiel mentionne cette dernière bataille. D.ieu menace ainsi Gog, le futur Pharaon :

 

« Mais le jour où tu attaqueras Israël, Gog, Je me mettrai dans une violente colère, Je le déclare, moi, le Seigneur DIEU. Dans ma violente colère, Je le jure : ce jour-là, il y aura un grand tremblement de terre en Israël… Les montagnes seront renversées, les rochers tomberont par terre, aucun mur ne restera debout.

Sur toutes mes montagnes, Je te ferai la guerre, Gog, Je le déclare, moi, le Seigneur DIEU. Tes soldats se tueront entre eux. Je te condamnerai à supporter une épidémie de peste et à mourir au combat. J’enverrai sur toi, sur ton armée et sur tes nombreux alliés des torrents de pluie et de grêle, avec du feu et de la poussière brûlante. De cette façon, Je montrerai à tous les peuples que je suis le Dieu grand et saint. Alors ils sauront que le SEIGNEUR, c’est moi. » - Ezéchiel 37.18-23 (FC)

 

Il est clair que nous approchons de ce jour. Nous voyons aujourd’hui des alliances impies se nouer et des nations, particulièrement du Nord, déclarer implicitement la guerre à Israël. Aujourd’hui même, lors de son discours devant les membres de l'assemblée générale des Nations Unies à New York, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que « le régime sioniste » s'effondrerait sous peu. Il fut applaudi ! Le discours du président iranien s'est achevé sous les applaudissements, après qu'il ait invectivé les « sionistes assassins » et prédit la fin de « l'empire américain ». Rendons-nous compte : 70 ans après la Shoah, le chef d’un Etat au sein d’une organisation créée pour la paix, l’ONU, et parmi des nations dites démocratiques, appelle à la disparition d’Israël et des Etats-Unis, traitant au passage les Israéliens d’assassins...  Les menaces iraniennes contre Israël[1] constituent une violation flagrante de la Charte des Nations Unies. Cette violation est, aux yeux de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, hautement condamnable.

 

Rencontrer le chef des Armées !

Josué, avant la bataille de Jéricho, rencontra le chef des Armées célestes : « Comme Josué était près de Jéricho, il leva les yeux, et regarda. Voici, un homme se tenait debout devant lui, son épée nue (‘herevo chloufah) dans la main. Il alla vers lui, et lui dit : Es-tu des nôtres ou de nos ennemis ? Il répondit : Non, mais Je suis le chef de l’armée de l’Eternel (ani sar tsava Adonaï), J’arrive maintenant. Josué tomba le visage contre terre, adora, et dit : Qu’est-ce que mon Seigneur dit à son serviteur ? Et le chef de l’armée de l’Eternel dit à Josué : Ote tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint »

 

L’homme a son épée nue dégainée et se présente comme étant le chef de l’Armée de D.ieu ! Wouah ! Et quelle est la première chose que D.ieu demande à Josué ? De L’adorer comme il convient, de Le « craindre ». Josué tomba face contre terre. Voilà une attitude que nous ne connaissons pas tellement dans notre vie évangélique. Notre « Jésus » est né dans une crèche et Il est représenté ainsi dans les bras de sa mère, au sommet de nombreux bâtiments, notamment à Jérusalem. C’est en fait la Reine du ciel qui est adorée et vénérée. Voilà ce que l’on a fait du Messie, du Seigneur de gloire, un fils qui reste un enfant.

 

Et pourtant… Combien nous devons craindre le fils de D.ieu ! Le Psaume 2 dit : « Servez l’Eternel avec crainte, et réjouissez-vous avec tremblement. Baisez (craignez) le fils, de peur qu’Il ne s’irrite et que vous ne périssiez dans votre voie, car Sa colère est prompte à s’enflammer ! ». Le fils viendra régner avec « une verge de fer ». Oui, le Seigneur est venu comme un enfant dans une crèche et Il est venu sur la terre au préalable pour mourir et ressusciter, c'est-à-dire comme Sacrificateur et Serviteur pour le salut de tous. C’est le temps de la grâce, le temps de l’Eglise, mais nous voyons dans l’Histoire combien l’Eglise s’est attribuée la gloire et a usurpé la domination. Les hommes des Croisades, de l’Inquisition ont fait vivre la terreur à beaucoup et notamment au peuple juif. Cette Eglise là n’est que l’apparence, l’illusion de l’amour et de la foi. Cette Eglise n’est pas celle de D.ieu. Tous ces chefs des nations à l’ONU qui ont applaudi le président de l’Iran et ses discours haineux, savent combien l’Europe a eu besoin des Etats-Unis pour être libérée. Ces nations connaissent la Shoah, elles se disent chrétiennes et se taisent devant un homme qui crie publiquement sa haine envers les Etats-Unis et Israël.

 

En tant que chrétiens, nous devons être sensibles à l’accomplissement des choses prophétiques et sentir la proximité du grand Jour de l’Eternel. A cause de cela, nous devons comme Josué, nous préparer à la guerre et tomber face contre terre devant l’Eternel dont la colère et Sa fureur montent devant l’iniquité des hommes et la pusillanimité des nations. Le Roi des rois vient bientôt confronter ces nations : « Qui est ce roi de gloire ?  L’Eternel fort et puissant (Gibbor). L’Eternel puissant (‘El Gibbor) dans les combats » - Ps 24:8.

 

Un autre Gibbor, chef des Ténèbres, appelé pour le dernier Jour

Face à notre D.ieu El Gibbor, la Bible mentionne un autre homme fort, également « Gibbor ». Il est l’Ennemi de nos âmes et celui d’Israël, en la personne de Nimrod (ou Nemrod = rebelle) : « Cusch engendra aussi Nimrod ; c’est lui qui commença à être puissant sur la terre. Il fut un vaillant chasseur devant l’Eternel  » - Gen 10:8-9. L’expression « devant l’Eternel » est en fait péjorative - en hébreu lifnei, signifie aussi contre. Nimrod incarne le rebelle par excellence, l’homme fort s’opposant à D.ieu. Nimrod est le fils de Coush, premier-né de Cham, fils de Noé. Grand chasseur, monarque puissant, Nimrod régna sur Babel, Erek, Akkad, Kalné, villes du pays de Chinear (Gen 10.10).

 

Mardouk et Baal - Selon Alexandre Hislop, pasteur protestant du XIXe siècle, après la mort de Nimrod, les Babyloniens se sentirent poussés à l'honorer grandement en tant que fondateur, bâtisseur et premier roi de leur ville, et comme organisateur de l'Empire babylonien initial. D'après la tradition, Nimrod mourut de mort violente. Puisque le dieu Mardouk (Merodak) était tenu pour le fondateur de Babylone, Hislop a émis l'hypothèse que Mardouk représente Nimrod déifié. Mardouk est aussi Baal, le dieu tutélaire de la ville de Babylone. De même, derrière Nimrod, il y a Sémiramis, son épouse qui introduisit d’autres cultes païens, et a transmis cette image de la Vierge à l’enfant. Notons que la France a été placée sous l’autorité de la Vierge par le Pape Jean-Paul II et par Benoit XVI, ce mois-ci.

 

La Vierge et l’enfant Sémiramis est la femme de Nimrod[2]. On l’appelle aussi Ishtar, et dans la Bible, Astarté. La colombe dorée est associée à Sémiramis. Après la mort de Nimrod, Sémiramis donna naissance à un bébé garçon puis propagea la nouvelle que le bébé n'avait pas un père humain mais qu'il avait été conçu miraculeusement. On dit alors de lui qu'il est le fils de Nimrod, venu pour restaurer le gouvernement de son père. Nimrod a été vu de plus en plus comme le dieu-fils. Par ses efforts, Sémiramis a commencé à être adorée comme une mère de dieu. Elle était aussi connue comme la Mère-Vierge. Elle a été la première dirigeante religieuse du monde. Le culte qui l'a suivie était le culte de Cybèle, comme la déesse Mère au Moyen-Orient.

 

La reine du ciel - Jérémie nous met en garde au sujet de « la Reine du ciel » - Jér 7.18 et Jér 44. La Reine du Ciel est une divinité païenne à qui les Juifs contemporains de Jérémie offraient des gâteaux, de l’encens, des libations. Sachant que Sémiramis veut dire colombe, on peut voir l’amalgame fait entre la Mère des dieux et la colombe qui désigne dans la Bible le Saint-Esprit…

 

Le système de l’Antichrist - « On peut retracer[3] l’origine des sociétés secrètes au roi satanique de l’ancienne Babylone, Nimrod. Elles furent édifiées après que Nimrod eut été exécuté par Sem pour avoir commis le crime de réinstaller publiquement la sorcellerie et l’idolâtrie. Pour préserver ce culte satanique et achever le renversement du système détesté qui avait détruit Nimrod, s’établit un système secret de satanisme. Au moyen des sociétés secrètes, le système de satanisme babylonien fut préservé. À partir de ce système surgira l’Antichrist qui essayera de détruire le système de Dieu, comme ce fut le plan des sociétés secrètes depuis le début. À ce moment-là, le monde entier sera submergé par la restauration publique de l’ancien système babylonien du culte à Satan. Nous sommes aujourd’hui très proches de cet événement… »

 

Le Messie, roi des rois, D.ieu puissant

Esa 9:5 « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur Son épaule ; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant (Gibbor), Père éternel, Prince de la paix ». Encore une fois, nous voyons la définition globale de D.ieu, précisément du Messie qui était et qui vient. C’est toujours le paradoxe donnant l’image d’un enfant sur qui reposera la domination, et à qui D.ieu, le Créateur de l’univers confie Son autorité et Sa gloire. C’est Lui qui régnera et jugera les nations d’une main de fer et apportera une paix sans fin à l’humanité. Nous sommes déjà entrés dans cette ère où l’on doit prendre conscience de la gloire messianique. C’est Lui qui confrontera le Nimrod des derniers temps.

 

Soyons des héros, des Gibborîm, et préparons la guerre !

Nous sommes appelés à nous réveiller, en prenant conscience du combat qui se prépare. Que nous soyons ces héros et que nous nous préparions à nous positionner aux côtés du grand Roi qui vient - El Gibbor !...

 

« Publiez ces choses parmi les nations ! Préparez la guerre ! Réveillez les héros (Gibbor) ! Qu’ils s’approchent, qu’ils montent, tous les hommes de guerre !  Hâtez-vous et venez, vous toutes, nations d’alentour, et rassemblez-vous ! Là, ô Eternel, fais descendre tes héros (Gibbor) ! … L’Eternel, ton Dieu, est au milieu de toi, comme un héros (Gibbor yochiyah) qui sauve ; Il fera de toi Sa plus grande joie ; Il gardera le silence dans son amour ; Il aura pour toi des transports d’allégresse » - Joël 3:9-17

 

Pasteur Gérald Fruhinsholz,

Le 1er octobre 08

Rosh haChana, 1er Tichri 5769 (début de l’an juif)



[3] Voir l’article du site « Pleins feux sur l’Heure juste ».

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Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 08:42


« Fils de l’homme, je t’ai établi comme sentinelle sur la maison d’Israël »

Ezéchiel 3.17 / 33.7

 

Ezéchiel (E’hzeqel = D.ieu fortifie ou rendra fort) est l’un des plus grands prophètes juifs ; fils de Bouzi, de famille sacerdotale (Ez 1.3). Descendant d’Aaron, sa famille vient de la 20e classe de sacrificateurs (1Chron 24.16). Il passa son enfance et son adolescence au pays natal, sans doute à Jérusalem, près du Temple. Jérémie était le prophète à cette époque-là. Ezéchiel fut emmené loin de Juda, en 597 av. JC, en même temps que le roi Jojakin, 8 ans après la déportation de Daniel et dans la 2e vague de déportation en Babylonie[1].

 

Ezéchiel apprit la catastrophe qui s’abattit sur Israël en 586 av JC – Ez 33.21 : « La ville a été prise ! », lui apprit un fugitif. Lorsqu’il eut 30 ans, à l’âge requis (comme Jésus et les Lévites en général) pour exercer le ministère, Ezéchiel fut choisi par D.ieu pour encourager le peuple et l’avertir. C’est au bord du fleuve Kébar, dans le lieu appelé Tel-Aviv, qu’il fut interpellé par D.ieu et transporté par l’Esprit :

 

« Va vers les captifs, vers les enfants de ton peuple ; tu leur parleras, et, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas, tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel. Et l’Esprit m’enleva, et j’entendis derrière moi le bruit d’un grand tumulte : Bénie soit la gloire de l’Eternel, du lieu de Sa demeure ! J’entendis le bruit des ailes des animaux, frappant l’une contre l’autre, le bruit des roues auprès d’eux, et le bruit d’un grand tumulte. L’Esprit m’enleva et m’emporta. J’allais, irrité et furieux, et la main de l’Eternel agissait sur moi avec puissance. J’arrivai à Thel-Abib, vers les exilés qui demeuraient près du fleuve du Kébar, et dans le lieu où ils se trouvaient ; là je restai sept jours, stupéfait au milieu d’eux » -Ezéchiel 2.11-15

 

Quelle tristesse pour le peuple juif avec la destruction de la ville sainte et du sanctuaire ! C’est ce temps que le Seigneur choisit pour se manifester au prophète d’une manière si incroyable. Ezéchiel fut littéralement transporté dans des visions célestes telles qu’il en tombait par terre ! Comment rester debout en découvrant l’exubérante et terrifiante gloire de D.ieu ! Nous devons nous attendre à ces choses, de notre temps…  

 

Sentinelle sur la maison d’Israël !

