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- Novembre / Décembre 2016 -

21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 12:02

Etude : « La peur, tueuse de foi »

 

« La faute des explorateurs » selon les maîtres du judaïsme (désobéissance et manque de foi des « espions », excepté pour Caleb et Josué) a été la cause ayant occasionné les grandes tragédies vécues par le peuple juif, à savoir : la destruction des deux temples et l'exil. C'est donc un problème énorme qui, si l'on en examine l'origine et les racines, nous montre qu'il nous est familier.


Quelle est en fait l'origine de cette « faute » ?... Moïse dans le Deutéronome remémore les erreurs du peuple juif et commence par la plus grande : la faute des explorateurs. Et il raconte (Deut 1 : 27) : « Quand  vous avez murmuré, vous avez dit : C'est parce que l'Eternel nous hait... ». Les hébreux avaient le sentiment que Dieu les haïssait ! « Il nous fait sortir du pays de l'Egypte afin de nous livrer entre les mains des Amoréens et de nous détruire ». Ils n'avaient pas confiance en Dieu et ont eu naturellement peur des ennemis. Mais au départ, ils avaient peur et cette peur les a paralysés et annihilé leur foi. En outre, la peur entraîne la désobéissance.


Origine de la peur - Généralités

1)      Habituellement, la peur est irrationnelle (crainte viscérale) et provient d'impressions plus ou moins vraies : « J'ai l'impression qu'il ne m'aime pas »...  C'est souvent faux.

2)      La peur engendrant l'inquiétude, l'insécurité, le manque de confiance (en soi et en autrui) sont souvent liés à l'enfance et notamment à un manque d'amour ou de présence du père (la mère est d'un naturel aimant). On vit alors dans un état constant d'inquiétude et d'insécurité... que l'on transmet à nos enfants.

3)      La peur engendrée par l'abandon ou le divorce, se renforce d'un fort sentiment de rejet.

4)      La peur, sentiment irrationnel, est différent et même l'opposé de la crainte de l'Eternel qui rejoint l'adoration et la soumission à Dieu. Cette crainte/adoration peut être l'antidote à la peur.

 

La foi nous guérit-elle de la peur ?

Bien sûr, la révélation du salut et de la vie éternelle en Jésus est un réel changement qui modifie nos façons de penser. Il y a là un vrai pouvoir de guérison. Un nouveau converti vit un bouleversement qui « positive » ses sentiments, rend le croyant confiant en lui-même, mais généralement cela ne dure qu'un temps. Il faut une guérison plus profonde, la vie naturelle et les anciennes peurs revenant au galop. Il est donc nécessaire de revenir à la source et chercher l'origine de l'inquiétude qui nous ronge, le manque de confiance en soi, la peur de manquer ou la peur de l'avenir, etc.


La peur peut entraîner :

-          la désobéissance, par exemple pour la dîme - peur de manquer et manque de foi,

-          l'isolement - perte de confiance en soi et en l'autre, peur d'être blessé(e),

-          l'agressivité - peur de l'autre et manque de confiance en soi,


« Nous avons le sentiment que Dieu nous haïssait », ont dit les Hébreux. Ils n'avaient pas confiance en Dieu et imaginaient des choses folles. Ils avaient peur et cela les poussait à imaginer n'importe quoi.  Moïse les a sermonnés : « Comment pouvez-vous dire cela, alors que vous avez vécu toutes sortes de miracles - la sortie d'Egypte, le passage de la Mer rouge, la manne, les cailles, l'eau du Rocher, etc. Ayons le raisonnement pour nous « raisonner ».


Notre peur nous fera dire n'importe quoi et détruira peu à peu notre foi. Bien sûr, l'Ennemi sait où sont nos faiblesses. Il assiège nos pensées et introduit le poison, comme il a fait avec Eve : « Dieu a-t-il vraiment dit cela ? »... D'où l'importance de nous revêtir du « casque du salut et des armes de la foi ».


Que dit la Parole ?

Prov 12:25 « L'inquiétude dans le coeur de l'homme l'abat, mais une bonne parole le réjouit »

Esaïe 54:14  «Tu seras affermie par la justice ; Bannis l'inquiétude, car tu n'as rien à craindre, et la frayeur, car elle n'approchera pas de toi »

Phil 4 :6  « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ »

 

L'inquiétude est un péché. Ce sentiment résulte en fait de la peur et ravit notre joie. L'inquiétude est un « rongeur » qui mine la foi et la détruit peu à peu. S'inquiéter pour tout, c'est premièrement manquer de confiance en Dieu. C'est croire que Dieu n'est pas assez puissant pour résoudre nos problèmes... et cela entraîne évidemment une culpabilité : « je manque de foi, je suis nul(le) », etc. Déceler ce « rongeur », c'est décider de lui faire la peau, c'est extirper les racines d'une plante vénéneuse ! Souvent, on peut faire face au lion qui veut nous dévorer (grandes paroles et actes de foi courageux), mais on laisse le rat (moins visible) qui ronge la foi et nous pourrit la vie.


Clés et solutions

1 - Prières + supplications + actions de grâce (Phil 4 :6) : Disons tout cela à Dieu, prions et supplions !... Mais déjà commençons par remercier pour tout ce que Dieu nous a donné. La peur est une fixation du « point noir ». Ce point est petit mais plus on le fixe, plus il devient grand. Donc, louons Dieu pour ce qu'Il fait et a fait, et on se rend compte que « notre problème » est petit. Levons les yeux vers le ciel et les choses de la terre disparaîtront. Les enfants sont souvent pour les mamans une source d'inquiétude (légitime !). Acceptons de savoir que c'est Dieu qui nous les a donnés et qu'ils LUI appartiennent. C'est un travail sur soi, mais cela vaut la peine d'essayer. Une fois mariés, ils ne nous appartiennent plus de toute façon, et se faire du souci pour eux n'ajoutera rien, sinon des cheveux blancs et des nuits sans sommeil. Apprenons à « les lâcher » et à les remettre à Dieu. Et réapprenons à vivre pour nous-mêmes !


2 - Examinons dans la Parole le nombre de fois où Dieu dit : « Ne crains pas !, Je suis avec toi !, prends courage !... ». Dieu n'aime pas les gens trop sûrs d'eux, Il aime la dépendance (de Lui). Cela signifie la confiance totale, comme un enfant avec un père aimant. Il nous tient la main en toute occasion. Il est avec nous (Emmanuel) même dans « la vallée de l'ombre de la mort » ou celle des larmes.


3 - Croyons que Dieu nous aime même si nous faisons des erreurs et que nous péchons, pourvu que nous nous repentions. Lisons les mots d'amour dans l'AT que Dieu écrit à Israël, malgré l'idolâtrie, l'incrédulité, la désobéissance qu'il a manifesté tout au long de son histoire...  L'amour de Dieu est INCONDITIONNEL, pour le peuple juif comme pour tout celui qui a mis sa confiance en Dieu, en Jésus.


4 - Croyons que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rom 8 :28). Joseph n'a jamais douté de Dieu dans tout ce qu'il a vécu - jeté dans une fosse, vendu, en prison, etc. Il y avait une  raison, un sens. Souvent, on prend la place de Dieu en essayant de « sauver » quelqu'un (exemple, son enfant) alors que le Seigneur veut lui apprendre une leçon. On bloque l'action de Dieu. Posons-nous la question : Dieu n'est-il pas assez bon ?... N'est-il pas assez fort ?...


5 - Proclamons notre foi : Ps 37:5  « Recommande ton sort (mettre le nom de la personne) à l'Eternel, mets en LUI ta confiance, et IL agira » ­- Prov 3:6  « Reconnais-Le dans toutes tes voies, et IL aplanira tes sentiers ». La proclamation de la Parole est importante comme la prière.

 

6 - Recherchons avec l'aide de Dieu un problème relationnel possible avec notre père. Un manque d'amour dans notre enfance (ou le fait simplement de croire qu'on n'a pas été aimé) constitue pour l'adulte une source d'insécurité constante et un état d'inquiétude qui mine la foi, et nous emprisonne. Prions pour une délivrance et crions à notre PERE céleste qui remplace tous les mauvais pères. Lui ne faillit jamais et n'est JAMAIS un père fouettard.


7 - Décidons de bannir l'inquiétude, dont la source est la peur. C'est un asservissement. Or, « C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude » - Gal 5 :1.


Rentrer dans le SHALOM de Dieu et dans Sa joie

Phil 4 :6  « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ ». La paix est un état surnaturel, tout autant que la peur/inquiétude est irrationnelle et vient du Malin. La suite du verset de Philippiens nous dit de fixer nos regards sur Christ et positiver nos pensées : Phil 4:8  « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées ».


La peur/inquiétude est une forteresse, un raisonnement (ressasser des soucis) qui nous éloigne de la vraie foi et de Dieu ; nous devons abattre ce mur, cette « hauteur » - 2Co 10:5  « Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance de Christ ».

 

La paix, la joie et la confiance en soi sont les merveilleux fruits d'une libération de la peur. Nous entrons alors vraiment dans le Royaume et pouvons être actifs pour le service divin - Rom 14:17  « Car le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le St-Esprit ».


A Lui soit la gloire !


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Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement