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- Novembre / Décembre 2016 -

7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 08:38

Hébreux 6 :19 nous dit que nous possédons l'espérance qui est « comme une ancre de l'âme, sûre et solide ». C'est une merveilleuse expression accrochée à une image non moins glorieuse : l'ancre « est fixée au-delà du voile... là où Jésus est entré pour nous, précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur... ».

 

Le voile de séparation

Exode 26:31 - « Tu feras un voile bleu, pourpre et cramoisi, et de fin lin retors ; il sera artistement travaillé, et l'on y représentera des chérubins... le voile vous servira de séparation entre le lieu saint et le lieu très saint ». Ex 36:35 - « On fit le voile de fil bleu, pourpre et cramoisi, et de fin lin retors ; on le fit artistement travaillé, et l'on y représenta des chérubins ». Le bleu de ce fil provient d'un coquillage ; il a été redécouvert il y a peu de temps. C'est un bleu azur qui composait la couleur de l'habit du grand-prêtre. Le fait que ce « bleu » ait été reconstitué récemment permet de dire que les vêtements du grand-prêtre peuvent être refaits pour le Temple à venir...


Le bleu-azur nous parle de la gloire céleste de Christ, et le pourpre, de Sa domination universelle, car toutes choses lui seront assujetties - Ps 8 :6. L'écarlate nous parle de Sa royauté sur Israël : « Et moi, J'ai oint mon roi sur Sion, ma montagne sainte » - Ps 2. On peut voir aussi dans cette couleur, le sang par lequel toute la création a été rachetée. Les chérubins représentés sur le voile sont le symbole de la justice et du jugement caractérisant le Millenium ou règne de Christ - « Il exercera le jugement sur les peuples avec droiture... il jugera le monde avec justice » - Ps 96 :10, 13.


Ex 40 :21 - « Il apporta l'arche dans le tabernacle ; il mit le voile de séparation (porket massakh) et il en couvrit (sakhakh) l'arche du témoignage, comme l'Eternel l'avait ordonné à Moïse ». Le voile servait de rideau mais aussi de protection que l'on disposait sur l'Arche de l'alliance. Le mot sakhakh veut dire  protéger, couvrir, séparer - c'est le sens de la gloire divine. Dieu couvrit le Tabernacle de Sa gloire : « Alors la nuée couvrit (sakhakh) la tente d'assignation, et la gloire de l'Eternel remplit le tabernacle » - Ex 40 :34.


Le « voile de séparation » est donc ce voile qui sépare le lieu-saint du Sanctuaire (Lieu très-saint) où se trouve l'Arche de l'alliance. C'est la séparation entre la terre et le ciel, entre les réalités terrestres et les  réalités célestes. Hébreux 9 :24 nous dit que Christ, en tant que souverain Sacrificateur « est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu ». Il est notre Avocat !


L'ancre de l'espérance fixée au-delà du voile

Cette image de l'ancre jetée au-delà du voile dans le ciel de gloire est une image qui édifie notre foi. C'est une sécurité de savoir que de toute façon, quels que soient les événements ou même les échecs - les doutes peuvent germer dans les épreuves douloureuses - la victoire a été obtenue, notre cause est défendue et notre salut établi. Le Seigneur a franchi le voile de la mort et nous a ouvert le chemin de la vie éternelle. Là est le repos et la paix, une paix qui surpasse toute intelligence. L'auteur de l'épître aux Hébreux a développé en fait dans le chapitre 6 l'idée d'imiter les saints - ceux qui, « par la foi et la persévérance, héritent des promesses ».


Les amis de Daniel, menacés d'être jetés dans la fournaise, n'eurent pas peur d'être brûlés vifs. Ils dirent au roi : « Notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente, et Il nous délivrera de ta main. Sinon, sache que nous ne servirons pas tes dieux... » (Dan 3 :17). La foi n'est pas en effet liée à des théologies ou des doctrines, elle est reliée à un engagement, une persévérance dans l'œuvre de la foi, notamment lors d'épreuves ou de persécution. Ainsi, pour la Première Eglise ayant particulièrement souffert, l'ancre était le symbole du salut représenté par l'âme ayant rejoint l'éternité (image ci-contre).