Esaïe 52.8 – « La voix de tes sentinelles retentit ; elles élèvent la voix, elles poussent ensemble des cris d’allégresse ; Car de leurs propres yeux elles voient que l’Eternel ramène (restaure)  Sion »

 Jérémie 6.17 – « J’ai mis près de vous des sentinelles ; Soyez attentifs au son de la trompette ! »

 Ezéchiel 3.17 et 33.7 – « Fils de l’homme, je t’ai établi comme sentinelle sur la maison d’Israël »


Le mot sentinelle adressé aux trois prophètes est TSOPHIM (= veilleur, prophète). Curieusement, Jérémie pensait être le seul juste de sa génération, et D.ieu lui dit qu’Il avait placé des « sentinelles » pour veiller sur Son peuple. Qui sont-elles ? Il y a dans ce mot un sens prophétique.

 

Le rôle de prophète dans la Bible

Etudions le rôle du prophète. Nous voyons que cette fonction est souvent liée à celle de sacrificateur. Elles sont même parfois confondues. Le mot prophète existe dans la Bible près de 500 fois.

 

§   Abraham était appelé prophète, alors qu’au travers des Ecritures, on ne le voit pas prophétiser. Quand le roi Abimélec voulut coucher avec Sara, Dieu dit : « Rends la femme de cet homme, car il est prophète, il priera pour toi et tu vivras » - Gen 20.7. Par contre, Abraham était sacrificateur : il édifia dans sa vie des autels et fit des holocaustes. Et d’autre part, il reçut de grandes révélations de D.ieu.

§   Pour accompagner Moïse dans son ministère, D.ieu choisit son frère Aaron : « Aaron ton frère, sera ton prophète » - Ex 7.1. Pourtant, Aaron fut sacrificateur et il est dit de Moïse : « Il n’y eut plus en Israël de prophète semblable à Moïse » - Deut 34.10.  

§   Du temps de David, il y avait le sacrificateur Tsadok et Nathan le prophète. Tous deux l’oignirent comme roi. Cela n’empêcha pas David de prophétiser bien des choses, dans les Psaumes notamment et de même, il exerça le rôle de sacrificateur sur le Mont du Temple. David est le type du Messie.

§   En Ezéchiel 14.4 et 7, on voit que le prophète peut être l’intermédiaire entre le Juif idolâtre pécheur et D.ieu ; de même avec l’étranger : Moi, l’Eternel, Je lui répondrai malgré son idolâtrie… »

§   Elie le prophète ressuscita un fils et fit pleuvoir. Elisée ouvrit le Jourdain et guérit Naaman de sa lèpre. Esaïe fit reculer l’ombre du soleil de dix degrés. Le prophète amène guérison et suscite des miracles.

§   Jean-Baptiste fut « la voix qui crie dans le désert et qui prépare le chemin du Seigneur ».

§   Jésus est appelé prophète : « La foule répondit : c’est Jésus le prophète, de Nazareth en Galilée ». Il fut « un prophète puissant en œuvres et en paroles devant D.ieu et devant les hommes ».

 

Dans le NT, il y a une différence entre le chrétien qui possède un ministère de prophète – il y a cinq ministères : apôtre et prophète, évangéliste, pasteur et docteur (Eph 4.11) – et celui qui a le don de prophétie. Paul, en 1Cor 14.1 (et 14.39), dit qu’il nous faut tous aspirer aux dons spirituels et notamment à celui de prophétie. Or les limites de la prophétie, ce n’est pas la prédiction – elles sont clairement définies : « Celui qui prophétise parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console… il édifie l’église » - 1Cor 14.3-4. Cette prophétie n’est que positive, les limites en sont l’édification, l’exhortation et la consolation.  


Attention à ceux qui prophétisent à tort et à travers. Il est dit que les faux prophètes se multiplieront dans les derniers temps. Attention à ceux qui font des prédictions : « le Seigneur m’a dit que… ». Combien de fausses paroles ont été données, sans réalisation ! Le critère pour un bon prophète est justement que les paroles ou prédictions s’avèrent justes (Jér 14.14). Grande est la responsabilité pour ceux qui veulent endosser ce ministère. On ne s’intitule pas prophète, ce sont des frères reconnus qui discernent ces choses et acceptent de reconnaître un ministère prophétique.

 

Les huit fonctions du prophète, selon la Bible AT et NT

1.                  Il guérit, délivre et fait du bien (c’est l’aspect le plus reconnu et le plus apprécié)

2.                  Il fait des miracles

3.                  Il reçoit les révélations de D.ieu (apprenons à reconnaître la voix de D.ieu !)

4.                  Il intercède pour le peuple ou le pays (notamment Israël)

5.                  Il est l’intermédiaire entre les hommes (même pécheurs, Juifs ou goyim)

6.                  Il permet que les paroles s’accomplissent (en les proclamant : « Fils de l’homme, prophétise… »)

7.                  Il oint le Roi (il est important de bénir Sa venue proche, à Jérusalem)

8.                  Il prépare la voie du Messie

 

Une nouvelle dispensation et un rôle prophétique

Depuis 1967 et la réunification de Jérusalem sous souveraineté israélienne, il est dit que « le temps des nations est terminé » (Luc 21.24). Nous pourrions dire que nous sommes aujourd’hui dans les temps pré-messianiques précédant la venue du Messie ! Or, de la même façon que Jean-Baptiste a « préparé le chemin du Seigneur », nous sommes appelés à préparer le chemin du Messie, le Roi des rois ! (cf Esaïe 40).

 

C’est un rôle prophétique, tout simplement ! Chacun de nous, en tant que vrais disciples, devenons « prophètes » ou sentinelles, ou gardes. Ce que Jésus a fait, nous pouvons le faire, dit la Bible. Et les huit points décrivant le prophète désignent un vrai disciple de Jésus finalement. Nous sommes dans un temps prophétique, celui des derniers temps, et il importe que nous réalisions ce changement de dispensation.

 

Notre « rôle prophétique » peut se manifester de différentes manières, avec les dons spirituels avec lesquels le Seigneur nous a équipés. Nous pouvons prier pour les gens, intercéder, imposer les mains pour la guérison, agir de manière prophétique par le chant, la danse et avec les instruments, recevoir des paroles de D.ieu, faire des miracles, proclamer la Parole avec foi afin qu’elle s’accomplisse, « oindre » le Roi des rois en Le couronnant et en Le bénissant. En cela, nous préparons le chemin du Messie.


Sacrificateurs et prophètes

Nous avons vu que le ministère de sacrificateur est souvent lié à celui de prophète. Jean dans l’Apocalypse (1.6 et 5.10) reçoit cette révélation : « Il a fait de nous un royaume et des sacrificateurs », et plus loin : « Tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre ». Dans le N.T., Christ est le souverain sacrificateur unique et parfait (Héb 7.24-28). Les croyants font tous partie du sacerdoce royal (1Pi 2.9), étant devenus sacrificateurs et rois avec Celui qui les a introduits jusque dans le lieu très saint, dont le voile a été déchiré. Voilà notre fonction pour le présent et le futur. En Jésus, nous possédons le ministère de sacrificateur. Quel est-il ? Il consiste à offrir à l’Eternel nos offrandes spirituelles et à apporter la bénédiction dans ce monde en priant « au nom de Jésus » sur toute personne vers laquelle le St Esprit nous conduit, pour la guérison, la délivrance et le salut. Il y a évidemment une connexion avec le domaine prophétique. Nous devons pénétrer sans crainte sur ce terrain.

 

Continuons. Zacharie, le père de Jean-Baptiste était sacrificateur de la classe d’Abija (Luc 1.5). En 1Chron 24.7, nous voyons qu’il y a 24 classes de sacrificateurs (cp Apo.4.10). Verset 16, il est question de la 20e classe, celle du sacrificateur et prophète Ezéchiel. Au verset 10, nous voyons la classe d’Abija (8e classe) qui correspond à Zacharie. Juste après est la 9e classe, celle de YESHOUA. La version Segond traduit JOSUE, mais c’est bien Yeshoua dans l’hébreu. (Le chiffre 9 est intéressant : tout multiple de 9 fait 9 en additionnant les chiffres – le 9 ne change pas, comme le Seigneur qui demeure en nous…)

 

Ne pourrait-on pas dire que nous sommes, nous croyants « messianiques » en Jésus, issus de cette 9e classe ? Alléluia pour toutes les œuvres dans lesquelles le Seigneur nous fait collaborer en tant que sacrificateurs et prophètes, serviteurs de l’Eternel. Sentons-nous investi(e)s dans cette fonction, c’est glorieux ! Il n’y a plus « ni homme ni femme », le Seigneur utilise toute bonne volonté pour rentrer dans ce ministère.

 

« Puisse le peuple de D. être composé de prophètes ! »

C’est Moïse qui a dit cela (Nb 11.29), de manière prophétique. Et Amos dit aussi que le Seigneur ne fait rien sans révéler son secret à ses serviteurs les prophètes (Amos 3.7). Nous devons être attentifs à tous les signes actuellement, comme des sentinelles, et sonner du schofar prophétiquement…  En Esaïe 52 (7-10), il y a ce merveilleux passage décrivant les derniers temps par rapport à Israël, dans lesquels nous sommes impliqués:


 « Qu’ils sont beaux sur les montagnes, les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui annonce la paix ! De celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui annonce la délivrance !

De celui qui dit à Sion : ton Dieu règne !


 La voix de tes sentinelles retentit ; Elles élèvent la voix, elles poussent ensemble des cris d’allégresse ;

Car de leurs propres yeux elles voient que l’Eternel ramène (ou restaure) Sion. Eclatez ensemble en cris de joie, ruines de Jérusalem ! Car l’Eternel console Son peuple, Il rachète Jérusalem.

L’Eternel découvre le bras de Sa sainteté, aux yeux de toutes les nations ;

Et toutes les extrémités de la terre verront le salut de notre Dieu »




[1] Historique : Invasion de Juda par Nebucadnetsar en 605. 1ère déportation en 605 – 2ème déportation en 597 – Prise de Jérusalem et destruction du Temple –  3ème déportation en 586 avant JC.

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 08:00


« Huschaï, ami de David, retourna donc à la ville. Et Absalom entra dans Jérusalem » - 2 Samuel 15 :37

Cet épisode nous parle d’une situation extrêmement difficile pour le roi David, obligé de partir avec les siens de Jérusalem, chassé de son trône par son propre fils Absalom. Par la suite, après une dure bataille, David retrouvera son trône et Israël et Juda seront à nouveau réunis sous sa bannière. Il y a dans ce passage un aspect prophétique indéniable.

 
Nous pouvons voir le parallèle avec l’actualité et les moments terribles à venir, lorsque Israël sera séduit par un « Absalom » prenant le trône, entraînant avec lui une majeure partie du peuple. Cet Absalom s’assiéra sur le trône de David et souillera le Temple. La Bible dit que cet usurpateur sera vaincu, et qu’il cèdera la place au Roi des rois, retrouvant un trône de gloire et un royaume au milieu de son peuple, pour régner sur l’Humanité entière. Ce sera l’Avènement du Fils de David, le Roi des rois, devant établir le SHALOM, la paix sur la terre.

 
Des hommes-clés pour les temps de la fin

Il est intéressant d’étudier dans ce passage biblique, le caractère de ces hommes qui s’engagent pour ou contre David. Parmi eux, mentionnons deux hommes qui avaient un rôle important auprès du roi David à l’origine : « Achitophel était conseiller du roi ; Huschaï, l’Arkien, était ami du roi » - 1Chron.27:33. On dit d’Achitophel qu’il était le plus avisé des conseillers de David : « Les conseils donnés en ce temps-là par Achitophel avaient autant d’autorité que si l’on avait consulté Dieu lui-même » - 2Sa 16:23. Huchaï l’Arkien, lui, est décrit comme étant l’ami du roi. Avec d’autres, il sera fidèle jusqu’au bout, et il incarne ceux et celles qui sont avec Israël coûte que coûte. Avec Huchaï, on verra d’autres héros issus des nations, notamment Ittaï de Gath, qui demeurera fidèle au roi.

 


Absalom et ACHITOPHEL

Bien que conseiller du roi, Achitophel choisit le camp d’Absalom et se positionne contre David. Le sens du nom Achitophel[1] signifie frère de la folie lptyxa – a’hi-taphel, taphel voulant dire insensé, insipide[2]. Le mot désigne le sel sans saveur (Job 6 :6) ; il parle des visions vaines et fausses des prophètes (Lam.2 :14) ; et enfin des murailles que l’on couvre de plâtre : « Ces choses arriveront parce qu’ils égarent mon peuple, en disant : Paix ! quand il n’y a point de paix. Et mon peuple bâtit une muraille, Et eux, ils la couvrent de plâtre » - Eze 13:10.

 
N’est-ce pas ce que nous voyons aujourd’hui ? Cette paix illusoire dont le monde parle tant au Proche-Orient, entre Israéliens, Palestiniens et les états arabes, voilà le mot qui est sur toutes les bouches de ceux qui dirigent le monde, de tous les intellectuels, philosophes et leaders politiques qui font pression sur l’Etat hébreu, sur les Israéliens, afin qu’ils fassent la paix « à tout prix », notamment celui de renoncer à leur idéal sioniste. Voilà l’esprit d’Achitophel aujourd’hui. Il s’oppose à l’esprit de David, qui demeure fidèle à sa foi, à la Torah et aux commandements de l’Eternel.

 
Ce que le monde trouve beau, intelligent et séduisant, D.ieu le déclare insensé et stupide. L’Absalom (= père de la paix -
Mwlvba) de demain viendra avec ruse pour diviser Israël et entraîner l’adhésion des nations, de l’ONU et de l’Union européenne. La Bible parle de ce temps de séduction et d’apostasie. Jean dans le livre de l’Apocalypse en parle (Apo.13 :1-7) :

« Puis je vis monter de la mer une bête … Le dragon lui donna sa puissance, son trône, et une grande autorité… Remplie d’admiration, la terre entière suivit la bête. Et ils adorèrent le dragon, parce qu’il avait donné l’autorité à la bête ; ils adorèrent la bête, disant : Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ?...  Il lui fut donné le pouvoir d’agir pendant 42 mois.

Elle proféra des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel. Il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation » ­

 

« Un temps qui sera la fin… »
Le prophète Daniel avait déjà eu la vision de ce temps d’apostasie avec la venue du Séducteur – Daniel 8 :1-14 :

« La troisième année du règne du roi Belschatsar, moi, Daniel, j’eus une vision… une petite corne tendait vers le midi, vers l’orient et vers le plus beau des pays (Israël). Elle s’éleva jusqu’à l’armée des cieux, elle fit tomber à terre une partie de cette armée et des étoiles, et elle les foula.

Elle s’éleva jusqu’au chef de l’armée, lui enleva le sacrifice perpétuel, et renversa le lieu de son sanctuaire. L’armée fut livrée avec le sacrifice perpétuel, à cause du péché[3] ; la corne jeta la vérité par terre, et réussit dans ses entreprises ».

 
Puis l’ange Gabriel explique la vision à Daniel, lui disant : « Sois attentif, fils de l’homme, car la vision concerne un temps qui sera la fin » - Dan.8 :17. C’est un temps « marqué pour la fin ». Ces choses sont arrivées en Israël du temps d’Antiochus, en 162 av JC, mais ce sont aussi des temps de la fin. Il est question de l’Homme impie (2Thess.2 :3, 8), du Dévastateur (Dan.9 :27 ; 12 :11, l’abomination du) que l’on retrouve dans plusieurs des visions de Daniel. Il s’emploiera à séduire Israël et le monde mais sera vaincu.

 
Israël vivra alors des temps très difficiles. Comme le dit le prophète, « la force du peuple saint sera brisée » (Dan.12 :7), ce qui ne veut pas dire qu’Israël sera anéanti[4]. Ce sera une époque de grande détresse pour Israël (Dan.12 :1), mais « ceux qui seront trouvés inscrits dans le livre de vie seront sauvés ». Le peuple juif verra une grande délivrance – ce sera la Ge’oula, la Rédemption messianique – au travers de la venue du Messie, du Roi des rois. L’apôtre Paul dit que « tout Israël sera sauvé » - Rom11 :26. Dans notre texte, nous voyons le roi David revenir et donner sa bénédiction et son pardon même à ceux qui avaient rejoint le camp d’Absalom, Juda et Israël se retrouvant à nouveau sous une seule bannière.

 


David et HUCHAÏ

a présent, intéressons-nous à ceux qui ont suivi David. Ce sont les proches de David, les hommes de Juda et des étrangers comme Ittaï de Gath disant : « L’Eternel est vivant et mon seigneur le roi est vivant ! au lieu où sera mon seigneur le roi, soit pour mourir, soit pour vivre, là aussi sera ton serviteur » - 2 Sam.15 :21. Cela ne nous rappelle-t-il pas les propos d’une autre étrangère, moabite ? Ittaï signifie « avec moi » (Gath parle du pressoir à vin). Comme Ruth et Huchaï, il s’agit d’étrangers s’associant à Israël, et nous pouvons discerner qu’ils représentent l’Eglise soutenant et défendant la nation de D.ieu.

 

Huchaï, l’espion au service du roi
‘Huchaï - yvwx = qui se hâte, qui court. C’est comme si D.ieu disait : « Le plus petit deviendra un millier, et le moindre une nation puissante. Moi, l’Eternel, je hâterai ces choses en leur temps » - Es.60:22. Il y a dans le sens de ‘Huchaï, une intention à l’urgence des temps messianiques. Il est l’antithèse d’Achitophel, l’homme sage selon le monde, trahissant son maître, le roi David. Huchaï désigne le chrétien qui prend position aujourd’hui, comme Ittaï, pour Israël. D.ieu va utiliser des chrétiens pour soutenir sa nation, pour être de bons conseillers. Huchaï a finalement réduit à néant les projets d’Achitophel qui conseillait Absalom de poursuivre David sans attendre et le tuer. David avait demandé à « son ami » Huchaï de rester à Jérusalem et d’être « ses oreilles et ses yeux » dans la ville, pour contrecarrer les efforts d’Achitophel. Huchaï est devenu comme un espion, en se mettant au service d’Absalom.

 
Le relais trouvé pour transmettre les nouvelles avec les troupes de David se faisait par Jonathan et Achimaats, les fils de Tsadok et Abiathar (15 :36). C’est donc une complicité avec les croyants juifs que nous devons avoir actuellement. Au contraire de la suspicion qui est souvent le caractère de nos relations, entre Juifs et chrétiens, l’heure est à une collaboration saine et sainte, face à l’ennemi qui va se trouver aussi en Israël, dans le milieu de la gauche antisioniste. Israël va devoir faire face (fait face déjà) à des forces obscures antisionistes, à des gens qui sont prêts à brader la terre, pour une paix illusoire.

 
Lorsqu’Achitophel voit qu’Absalom préfère écouter Huchaï sur la manière de poursuivre David, il comprend que la victoire échappera. Sachant alors que tout est fini, David ne pouvant lui pardonner sa trahison, il rentre dans sa maison et se donne la mort. En tant que chrétien, on ne peut que faire le parallèle avec Judas qui trahit Jésus, son Maître et se pend. Il y a là un aspect similaire étonnant : le roi David est le type du Messie, vendu par les siens. Il est poursuivi par son propre fils et les hommes d’Israël, afin de l’évincer de la royauté. La différence avec Jésus est que David est responsable de son péché ayant entraîné la division au sein de la famille : « Pourquoi donc as-tu méprisé la parole de l’Eternel, en faisant ce qui est mal à ses yeux ? Tu as frappé de l’épée Urie, le Héthien ; tu as pris sa femme pour en faire ta femme, et lui, tu l’as tué par l’épée des fils d’Ammon. Maintenant, l’épée ne s’éloignera jamais de ta maison, parce que tu m’as méprisé… » - 2 Sam.12 :9-10

 

Huchaï l’Arkien
Huchaï est un homme venu de la ville d’Erek (Gen.10 :10), sur l’Euphrate. Erekh en hébreu - Kra  – signifie « long », du verbe arakh = allonger ses cordages. Spirituellement, il est question du croyant qui a « allongé ses cordages » d’amour envers D.ieu, envers le roi David. Il est devenu « l’ami de David ». Nous sommes appelés à devenir des amis du peuple juif, d’Israël.

 
« Lorsque David fut arrivé au sommet, où il adora l’Eternel, voici, Huschaï, l’Arkien, vint au-devant de lui, la tunique déchirée et la tête couverte de terre » - 2 Sam.15:32. C’était sur le Mont des Oliviers où se trouvait l’Arche à ce moment-là sans doute. David adorait le Seigneur. Il venait d’apprendre l’ampleur de la conjuration, Achitophel ayant rejoint Absalom, et il priait : « Eternel, réduis à néant les conseils d’Achitophel ! ». Survient Huchaï, le cœur déchiré, comme ses vêtements. David avait besoin de son ami.

 
Que disent les prophètes ? : « Qu’entre le portique et l’autel pleurent les sacrificateurs, serviteurs de l’Eternel, et qu’ils disent : Eternel, épargne ton peuple ! Ne livre pas ton héritage à l’opprobre, aux railleries des nations ! Pourquoi dirait-on parmi les peuples, où est leur Dieu ? L’Eternel est ému de jalousie pour son pays » - Joël 2 :17-18.

 
Notre rôle de sacrificateur, serviteur de l’Eternel est là, lorsqu’il y a danger pour Israël : il s’agit de pleurer et de supplier D.ieu d’épargner le pays, car D.ieu est ému de jalousie pour Israël. D.ieu a épargné David en réduisant à néant les conseils d’Achitophel. Il le fera aussi lorsque l’Antichrist, le Dévastateur, l’Homme impie fera son apparition, subjuguant les nations et Israël. C’est à nous d’être des « amis de David », des Huchaï, ou des Ittaï, des Ruth…

 

Tsiba, le perfide serviteur de Mephibocheth
Il est un autre serviteur étranger, du nom de Tsiba (2 Sam.16). Celui-ci est le serviteur du fils de Saül, Mephibocheth, qui était boiteux des deux pieds, sa nourrice l’ayant laissé tomber à la nouvelle de la mort du roi Saül et de Jonathan (2 Sam.4 :4). David avait fait du bien à Mephibocheth – il mangeait à la table du roi. Tsiba avait 15 fils et 20 serviteurs, et il avait été au service du roi Saül.

 
A David, il fit croire que Mephibochet était passé à l’ennemi. Tsiba agit par tromperie auprès du roi, pour tenter de récupérer tous les biens de Mephibocheth. En raisonnant prophétiquement, si l’on considère Huchaï comme le chrétien qui défend David/Israël, nous avons en Tsiba l’image du chrétien qui désire profiter des biens des Juifs. Cela décrit en fait la théologie de remplacement : l’Eglise a tenté de prendre la place d’Israël, en s’accaparant son héritage, son nom, et en méprisant son identité. Tsiba a méprisé Mephibochet en le calomniant, et a trompé le roi David.

 
Tsiba -
abyu – a pour sens : statue. Cela désigne le « chrétien statufié », l’Eglise-institution. Contrairement à Huchaï qui a « rallongé ses cordages », Tsiba ne bouge pas, il reste sur ses acquis et agit servilement à des fins mercantiles. Par la suite et par rapport à Mephibochet, David acceptera de reconsidérer sa situation (2 Sam.19 :24 ss). Mephibochet dira préférer rester avec David, cela lui suffisait. C’est un bel exemple d’abnégation et de soumission.

 

L’amour de la vérité, celle de la Parole de D.ieu
Les épîtres de Paul nous disent l’importance de faire de la Parole l’inspiration de notre vie. Elle doit demeurer le fondement de notre foi. En 2 Thess.2 :9, il est question de l’apparition de l’Impie. Il séduira le monde et nous sommes du monde. Donc, les chrétiens seront soumis à cette séduction. Ne présumons pas de nos forces et soyons prêts à l’affronter. Paul dit que ceux qui seront séduits le seront « parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie-t-il une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, » - 2 Thess.2 :10-11.

 
Les 66 livres qui composent la Parole de D.ieu constituent un manuel de vie pour nous. Le Seigneur nous parle au travers de Sa Parole, étant Lui-même la Parole ! Et en sachant combien D.ieu est UN (e’had), nous croyons que Sa Parole est UNE, que Son alliance est UNE. Le destin d’Israël est en effet lié à celui de l’Eglise. De ces deux peuples, Il n’en fera qu’un (Eph.2 :15), de la même façon qu’un homme et une femme sont appelés à n’être qu’une seule chair. Ayons l’amour de cette vérité qui nous gardera de la séduction… de l’esprit d’Achitophel.



[1] Achitophel est peut-être le grand-père de Batsheba. Voir 2 Sam.11 :3 et 23 :34.

[2] Il est étonnant de voir qu’en hébreu, prière se dit tephila. Cela désigne sans doute la religion et les prières vaines

[3] Le parallèle est fort : David et son armée ont été renversés, « à cause du péché », celui de l’adultère et du crime, avec Batsheba et Urie. D.ieu a pardonné à David, mais lui a dit que l’épée serait au sein de sa propre famille…

[4] Certains pensent qu’Israël vivra un autre génocide, non ! Dans ce passage, c’est la force d’Israël qui est brisée, ou épuisée. Et dans le passage qui nous occupe, David revient avec ses troupes épuisées mais vainqueurs. 2 Sam.18 :7 révèle qu’il y eut 20.000 morts chez les partisans d’Absalom. C’est effectivement énorme : 3 fois plus que les victimes de la guerre d’indépendance de 1948. Mais cela ne s’appelle  pas un génocide…

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 11:43

Voilà une parole exprimant foi et détermination que nous trouvons dans la bouche de deux personnages : Elisée le prophète et la femme de la ville de Shumen, que nous appelons dans nos Bibles « la Sunamite ».

« L’Eternel est vivant et ton âme est vivante ! Je ne te quitterai point ! » - 2 Rois 2 :4 et 4 :30

 

Elie et Elisée, les prophètes des rois d’Israël
Le passage du ministère du prophète Elie sur son disciple Elisée est un passage de grande importance. Elie (Eliyahou = mon Dieu est D.ieu) est le prophète par excellence, et il est le seul (avec Enoch) à ne pas mourir sur terre. Il est enlevé d’une manière exceptionnelle et grandiose, emporté sur un char dans un tourbillon de feu. Elisée (Eliysha = D.ieu est Sauveur) est si proche de son maître. Il est connu comme celui qui « versait de l’eau sur les mains d’Elie » (2 Rois 3 :11). Il est comme un humble disciple et comme un fils avec son père : « Elisée le vit, et s’écria : Mon père ! Mon père ! Char d’Israël et sa cavalerie ! ».

 
Dans ces deux prophètes, il y a le jugement et la grâce. On dit qu’Elie est le prophète qui a le pouvoir de fermer le ciel (1 Rois 17 :1 ; cp.Apo.11 :6) et qui juge les prophètes impies, faisant tomber le feu sur eux (1 Rois 18). Mais il ressuscite aussi le fils de la veuve de Sarepta (1 Rois 17 :17). Le peuple juif attend le retour d’Elie. Jésus a eu une longue conversation avec lui sur la montagne de la transfiguration, avec Moïse.

 
La différence avec Elisée, est que ce dernier a « une double onction ». Ses miracles sont plus nombreux, au double. C’est ce que le Seigneur a promis à ses disciples lorsqu’Il les a quittés en montant au ciel. Il leur a recommandé d’attendre « ce que le Père avait promis… vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous » - Actes 1 :4-8. L’Eglise, en tant que représentant de Christ et lorsqu’elle a été digne du Maître, a multiplié les œuvres de grâce, au travers du Saint-Esprit.

 

Une double onction
Le chrétien a besoin d’être revêtu du « manteau d’Elie ». Ce manteau est l’image du Saint-Esprit qui est tombé sur les disciples dans la Chambre haute en Actes 2. Nous devons saisir cette nouvelle dimension, recevoir « ce baptême », celui du Saint-Esprit, le saisir comme Elisée qui a ramassé le manteau d’Elie et en a frappé le Jourdain. Le Jourdain (yarden = qui descend) est l’image de la mort. Nous ne pouvons rien accomplir dans un ministère sans la puissance du Saint-Esprit. Les disciples ont été transformés par cette « double onction ». Pierre ayant renié trois fois son maître, est devenu un évangéliste puissant, et tous les disciples ont été remplis de foi, leur permettant de franchir toutes les épreuves et supporter les persécutions.

 
Ce qui est marquant notamment dans cet épisode du départ d’Elie au ciel, est la détermination du jeune disciple Elisée, qui suit son maître partout où il passe : à Guilgal, à Béthel, à Jéricho, et qui réclame finalement « une double onction » de la puissance d’Elie. Cela nous rappelle la détermination de Jacob affrontant l’ange de l’Eternel au gué de Yabbok (Gen.32 :26) : « Je ne te laisserai pas aller avant que tu ne m’aies béni ! ». Quelquefois, nous devons interpeller D.ieu de cette façon. D.ieu a aimé en Jacob sa détermination à saisir l’héritage, et à en vouloir plus. A Péniel, Jacob est devenu Israël, et « son âme a été sauvée ». Il y a des moments difficiles dans notre vie, qui nous obligent à prendre D.ieu au mot, à L’interpeller, pour réclamer avec force ce dont nous avons besoin.

 
D.ieu aime cela. Jésus a dit que « ce sont les violents qui s’emparent du royaume de Dieu » - Mat.11 :12. Il nous est donné cette parabole de la veuve qui assaille un juge de ses demandes insistantes : « …parce que cette veuve m’importune, je lui ferai justice, afin qu’elle ne vienne pas sans cesse me casser la tête. Le Seigneur ajouta : Entendez ce que dit le juge inique. Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard ? » - Luc 18 :1-8. Soyons comme cette veuve importune, soyons comme Elisée qui ne voulait pas quitter son maître avant qu’il ne le bénisse d’une « double onction ».

 

La Sunamite : double repos ou double onction
Cette femme de la ville de Shunem (près du Mont Carmel) a une vie agréable avec son mari. Elle est une femme de distinction et semble-t-il, ne manquait de rien. Shunem = double vie de repos. 

 
Elisée avait l’habitude de passer chez elle. Elle le reconnaissait comme un saint et lui réserva même dans sa maison un lieu spécial, « une chambre haute », avec un lit, une table, un siège et un chandelier. Elisée voulait lui faire du bien et lui propose alors de l’aider, mais elle se contente de dire qu’elle est bien « au milieu de son peuple » (2 Rois 4 :13). C’est alors qu’Elisée lui fait cette surprenante promesse : « Tu seras enceinte et tu auras un fils l’an prochain ».

 
La Sunamite est alors en tous ses états : « Ne trompe pas ta servante ! ». Elisée a touché le point sensible. Cette femme n’avait pas eu d’enfant, son mari était vieux, et le prophète a réveillé par cette déclaration prophétique une douleur profonde en elle, qu’elle avait réussi jusque-là à endormir.

 
L’enfant grandit et certainement cette femme était mille fois plus heureuse avec son fils chéri. Survient alors un terrible événement qui voit son enfant avoir un mal de tête, et qui meurt. Sans hésiter, la femme se prépare pour aller voir le prophète. Il devait habiter au Carmel, à 26 km de distance. Elle rencontre Guéhazi le serviteur d’Elisée, passe outre les politesses, et se jette aux pieds du prophète.

 
Elisée envoie donc son serviteur « mettre son bâton sur le visage de l’enfant ». Mais la femme ne se contente pas de cela. Elle veut le prophète : « Je ne te quitterai pas ! », sous-entendu, sans que tu viennes en personne ressusciter mon fils. C’est également une vraie détermination de la part de cette femme. C’est une question de vie et de mort. Et Elisée fera tout pour que son fils revienne à la vie (2 Rois 4 :32-37).

 

Recevoir un fils… le Fils
La Sunamite vivait bien sans son fils. Elle ne manquait de rien et on pourrait dire que le prophète a bouleversé sa vie en lui promettant un fils. De nombreuses personnes sont heureuses sans Dieu, lorsque notamment elles ont suffisamment d’argent pour vivre bien. Pourtant, en grattant un peu, on s’aperçoit que ces gens possèdent une frustration cachée, enfouie ou inconsciente. Et lorsque le Seigneur introduit « le Fils », qu’Il suscite en eux la foi, c’est alors qu’ils découvrent que leur vie était vide.

 
Ayons nous-mêmes conscience de ce cadeau inestimable du Fils que le D.ieu d’amour a introduit dans notre vie. Notre vie a alors changé radicalement, la bouleversant quelquefois plus que nous le souhaiterions. Certaines personnes diront mêmes qu’elles étaient plus tranquilles « avant », dans leur ancienne vie, et qu’elles avaient moins de problèmes qu’elles connaissent à présent notamment avec les chrétiens.

 
C’est vrai, l’irruption d’un fils bouleverse la vie d’une mère. Ce fils va l’obliger à changer sa façon égoïste de vivre. Auparavant, elle n’avait qu’elle à penser. Là, elle doit porter toute son attention sur cet enfant qui réclame tant de soin. C’est le but de D.ieu : nous détourner de nous-mêmes pour voir l’autre, pour sortir de cette vie illusoire et vide qui mène à la mort. S’occuper d’un enfant, dans la vie de tous les jours, dans la maladie et les épreuves, transforme la femme en mère. C’est ainsi que le Seigneur nous veut, dans la transformation. C’est seulement à partir du moment où nous détournons nos regards de nous-mêmes pour nous occuper de notre prochain que nous pouvons aimer comme nous-mêmes. Voilà la Loi de Dieu : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même ». C’est pourquoi Jésus a demandé spécifiquement au jeune homme riche de vendre tous ses biens, car ceux-ci étaient un empêchement pour lui (Mt.19 :21) de sortir de lui-même.

 

Etre des pères et des mères
D’une vie stérile qui ne se reproduit pas, qui n’enfante pas, D.ieu fait de nous des « enfanteurs », des pères ou des mères. Une femme sans enfant ne connaît pas la joie de mettre au monde son enfant. Mais le plus important est surtout d’amener cet enfant jusqu’à sa vie d’adulte. C’est le plus beau cadeau que Dieu nous fait, en nous donnant des enfants, mais c’est particulièrement dans l’éducation, l’attention nécessaire, la patience, que nous développons tout ce qui est nécessaire à notre transformation. Donner la vie, c’est laisser la nôtre pour s’investir dans celle des autres. Un enfant ne pousse pas tout seul. Il a besoin d’attention et de tendresse, mais aussi de discipline, de limites et de règles, d’une éducation sérieuse pour grandir « droit ».

 
Notre société meurt et se dessèche par manque de pères et de mères. L’Eglise (en Europe) meurt par manque d’amour, par manque de pères et de mères. L’Eglise est souvent constituée d’un leader et de chrétiens se contentant d’écouter, alors que chaque chrétien né de nouveau et régénéré dans la puissance de l’Esprit, a reçu la capacité de donner la vie et d’être une source d’eau vive pour autrui.

 
Nous aimons bien être des enfants et nous laisser choyer. Mais nous sommes appelés à devenir des adultes, pour à notre tour, engendrer et donner la vie, et pour que d’autres soient nourris, consolés et aimés. L’adulte est l’être accompli que le Seigneur désire voir en nous : « … que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre » - 2 Tim.3 :16.

 

La vision
Nous pouvons voir cette belle histoire de la Sunamite d’une autre manière encore. Le « fils », c’est aussi la vision, et il est une parole qui dit : « sans vision, le peuple est sans frein » - Prov.29 :18. Sans révélation ou vision (‘hazon), le peuple s’égare dans le désert et meurt au bout du compte.

 
Cette femme était heureuse sans enfant, mais sa vie était illusoire. Elle n’avait pas de but si ce n’est de profiter de la vie, ayant suffisamment d’argent pour ne pas s’inquiéter des besoins élémentaires. Le fils lui a communiqué une vision nouvelle. Dans le mot ‘hazon, il y a le fait de voir au-delà et de contempler l’invisible. D.ieu s’est révélé à nous de manière transcendantale (qui transcende le réel, le visible) et nous a transmis une nouvelle capacité de voir. « Levez les yeux vers les montagnes », dit le Psalmiste (Ps.121). Nous ne sommes plus des terriens mais des saints, faisant partie de la famille de Dieu,  nous avons la vision élargie et avons reçu des lunettes spéciales permettant de discerner l’invisible.

 

La double portion
Le « fils » transforme notre vie dans le sens où il nous oblige à lever les yeux vers le ciel, vers « le Père de qui viennent toutes choses » (1 Cor.8 :6). Elisée a demandé une double portion de l’Esprit d’Elie. Il savait ce que dit Deut.21 :17 : « (un père à son fils aîné) lui donnera sur son bien une portion double ; car ce fils est les prémices de sa vigueur, le droit d’aînesse lui appartient ». Ce que demande Elisée est en fait la transmission de l’héritage d’Elie, le meilleur de lui. Il veut le « manteau », et nous le voyons (2 Rois 2 :12) déchirer ses propres vêtements. Quand nous venons à la foi, nous devons comprendre que notre vie ancienne est morte, et que Dieu place en nous la Vie nouvelle. On ne peut se servir d’une vieille outre pour mettre du vin nouveau pétillant, car la peau éclatera sous la pression (Marc 2 :21-22). De même, on ne coud pas une pièce neuve sur un vieil habit, il faut le changer entièrement.

 
La « double portion » implique que nous rejetions nos vieilles habitudes de vie, nos comportements du monde, et que nous agissions et marchions en « nouveauté de vie », selon Rom.6 :4. La Bible dit que le Seigneur prépare pour nous des « habits de fin lin », afin que nous devenions l’Epouse qui plaît au Seigneur.

« Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse, et donnons-Lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, son épouse s’est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur ; car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. L’ange me dit : Ecris : Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’Agneau ! Puis il me dit : Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu »

 

Réjouissons-nous et soyons transformés par l’Esprit du Seigneur




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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 06:52

 ... et la fête de Lag Ba’omer


La parole d’aujourd’hui est une parole du Psalmiste en Ps.119 :32 : « Je cours dans la voie de tes commandements, car tu élargis mon cœur ». Le Seigneur veut élargir notre cœur, et on peut le voir comme une exhortation de D.ieu disant : « Elargis ton cœur ! ». On peut comprendre ainsi que si notre cœur est « élargi », alors nous pourrons courir dans les voies et les chemins de l’Eternel. Ainsi, nous pourrons mieux discerner Ses pensées, Ses projets, concernant les temps que nous vivons. Sinon nous faisons du sur-place, nous stagnons.

 
Cela peut devenir le danger de l’Eglise d’aujourd’hui, celui de stagner et de ne pas prendre en compte l’urgence du moment. Il y a une direction, un mouvement dans lequel nous devons nous insérer, nous couler, pour suivre le Vent de l’Esprit, le « Roua’h ». Elargir son cœur, c’est lui donner la capacité de suivre D.ieu dans Ses désirs et c’est aussi mieux Le connaître, pour mieux L’aimer.

 
Les disciples avaient une perception de Jésus qui était limitée. Ils ne comprenaient pas le sens de Sa venue, lorsqu’Il disait qu’Il devait mourir. Ils étaient limités dans leur compréhension. Puis ils ont reçu l’Esprit et ils ont compris. Nous aussi avons l’Esprit et nous possédons toutes les Ecritures. A nous d’aller de l’avant…

 
Il y a une autre façon de dire les choses pour exprimer l’idée d’élargissement : « Elargis l’espace de ta tente… Ne retiens pas ! Allonge tes cordages… » - Es.54 :2. Notre tente, c’est notre foi. Nous avons à repousser les piquets de notre tente, de façon à agrandir notre espace de compréhension, d’amour et de foi, envers autrui et envers D.ieu et Ses desseins. C’est important si nous ne voulons pas avoir une vie chrétienne petite, vivre dans une conception étriquée de la foi et une connaissance limitée de D.ieu.




David haMelech, le roi d’Israël

David est un bon exemple du croyant qui a su élargir son cœur. Il était le dernier d’une famille de huit enfants et un simple berger. En très peu de temps, David est devenu le héros d’Israël en affrontant Goliath, puis fut successivement chef de troupe, roi de Juda à Hébron durant 7 ans, et finalement roi de tout Israël jusqu’à sa mort. Il eut l’idée de construire le Temple, lorsque le prophète lui dit : « Va, fais tout ce que tu as dans le cœur, car l’Eternel est avec toi » - 2 Sam.7 :3.  David est le type du Bien-aimé, l’homme « selon le cœur de D.ieu » - 1 Sam.13 :14. Le Seigneur Lui-même se nomme « Fils de David ».

 
David a donc franchi des étapes de foi. Il a grandi en maturité et en stature. Nous allons essayer de saisir ce que cela veut dire, et voir ce qui permet d’élargir notre coeur. Il est vital que le chrétien ne stagne pas. Il peut passer sa vie à barboter au bord de l’eau, sans oser aller vers le large, là où il n’a pas pied. David a pris des initiatives qui ont fait de lui le grand roi David et l’homme qui a su préserver une intimité avec D.ieu, demeurant Son bien-aimé.

 


La fête de Lag Ba’omer

Notre retour en Israël a coïncidé avec la fête de Lag Ba’omer, qui est une fête populaire de tradition juive. Découvrir cette fête peut nous aider à comprendre comment élargir notre cœur. En arrivant à Jérusalem en shirout (taxi collectif israélien) de l’aéroport Ben Gourion, nous avons commencé à voir des feux, et dans la ville, une joie exubérante qui ressemblait à une victoire sportive. C’était la fête de Lag Ba’omer. Ce jour représente le 33e jour (LaG – lamed, guimel en valeur numérique = 33) dans le compte du OMER, qui est le temps entre Pessa’h et Shavou’ot (49 jours), comme entre Pâques et Pentecôte.

 
Dans la tradition juive, l’Omer est une période festive entre la fête de la sortie d’Egypte et celle du don de la Torah. Ce 33e jour également, selon le Talmud, marque le jour de la fin d’une mystérieuse plaie de milliers (24.000) de jeunes disciples d’un grand rabbin, le Rav Aqiba. C’était du temps de Bar Kokhba qui, en 132 après J.C, provoqua un soulèvement désespéré pour secouer le joug des Romains. Il y a aussi d’autres faits reliés à Lag Ba’omer, notamment la mort de Shimon Bar Yohaï, qui a écrit le Zohar, donnant lieu à des pèlerinages sur sa tombe.

 
Bref, Lag Ba’omer est une fête de famille en Israël. On pique-nique, on tire à l’arc et on fait des feux à la tombée de la nuit (on a aussi le droit de se couper les cheveux et la barbe, et on coupe les cheveux des garçons de l’âge de 3 ans). Les Juifs pieux se rendent sur les tombes des grands Sages et chantent des cantiques autour des feux. C’est la fin d’une longue période de deuil.

 
Un aspect est intéressant dans cette fête. Les Sages dans la tradition juive disent que les 24.000 jeunes sont morts « parce qu'ils ne se respectaient pas mutuellement ». Ils s’aimaient selon le commandement « aime ton prochain comme toi-même », mais ne se respectaient pas. Ainsi apparaît dans le judaïsme, cette notion d’amour ne devant pas être dissociée du respect. C’est une notion très biblique en fait.

 


Ahava et kavod

En hébreu, c’est le Ahava (l’amour) et le Kavod (le respect). Comme dans un couple, il ne suffit pas de s’aimer, il faut se respecter. Respecter l’autre dans ce qu’il est, dans sa différence. Aimer l’autre comme soi-même est une chose, mais cela ramène à soi. Ce que j’aime, l’autre doit l’aimer en somme, et l’on sait que dans le couple, cette formule ne marche pas. Je dois apprendre à savoir ce que l’autre aime et ressent, pour le respecter dans sa façon de voir les choses. Nous sommes tous différents et nous devons apprendre à connaître notre prochain pour l’aimer véritablement, selon sa vision et non la nôtre.

 
On peut faire un parallèle avec D.ieu : nous avons une idée de D.ieu au départ, et bien souvent nous nous en contentons. Cette idée de D.ieu n’est pas forcément complète. Un enfant aime ses parents d’une façon qui est différente de celle d’un adulte. L’enfant grandit et obtient une autre perception, plus large. Lorsqu’il devient adulte, sa relation s’approfondit.

 

Jésus, le chemin vers le Père

En devenant chrétien, notre vie a changé, basculé, alléluia ! Nous avons changé notre façon de voir les choses, changé notre façon de vivre, de nous habiller, de parler, etc… Cela a été un bouleversement, n’est-ce pas ? Pourtant, nous avons encore des étapes à franchir dans notre connaissance de D.ieu. Pour la plupart d’entre nous, nous avons rencontré Jésus, comme Sauveur et Seigneur et avons fixé notre foi en Christ. Nous devons reconnaître que nous avons un peu mis de côté le Père – Avinou en hébreu, notre Père – et au bout du compte et sans nous en apercevoir, nous avons fait une séparation entre le D.ieu de l’AT et celui du NT. Mais D.ieu est UN et Il est infiniment grand. Nous avons besoin de revenir aux racines pour rencontrer le Père, le D.ieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

 
Les disciples, lorsqu’ils ont connu le Messie, avaient déjà une perception de D.ieu au travers des Ecritures. Ils connaissaient la Torah et les prophètes, etc. Ils avaient leurs racines bien établies en tant que Juifs. Ils connaissaient le Père avant le Messie en fait, et la découverte du Seigneur leur a révélé une plus grande dimension de D.ieu. Nous-mêmes qui sommes issus des nations, avons été éloignés des racines hébraïques et notre vision de « Jésus » a été colorée par notre manière de pensée grecque. Nous possédons Jésus qui est « le chemin, la vérité et la vie » – Il est en somme le chemin qui mène au Père, n’est-ce pas – mais peut-être pouvons-nous dire que nous sommes restés « sur le chemin », et qu’il faut aller plus loin encore.

 
Pensons à ce que disait Jésus (Matthieu 7 :21-22) : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux… ». C’est un sérieux avertissement pour nous qui croyons posséder le salut. Réfléchissons-y.

 
C’est le problème qui touche l’Eglise occidentale. La connaissance de D.ieu est loin d’être complète. Nous avons besoin d’un collyre (Apo.3 :14-19). En fait, nous avons besoin d’élargir notre cœur, pour aller plus loin et rencontrer D.ieu dans Sa totale dimension, en tant que Père, Créateur...



Chercher le Kavod de D.ieu
David avait pour lui le sens de l’humilité, et il avait aussi le sens de l’honneur de D.ieu. Lorsqu’il rejoint ses frères et l’armée de Saül, affrontant Goliath, David s’écria : Que fera-t-on à celui qui tuera ce Philistin, et qui ôtera l’opprobre de dessus Israël ? Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter l’armée du Dieu vivant ? ».

 
En plus d’aimer son D.ieu, David Le respectait, Le révérait. Il était prêt à défendre Son honneur. Il recherchait Son KAVOD, Sa gloire. Les Juifs croyants ont la révérence de D.ieu. Ils ne prononcent pas Son nom, car il est trop saint, KADOSH. Les Juifs ont le sens de la Sainteté de l’Eternel.

 
La crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse, n’est-ce pas. « Tous ceux qui l’observent ont une raison saine. Sa gloire subsiste à jamais » - Ps.111 :10 (Prov.4 :7 et 9 :10).

 


David et le Temple

David, bien que hautement qualifié, eut cependant des étapes à franchir pour grandir dans la maturité. Lorsqu’il transporta l’Arche de l’alliance, David avait oublié qu’on ne pouvait porter l’Arche que sur des épaules de Lévites consacrés. Le résultat, et cela malgré la sincérité du cœur de David et son amour pour D.ieu, a été la mort de son ami Uzza. David avait oublié les commandements.

 
Plus tard, il eut le désir de construire une maison, un temple pour l’Eternel, mais D.ieu lui dit que ce ne serait pas lui mais son fils qui le bâtirait (2 Sam.7 :13 ; 1Chron.17 et 22 :10). David s’est soumis, il a accepté la souveraineté de D.ieu, et il a reçu de Ses mains (1 Chron.28 :19) les plans pour l’édification du Temple. David a alors commencé ce nouveau projet ou ministère, celui de préparer tous les éléments pour construire le Temple, sachant que ce serait son fils qui le bâtirait. Il est allé jusqu’au bout de son appel. Il savait que les projets de D.ieu dépassaient sa propre vie. L’Eglise doit aussi apprendre qu’elle n’est pas l’aboutissement des projets divins.

 


Notre foi et notre cœur doivent s’élargir

Ainsi devons-nous de pas cesser d’apprendre, ne pas nous contenter de ce que nous avons et de ce que nous savons. Jésus a dit que le Père recherchait de « vrais adorateurs, qui adorent en esprit en vérité » :

«L’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père recherche. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » -Jean 4 :22-23

 
Ainsi, grandissons dans l’amour du Seigneur et la crainte de l’Eternel, « en Esprit et en Vérité ». LUI nous conduira dans « toute la vérité ». Il se révèlera à nous dans Sa pleine dimension, si nous Le recherchons de tout notre cœur, avec « un cœur élargi »…


 

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 14:40

balaam.jpgLe nom Balaam est dérivé du mot Baal. Il contient le mot ‘am = peuple, et veut dire ‘qui détruit le peuple’ ou ‘pas du peuple’. Le nom de Baal se réfère à la nature de culte païen : « Ils abandonnèrent l’Eternel, et ils servirent Baal et les Astartés » - Juges 2 :13. Dans le NT, il est question successivement de la voie, de l’égarement et de la doctrine de Balaam 2Pi.2 :15 ; Jude 11 ; Ap.2 :14.

 
Dans la tradition juive, (on prononce Bilam), il est ‘celui qui a abîmé le peuple’ : en effet, par un conseil impie que Balaam donna au roi de Moab Balak, il fit tomber les enfants d’Israël dans l’immoralité et l’idolâtrie.


