Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Accueil

  • : Sur les murailles de Jérusalem, j'ai posté des gardes...
  • : Messages d'enseignement et d'édification du pasteur G.F. sur la relation entre Israël et l'Eglise.
  • Contact

Si vous souhaitez être informé dès la parution d’un nouveau message, inscrivez-vous dans la partie « Newsletter », et vous recevrez ainsi une notification, immédiatement après la mise en ligne d’un nouvel article.

Rechercher

Sonnez la Trompette

Cliquer ICI pour lire le journal

 

- Novembre / Décembre 2016 -

1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 06:52

 ... et la fête de Lag Ba’omer


La parole d’aujourd’hui est une parole du Psalmiste en Ps.119 :32 : « Je cours dans la voie de tes commandements, car tu élargis mon cœur ». Le Seigneur veut élargir notre cœur, et on peut le voir comme une exhortation de D.ieu disant : « Elargis ton cœur ! ». On peut comprendre ainsi que si notre cœur est « élargi », alors nous pourrons courir dans les voies et les chemins de l’Eternel. Ainsi, nous pourrons mieux discerner Ses pensées, Ses projets, concernant les temps que nous vivons. Sinon nous faisons du sur-place, nous stagnons.

 
Cela peut devenir le danger de l’Eglise d’aujourd’hui, celui de stagner et de ne pas prendre en compte l’urgence du moment. Il y a une direction, un mouvement dans lequel nous devons nous insérer, nous couler, pour suivre le Vent de l’Esprit, le « Roua’h ». Elargir son cœur, c’est lui donner la capacité de suivre D.ieu dans Ses désirs et c’est aussi mieux Le connaître, pour mieux L’aimer.

 
Les disciples avaient une perception de Jésus qui était limitée. Ils ne comprenaient pas le sens de Sa venue, lorsqu’Il disait qu’Il devait mourir. Ils étaient limités dans leur compréhension. Puis ils ont reçu l’Esprit et ils ont compris. Nous aussi avons l’Esprit et nous possédons toutes les Ecritures. A nous d’aller de l’avant…

 
Il y a une autre façon de dire les choses pour exprimer l’idée d’élargissement : « Elargis l’espace de ta tente… Ne retiens pas ! Allonge tes cordages… » - Es.54 :2. Notre tente, c’est notre foi. Nous avons à repousser les piquets de notre tente, de façon à agrandir notre espace de compréhension, d’amour et de foi, envers autrui et envers D.ieu et Ses desseins. C’est important si nous ne voulons pas avoir une vie chrétienne petite, vivre dans une conception étriquée de la foi et une connaissance limitée de D.ieu.




David haMelech, le roi d’Israël

David est un bon exemple du croyant qui a su élargir son cœur. Il était le dernier d’une famille de huit enfants et un simple berger. En très peu de temps, David est devenu le héros d’Israël en affrontant Goliath, puis fut successivement chef de troupe, roi de Juda à Hébron durant 7 ans, et finalement roi de tout Israël jusqu’à sa mort. Il eut l’idée de construire le Temple, lorsque le prophète lui dit : « Va, fais tout ce que tu as dans le cœur, car l’Eternel est avec toi » - 2 Sam.7 :3.  David est le type du Bien-aimé, l’homme « selon le cœur de D.ieu » - 1 Sam.13 :14. Le Seigneur Lui-même se nomme « Fils de David ».

 
David a donc franchi des étapes de foi. Il a grandi en maturité et en stature. Nous allons essayer de saisir ce que cela veut dire, et voir ce qui permet d’élargir notre coeur. Il est vital que le chrétien ne stagne pas. Il peut passer sa vie à barboter au bord de l’eau, sans oser aller vers le large, là où il n’a pas pied. David a pris des initiatives qui ont fait de lui le grand roi David et l’homme qui a su préserver une intimité avec D.ieu, demeurant Son bien-aimé.

 


La fête de Lag Ba’omer

Notre retour en Israël a coïncidé avec la fête de Lag Ba’omer, qui est une fête populaire de tradition juive. Découvrir cette fête peut nous aider à comprendre comment élargir notre cœur. En arrivant à Jérusalem en shirout (taxi collectif israélien) de l’aéroport Ben Gourion, nous avons commencé à voir des feux, et dans la ville, une joie exubérante qui ressemblait à une victoire sportive. C’était la fête de Lag Ba’omer. Ce jour représente le 33e jour (LaG – lamed, guimel en valeur numérique = 33) dans le compte du OMER, qui est le temps entre Pessa’h et Shavou’ot (49 jours), comme entre Pâques et Pentecôte.

 
Dans la tradition juive, l’Omer est une période festive entre la fête de la sortie d’Egypte et celle du don de la Torah. Ce 33e jour également, selon le Talmud, marque le jour de la fin d’une mystérieuse plaie de milliers (24.000) de jeunes disciples d’un grand rabbin, le Rav Aqiba. C’était du temps de Bar Kokhba qui, en 132 après J.C, provoqua un soulèvement désespéré pour secouer le joug des Romains. Il y a aussi d’autres faits reliés à Lag Ba’omer, notamment la mort de Shimon Bar Yohaï, qui a écrit le Zohar, donnant lieu à des pèlerinages sur sa tombe.

 
Bref, Lag Ba’omer est une fête de famille en Israël. On pique-nique, on tire à l’arc et on fait des feux à la tombée de la nuit (on a aussi le droit de se couper les cheveux et la barbe, et on coupe les cheveux des garçons de l’âge de 3 ans). Les Juifs pieux se rendent sur les tombes des grands Sages et chantent des cantiques autour des feux. C’est la fin d’une longue période de deuil.

 
Un aspect est intéressant dans cette fête. Les Sages dans la tradition juive disent que les 24.000 jeunes sont morts « parce qu'ils ne se respectaient pas mutuellement ». Ils s’aimaient selon le commandement « aime ton prochain comme toi-même », mais ne se respectaient pas. Ainsi apparaît dans le judaïsme, cette notion d’amour ne devant pas être dissociée du respect. C’est une notion très biblique en fait.

 


Ahava et kavod

En hébreu, c’est le Ahava (l’amour) et le Kavod (le respect). Comme dans un couple, il ne suffit pas de s’aimer, il faut se respecter. Respecter l’autre dans ce qu’il est, dans sa différence. Aimer l’autre comme soi-même est une chose, mais cela ramène à soi. Ce que j’aime, l’autre doit l’aimer en somme, et l’on sait que dans le couple, cette formule ne marche pas. Je dois apprendre à savoir ce que l’autre aime et ressent, pour le respecter dans sa façon de voir les choses. Nous sommes tous différents et nous devons apprendre à connaître notre prochain pour l’aimer véritablement, selon sa vision et non la nôtre.

 
On peut faire un parallèle avec D.ieu : nous avons une idée de D.ieu au départ, et bien souvent nous nous en contentons. Cette idée de D.ieu n’est pas forcément complète. Un enfant aime ses parents d’une façon qui est différente de celle d’un adulte. L’enfant grandit et obtient une autre perception, plus large. Lorsqu’il devient adulte, sa relation s’approfondit.

 

Jésus, le chemin vers le Père

En devenant chrétien, notre vie a changé, basculé, alléluia ! Nous avons changé notre façon de voir les choses, changé notre façon de vivre, de nous habiller, de parler, etc… Cela a été un bouleversement, n’est-ce pas ? Pourtant, nous avons encore des étapes à franchir dans notre connaissance de D.ieu. Pour la plupart d’entre nous, nous avons rencontré Jésus, comme Sauveur et Seigneur et avons fixé notre foi en Christ. Nous devons reconnaître que nous avons un peu mis de côté le Père – Avinou en hébreu, notre Père – et au bout du compte et sans nous en apercevoir, nous avons fait une séparation entre le D.ieu de l’AT et celui du NT. Mais D.ieu est UN et Il est infiniment grand. Nous avons besoin de revenir aux racines pour rencontrer le Père, le D.ieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

