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- Novembre / Décembre 2016 -

15 février 2018 4 15 /02 /février /2018 12:49

Jésus avait déclaré qu’aucun youd (en grec yiota) ne devait être ôté de la Bible ! Et bien, en consultant les parchemins de Qumran (1), en ligne sur internet, nous pouvons voir justement une anomalie à propos d’un verset abscons, illisible, sur la personne même du Messie. Le passage en question précède la fameuse description du Messie, comme serviteur souffrant. Or en Esaïe 52 :13-15, nous avons une brève description du Messie glorieux, d’apparence divine !

 

Si l’on rajoute un youd sur un mot qui n’a pas de sens, et qui donne une traduction malheureusement reprise par toutes les versions, nous avons alors un éclairage extraordinaire, logique, donnant une vraie signification quant à la dimension divine du Messie.

LIEN pour la lecture en ligne du rouleau d'Esaïe 

 

Lisons cette parole avec le youd rétabli dans le chapitre 52. Voilà la traduction que l’on devrait avoir :

Esaïe 52 :13-15 :

« 13 Voici, mon serviteur prospérera (sakhal - sera intelligent, aura du succès) ; Il se lèvera, grandira, et sera prodigieusement exalté ;

14 De même que beaucoup ont été frappés à ton sujet (‘aleykha – toi, Israël) ; ainsi Je l’ai oint (mecha’hti – lui, le Messie) plus qu’un homme quant à son apparence, et sa forme dépassait celle des fils d’Adam.

15 Ainsi, il sera pour toutes les nations un sujet de joie ; devant Lui les rois fermeront la bouche ; et ils verront ce qui ne leur avait point été raconté, ils comprendront ce qu’ils n’avaient point entendu ».

 

Aujourd’hui, grâce à la mise en ligne des parchemins de Qumran, nous avons la preuve que ce youd était bien là, pour donner un vrai sens à la phrase.

Considérons la traduction communément donnée :

Esaïe 52 :13-15 :

« 13 Voici, mon serviteur prospérera ; Il montera, il s’élèvera, il s’élèvera bien haut.

14 De même qu’il a été pour plusieurs un sujet d’effroi - tant son visage était défiguré, tant son aspect différait de celui des fils de l’homme –

15 de même, il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie ; devant lui des rois fermeront la bouche ; et ils verront ce qui ne leur avait point été raconté, ils apprendront ce qu’ils n’avaient point entendu ».

 

Il y a quelque chose d’illogique dans cette description du Messie : il est question du Serviteur de Dieu qui montera et s’élèvera très haut. Mais tout à coup, il est un « sujet d’effroi », son visage est défiguré, et il ne ressemble plus à un homme. Et puis on apprend après qu’il devient un sujet de joie pour le monde.

 

Deux anomalies majeures

 Les deux problèmes sont soulignés dans le texte ci-dessus.

 

            1) Le premier problème est « aleykha » - la version Darby le traduit correctement en respectant « aleykha » (ka’asher shamemou ‘aleykha rabim) « Comme beaucoup ont été stupéfaits en te voyant… ». Dans la version Segond, « aleykha » (2e pers du singulier  = sur toi, te concernant), est carrément éludé pour tenter de donner du sens à la phrase. Le mot shamemou vient d’un verbe signifiant être dans la désolation, la stupeur, et devrait donc s’adresser à Israël (’aleyhka). Car jusque-là dans le texte, lorsqu’il est question du Messie, il est le sujet à la 3e personne du singulier : « … Il sera un sujet de joie, Il aspergera les nations… ».

 

Shamem - il est dit dans les textes des prophètes, qu’Israël/Jérusalem était devenu méconnaissable, à cause de son péché et de son endurcissement. On peut être logiquement stupéfait de ce qu’Israël était devenu. Il suffit de relire le premier chapitre d’Esaïe : « (v.6) De la plante du pied jusqu’à la tête, rien n’est en bon état… (v.7) votre pays est dévasté… (v.21) Quoi donc ! La cité fidèle (Jérusalem) est devenue une prostituée ». C’est en fait le thème du livre d’Esaïe : la décadence d’Israël et son relèvement par la seule grâce de Dieu… Il y a là un fort contraste entre un Israël défait et abattu comme un arbre (duquel sort un rameau, un germe, « le reste ») et la venue glorieuse du Rédempteur, du Libérateur venant pour consoler le peuple juif/Israël. Les deux venues du Messie/Fils de Dieu/Fils de l’Homme, sont très développées dans les pages du livre d’Esaïe… mais cachées, cryptées, notamment en Esaïe 53, qui parle de la première venue du Messie.

 

            2) Le deuxième problème, ou sujet à controverse, est micha’ht = mutiler, défigurer. Il y a une seule occurrence en dehors de notre passage, cela concerne des animaux mutilés, qui ont des défauts. Dans le sens d’Esaïe, cela voudrait dire que le Messie a des défauts, ou du moins il y paraîtrait comme une victime ne pouvant pas être agréée par Dieu.

 

Lévitique 22:25 « Vous n’accepterez de l’étranger aucune de ses victimes, pour l’offrir comme aliment de votre Dieu ; car elles sont mutilées (micha’ht), elles ont des défauts : elles ne seraient point agréées ».

Esaïe 52:14 « De même qu’il a été pour plusieurs un sujet d’effroi, tant son visage était défiguré (micha’ht), tant son aspect différait de celui des fils de l’homme… »

 

Ce mot micha’ht n’a donc qu’une seule occurrence ne correspondant pas vraiment à ce qu’est Jésus = Agneau de Dieu, parfait. Voyons la phrase : ken micha’ht me’isch mar’ehou veto’arou mivnei Adam. Le mot incriminé micha’ht pourrait en fait avoir un sens extraordinairement différent avec un YOUD final : micha’hti = je l’ai oint…

Prenons deux exemples qui utilisent le verbe oindre :

 - (micha’htekha lemelekh ‘al-Israel) « Je t’ai oint comme roi sur Israël » (2 Sam 12 :7). Le mot utilisé est « micha’htekha ». Le kha final désigne le sujet à la 2e personne : « David, toi qui seras roi ».

- (meshemen kadoshi micha’htiv) « Je l’ai oint (David) de mon huile sainte » (Ps 89 :20). Micha’hti = j’ai oint.

 

Résumons : si donc l’on rajoute un YOUD à la fin de micha’ht, cela donne micha’hti. Voilà l’autre signification, plus logique : « Ainsi, Je l’ai oint (mecha’hti) plus qu’un homme quant à son apparence, et sa forme dépassait celle des fils d’Adam ».

 

Cela parle du Mashia’h, le Messie qui vient établir Sa royauté ! Il est l’OINT par excellence. Dans ce sens, ce Messie est réellement le BEN ADAM (Fils de l’homme), le plus grand des fils de l’homme, et nous comprenons selon la portée du texte, qu’il s’agit également du BEN ELOHIM (Fils de Dieu).

 

Y a-t-il eu suppression volontaire du YOUD donnant un vrai sens à la phrase, ou cela fait-il partie du « CODE », afin que, comme le Seigneur le demande au prophète, les choses restent cachées et incompréhensibles ?...

 

« Va, et dis à ce peuple : Vous entendrez, et vous ne comprendrez point ; vous verrez, et vous ne saisirez point. Rends insensible le coeur de ce peuple, endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, ne comprenne point de son coeur, ne se convertisse point et ne soit point guéri » - Esaïe 6 : 9 (cf Esaïe 29:10).

 

A Dieu est la réponse

 

(1) La découverte des parchemins de Qumrân est une révélation incroyable ! Dieu a permis cette découverte en 1947, l’année même de la reconnaissance de l’Etat hébreu. Il n’y a pas de hasard. La révélation de ce texte vieux de plus 2000 ans prouve l’inerrance ou infaillibilité de la Bible, et met le sceau de Dieu sur la création de l’Etat d’Israël : « Une nation ne peut-elle être enfantée d’un seul coup ?... » - Esaïe 66 :8.

La découverte majeure de Qumrân est le rouleau d'Esaïe, devenu mondialement célèbre. C'est le plus ancien manuscrit hébreu complet connu d'un livre biblique. Le texte est écrit en 54 colonnes sur 17 feuilles de cuir cousues ensemble bout à bout, d'une longueur totale d'environ 7,30 m. Il a été confectionné au 2e siècle av. J-C.

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Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