Balaam, ou « comment détruire Israël » ?

Quatre chapitres – Nombres 22 à 25 – parlent de Balaam, fils de Béor. Il était considéré comme un devin, et était sans doute un prophète de grande renommée, habitant la Mésopotamie à Péthor, signifiant devin, voyant. Il semblait connaître l’Eternel, mais accepta de parler avec les chefs de Moab qui voulaient maudire Israël, moyennant de l’argent. Cela fait de lui un mercenaire, contrairement au prophète Elisée qui refusa tout cadeau de la part de Naaman le Syrien. Plus tard, Balaam sera exécuté avec les rois de Madian (No.31 :8). Il était devenu un traître. L’apôtre Pierre le décrit comme un prophète dément qui « aima le salaire de l’iniquité« Ces gens-là sont des fontaines sans eau… l’obscurité des ténèbres leur sont réservée » - 2 Pi.2 :15-16.

 
Le NT décrit ainsi Balaam comme une dangereuse idéologie, une perversion de la foi. La fin des temps révèle que cette idéologie n’a pas disparu. La volonté de détruire le peuple de Dieu et sa nation n’a pas disparu. Tous les moyens sont bons, utilisés pour délégitimer le peuple de Dieu et l’Etat hébreu. Toute église participant à la « curie » appartiennent à ce courant démoniaque religieux. Le COE ou Conseil Œcuménique des Eglises concentre ce pouvoir religieux. Le point commun des ces églises est le rejet de la Parole en tant que vérité absolue et d’Israël en général.



undefinedLa création de l’Etat d’Israël : « le péché originel » !

Janvier 2008 - La résolution de désinvestissement survient juste quelques mois après la publication d'un rapport commandé par l’Eglise faisant référence à la création de l'État d'Israël en tant que «péché originel». Parmi les déclarations du rapport qui ont irrité les activistes de la communauté juive, il y a une référence à la création de l'État d'Israël comme étant «le péché originel», un passage qualifiant le père fondateur d'Israël, David Ben Gourion, d’ «extrémiste» et un passage définissant les actions israéliennes comme étant des actes de «terrorisme»…. En parlant de l'impact de la Shoah sur la société israélienne, le rapport des Méthodistes affirme qu'il a été à l'origine de «l'hystérie» et du «sentiment de paranoïa» chez les Israéliens.

 
Position du COE[1]  sur le conflit au Proche-Orient
: « Négocier une paix juste dans le respect de la légalité est le meilleur moyen d’assurer le bien-être et la sécurité tant du peuple israélien que du peuple palestinien. Ce principe est au cœur de la politique du Conseil œcuménique des Eglises à l’égard du conflit. Il repose sur une conviction acquise durant 40 ans d’occupation illégale du territoire palestinien… » […]


La pensée de Balaam

1) Balaam semble demander conseil à Dieu pour quelque chose d’insensé et voyant la réponse négative, insiste et finit par obtenir un accord. C’est un refus non déguisé de soumission à Dieu et à Sa Parole. C’est en somme une manière de rejeter la vérité biblique en la contournant au profit de théologies mensongères. 

2) Balaam ne comprend pas la Justice de Dieu, qui lui fera dire clairement : « Il n’aperçoit point d’iniquité en Jacob » - No.23 :21. Balaam rejette en fait l’alliance divine avec Israël et conteste l’élection de ce peuple.

3) De manière perverse, et s’associant aux ennemis d’Israël, Balaam fait tomber Israël dans l’immoralité et l’idolâtrie, sachant que la Justice divine ne peut que châtier Israël. Seule, l’intervention de Phinées sauvera Israël – 24 000 Hébreux cependant moururent de « cette plaie ».

 

Israël ne peut être maudit
Nombres 22 : Interrogé par Balak et les chefs de Moab pour maudire Israël, Balaam leur promet de demander à Dieu, qui lui répond clairement : « Qui sont ces hommes que tu as chez toi ?... Tu n’iras point avec eux ; tu ne maudiras point ce peuple, car il est béni ». Balaam obtempère, mais à nouveau tenté par les chefs de Moab, il promet de reposer la question. Balaa
m n’est ni intègre, ni soumis à la Parole de Dieu. Jamais, il n’aurait dû accepter de recevoir les ennemis d’Israël et de les revoir après l’interdiction divine.

 
La question d’une quelconque malédiction sur Israël ne peut être posée – Israël ne peut être maudit. Balaam demeure le type du faux prophète ami de l’argent et des honneurs, et il ne fait aucun cas de la gloire et de la sainteté de Dieu. Israël est l’oint de l’Eternel, son « trésor personnel », la « prunelle de son œil ». Par la bouche de Balaam, Dieu dit qu’il n’y a « pas d’iniquité » en Israël, Lui-même étant son Roi.

Nous retrouvons question semblable aujourd’hui dans la bouche de chrétiens : « Ne peut-on pas critiquer Israël ?... ». Cette interrogation sous-entend un reproche fondamental. Elle remet en cause la Parole sur l’élection, l’alliance et les promesses. Paul dirait : « Ô homme, qui es-tu pour contester avec Dieu ? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé : Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? » - Rom.9 :20. Le roi David n’a pas pu maudire le roi Saül, car il estimait que celui-ci était oint de Dieu. Il a laissé agir Dieu.

 
L’absence de soumission à la souveraineté divine est et sera de plus en plus le problème de l’Eglise d’aujourd’hui. De la même façon, la Vérité de Dieu est et sera détrônée au profit de l’Humanisme, qui plaît à l’homme et le conforte. Ainsi la Parole de Dieu diluée perdra-t-elle toute puissance et autorité.

 

La justice de Dieu
« L’humanisme[2] ne s’inquiète pas de savoir ce qui est pur ou ce qui est souillé, ni ce qui est vrai ou ce qui est faux, ni ce qui est bien ou mal dans l’absolu. Il s’intéresse seulement à ce qui apparaît bon ou mauvais à la nature humaine, aux désirs humains, au regard humain ». Cela rejoint le problème de Pierre qui ne voulait pas que Jésus aille à la croix ; la réponse du Seigneur fut : « Arrière de moi, satan ! ». L’humaniste chrétien ne comprend pas la Justice de Dieu. Il rejette la conception de la rédemption par le sang et ne peut expliquer l’expiation. C’est un homme religieux
non régénéré, qui juge selon ses critères d’ordre naturel. Balaam pensait qu’Israël pouvait être maudit, comme tout peuple qui est pécheur.

 
Nous-mêmes en tant que chrétiens ne pouvons être maudits car Dieu nous a bénis, au travers du sang de l’Agneau. Jésus a pris sur Lui toute malédiction : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois » - Gal.3:13. Israël bénéficie à l’avance d’une expiation substitutive. Les fils d’Israël ont vu dans le désert le serpent d’airain attaché au bois, ils ont bu à l’eau du Rocher que Moïse avait frappé. Ils sont gravés sur la main de l’Eternel : « Voici, Je t’ai gravée sur mes mains ; Tes murs sont toujours devant mes yeux » - Es.49:16.

 

balaam1.jpgL’âne de Balaam
Que jamais le Seigneur fasse parler un âne pour nous arrêter ! Cela signifierait que nous avons écarté la Parole divine qui ne serait pas suffisante pour nous convaincre. Dieu avait dit « non ! » à Balaam et il a outrepassé sa décision. Son « oui » de No.22 :20 est Sa volonté « permissive ». Dieu permet que Balaam s’enferre. Dieu permet que des événements arrivent et nous forment. C’est finalement l’âne qui a permis que Balaam ne soit pas foudroyé par l’ange de l’Eternel « à l’épée dégainée ». Sur le mont Morijah, David a vu l’ange et il était terrifié. Balaam le prophète, lui, n’a rien vu et s’est mis en colère contre son âne. L’âne était sa conscience, et quelquefois, nous faisons taire notre conscience en étant hors du plan de Dieu.

 

Baal-Péor
Baal-Péor = Le Seigneur de la brèche. No.25 nous montre que le peuple hébreu s’est attaché à Baal-Péor, et la colère de Dieu s’est enflammée contre lui. Qui en était l’instigateur ? – Balaam ! « Voici, ce sont elles qui, sur la parole de Balaam, ont entraîné les enfants d’Israël à l’infidélité envers l’Eternel, dans l’affaire de Peor ; et alors éclata la plaie dans l’assemblée de l’Eternel ». Cet épisode est important. Plusieurs passages le mentionnent : Deut.4 :3 ; Ps.106 :28 ; Osée 9 :10 : « Mais ils sont allés vers Baal-Peor, ils se sont consacrés à l’infâme idole, et ils sont devenus abominables… ». Baal-Peor est une idole d’importance ; de lui vient sans dote le nom Belphégor. Il semble aussi que l’appellation « Balaam, fils de Béor » pourrait être « fils de Péor ». Balaam serait alors un prophète de Baal-Péor[3] , adorateur du dieu moabite.

 
Moïse a mesuré le danger : « Moïse dit aux juges d’Israël : Que chacun de vous tue ceux de ses gens qui se sont attachés à Baal-Peor » - No25 :5. Ce danger est d’une grande gravité. Il faudra un Lévite pour arrêter « la plaie », ce sera Phinées (= bouche d’airain), le fils du sacrificateur. Phinées (appelé Pin’has dans la tradition juive) arrêta le fléau sur Israël par son zèle pour le Seigneur : « Ce sera pour lui et pour sa postérité après lui une alliance de sacrificature perpétuelle, parce qu’il a été jaloux pour son Dieu, et qu’il a fait l’expiation pour les enfants d’Israël » - No.25 :13.

 
La question peut être posée : Baal-Peor est-il symbolique du temps de l’Antichrist ? Nous savons que ce dernier séduira Israël, avec la complicité du dragon qui fera la guerre aux croyants. D’après Ap.16 :13, il y a une sorte de trinité diabolique: le dragon, la bête et le faux prophète : « Le dragon fut irrité contre la femme (Israël), et il s’en alla faire la guerre au reste de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu… » - Apo.12:17. Durant la « semaine de Daniel » (Dan.9 :27), l’Antichrist obtiendra la faveur d’Israël, puis commettra le blasphème en s’asseyant dans le Temple (Mt.24 :15). Cela ressemble fortement à ce que nous révèle No.25. Cette alliance qui sera faite avec l’Antichrist, appelé dans Daniel « le dévastateur » (Dan.9 :27), sera une abomination pour Dieu, et de la même façon que la plaie causa la mort de 24 000 fils d’Israël, par la faute de Balaam, Israël perdra sans doute beaucoup de ses enfants en ce temps-là.

Parallèlement, nous savons aussi que le Mashia’h interviendra glorieusement pour faire cesser « la plaie », pour stopper le massacre, initié sans doute par les nations, elles-mêmes subjuguées par l’Antichrist !

 

La beauté et la gloire d’Israël

Dieu est puissant pour se servir du mal comme d’un tremplin. Ne l’a-t-il pas fait au travers de la Croix ?... Dans cet épisode de Balaam, nous voyons que des paroles magnifiques sont sorties de la bouche de ce faux prophète Résumons-les, car elles sont importantes pour saisir la pensée de Dieu à l’égard d’Israël :  

- « C’est un peuple qui a sa demeure à part, et qui ne fait point partie des nations » - No.23 :9 – L’élection est un principe divin. Israël est le témoin de Dieu dans le monde, le peuple théophore.

 

- « Il n’aperçoit point d’iniquité en Jacob, Il ne voit point d’injustice en Israël ; L’Eternel, son Dieu, est avec lui, Il est son Roi, l’objet de son allégresse… L’enchantement ne peut rien contre Jacob, ni la divination… C’est un peuple qui se lève comme une lionne, qui se dresse comme un lion » - No.23 :21, 23, 24 – N’est-il pas vrai que Dieu ne voit pas le péché en nous, par le fait même que Christ est en nous ? C’est la même chose pour Israël. En Zach.3 :9, Dieu dit qu’Il enlèvera définitivement l’iniquité d’Israël en tant que nation « en un jour ». C’est lui qui s’en chargera en Son temps !

 

- « Qu’elles sont belles, tes tentes, ô Jacob ! Tes demeures, ô Israël ! » - No.24 :5 – Admirons Israël comme nous admirons Dieu, et chantons ses louanges (Jér.31 :7)

 

- « Béni soit quiconque te bénira, et maudit soit quiconque te maudira » - No.24 :9 – C’est l’humour de Dieu de mettre cela dans la bouche de Balaam ! Ainsi ne pouvons-nous pas maudire Israël, comme David ne s’est pas autorisé à porté la main sur Saül.

- « Je le vois, mais non maintenant, Je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob, un sceptre s’élève d’Israël » - No.24 :17. Il s’agit bien sûr du Messie, du Roi des rois qui viendra régner à Jérusalem ! Il donnera la victoire en faveur d’Israël et ce sera la porte ouverte pour la bénédiction de toute l’Humanité. Que le Seigneur soit glorifié pour Ses desseins parfaits !...

 


[1] « 60 ans de politique du COE concernant la Palestine/Israël, 1948-2007 ». Le COE est une communauté d'Eglises qui compte 349 membres de presque toutes les traditions chrétiennes dans plus de 110 pays sur tous les continents.

[2] Selon le livre de Johannes Facius : « Comme aux jours de Noé » - Ed. Foi et victoire, p.88.

[3] Une découverte archéologique en 1967, à Deir Alla en Jordanie, a révélé une inscription araméenne en rouge et noir sur des murs, au sujet d'une prophétie du livre de Balaam. Balaam, fils de Beor, dans ce récit est un prophète de Shamash, le dieu-soleil sémitique (Le mot "shemesh" est le mot hébreu pour «soleil», et en arabe = "tromperies")

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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 13:29

DAvid-harpe.jpgMessage AudioLe Psaume 51 est un superbe prière de David dans lequel il ouvre son cœur et se livre tout entier ! Quelle belle confession, quel témoignage de repentance authentique ! C’est un modèle de foi pour tout croyant et pour nous qui sommes de « la nouvelle alliance ». Le Dieu que nous servons est le même dans l’AT que dans le NT, et le repentant que je suis aujourd’hui peut passer par les mêmes affres et les mêmes épreuves que David a dû traverser en ayant péché devant l’Eternel. Comme David, nous avons besoin de confesser nos péchés, de pleurer devant Dieu et de Le supplier de renouveler en nous la présence de l’Esprit.

 

Le « SOD » du psaume 51
En plus de l’importance de la repentance, il y a dans ce Psaume un sod - un secret qui nous montre que ce témoignage possède une valeur non seulement exemplaire mais prophétique. En effet, il est étonnant de lire au verset 20 cette parole apparemment « hors du contexte » qui dit : « Répands par ta grâce tes bienfaits sur Sion, bâtis les murs de Jérusalem ! ». C’est comme s’il y avait une cause à effet du renouvellement de l’Esprit en David avec la bénédiction de SION.

 
« Alors », les sacrifices pourront reprendre… « Alors », le Mashia’h pourra faire Son entrée et introduire le Royaume de justice ! Il y a dans ce psaume une clé pour comprendre l’état d’esprit du croyant nécessaire à la venue du Messie, à l’introduction du nouveau Royaume sur la terre, symbolisé par la reconstruction du Temple. Jésus lui-même, en Matthieu 22 :43 (Luc20 :42 et Marc 12 :35), démontrait aux pharisiens de son temps, en parlant du Psaume 110, que David était animé de l’Esprit. Il vivait par l’Esprit, était conduit par Lui. Le Psaume 51 nous parle de cette nécessité absolue d’être habité et renouvelé par l’Esprit de Dieu.

 

La présence du Saint-Esprit de Dieu en nous

Le mot ESPRIT en hébreu ROUA’H est la clé de ce Psaume, et la supplique de David est (v.13) : « Ne me retire pas ton Esprit saint ! ». David a péché gravement et il l’a compris au travers de Nathan le prophète. Il a vécu alors la pire des choses, être coupé de l’Esprit de Dieu. En Nombres 14 :34, nous voyons les Hébreux tomber dans la rébellion en refusant de rentrer dans le Pays promis. Dieu est en colère contre le peuple qui méprise Ses promesses et grâce à l’intercession de Moïse (No.14 :19), Il prend cette terrible décision de les laisser encore 40 ans dans le désert : « Ainsi, vous porterez la peine de vos iniquités pendant 40 ans, une année pour chaque jour ; et vous saurez ce que c’est que d’être privé de ma présence ».

 
Frères et sœurs, je ressens dans l’Esprit que l’Eglise se trouve dans une situation semblable ! Le refus de considérer l’Israël actuel d’une manière prophétique, la non-volonté de rentrer dans les projets de Dieu en consolant Son peuple et en le soutenant ouvertement, a le même impact que le refus des espions de rentrer en Terre promise… « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises ».

 

Les 3 demandes de David concernant le ROUA’H

A présent, considérons les 3 prières de David qui touchent l’esprit et le cœur :

  1. « O Dieu ! crée en moi un coeur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé » - v.12
  2. « Rends-moi la joie de ton salut, et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne ! » - v.14
  3. « Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé : O Dieu ! tu ne dédaignes pas un coeur brisé et contrit » - v.19

 
1 – Un cœur pur et esprit bien disposé

En hébreu : lev tahor ve roua’h nakhon. Le péché amène la confusion dans le coeur et voile l’intelligence. Concernant David,  il s’agit moins du péché sexuel que du péché contre Dieu. David l’avait compris. Il a laissé s’introduire en lui une forme de duplicité, contraire à la simplicité, l’unicité, à la pureté d’esprit. Le Psaume 12 parle du « coeur double ». Voilà le péché que Dieu exècre : le manque de sincérité, de transparence, de vérité. Dieu ne supporte pas le double-langage. Nous le voyons chez les ennemis d’Israël : ils prônent la paix et pensent « guerre ». Nous pouvons le voir chez les chrétiens également…  dans notre propre coeur. Dieu est un Dieu de vérité et Il n’a qu’une parole. Il est la Vérité et Il est e’had - UN.

 
Le mot nakhon vient de khun en hébreu, qui signifie « établi fermement ». La Bible Darby traduit : « Renouvelle au dedans de moi un esprit droit ». Nous avons besoin d’être renouvelés en nous pour agir droitement, dans la vérité. Notre foi doit être fermement établie et ne doit pas être, comme le dit Jacques, « semblable au flot de la mer et agitée par le vent » (1 :6). Qu’un tel homme ne s’imagine pas recevoir quelque chose du Seigneur, dit-il. Jésus disait : « Si un royaume est divisé contre lui-même, il ne peut subsister » (Marc 3 :24). David avait une double vie. Souvent dans notre monde chrétien, nous avons une double vie, celle du dimanche après le message du pasteur et celle de la semaine sans Dieu. Pour Dieu, ça ne marche pas. Dieu est e’had – UN, et Il est Vérité. Prenons conscience de ce danger qui nous guette.

 

2 – Un esprit de bonne volonté
En hébreu : roua’h nediva. Le mot nadiv désigne les princes de haut rang. Ils sont nobles et possèdent un esprit généreux. Le contraire de cet esprit noble correspond à l’esprit de mesquinerie et de murmure. Relisons Nombres 11 : « Le peuple murmura et cela déplut à l’Eternel. Lorsque l’Eternel l’entendit, sa colère s’enflamma ; le feu de l’Eternel s’alluma parmi eux, et dévora l’extrémité du camp. Le peuple cria à Moïse. Moïse pria l’Eternel, et le feu s’arrêta ». Le péché du peuple était le murmure.
Cet esprit entraîne la convoitise. Les Hébreux pleurèrent sur eux-mêmes, se rappelant l’Egypte et « les concombres, les melons, les poireaux, les oignons et les aulx »

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Méfions-nous de l’insatisfaction et ne laissons pas le murmure s’installer en notre coeur ! Paul disait que nous devons être heureux en ce que nous avons et en ce que nous sommes : « J’ai appris à toujours être content…» - Phil.4 :11. Cet esprit d’insatisfaction relève d’un manque de maturité et de l’égoïsme, qui centre l’intérêt sur soi. C’est au contraire en sortant de nous-mêmes, en nous intéressant à l’autre que nous trouvons la joie du partage et le renouvellement de l’Esprit.

 

3 – Un esprit brisé, un coeur brisé et contrit
En hébreu : roua’h nichbara. Le Seigneur désire que notre esprit/coeur soit brisé. Pourquoi ? Parce qu’Il ne pourrait pas nous utiliser et trouver Son plaisir en nous. Jésus est notre modèle ; Il a été « blessé pour nos péchés, brisés pour nos iniquités » (Es.53 :5). Une image nous aide à comprendre : pour faire du vin, les belles grappes de raisin doivent être piétinées, broyées pour que le jus puisse en sortir et devenir du vin. Dieu a besoin que nous devenions du vin nouveau. C’est une pensée prophétique : la dernière génération, selon Luc 21 :32, sera comme « un vin nouveau et pétillant ». Le plus intéressant, c’est que cela ne concerne pas seulement les jeunes, mais tout croyant qui accepte de se laisser « broyer » dans les mains de Dieu, qui accepte de donner sa vie pour qu’Il la façonne à son gré et ainsi rentrer pleinement dans les œuvres qu’Il a préparées. Dieu cherche des cœurs jeunes, des outres souples et renouvelées…

 

Le péché de Myriam

En Nombres 12, il est question de la rébellion de Myriam et Aaron : « Myriam et Aaron parlèrent contre Moïse… ». Notons que Myriam est citée en premier. Dieu était en colère contre eux et les convoqua à la Tente devant Moïse, qu’Il justifia : « Je lui parle bouche à bouche… il est fidèle dans toute ma maison »... Le péché était grave car la Nuée, la présence du Saint-Esprit, se retira de dessus la Tente ! Et c’est alors que Myriam fut frappée de lèpre ! Moïse intercéda tout de suite pour sa sœur. On peut voir là notre Avocat dans le ciel, priant et intercèdant pour nous jour et nuit. Pourtant, le Seigneur laissera à Myriam un temps de châtiment. Et Dieu dira : « C’est comme un père crachant au visage de sa fille…, elle est devenue un objet de honte et doit se cacher sept jours ». Suite à cela, Myriam regagnera le campement.

 
Si l’on accepte l’idée que le trinôme Moïse-Aaron-Myriam, (roi-prêtre-prophète) représente le leadership durant la sortie d’Egypte, il est possible de voir en chacun des personnages un sens particulier. Moïse est le chef, le roi, il représente le Messie. Aaron est le cohen gadol, le souverain sacrificateur, il est l’élite d’Israël. Et Myriam désigne l’Eglise, car elle est prophétesse. Dès le début, elle reconnut en Moïse le futur Libérateur du peuple hébreu (comme nous avons accepté Christ), et après la Mer rouge, elle chanta les louanges de Dieu (Ex.15 :20). Elle incarne l’Eglise, dans la prophétie, la louange et l’adoration.

 
Hélas, son nom a pour sens : rébellion, obstination et elle le manifeste dans cette histoire, vis-à-vis de Moïse. En fait, elle n’accepte pas que seul Moïse ait la révélation de Dieu, elle n’accepte pas sa vision unique des choses. Quelle est la vision de Moïse ? Atteindre le Pays promis et rentrer en Canaan : « Monte vers ce pays où coulent le lait et le miel » - Ex 33:3. C’est la mission donnée à Moïse, selon la promesse.

 
Aujourd’hui, l’Eglise/Myriam est fière d’elle, elle est devenue suffisante. Sa vision ne s’accorde pas avec celle de Dieu pour les derniers temps que nous vivons. Or, la vision pour Israël correspond à la vision de Moïse pour Canaan. Rentrer en Canaan aujourd’hui pour l’Eglise, c’est rentrer dans la vision et les projets de Dieu qui accompagnent cette vision. Et sans vision/discernement, le peuple périt (Osée 4 :6). Ici, avec Myriam, il est question de « sept jours » de mise en quarantaine. Dieu est un Dieu de grâce….

 

Un faute de grammaire ?...

lyre150.gifPour terminer cette étude sur le Psaume 51, il est intéressant de noter une erreur grammaticale qui nous interpelle. On remarque en effet que l’adjectif relié au premier « esprit-roua’h » ne s’accorde pas comme les autres :

  1. l’esprit droit – roua’h nakhon
  2. l’esprit noble – roua’h nedivah
  3. l’esprit brisé – roua’h nichbarah

 
Comme on le voit, les deux derniers adjectifs sont accordées au mot roua’h qui, dans l’hébreu, est féminin. Il y a une exception pour l’Esprit de Dieu, qui Lui, est masculin. Le « ah » à la fin de l’adjectif caractérise le féminin, et nous voyons donc que, parmi les trois adjectifs, seul « nakhon » est masculin. Voilà une piste de compréhension : ces trois « Esprit » représentent Dieu dans sa totalité. David a dépeint Dieu dans ses trois dimensions. Il y a ainsi dans ce Psaume cette erreur grammaticale qui respecte la gloire de Dieu, car IL est le Dieu de droiture et de vérité. IL est comme un diamant unique, Il est comme la voûte céleste, établie (nakhon) pour l’éternité… Voilà une erreur qui nous réjouit. Alors qui désigne quoi ?

* L’esprit noble est le saint-Esprit qui donne la joie du salut (v.14) – roua’h nedivah

* L’esprit brisé parle de Christ qui a été brisé à la croix (v.19) – roua’h nichbarah

* Et l’Esprit droit ou de vérité désigne Dieu, qui ne peut être qu’au masculin (v.12) – roua’h nakhon

 

L’esprit de David

On ne peut rentrer dans la vision de Dieu pour les derniers temps, dans l’attente du Messie et de Son royaume sur la terre, qu’en étant revêtu de ce caractère de David : un esprit droit, un esprit noble et un esprit brisé. C’est l’esprit de David qui doit nous animer pour rentrer dans les œuvres que Dieu a préparées d’avance pour nous. C’est ainsi que nous accueillerons le Fils de David, le Roi des rois !

Et si le péché de David nous parlait, à l’instar de Myriam, du péché de l’Eglise qui ne veut pas rentrer dans les desseins divins ? Nous devons être lavés, purifiés. Comme David, nous avons besoin de crier à Dieu :

« Aie pitié de nous, dans ta grande miséricorde, pardonne notre idolâtrie, notre incapacité à Te suivre, notre rébellion, notre manque d’unité, notre mesquinerie et notre obstination à ne pas être brisés comme Tu le veux. Nous sommes rebelles à Ta souveraineté ! » Et Dieu nous répondra :

« Je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas,
et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies.
 Moi, Je reprends et Je châtie tous ceux que J’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi »
- Apo.318


Merci Seigneur, pour ta grande miséricorde !


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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement
5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 14:53

20050220_v.jpgC’est à la suite d’une exhortation pour un engagement total du chrétien dans sa foi, que Jésus nous donne des détails concernant Sa gloire prochaine, dans l’Evangile de Matthieu – Mat.16 :24-27. Dieu nous dit en somme : « Il y a une suite, ne baissez pas les bras, tenez bon ! La consécration de votre vie, la poursuite du salut de votre âme, ouvre la porte à un horizon encore plus grandiose, lié à ma gloire sur terre ! »

« Oui, le Fils de l’homme va venir avec Ses anges, dans la gloire de son Père. Alors il récompensera chacun selon ses actions. Je vous le dis, c’est la vérité : quelques-uns ici ne mourront pas avant de voir le Fils de l’homme venir comme roi » - Mat.16 :27-28

 

Le Royaume à venir sur la terre
On peut se demander, suite à ce verset, qui parmi les disciples ont eu ce privilège de voir la gloire du Fils dans Son ministère royal ?... Il s’agit bien de Son Règne sur la terre. Nous le prions dans la prière du Notre Père : « Que ton règne vienne, sur la terre comme au ciel… ». Cela correspond bien à la volonté de voir régner Dieu sur terre.

 
C’était une vraie question pour les apôtres, selon Actes 1 :6. Ils demandèrent au Seigneur ressuscité : « Est-ce en ce temps-là que tu rétabliras le royaume d’Israël ? ». Jésus répondit : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de Sa propre autorité ». Evidemment, Jésus ne pouvait pas leur dire qu’il passerait encore de nombreux siècles avant Sa venue glorieuse…

 

Sur la montagne de la transfiguration
Lisons le chapitre suivant – Mt.17 :2 : « Sous leurs yeux, Jésus fut transfiguré. Son visage brilla comme le soleil et ses vêtements deviennent blancs comme la lumière ». C’était six jours après la promesse de Jésus que certains des disciples Le verraient glorieux. Les heureux élus sont donc les trois pécheurs : Pierre, Jacques et Jean. Ils sont transportés dans une vision de gloire. Nous voyons la Schekhinah : « Comme il parlait encore, une NUEE lumineuse les couvrit », c’est la Nuée de gloire. Et nous entendons le Père, le Tout-puissant : « …une VOIX fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui J’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette VOIX, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur ».

 
Imaginons la scène, et réalisons ceci : lorsque nous verrons le Messie dans Sa gloire, nous tomberons de frayeur, face contre terre ! Le Seigneur ne sera plus le « petit enfant né dans une crèche ». Il viendra comme un Roi puissant, un Juge : « Il rendra à chacun selon ses œuvres » - Mat.16 :27. Il y a une suite glorieuse au temps et au ministère de l’Eglise et nous avons à nous préparer à être transfigurés et revêtus de gloire. C’est dès maintenant que nous devons nous préparer. Anticipons ce temps et ne soyons pas effrayés.

 

Les éléments du Royaume à venir
Deux personnages apparaissent dans cet événement glorieux de la Transfiguration : Moïse, le conducteur du peuple juif et Elie, le grand prophète aux nombreux miracles. Nous avons donc sur la montagne les éléments qui composeront le Royaume à venir : avec le Roi, il y a les rachetés d’Israël et ceux de l’Eglise. Moïse incarne Israël, tandis que le prophète qui n’est pas passé par la mort, incarne les rachetés de l’Eglise. Jean-Baptiste dans le NT avait « l’esprit et la puissance d’Elie » - Luc 1 :17. On pourrait aussi dire que les trois premiers apôtres appelés au service du Maître (Mt.4 :21), Pierre, Jacques et Jean, représentent les élus qui sont déjà « sur la montagne », choisis de Dieu mais non encore glorifiés, tandis que la foule en bas de la montagne représente la multitude devant être amenée à Le reconnaître.


Il fallait que les apôtres voient la gloire du Roi. Ont-ils compris ? Le comportement de Pierre révèle que non, puisqu’il propose prosaïquement une tente pour chacun… Mais ce texte est important pour tout chrétien qui aujourd’hui a une vue plus générale des plans divins. Les apôtres ne pouvaient pas comprendre. Deux mille ans après, alors que « le temps des nations est terminé » (Luc 21 :24), nous pouvons saisir que la venue du Roi destiné à asseoir le « Royaume à venir », est vraiment proche.  

 

Mo-se-et-Elie.jpgElie « rétablira toutes choses » - un ministère actuel
A la question des apôtres sur la venue d’Elie comme le souligne les scribes, Jésus répond – Mt.16 :11 : « Il est vrai qu’Elie doit venir et rétablir toutes choses ». Elie représente bien le Seigneur de gloire ? Oui, mais il ne s’agit pas du Seigneur dans son humiliation, mourant sur une croix et portant les péchés du monde, mais du Seigneur revêtu de Sa gloire, venu pour régner et juger. Du temps des apôtres, Jean-Baptiste incarna Elie le Tischbite (v.13). Et nous pourrions dire que notre ministère aujourd’hui est à l’image de Jean-Baptiste. Il prépara le « chemin du Seigneur », et nous sommes amenés à « préparer le chemin du Roi ». Nous devons donc œuvrer avec l’Esprit d’Elie, afin de « préparer au Seigneur un peuple bien disposé » - Luc 1 :17. 

 
C’est ce que révèle Esaïe 40 : « Une voix crie : Préparez au désert le chemin de l’Eternel, aplanissez dans les lieux arides une route pour notre Dieu… Que toute vallée soit exhaussée, que toute montagne et toute colline soient abaissées ! … Alors la gloire de l’Eternel sera révélée ». C’est notre temps aujourd’hui de préparer le peuple, l’Eglise, à anticiper la venue du Roi, de soumettre nos comportements, nos pensées, et aussi d’enlever les pierres ou d’abaisser les montagnes. Ces pierres ou ces montagnes peuvent être des théologies erronées, ou de fausses conceptions chrétiennes. A l’égard d’Israël, on peut dire que « préparer le chemin » équivaut à balayer la haine et l’antisémitisme et préparer le cœur du peuple juif à accueillir son Messie.

 

Renouvellement et rétablissement de toutes choses
Nous savons que le Seigneur va rétablir le Royaume d’Israël. Il y a en fait deux termes dans le NT qui sont utilisés pour parler du Royaume à venir consistant à un retour à des choses anciennes et nouvelles à la fois :

* Renouvellement – paliggenesia = nouvelle création, nouvelle naissance 

* Rétablissement – apokatastasis = restauration à l’état initial, guérison, retour à la théocratie

 
1) Rétablissement : En Actes 3 :21, l’apôtre Pierre dans son grand discours de Pentecôte, précise :

« … afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie Celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit accueillir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes d’autrefois ».

 
Actes 3 :21 se réfère aux paroles des prophètes, assurant la réalisation des promesses. Esaïe 2 et 11, Michée 4, Jérémie 33, Ezéchiel 37, Zach.14, le mentionnent. Il est question du temps de Paix enfin établi sur la terre, la Justice régnant sous l’autorité du Mashia’h, demeurant à Jérusalem sur le « trône de Sa gloire ». Notons les étapes énoncées : Jésus est monté au ciel, revenant dans Sa gloire à la Droite du Père, et au temps prévu, Il rentrera dans Son nouveau ministère : rétablir le royaume d’Israël, selon Actes 1 :6 et 11. 
 

« La terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent.
En ce jour, le rejeton d’Isaï sera là comme une bannière pour les peuples.
Les nations se tourneront vers Lui, et la gloire sera sa demeure »
- Es.11 :9-10

« L’Eternel sera le juge des nations, l’Arbitre d’un grand nombre de peuples.
De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, et de leurs lances des serpes :
une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre »
- Es.2 :4

« Et il arrivera que tous ceux qui resteront de toutes les nations qui seront venues contre Jérusalem, monteront d’année en année pour se prosterner devant le Roi,
l’Eternel des armées, et pour célébrer la fête des Tabernacles »
- Zach.14 :16

 
2) Renouvellement : En Matthieu 19 :28, le Seigneur parle du ministère qui incombe à « ceux qui L’ont suivi ». Le verset indique que le Fils de l’homme régnera à Jérusalem dans Son Temple, selon Zacharie 14, et que les apôtres auront un rôle de Juges. En effet, il est dit en Es.1 :26, que Dieu rétablira « les juges tels qu’ils étaient autrefois, et les conseillers, tels qu’ils étaient au commencement ».

« Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de Sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël » - Mat.19 :28.

 
Nous croyons aussi que ce renouvellement se fera dans les cœurs : Dieu va renouveler Israël, accomplissant Ses promesses et Sa bénédiction sur Son peuple. Il leur donnera un cœur et un esprit nouveau – Ez.36 :26.

« En un jour, J’enlèverai l’iniquité de ce pays (Israël) » - Zach.3 :9
« Voici, les jours viennent, dit l’Eternel, où Je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle… Je mettrai ma loi au-dedans d’eux » - Jér.31 :31-33

 Nous voyons par ce verset avec beaucoup d’autres, que Dieu agira en Son nom. C’est Lui qui se révèlera.

 

Jusqu’au bout !

 « Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Encore un peu, un peu de temps, Celui qui doit venir viendra, et Il ne tardera pas. Et mon juste vivra par la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme ».

 
C’est la parole de Hébreux 10 :36-39 pour l’Eglise : le Seigneur nous exhorte dans les temps de la fin à saisir et à mettre en oeuvre deux qualités essentielles qui nous conduiront à la victoire :

 
1)  La persévérance – C’est le 1er mot d’ordre : persévérance ! C’est une qualité indispensable à développer aujourd’hui, car comme « les vierges sages » (Mat.25), nous devons nous accrocher et veiller à ce que l’onction (l’huile) soit toujours sur nos vies, c’est à dire la permanence de la Présence de Dieu en nous. Jacques nous dit : « Il faut que la persévérance (ou patience – même mot grec hupomoné)  accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien » - Ja.1 :4. Dieu nous veut parfaits et accomplis, et désire que nous allions jusqu’au bout, quelques soient les difficultés ou épreuves. Au contraire de nous décourager, celles-ci doivent nous stimuler. L’ennemi fait son travail, et agit pour nous empêcher d’atteindre le but, mais c’est à nous de glorifier Dieu, en persévérant jusqu’à la ligne d’arrivée, sans faillir.

 
2)  La foi – L’apôtre ajoute un 2e mot d’ordre : la foi ! Ce n’est pas la foi qui sauve, c’est celle qui donne la capacité d’aller jusqu’au bout : croire l’impossible ! C’est la nécessité d’avoir des convictions solides et bien ancrées. Le chapitre 11 est le chapitre de la foi par excellence. Plusieurs des hommes cités dans ce chapitre des « héros de la foi » ont payé de leur vie leurs convictions. Certains n’ont même pas obtenu les choses qui leur étaient promises (Héb.11 :13 et 39), comme Moïse qui n’est pas entré dans le pays, mais « ils les ont vu de loin », et n’ont pas été frustrés. Ils savaient qu’ils avaient rempli leur mission. Devoir accompli ! Un autre prendra le relais, et Dieu lui déclarera comme en  Mt 25:21 et 23 : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose… entre dans la joie de ton maître ».  

 
Les témoins dans le ciel nous observent et nous encouragent ! C’est comme dans un stade, lorsque nous voyons sur les gradins les spectateurs applaudir les coureurs près de la ligne d’arrivée. Courons comme ces athlètes, dit l’apôtre, fixons les yeux sur le Seigneur et encourageons-nous mutuellement.

 
« Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection…»
- Héb.12 :1-2


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