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- Novembre / Décembre 2016 -

6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 11:57

Message à l’Eglise protestante et évangélique de France

Dans les années 90, nous avons eu l’opportunité d’aller aux Etats-Unis visiter des églises qui nous soutenaient financièrement. Pendant 4 ans (après septembre 1986 et la venue de Billy GRAHAM à Paris), nous avons été à l’école de missionnaires américains, avant de fonder notre propre assemblée. Nous ne pouvons qu’être reconnaissants pour cette nation, les USA, que Dieu a grandement bénie et qui ont été bâties sur de vrais fondements chrétiens. Durant notre périple, nous avons été tellement surpris par la générosité des chrétiens américains – le pourcentage financier mis à part par chaque église en faveur des missions nous avait vraiment impressionnés. Le retour en France fut difficile ... l’impression de revenir dans le désert.

 

Des principes bibliques mis en application

Je crois que les Etats-Unis ont été bénis parce qu’ils ont mis en pratique les principes bibliques. J’en nomme trois : la dîme (Lév 27 :30) (1), l’honneur et la reconnaissance donnés aux « pères » (Ex 20 :12), et la bénédiction d'Israël (Gen 12 :3). Concernant les USA, on doit reconnaître qu’ils ont été fondés par les Protestants évangéliques européens qui ont su créer une société libérale et capitaliste (2).

 

Concernant la France, quel est son rôle spirituel ? ... Les chrétiens américains sont riches en bénédictions, justement peut-être parce qu’ils sont généreux, passionnés et amoureux du Dieu de Jacob. Ils ont ainsi toujours excellé dans la mission, dans la louange et l’intercession, et dans le soutien à Israël.

En tant que Français, dans quels domaines sommes-nous excellents ? … C’est une question légitime que nous devons nous poser car Dieu nous interpelle aussi en tant que nation.

 

Au Jardin de la Tombe où je suis guide, les groupes anglophones viennent toujours en masse mais depuis une décennie, nous voyons arriver des groupes d’Asie – Chine, Indonésie, Taïwan…, des pays  d’ex Union Soviétique, d’Amérique du Sud – Brésiliens, Mexicains, par bus entiers, portant tous les couleurs d’Israël, dans une unité de cœur qui rend jaloux. Les Africains viennent également nombreux, et c’est un réel plaisir de voir la soif et la passion des pasteurs et chrétiens africains francophones.

Les pays européens, la France notamment, sont de moins en moins présents…

 

Restaurer la maison de David

Pour inverser la tendance, on doit commencer par un bout. Il est vrai que les pays latins ont été grandement sous l’influence du Catholicisme (dans la foi, la pensée et dans l’économie). Et même si en 1930, le Pentecôtisme a pu faire irruption en France, il n’est pas facile de se débarrasser des vieux schémas de pensée liés à st Augustin, de l’antisémitisme historique et du traditionnel "denier du culte".

Nous croyons que, depuis le début du 20e siècle, Dieu a comme dessein de « restaurer la maison de David » (Amos 9 :11 ; Actes 15 :16). Il s’est servi de chrétiens, comme les Piétistes allemands, les Méthodistes anglais, les Mennonites ou Anabaptistes néerlandais, les Huguenots exilés tel le Français Pierre JURIEU, les chrétiens américains comme le pasteur William Blackstone, et britanniques tel Lord Shaftesbury ou Lord BALFOUR, le Suisse Henri DUNANT, et particulièrement William HECHLER, ce pasteur anglais qui a œuvré aux côté de Theodor HERZL.

 

La France a joué un rôle important par rapport à Israël. L’Affaire Dreyfus a été l’événement déclencheur pour la vision sioniste de HERZL. Puis après la Shoah, les Protestants et catholiques avec les penseurs juifs (3), ont travaillé à changer le regard chrétien et à faire techouva (acte de repentance). Politiquement, la France a été l’un des premiers pays à soutenir Israël, notamment avec l’histoire d’Exodus, et en 1956 en se battant aux côtés d’Israël contre l’Egypte. La France a béni l’Etat hébreu en lui fournissant la Bombe atomique et en l’aidant à constituer sa flotte aérienne avec les fameux Mirages III. Malheureusement en 1967, le général DE GAULLE a humilié Israël, boycottant l’Etat hébreu ; la révolte de mai 68 et la chute du président ont peut-être été la réponse de Dieu. Depuis, la politique de la France, celle du Quai d’Orsay, n’a jamais varié : elle va à l’encontre des plans de Dieu envers Israël.

 

Et l’Eglise pendant ce temps-là, a-t-elle été en faveur d'Israël ? A-t-elle réagi positivement pour défendre les intérêts de Dieu en Israël, en "restaurant la maison de David" ? L’Eglise a été plutôt absente sur ce terrain prophétique, quand elle n’est pas devenue pro-palestinienne. Alors qu'Israël est confronté à une terrible hostilité de la part des institutions internationales (ONU, Unesco, Droits de l'homme ...), le silence de l'Eglise de France est assourdissant - « De tous ceux qui l'aimaient, nul ne la console, tous ses amis lui sont devenus infidèles, ils sont devenus ses ennemis" (Lam 1:2). Comment inverser la tendance, et agir comme David ?