La promesse et le serment

Ainsi l'espérance représente l'encouragement offert, quand l'accomplissement des promesses se fait attendre. L'auteur met alors l'accent sur la promesse faite à Abraham, promesse ajoutée d'un serment de D.ieu Lui-même. Genèse 12 nous dit que le monde sera béni en Abraham et en sa postérité représenté par le peuple juif. Pour cette promesse, la condition de prospérité est dans ce principe : « Je bénirai ceux qui te béniront et Je maudirai ceux qui te maudiront » - Gen 12 :3 ; No 24 :9. Nous lisons aussi en Deut 32 :43 : « Nations, chantez les louanges de Son peuple ! ». La nation (ou l'individu) est bénie si ce principe de bénédiction sur SION est respecté. Dans ce cas, l'Eglise est aussi concernée.


Puis, en Genèse 22 :16, lorsqu'Abraham doit sacrifier Isaac, D.ieu intervient en proposant un bélier comme substitut, et Il lui dit : « Je le jure par moi-même, parole de l'Eternel ! parce que tu as fait cela et que tu n'as pas refusé ton unique, Je bénirai et Je multiplierai ta postérité... et ta postérité possèdera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité parce que tu as obéi à ma voix ».

 

Le sceau du sang de l'Agneau

Nous sommes au bénéfice de l'obéissance d'Abraham ! D.ieu confirme par un serment solennel Sa promesse concernant la bénédiction des nations. L'Histoire nous montre que de nombreuses nations ont été au bénéfice de la bénédiction/malédiction du principe de Genèse 12. Deux exemples : L'Espagne et l'empire britannique - ces deux nations ont été réduites à rien après avoir « maudit » le peuple juif. L'Espagne, au travers de l'Inquisition et de la conversion forcée des Juifs au 15e siècle, et le Royaume Uni, en s'opposant à l'aliyah des Juifs rescapés de la Shoah, au 20e siècle. Ces deux pays ont perdu toutes leurs colonies et leur empire, en ne bénissant pas « la postérité d'Abraham ».


Pourquoi Dieu a-t-il juré par serment, ratifié en quelque sorte la promesse de Genèse 12 ?... Parce qu'elle concerne le monde entier et qu'elle s'accomplira glorieusement. C'est un sceau divin sur une bénédiction devant toucher toute l'humanité. Oui bientôt la promesse s'accomplit pour le monde : Israël, postérité d'Abraham sera la bénédiction, « la lumière pour les nations », lorsque le peuple de D.ieu sera totalement acquis, accompli en Lui, en Celui qui vient. En effet, Jésus a dit : « Le salut vient des Juifs ».


Franchir le voile

Comme le souligne l'épître aux Hébreux (6 :1-2), la vérité n'est pas dans les doctrines, les théologies ou les dogmes - c'est ce qui divise l'Ecclesia/l'Eglise universelle. Le Seigneur ne nous demande pas d'être des experts en théologie, mais des disciples obéissants prêts à Le servir jusqu'à offrir ce qu'il y a de plus précieux, comme Abraham l'a fait avec son fils unique, car « L'obéissance vaut mieux que tous les sacrifices » (1 Sam 15 :22). C'est là où Dieu reconnaîtra Ses vrais disciples, ceux qui Lui ont tout donné.


Franchir le voile, c'est donc franchir la dernière étape d'abandon. Jésus a déchiré ce voile lors de sa mort sur la croix - « Et voici, le voile du Temple se déchira en deux... » - Mat.27 :51. Chacun de nous avons à franchir ce voile où se trouve notre espérance, telle une ancre sûre et solide. Ainsi que les amis de Daniel, soyons confiants que le Seigneur nous garde et nous aide...

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Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement