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- Novembre / Décembre 2016 -

1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 15:26

Ruth 1:14 « Et elles élevèrent la voix, et pleurèrent encore. Orpa baisa sa belle–mère,  mais Ruth s’attacha à elle. »

dabaq - qbd : s’attacher, se livrer, s’embrasser, s’accrocher, coller, adhérer, suivre étroitement, se joindre.
 
Il est intéressant de voir cette expression « s’attacher » dans la relation entre Ruth et Naomi, et nous pouvons voir là des implications qui peuvent parler à l’Eglise. (Pour acheter de la colle en Israël, on utilise le mot debeq, qui vient bien sûr du mot dabaq). Il y a deux personnes non juives dans le livre de Ruth qui ont un choix à faire : il s’agit de Ruth et de Orpa. Il est important de comprendre la différence entre ces deux personnes, car toutes deux parlent de l’Eglise. Qu’est-ce qui différencie Ruth d’Orpa ?
 

Ge 2:24  « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme,
et ils deviendront une seule chair. »  
 

Ps 137:6  « Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens de toi,
si je ne fais de Jérusalem le principal sujet de ma joie ! »
 

 
Dans la Bible Chouraqui, on peut voir que le mot « foi » est remplacé par « adhérence »... La Genèse parle du couple selon D.ieu : il devient « attaché », UN - e’had. La foi n’est pas un simple concept intellectuel, elle est plus que cela. Notre foi nécessite d’être collé à D.ieu, en s’attachant à Ses projets, à la lecture de Sa Parole et en vivant sa foi authentiquement dans l’Esprit. Attention ! les maladies et les malédictions, « s’attacheront à nous » selon Deut.28 :60, si nous ne sommes pas authentiques et fidèles.


La foi authentique - Dans  le monde chrétien, il y a deux types d’églises qui n’avancent pas : « l’église-crèche » et « l’église-hôpital ». Dans la première, on joue beaucoup à être chrétiens plus qu’on ne cherche à rentrer dans les projets de D.ieu. Un chrétien nouveau-né a évidemment besoin de lait et de chaleur fraternelle, mais il doit grandir et être « opérationnel » pour partir sur le « champ de mission » (qui peut être simplement la prière à la maison, l’intercession…). Dans la deuxième église, on se complaît un peu à être malade. On a tous besoin d’être restaurés ou guéris, mais malheureusement souvent, c’est une situation qui dure et mobilise trop de monde, empêchant le travail de se faire. Je me souviens de ma femme qui, malgré un lumbago ou un genou chancelant, décidait quand même de danser, sachant que le Seigneur la garderait. C’était un signal fort pour « l’ennemi de nos âmes », en l’avertissant : « Quoi que tu fasses, je danserai… ». Sophie est toujours ressortie vainqueur de ces confrontations et elle faisait ce pourquoi le Seigneur l’appelait. Le Seigneur est plus fort, amen ! Bien sûr, il y a des maladies plus graves, mais la proclamation de foi est déjà une puissance : 

« Nous sommes plus que vainqueurs, par Celui qui nous aime… ! » - Rom.8 :37.

 
La consécration
- Ce mot n’est plus tellement à la mode. On lui préfère la liberté liée à la « grâce ». La Bible, elle, utilise le mot « sanctification », liée à la crainte de l’Eternel. On se souvient de l’épisode de Uzza et de David (2 Sam.6 :7 et 1 Chron.13 :10). Uzza est mort foudroyé pour avoir porté la main sur l’Arche de l’alliance, celle-ci étant en équilibre sur un chariot. David s’est alors mis en colère contre D.ieu, car Uzza était sincère et il lui semblait que D.ieu l’ait puni. L’attitude de D.ieu était-elle injuste ? Je crois personnellement que la « leçon » était pour David. Il a compris par la suite son erreur : l’Arche devait être portée sur les épaules. On ne plaisante pas avec les choses de D.ieu… En somme, notre sincérité ne peut et ne doit pas être une excuse pour notre ignorance.
 

« Mon peuple se détruit parce qu’il lui manque la connaissance »- Osée 4 :6. 

 
Un exemple de consécration : la dîme
- Le Seigneur nous a rachetés de la mort pour faire de nous les enfants du Roi, mais aussi des gens consacrés ! D.ieu a dit : « Je prends pour moi les premiers-nés ».
 

Nb 3:13  « Car tout premier-né m’appartient ; le jour où j’ai frappé tous les premiers-nés dans le pays d’Egypte, je me suis consacré tous les premiers-nés en Israël, tant des hommes que des animaux : ils m’appartiendront. Je suis l’Eternel. »

 
En tant que chrétiens, nous sommes des Lévites, mis à part pour le Seigneur. D.ieu a racheté nos vies, par le sang de l’Agneau qui a coulé pour nous, et nous Lui appartenons. Notre vie toute entière, de même que notre travail, nos biens… appartiennent à D.ieu, nous ne sommes plus libres d’en disposer à notre guise, ou alors, nous reprenons notre vie… et laissons le salut.  Etre « Lévites », c’est être « attachés » au service de D.ieu,  serviteur. Donner la dîme au Seigneur est « la moindre des choses », la plus petite chose que nous pouvons faire pour bénir soit l’église, soit une oeuvre, soit un ministère. Malachie nous dit que si nous ne le faisons pas, l’argent pourrira et la malédiction viendra sur nous. C’est un principe de vie, de foi, de consécration que nous ne pouvons pas ignorer. Ce principe est la clé pour la réussite et la prospérité dans notre vie et notre santé ! (La dîme n’exclut pas les offrandes, qui sont alors l’expression de nos cœurs… c’est une autre histoire)

 
Ruth et Orpa : deux types d’églises
- RUTH signifie « amitié » et désigne aussi le pâturage ou le berger. ORPA a comme sens : « la nuque, le cou, l’opiniâtreté ». En quittant Naomi, et en retournant dans son pays, Orpa tourna la nuque à Naomi, et dans le contexte, Naomi, c’est Israël. Aujourd’hui, une grande partie de l’Eglise tourne le dos à Israël.

On voit là le destin de deux femmes qui ont un choix à faire. Leur vie n’est pas facile. Elles ont toutes deux perdu leur mari et n’ont pas eu d’enfants. Elles ont d’autre part toutes deux une grande affection pour Naomi qui est un peu devenue leur mère – deux vies identiques et deux choix opposés. L’une revient dans son pays, à ses habitudes, « à ses dieux » (Ru.1 :15), l’autre restera avec Naomi en Israël.

Au début, Ruth et Orpa sont d’accord pour rester ensemble. Naomi a essayé de les décourager une première fois, mais leur réponse est unanime (v.10) : « Non, nous irons avec toi vers ton peuple ». Puis, Naomi insiste encore et là, Orpa cède et décide de partir, tandis que Ruth persévère dans sa décision, donnant cette réponse magnifique : « Où tu iras, j’irai, où tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple est mon peuple, et ton D.ieu est mon D.ieu, et là où tu mourras, je mourrai » - Ruth 1 :16
 

 Là est la différence, entre l’église qui ne va pas « jusqu’au bout » de sa mission et aura tendance à vivre une vie d’église confortable, une vie qui ne la confronte pas trop dans sa foi, et l’église qui « s’accroche » à D.ieu et à Ses projets, et décide coût que coûte, d’aller jusqu’au bout.


La vision pour Israël
- La vision pour tous les projets de D.ieu, et notamment pour Israël, exige une consécration et une persévérance à toute épreuve. C’est une attitude qui va « au-delà du raisonnable ». Nous sommes dans les derniers temps, et il est clair que les 2 caractéristiques du chrétien de ce temps, sont la persévérance et la consécration. Cela correspond au mot « dabaq » = s’attacher à, coller, s’accrocher.

 
 « N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.
Car vous avez besoin de persévérance (endurance), afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu,

vous obteniez ce qui vous est promis.
Encore un peu, un peu de temps, celui qui doit venir viendra, et Il ne tardera pas.
Et mon juste vivra par la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.
Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi

pour sauver leur âme. » - Hébreux 10 :35-39 


Des Ruth et des Lévites en Israël
- Sophie et moi sommes partis en Israël sur un appel du Seigneur, avec la parole d’Esaïe 14 sur le cœur, comme serviteurs, comme Lévites :
 

« Mais l’Eternel aura compassion de Jacob et, de nouveau, Il fixera son choix sur Israël. Il rétablira ses enfants dans leur propre pays, et des étrangers se joindront au peuple de Jacob, ils s’uniront à lui. »  

Les deux termes en gras ont le même sens que pour Ruth avec Naomi : s’accrocher, s’attacher. Nous devons nous « ré-attacher » à l’Olivier franc, nous rattacher à nos racines – Israël. Cela demande une foi solide et vraie, et c’est le plan de D.ieu. De même, le Seigneur appelle des Lévites, des gens consacrés. 

Ge 29:34  Léa fut encore enceinte et mit au monde un fils. Elle dit : Cette fois enfin, mon mari s’attachera à moi, car je lui ai donné trois fils. C’est pourquoi il l’appela du nom de Lévi (« Attaché »)

Le nom Lévi possède également le sens d’être « attaché ». Nous sommes attachés à l’Eternel, car « rachetés par le sang »… Nous avons appris qu’il faut plus que de « l’amour évangélique » pour vivre en Israël, mais une vraie détermination, car l’ennemi de fait pas de cadeau, il fera tout pour que le « greffon » sur l’Olivier franc ne tienne pas. Une foi authentique comporte du courage, de la détermination, de la consécration. D.ieu attend de nous ce type de foi pour les derniers temps.


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Publié par Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ - dans Enseignement