 
Les disciples, lorsqu’ils ont connu le Messie, avaient déjà une perception de D.ieu au travers des Ecritures. Ils connaissaient la Torah et les prophètes, etc. Ils avaient leurs racines bien établies en tant que Juifs. Ils connaissaient le Père avant le Messie en fait, et la découverte du Seigneur leur a révélé une plus grande dimension de D.ieu. Nous-mêmes qui sommes issus des nations, avons été éloignés des racines hébraïques et notre vision de « Jésus » a été colorée par notre manière de pensée grecque. Nous possédons Jésus qui est « le chemin, la vérité et la vie » – Il est en somme le chemin qui mène au Père, n’est-ce pas – mais peut-être pouvons-nous dire que nous sommes restés « sur le chemin », et qu’il faut aller plus loin encore.

 
Pensons à ce que disait Jésus (Matthieu 7 :21-22) : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux… ». C’est un sérieux avertissement pour nous qui croyons posséder le salut. Réfléchissons-y.

 
C’est le problème qui touche l’Eglise occidentale. La connaissance de D.ieu est loin d’être complète. Nous avons besoin d’un collyre (Apo.3 :14-19). En fait, nous avons besoin d’élargir notre cœur, pour aller plus loin et rencontrer D.ieu dans Sa totale dimension, en tant que Père, Créateur...



Chercher le Kavod de D.ieu
David avait pour lui le sens de l’humilité, et il avait aussi le sens de l’honneur de D.ieu. Lorsqu’il rejoint ses frères et l’armée de Saül, affrontant Goliath, David s’écria : Que fera-t-on à celui qui tuera ce Philistin, et qui ôtera l’opprobre de dessus Israël ? Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter l’armée du Dieu vivant ? ».

 
En plus d’aimer son D.ieu, David Le respectait, Le révérait. Il était prêt à défendre Son honneur. Il recherchait Son KAVOD, Sa gloire. Les Juifs croyants ont la révérence de D.ieu. Ils ne prononcent pas Son nom, car il est trop saint, KADOSH. Les Juifs ont le sens de la Sainteté de l’Eternel.

 
La crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse, n’est-ce pas. « Tous ceux qui l’observent ont une raison saine. Sa gloire subsiste à jamais » - Ps.111 :10 (Prov.4 :7 et 9 :10).

 


David et le Temple

David, bien que hautement qualifié, eut cependant des étapes à franchir pour grandir dans la maturité. Lorsqu’il transporta l’Arche de l’alliance, David avait oublié qu’on ne pouvait porter l’Arche que sur des épaules de Lévites consacrés. Le résultat, et cela malgré la sincérité du cœur de David et son amour pour D.ieu, a été la mort de son ami Uzza. David avait oublié les commandements.

 
Plus tard, il eut le désir de construire une maison, un temple pour l’Eternel, mais D.ieu lui dit que ce ne serait pas lui mais son fils qui le bâtirait (2 Sam.7 :13 ; 1Chron.17 et 22 :10). David s’est soumis, il a accepté la souveraineté de D.ieu, et il a reçu de Ses mains (1 Chron.28 :19) les plans pour l’édification du Temple. David a alors commencé ce nouveau projet ou ministère, celui de préparer tous les éléments pour construire le Temple, sachant que ce serait son fils qui le bâtirait. Il est allé jusqu’au bout de son appel. Il savait que les projets de D.ieu dépassaient sa propre vie. L’Eglise doit aussi apprendre qu’elle n’est pas l’aboutissement des projets divins.

 


Notre foi et notre cœur doivent s’élargir

Ainsi devons-nous de pas cesser d’apprendre, ne pas nous contenter de ce que nous avons et de ce que nous savons. Jésus a dit que le Père recherchait de « vrais adorateurs, qui adorent en esprit en vérité » :

«L’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père recherche. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » -Jean 4 :22-23

 
Ainsi, grandissons dans l’amour du Seigneur et la crainte de l’Eternel, « en Esprit et en Vérité ». LUI nous conduira dans « toute la vérité ». Il se révèlera à nous dans Sa pleine dimension, si nous Le recherchons de tout notre cœur, avec « un cœur élargi »…


 

Partager cet article

Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement