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- Novembre / Décembre 2016 -

7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 10:28

cant des cantiquesTazri’a est le nom de la parasha du 2 avril 2011 (Lévitique 12 et 13). Le mot tazri'a désigne la femme qui est « fécondée, ensemencée »… et devient enceinte. C’est la Loi de la nature, et elle est valable aussi dans le domaine spirituel. En Christ, nous avons été « fécondés » – sa semence de vie a été déposée en nous, Il a ouvert le chemin de la Vie de D.ieu pour nous, et nous avons la responsabilité de grandir et de porter du fruit.

 

Le passage nous montre que lorsqu’il s’agit d’un fils, la mère reste 7 jours impure jusqu’à la circoncision, et il faut 33 autres jours (1) pour achever la purification de son sang – cela fait en tout 40 jours (2). Il semble en fait que de la conception ou de l’embryon à la formation du fœtus, 40 jours sont nécessaires. On peut voir ainsi que le chiffre 40 possède une forte valeur symbolique, et parle de maturation.

 

A la naissance de son enfant, la mère dans la Bible devait aller au Temple et porter au sacrificateur/cohen un sacrifice double : un agneau pour holocauste, et une tourterelle (tor) ou pigeon (yona) pour sacrifice d’expiation. Pour les gens pauvres qui ne peuvent payer un agneau, un oiseau suffit pour chaque sacrifice. En Luc 2 :22-24, nous voyons que Marie, après avoir accouché de Jésus, et achevé « les (40) jours de purification », est venue elle-même au Temple offrir deux tourterelles (ou pigeons) comme sacrifices. 

 

On peut s’étonner de voir qu’il y ait besoin de sacrifice pour une naissance. Mais réalisons, outre le fait que le sang a besoin d’être purifié (3), qu’il y a comme une mort, ou plutôt le passage d’un état d’embryon dans le ventre maternel, à un autre état – celui de bébé pour une nouvelle vie. L’accouchement est semblable à une mort, comme une graine qui meurt dans la terre, et renaît à la vie. C’est pour la mère elle-même une épreuve difficile, une transformation dans son propre corps, et qui change totalement sa perspective de vie : de jeune fille, elle devient mère. Et la mère doit ainsi être renouvelée dans son corps et dans son psychisme – l’esprit de vie, par le sacrifice, la régénère et l’équipe pour les jours à venir. 

 

BirdsMosaic11.jpg
Les deux sacrifices correspondent à l’holocauste (‘ola – élévation à D.ieu) et au sacrifice d’expiation (‘hatta). Ce sont les deux sacrifices exigés par D.ieu – l’un qui est « d’agréable odeur à l’Eternel » et l’autre qui n’est « pas une agréable odeur à l’Eternel ». La Croix est l’image de ces deux sacrifices complémentaires, auxquels Christ a pourvu, en étant à la fois l’Agneau parfait et la colombe innocente : 1) Christ s’est offert pour parer à nos faiblesses – c’est l’holocauste, 2) Il a souffert à cause de notre désobéissance – c’est le sacrifice d’expiation.

 

Nefesh tortekha – « l’âme de ta tourterelle »

Dans le Cantique des cantiques (2 :14), Salomon/le Messie appelle la Shulamithe/sa fiancée/Israël : Yonati« ma petite colombe ». C’est un diminutif affectueux de Yona, la colombe. De la même façon, D.ieu dit à Israël, sa colombe : « Fais-moi entendre ta voix ! ». Plus haut, il est question de la voix de la tourterelle – Qol hator. C’est aussi dans ce passage où la Shulamite dit à son amoureux : dodi li ve’ani ledodi – « mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui » - Cant 2 :16.

 

Dans le Psaume 74 :19, Israël est désignée comme « une tourterelle ». Le psalmiste criait à D.ieu : « Ne livre pas l’âme de ta tourterelle aux bêtes… Aie égard à l’Alliance ! ». Paroles remplies d’émotion, lorsque l’on pense au meurtre de la famille d’Itamar en Israël, récemment victime d’un assassinat barbare – un couple et trois enfants dont un bébé, tous poignardés ou égorgés. 

 

De même, nous pensons à cette chrétienne décédée lors du récent attentat de Jérusalem, des suites de ses blessures occasionnéesitamar-fogel-2.jpg par une bombe pleine de clous. Mary, c’est son nom, avait 56 ans, et se réjouissait de vivre en Israël pour mieux étudier l’hébreu et parfaire ses traductions de la Bible. Sa vie a été fauchée, comme celles de la famille juive qui habitait par la foi dans les collines de Judée-Samarie, sur la terre que D.ieu leur avait donnée.

 

Une terre fécondée

D.ieu avait fait alliance avec Israël en lui donnant la terre, et cette terre était comme « une épouse » - Es 62 :4 - elle est ‘hefsiba – le plaisir de Dieu en elle. Cette terre est d’une manière prophétique, ensemencée par le sang versé sur son sol. Elle a été ensemencée en premier lieu par le sang de l’Agneau qui a coulé à la Croix. C’est une terre qadosh, spéciale pour l’Eternel, et c’est sur cette terre, à Jérusalem la ville de D.ieu, que le Messie posera Ses pieds.

 

Ne peut-on pas penser que ces vies fauchées, égorgées comme des tourterelles, sont des semences pour la terre ? Prions comme Asaph, en criant à l’Eternel « Ne livre pas l’âme de ta tourterelle aux bêtes… Aie égard à l’Alliance ! », mais ajoutons et proclamons que la terre ainsi ensemencée, portera du fruit, et que ce fruit est et sera une bénédiction pour Israël et l’humanité entière.

GF – 3 avril 2011

 

 

(1) Lorsqu’il s’agit d’une fille, c’est multiplié par deux : la mère aura besoin de 14 jours + 66 jours (= 80 : 2 x 40 jours) pour récupérer, et purifier son sang.

(2) N’est-ce pas pour cela que Jésus, qui a ouvert « une route nouvelle et vivante qu’Il a inaugurée pour nous au travers du voile c'est-à-dire de sa chair » (Héb 10 :20), est resté 40 jours sur terre avec ses disciples avant de monter au ciel ? (Ac 1 :3). Le voile a été déchiré - en grec katapetasma ; en héb POREKHET – Ex 26 :31. Ce voile séparait le Lieu saint du Lieu très saint ; il est le même que celui qui a été déchiré dans le Temple, à la mort de Christ. Perekh désigne la cruauté, la dureté – c’est ce que D.ieu ôte en nous, et déchire, lorsque nous « naissons de nouveau ».

Chez la femme, « le voile » est clairement désigné par l'hymen, cette petite membrane fermant partiellement l'orifice vaginal, et qui dit-on, n’a aucune utilité physiologique. Or, cette membrane, l’hymen, se rompt lors du premier rapport sexuel, entraînant une légère perte de sang (lire « le voile déchiré »)

(3) « Le sacrificateur fera pour elle l’expiation, et elle sera pure » - Lév 12 :8. 

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Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement