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- Novembre / Décembre 2016 -

21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 08:17

« Non, les vierges sages ne manquaient pas de générosité, et non, elles n’étaient pas inconscientes concernant l’attente de l’époux » - Cette parabole des dix vierges nous est présentée par le Seigneur dans le chapitre 25 de Matthieu et elle parle des derniers temps. Or, nous sommes dans les derniers temps et donc attentifs à ce qu’elle signifie.

 

Que peut-on dire de l’attitude des cinq vierges que Jésus appelle « sages » au sens d’avisées, prévoyantes, intelligentes ? Sur les dix vierges qui attendent la venue de l’époux (est-ce une proportion ?... si oui, cela représente 50 % des croyants !), cinq sont dites folles ou insensées et les cinq autres sages. Dans cette histoire, il est question d’huile…

 

Retour au Tabernacle

Pour comprendre cette parabole, nous devons retourner dans l’AT, quand Moïse reçut sur le Sinaï les révélations pour construire le Tabernacle – Michkhan en hébreu. Une grande partie de l’Exode contient la description des éléments du Tabernacle, et c’est une merveilleuse source d’inspiration. En effet chaque détail – matériaux, métaux, tentures, couleurs, etc – a son importance symbolique et spirituelle. Rien n’est fait au hasard et il y a deux passages décrivant les divers éléments du Tabernacle : Exode 25-31 et 36-40, et nous voyons l’apothéose en Ex 40 :34 lorsque tout est mis en place et que D.ieu remplit ce lieu saint.

 

« Alors la nuée couvrit la tente d’assignation, et la gloire de l’Eternel remplit le Tabernacle. Moïse ne pouvait pas entrer dans la tente d’assignation, parce que la nuée restait dessus, et

que la gloire de l’Eternel remplissait le tabernacle »

 

L’huile du Saint-Esprit

En Exode 27 :20-21 et en Lévitique 24 :1-4, D.ieu donne un ordre aux enfants d’Israël :

« Tu ordonneras aux enfants d’Israël de t’apporter pour le chandelier de l’huile pure d’olives concassées, afin d’entretenir les lampes continuellement … (Lév 24) que les lampes brûlent du soir au matin en présence de l’Eternel »

 

D.ieu voulait que les flammes de la Menorah, le chandelier placé dans le Lieu saint, soient constamment alimentées, elles devaient éclairer continuellement le Tabernacle.

 

Voilà une indication intéressante si l’on se réfère à notre vie chrétienne ! Nous ne devons pas manquer d’huile – les vierges ne devaient pas manquer d’huile… Car nous savons que l’huile dans la Bible est le symbole de l’Esprit saint. Ajoutons que cette huile qui alimentait la Ménorah est spéciale : c’était une huile pure d’olives concassées – ce qui signifie battu, pilé – de l’huile pure d’olives pilées au mortier. Spirituellement, nous réalisons que cette huile de qualité nous parle de la mort de Christ qui a été comme broyé, pilé au mortier sur la croix. Jésus passa ses derniers moments de prière avec ses disciples à Gethsémani qui signifie lieu du pressoir.  Nous savons que Jésus souffrit l’épreuve terrible de l’acceptation de la mort – des gouttes de sang suintèrent de ses mains. Pour obtenir une huile très pure, le système du mortier qui broie et écrase les olives entre deux meules en pierre est le plus ancien et le meilleur système de fabrication d’huile pure. De même, sachant combien l’huile est associée au Saint-Esprit, nous comprenons que l’œuvre de la croix qui nous met au bénéfice du Saint-Esprit en nous est d’une grande valeur. Le prix a été payé grandement !

 

Deux sources de lumière

A présent, parlons des deux sources de lumière dans le Michkhan. Il y a la Ménorah dans le Lieu-saint mais il y a aussi la Schekhinah, qui est la manifestation physique de la gloire divine dans le Lieu-très-saint. Christ, la lumière du monde, est « la lampe » qui, alimentée par l’huile du Saint-Esprit, brille continuellement. Concernant les croyants, ils doivent de même être des lumières brillantes en permanence, la source étant infinie. Le Tabernacle parle ainsi des croyants-adorateurs et sacrificateurs, et ceux-ci recevant en héritage les deux sources de lumière distinctes :

1. Christ, la lumière de la vie par l’Esprit. Il illumine pour nous les choses saintes de Dieu, préfigurées par la table des pains de proposition et l’autel des parfums situés dans le Lieu saint. Ainsi sommes-nous ouverts en profondeur à la Parole de Dieu et à la prière, dans notre relation avec le Père. Par la lumière de la Ménorah, une lumière « naturelle », nous entrons dans la présence de D.ieu.


2. La Schekhinah, ou la manifestation spirituelle de la gloire divine : « Dieu, qui a dit : ‘’La lumière brillera du sein des ténèbres !’’ a fait briller la lumière dans nos coeurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ » - 2 Cor 4 :6. La Schekhinah est une autre lumière même si la source est la même. Nous avons dû franchir le voile du Lieu-très-saint pour  en bénéficier. C’est la lumière « extra-naturelle » représentant la gloire divine resplendissant sur le visage du Seigneur. C’était celle de Moïse lorsqu’il descendit du Sinaï : personne ne pouvait regarder son visage qui irradiait - 2Cor 3 :13.

 

C’est sous ce double aspect de l’Esprit que comme croyants-sacrificateurs, nous avons été « appelés à Son admirable lumière » (1Pi 2 :9). Non seulement, nous devons marcher dans la lumière qu’Il nous dispense, mais aussi dans celle où Il vit (1Jn 1 :7).

 

Ainsi devons-nous « apporter de l’huile pure » - en prenant conscience que seul l’Esprit nous met en présence de D.ieu – Il nous régénère et nous transforme : « Nous tous dont le visage découvert reflète la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, par l’Esprit du Seigneur » - 2Cor 3 :17. Cette distinction des deux sources de lumière (de même origine divine) révèle en fait deux étapes dans la vie chrétienne.

 

Deux étapes par l’Esprit

Suivons l’ordre du parcours dans le Tabernacle. C’est le sacrifice à l’autel d’airain (la croix) qui, par le sang versé (l’Agneau a ôté le péché du monde et justifie le pécheur) nous pardonne de tout péché et nous purifie de toute iniquité. Dans le Lieu saint, nous sommes alors illuminés par la lumière de la Ménorah, qui est le Saint-Esprit « en nous ». Mais le Lieu très saint est le lieu où nous sommes remplis de la gloire divine – c’est ce qui est appelé le baptême du Saint-Esprit (immersion). C’est le message de Exode 40 :34 qui ressort lorsque le Tabernacle terminé fut rempli de la gloire de l’Eternel !

 

Il est important de comprendre que le « baptême du Saint-Esprit » est la manifestation de la gloire divine en nous, appelée la Schekhinah.

 

« J’entendis le bruit de leurs ailes, quand ils marchaient, pareil au bruit de grosses eaux, ou à la voix du Tout-Puissant ; c’était un bruit tumultueux, comme celui d’une armée ; quand ils s’arrêtaient, ils laissaient tomber leurs ailes… » - Ez 1 :24.

 

Il y a de l’extravagance dans la gloire de D.ieu, il y a du bruit ! D.ieu se plaît à agir dans des choses qui nous dépassent, qui perturbent nos raisonnements. Car, Il est au-delà de notre intelligence, Il est infini. Le miracle est au-delà du normal, comme le parler en langue est au-delà du raisonnable. De même, pour marcher avec le Seigneur, nous aurons besoin de cette « sur-dose » d’Esprit qui nous fait apprécier les expériences les plus belles et endurer les épreuves les plus dures. Nous avons besoin en outre d’être remplis de l’Esprit, équipés d’armes spirituelles capables de percer le monde spirituel et ses forteresses. Actes 1 :8 dit : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous et vous serez mes témoins… ». La lumière du Saint-Esprit, de la Schekhinah, donne la puissance (dynamis). Elle permet non seulement les miracles, mais nous donne la capacité d’offrir nos vies en sacrifice…

 

Les chrétiens du premier siècle possédaient cette puissance du feu de l’Esprit ; elle été perdue par la suite … parce que l’huile de l’Esprit a été pollué. L’Eglise dès le 4e siècle s’est figée, institutionnalisée et a échoué dans sa mission. De martyre, elle est devenue tyrannique. Elle devait révéler au monde l’amour de Jésus, elle s’est arrogé le droit de juger le monde et de l’asservir. L’huile de la Ménorah brillait encore mais la Schekhinah était partie. Pourtant tout au long des siècles, une partie des chrétiens a gardé humblement dans le secret de son cœur la vérité de D.ieu, tandis que l’Eglise visible et arrogante se croit riche.

 

Les dix vierges

Revenons à notre point de départ : la parabole des 10 vierges. Elles sont dans l’attente de l’époux – c’est le Messie qui vient. Notons qu’elles ne sont pas l’Epouse, mais cela soulève un autre point qui demande un autre développement. Elles sont simples demoiselles d’honneur, servantes. C’est l’esprit de serviteur qui doit caractériser le chrétien. Elles ont toutes de l’huile, car Dieu ne revient pas sur ses dons, mais cinq en ont davantage.

 

En fait, les cinq vierges sages ne pouvaient donner de leur huile !! On ne transmet pas un caractère : il s’est forgé durant la vie chrétienne, dans le secret de la prière et au creuset de l’épreuve. L’huile de la Ménorah est gratuite, naturelle. Un chrétien né de nouveau est illuminé de l’Esprit, il rentre dans la présence de Dieu. Mais selon l’image du Tabernacle, il doit franchir le voile pour bénéficier de la lumière de la Schekhinah. Pour cette lumière, il y a un « prix à payer ». Je ne dis surtout pas que ce sont les « Charismatiques » qui ont seuls la vérité, car beaucoup de ceux-là, hélas, préfèrent l’expérience au sacrifice, au don de soi.

 

La Schekhinah, c’est la lumière se manifestant entre les chérubins sur le Kapporeth (couvercle) de l’Arche de l’alliance. C’est là où le sang de l’expiation (kapara) était déposé. C’est là où le pardon était offert en faveur d’Israël. C’est l’aspect du sacrifice parfait. L’on comprend alors pourquoi les vierges ne pouvaient donner de leur huile. Cette huile est fabriquée(1) au fur et à mesure de notre marche chrétienne. Elle sort surnaturellement de notre vie de foi. Même généreuses, les cinq vierges ne pouvaient donner cet acquis de la prière et de l’intercession, le fruit d’une vie livrée.

 

De même, ces vierges ne dormaient pas au sens spirituel du terme. Lorsque nous vivons dans l’amour de la vérité et dans une foi vivante, on peut dormir sans crainte du lendemain, comme un bébé. Ces cinq vierges avisées connaissaient l’Avènement du Seigneur : elles l’attendaient paisiblement, différemment des autres qui n’avaient pas discerné le temps de D.ieu, et se sont laissées surprendre.

Faisons donc provision de cette huile qui ne se partage pas, ne la laissons pas se polluer,

et attendons activement la venue du l’Epoux

 


(1)Une image prosaïque de l’alternateur dans une voiture peut nous aider à comprendre : c’est la batterie qui donne le courant pour l’électricité nécessaire au fonctionnement de la voiture ; mais c’est l’alternateur qui au cours de la marche, fabrique au fur et à mesure le courant pour que la batterie ne s’use pas.



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Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement