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- Novembre / Décembre 2016 -

2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 13:05

Il est un terme en hébreu souvent mal traduit – le verbe savav : tourner. Je relisais ce matin le  Ps 26 :6 : « Je lave mes mains dans l’innocence (niqayon = pureté) ; Je vais autour (savav) de ton autel, ô Eternel, pour éclater en actions de grâces, et raconter toutes tes merveilles ! Eternel, j’aime le séjour de ta maison, le lieu où ta gloire (kavod) habite ». Quelle profondeur lorsque l’Esprit rafraîchit notre intelligence ! Dans ce verset, on peut imaginer « l’autel » comme le lieu du sacrifice - l’œuvre de la Croix pour nous, et sa maison - le Temple, mais aussi le ciel.

Au travers de la Croix, en Jésus, et par l’Esprit saint, nous sommes purifiés à la source, par le sang du sacrifice (1Jean 1 :9). Quel privilège de se sentir purifié, innocent de toute condamnation ; quelle justice, quel amour ! Et alors, nous méditons le sens de la Croix, en en faisant le tour par l’Esprit, nous répandant en actions de grâces, en dénombrant les merveilles de Dieu, tous les petits détails dans lesquels on discerne l’action divine chaque jour.

En disant cela, je pense à nombre de chrétiens qui se font juifs (souvent pour pouvoir vivre en Israël), ne réalisant pas qu’ils renient ce qu’il y a de plus précieux au monde, la grâce divine venue du ciel, incarnée en un Homme, Fils de Dieu et Fils de David.  L’on comprend ce que disait Paul (Gal 3 :1) : « Ô Galates dépourvus de sens, qui vous a fascinés ?... » (ou : « Stupides, qui vous a ensorcelés ? »)

Cette fascination est aussi grave que ceux, dans l’Eglise, qui refusent l’Esprit-saint ! Je parle de l’Esprit qui nous remplit, pas seulement Celui qui nous fait naître de nouveau, mais Celui dans lequel nous sommes baptisés, immergés ! Bien sûr, ce n’est pas un acte unique, bien que ceux qui le reçoivent peuvent en avoir une expérience inoubliable, mais c’est également un besoin permanent. Paul l’exprime ainsi : « Ne soyez pas enivrés de vin, mais soyez continuellement remplis de l’Esprit » (Eph :18). Egalement : « Que Christ habite en vos cœurs… que vous puissiez connaitre l’amour de Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu » (Eph 3 :14-21). Apprenons à rechercher, à «tourner autour», à méditer sur les choses de Dieu, et à sentir l’Esprit de Dieu nous rafraîchir, nous remplir de larmes ou de rires… Seule cette recherche nous sauvera de ressembler à ceux de Laodicée (Apo 3:20).

 

Tourner autour de Sion

De même, seul le Saint-Esprit peut nous donner l’amour de Sion. Le Psaume 48 nous dit (v 13) : « Parcourez (savav) Sion… comptez ses tours, observez ses remparts, examinez ses palais… ». Prophétiquement, nous sommes dans ce psaume avec le Roi des rois, Jérusalem est la capitale de toute la terre, et le Royaume de Dieu est rétabli sur la terre. Ce texte nous invite à « tourner autour » de Sion, à méditer sur Jérusalem, sur Israël, et sur le Royaume, pour mieux apprécier par anticipation l’Avènement du Roi.

Dans le psaume précédant, les « fils de Koré » célèbrent la gloire d’Israël : « L’Eternel, le Très-haut est redoutable, Il est le grand Roi sur toute la terre… Dieu a choisi pour nous notre héritage : la gloire de Jacob qu’Il aime » (Ps 47). Nous retrouvons une autre « gloire » en Luc 3 :32, prophétisée par le vieux Siméon : « Il (Jésus) sera la lumière pour les nations, et la gloire pour Israël ton peuple ».

Ainsi, Dieu considère Israël comme un immense cadeau pour nous, une gloire pour l’humanité, tandis que de l’autre côté, Jésus est la gloire d’Israël, Son peuple. Comprenons que Jésus est le cadeau pour tout homme, tandis qu’Israël l’est pour les nations, Israël ayant une part certaine dans la Rédemption[1]. Christ comme Israël ont une centralité unique et une similarité d’ordre divin. Nous ne pouvons aimer Jésus sans aimer Israël, son peuple.

Méditons ces choses précieuses, faisons-les tourner dans notre esprit, considérons avec délectation ces vérités.

 

Tourner autour de l’homme

Il est un autre verset concernant le verbe « savav » : « Car l’Eternel crée une chose nouvelle : la femme recherchera (savav) l’homme » (Jér 31 :22). Cette traduction est légère, car le verbe «tourner autour» parle d’une tradition juive lors du mariage, avec l’épouse tournant sept fois autour de son mari.

Commentaire du Chabad (loubavitch) : « Dans les communautés ashkénazes et ‘hassidiques, il est de coutume que la jeune fille tourne sept fois autour du marié avant le début de la cérémonie. Cette coutume est basée sur le verset (Jérémie 31, 21) : « La femme encerclera l’homme » que le Talmud commente ainsi : « Quiconque n’a pas de femme n’est pas protégé d’une muraille ».

Etonnant, si l’on prend en compte l’idée que l’homme et la femme, prophétiquement, parle d’Israël et de l’Eglise, comme dans un couple (voir le livre « Israël et l’Eglise, le couple témoin »), cela signifie que dans les derniers temps (nous y sommes !), Israël prendra conscience de la réalité de l’Eglise comme peuple choisi de Dieu. Israël comprendra que l’Eglise (sioniste) est «sa» protection. Bien évidemment, l’Eglise parle de Christ, car nous Le représentons, même si c’est bien imparfaitement. Le Seigneur, « l’ange de l’Eternel », a toujours été la protection d’Israël, depuis le début. Et nous devons réaliser que nous-mêmes en tant que chrétiens, sommes amenés à soutenir Israël, à intercéder, à être sa protection.

Le chrétien est « un garde sur les murailles de Jérusalem » (Es 62 :6). De même, Jér 31 parle des chrétiens - notsrim en hébreu. En Jér 31 :6, il est dit : « Le jour vient où les gardes (notsrim) crieront sur la montagne d’Ephraïm : Levez-vous, montons à Sion, vers l’Eternel notre Dieu. Car ainsi parle l’Eternel : poussez des cris de joie sur Jacob, éclatez d’allégresse à la tête des nations (beRosh haGoyim = pour la première des nations : Israël) ». Nous devons nous réjouir à propos d’Israël, mais aussi intercéder auprès de l’Eternel : « Elevez vos voix, chantez des louanges, et dites : Eternel, délivre ton peuple, le reste d’Israël ! » (v 7).

Méditons et veillons sur nos âmes, en ces temps de la fin.

[1] Il est intéressant de voir le point de vue catholique, issu de Nostra Aetate : « Du point de vue théologique, le fait que les Juifs prennent part au salut de Dieu est indiscutable ; mais comment cela est possible, alors qu’ils ne confessent pas explicitement le Christ, demeure un mystère divin insondable. Ce n’est donc pas un hasard si les considérations sotériologiques de Paul en Romains 9-11 sur la rédemption irrévocable d’Israël à la lumière du mystère du Christ culminent dans cette magnifique doxologie : « Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables et ses vues impénétrables » (Rom 11, 33).

Pasteur Gérald Fruhinsholz

 le 1er février 2017

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Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