 

David et les Gabaonites

Inverser la tendance, c’est faire techouva et prendre des décisions. Le roi David a pris une décision drastique vis-à-vis des Gabaonites. Lisons 2 Samuel 21 - il y avait une grande famine en Israël durant 3 ans ; David a cherché la face de l’Eternel, et Dieu a répondu : « ... C'est à cause de Saül et de sa maison sanguinaire, c'est parce qu'il a fait périr les Gabaonites ».

 

C’était en effet la faute du roi Saül qui n’avait pas tenu sa parole envers une lointaine alliance faite du temps de Josué avec les Gabaonites ! Saül avait combattu ces gens et donc avait rompu l’alliance faite avec les Gabaonites. Et c’est David qui devait réparer les choses ! David a pris le problème à bras le corps, il a interrogé les Gabaonites eux-mêmes : « Que puis-je faire pour vous, et avec quoi ferai-je expiation, afin que vous bénissiez l'héritage de l'Eternel ?… ».

David savait que le principe, celui de ne pas rompre une alliance ou un serment, avait des conséquences, il pouvait occasionner "une famine". David, "l’homme selon le cœur de Dieu", voulait réparer les choses pour honorer Dieu.

 

Ne voulons-nous pas réparer les choses ?... N’y a-t-il pas une famine, une sécheresse spirituelle en France, laissant le terrain à l'incrédulité, à la chute des valeurs morales, et à une islamisation insidieuse ? David avait à cœur que soit béni "l’héritage de l’Eternel", Israël.

 

Bénir « l’Héritage de l’Eternel »

L’Eglise Protestante a béni "l’héritage de l’Eternel" durant la seconde Guerre mondiale, en s’opposant au gouvernement de Vichy. Des pasteurs protestants, tels Marc BOEGNER, Charles WESTPHAL et André TROCME (4), ont pris des positions politiques courageuses. C’était un engagement sérieux de leaders protestants, une vraie alliance avec le peuple juif, le peuple de Dieu.

L’Eglise a-t-elle continué de bénir "l’Héritage de l’Eternel" ?... Après la création de l'OLP (1969) et des Accords d'Oslo (1993) (5), l’Eglise protestante et évangélique de France s’est tenue à l’écart du développement miraculeux de l'Etat hébreu ; laissant se développer dans les pensées un antisionisme teinté d’antisémitisme, elle a rompu l’alliance avec Israël. Israël était devenu pour nombre de gens ‘’un colon’’, un ‘’Goliath’’ persécutant le petit ‘’David’’ palestinien. Le mensonge distillé par les médias, associée à la théologie diabolique du palestinisme (6) avait fait son oeuvre dans les pensées chrétiennes.

 

Rappelons les paroles de Martin Luther KING dans sa lettre à "un ami antisioniste" : « ... Tu déclares, mon ami, que tu ne hais pas les Juifs, que tu es seulement antisioniste. A cela je dis, que la vérité sonne du sommet de la haute montagne, que ses échos résonnent dans les vallées vertes de la terre de Dieu : Quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent Juifs, et ceci est la vérité même de Dieu. L'antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l'âme de l'humanité »

 

Réparer, c'est faire techouva et prendre des décisions !

David a été courageux. Il a pris le taureau par les cornes et a payé le prix fort pour réparer cette situation d’injustice. Voulons-nous être bénis ? Alors prenons les bonnes décisions !

Par exemple, celle de bénir Israël au travers de son peuple qui a besoin de notre aide concrète. Que dit la Bible ? « Si les païens ont eu part à leurs avantages spirituels, ils doivent aussi les assister dans les choses temporelles » - Rom 15 :27.

 

Que dirions-nous, en tant qu’église, de prendre la décision :

1 - d'instaurer la prière pour Israël – pour le gouvernement, la sécurité, l'unité, la paix...,

2 - de donner la dîme à des associations juives pour aider et soutenir Israël dans le domaine social - pour les pauvres, les enfants en détresse, les rescapés de la Shoah...,

3 - d’organiser des voyages en Israël, pour revenir aux sources hébraïques.

 

Le temps vient où la colère du Dieu de Jacob va tomber sur les nations : « Ainsi parle l’Eternel des armées : Je suis ému pour Sion d’une grande jalousie, et Je suis saisi pour elle d’une grande fureur (indignation) » - Zach 8 :2.

 

Soyons animés de tels sentiments pour l'amour de Sion !

 

le 26 sept 2017 - GF

 

(1) La dîme de 10 % est un minimum. On connait l’exemple de chrétiens américains qui donnaient jusqu’à 80 % de bénéfices de leur société pour les missions, et qui vivaient bien avec le reste.

(2) D’où la théologie de la prospérité, qui a aussi ses limites et ses dangers. D’autres doctrines, pas toujours bonnes, hélas, ont gangrené le monde chrétien, comme Kingdom now, ou Dominion theology. Mais seul le Seigneur peut corriger cette grande nation que sont les Etats-Unis.

(3) voir "Conférence de Seelisberg" (1947) – avec Jules Isaac, et Edmond Fleg.

(4) Par la détermination du Pasteur Trocmé face à la Gestapo, et la solidarité des villages voisins du Chambon s/Lignon, quelques 3000 enfants juifs furent sauvés de la barbarie nazie.

(5) Accords des nations sur le principe fallacieux de la "paix contre la terre" permettant la division d'Israël. Ce principe est un" déguisement diplomatique pour une action de guerre visant à détruire Israël" en tant que nation.

(6)La foi en un mythe, celui d'une Palestine imaginaire, à qui Israël aurait volé la terre. 

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Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