Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Accueil

  • : Sur les murailles de Jérusalem, j'ai posté des gardes...
  • : Messages d'enseignement et d'édification du pasteur G.F. sur la relation entre Israël et l'Eglise.
  • Contact

Si vous souhaitez être informé dès la parution d’un nouveau message, inscrivez-vous dans la partie « Newsletter », et vous recevrez ainsi une notification, immédiatement après la mise en ligne d’un nouvel article.

Rechercher

Sonnez la Trompette

Cliquer ICI pour lire le journal

 

- Novembre / Décembre 2016 -

17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 08:19

MoiseOn a dit que les Dix commandements sont "le plus grand code moral abrégé jamais formulé". Or aujourd’hui, le crime, l’adultère, le vol, le mensonge et la convoitise n’ont jamais autant été répandus dans le monde. Les conflits abondent sur notre planète, l’esprit de mort règne ; la liberté sexuelle, le vice dans toutes ses formes n’ont pas disparu, bien au contraire, lorsque nous voyons les droits des femmes et des enfants piétinés. Nous voyons également combien la famille, le couple, les valeurs de la famille sont en faillite. Et enfin, la foi en un Dieu révélé, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, est attaquée comme jamais dans les derniers temps que nous vivons.

Pourtant, personne ne peut nier combien la Loi de Dieu, précisément les « Dix commandements » ont été importants pour l’humanité entière. Selon André Chouraqui, ancien conseiller de David Ben Gourion, et traducteur fameux de la Bible Chouraqui, "les Dix commandements nous ouvrent les portes de l'utopie, aujourd'hui condition suprême de notre survie. Ils portent en eux une Déclaration universelle des devoirs de l'Homme pour édifier l'Univers et réconcilier enfin l'Homme avec l'humain". Les auteurs de la Déclaration d’indépendance américaine du 4 juillet 1776, se sont clairement inspirés des Dix Commandements. Quant à la Déclaration universelle des droits de l’Homme, n’est- elle pas représentée sous la forme de deux tables ?...

Il est clair que le monde entier a été influencé par cette Loi, appelée exactement les « Dix paroles ». C’est Dieu Lui-même, par son doigt, qui écrivit ces lois et les transmit au monde par l’intermédiaire de Moïse. Quelle puissance que l’évocation de ce don, le face à face du prophète avec Dieu, le tonnerre, les tremblements... (Exode 19) ! Les Dix commandements cristallisent la Loi de l’Alliance divine en faveur de l’homme, une Loi descendue littéralement du ciel, et du Sinaï, au pied duquel se tenait le peuple hébreu. Cette révélation divine est appelée matan torah - don de la Torah, et elle est célébré dans le judaïsme lors de la fête de Shavou’ot.

Qui n’a jamais rêvé d’un monde sans mensonges, sans tromperies, sans vols, sans meurtres, comme le préconise le Décalogue ?...  Dieu veut le bonheur de l’homme, et Il dit clairement que ces lois, si elles sont suivies, donneront le bonheur à l’humanité : "Observes ses lois et ses commandements que Je te prescris aujourd'hui, afin que tu sois heureux, toi et tes enfants après toi..." - Deut 4 :40. Cette parole s’adresse à Israël, mais nous savons qu’elle est aussi pour l’humanité – Israël en tant que "première des nations", est une nation expérimentale.

Nous devons réaliser, comme le Seigneur l’a annoncé, que nous sommes à nouveau aux 'temps de Noé' : "Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l'Avènement du Fils de l'homme" - Matt 24 :37. Les jours du Fils de l’Homme ne sont pas loin d’arriver, et nous voyons l’apostasie grandir dans le monde. Ainsi, la Bible dit : "Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d'échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l'homme !" - Luc 21 :36.

Tentons alors une autre lecture des Dix Commandements, approfondie et pour notre temps. Nous les lisons en Exode 20 et Deutéronome 5.

 

Les Dix commandements

Dans le Judaïsme, il est dit que les "Dix paroles" étaient proclamées chaque jour au Temple avant la lecture du Shema. L’exégèse juive note par quel mot commence et termine le Décalogue : la première est אנכי (‘anokhi – Moi, Je) et la dernière, רעך (r’ékha - ton prochain). Le «Je» qui ouvre le décalogue est le «Je» absolu de D.ieu, et le prochain semble indiquer que la reconnaissance de D.ieu implique une reconnaissance de l’autre comme prochain à respecter et aimer. Cela implique aussi qu'il est difficile d'aimer son prochain sans l'amour divin. 

Selon la Bible, observer les Dix paroles apporte la VIE ; c’est hériter la vie éternelle, et c'est entrer dans la vie. Nous le lisons en Matt 19 (16-19) dans la conversation du jeune homme riche avec le Seigneur : "Et voici, un homme s'approcha et dit à Jésus : Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? Il lui répondit : pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Un seul est bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels ? lui dit-il. Et Jésus répondit : Tu ne tueras point ; tu ne commettras point d'adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignages ; honore ton père et ta mère ; et, tu aimeras ton prochain comme toi-même" .

On peut également citer Luc 10 (25-27), quand le Seigneur répond à un docteur de la Loi, qui le teste. Jésus résume là ce que signifie "la Loi" dans la Nouvelle Alliance, correspondant aux deux tables : "Un docteur de la loi se leva, et dit à Jésus, pour l'éprouver : Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? Jésus lui dit : Qu'est-il écrit dans la Loi (Torah) Qu'y lis-tu ? Il répondit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même. Tu as bien répondu, lui dit Jésus ; fais cela, et tu vivras". 

 

Une lecture horizontale des dix commandements

Faisons à présent une étude sur "les paroles, sur un plan horizontal :

 I - VI : L’interdiction d’assassiner (ce qui est différent de tuer) est mise en regard de l’affirmation de l’existence de D.ieu. On peut comprendre que chaque être humain est à l’image divine, et qu’attenter à la vie d’un homme c’est attenter à D.ieu lui-même.

Notons que D.ieu/יהוה se présente comme « Celui qui délivre de l’esclavage ». Il est le Rédempteur (Go’el) par excellence, Celui qui a donné sa propre vie pour nous : "Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités" - Esaïe 53:5. Nous ne pouvons que donner notre vie pour les autres, et non prendre celle d’autrui. A l’heure où l’esprit de mort est tant répandu dans le monde, nous devons porter haut l’esprit de service et de sacrifice. Comme le souligne Apo 3 :16, le chrétien ne peut être tiède, il doit être bouillant dans son amour pour Dieu, et pour son prochain.

II - VII : L’adultère est une trahison, celle du conjoint. Ce commandement de ne pas commettre d’adultère est mis en parallèle avec l’idolâtrie ; un culte étranger est une forme d’adultère. Les fils d’Aaron ont payé de leur vie, en apportant « un feu étranger », une offrande qui n’était agréable à Dieu. A ce Dieu « jaloux » de son nom, nous devons faire acte de soumission : "Josué dit au peuple : … Servez l’Eternel, car c’est un Dieu saint, c’est un Dieu jaloux ; il ne pardonnera point vos transgressions et vos péchés" - Josué 24 :19. C’est donc une autre facette de Dieu qui est donnée là ; c’est le Dieu Elohim, Dieu puissant, Dieu vengeur, Dieu saint. Le Messie qui vient possède cet aspect ; Il vient comme Juge, Il vient pour régner avec un sceptre de fer (Psaume 2 :9).

III - VIII : L’interdiction de prononcer le nom divin est mise en rapport avec le vol. Voler, c’est prendre le bien d’autrui. Or, prononcer « en vain », légèrement, le nom de Dieu, c’est l’utiliser à des fins intéressées ; c’est une manipulation. Il est facile dans le monde chrétien, pour des prédicateurs ou des hommes dits « oints »… devant des foules, de prendre pour soi la gloire. On vole ainsi Dieu Lui-même. Il est facile également pour tout croyant de lever les mains pour louer Dieu, avec au coeur un péché caché. Dieu désire notre sanctification, et nous veut honnête. L’intégrité et l’humilité sont là des qualités essentielles pour tout vrai croyant. L’Esprit-Saint, le Rua’h haqodesh, que nous « utilisons » souvent à mauvais escient dans nos églises, est saint. Prenons garde à ne pas Le manipuler, à ne pas tricher, Il est saint.

IV - IX : L’observance du Shabbat est spécifique au monde juif. Le chrétien a aussi son jour, le jour de la résurrection, le dimanche. C’est un jour mis à part, en sachant que le Shabbat témoigne de la création et du Créateur. C’est un témoignage donné au monde par le Juif et le chrétien chaque semaine.

Donc ne pas porter de faux témoignage se trouve logiquement en vis-à-vis - "La bonne réputation vaut mieux que la richesse", est-il dit en Prov 22:1. Enlever à un homme son honneur, est chose pire encore que de le dépouiller de son avoir (cf Ex 23 :1), c’est le salir, le traîner dans la boue. Or, nous dit la Parole, le Dieu Créateur se veut être l’époux d’Israël (Es 54 :5). Nous devons être à la hauteur de cet Epoux, dans la vérité et la sainteté. Le mensonge doit être banni de nos vies.

V - X : Il s’agit là de mettre en parallèle « l’honneur dû au père et à la mère », avec la convoitise. Il est intéressant de voir qu’obéir au 5e commandement nous donne accès à une vie longue et heureuse. Je crois que ce commandement nous invite à aller plus loin qu’obéir à nos parents biologiques, en les honorant (kavad). Donner le kavod à quelqu’un (le respect, la gloire) est une manière de le placer très haut. Je crois que nous devons honorer nos pères sur le plan naturel mais aussi sur le plan spirituel. Ainsi, les Patriarches, les héros bibliques sont nos « pères ». Ils nous inspirent, ils sont nos modèles. Les héros bibliques sont nos racines, et c’est le peuple juif qui les représente. Je crois qu’honorer les pères, c’est aimer et donner le kavod à Israël, c’est lui apporter notre juste reconnaissance.

En faisant cela, en donnant à Israël la place d’honneur, tout sentiment de jalousie disparaît. Ainsi nous retrouvons la paix (et l'unité), contraire de l’insatisfaction. Je crois vraiment que ne pas aimer Israël ou le jalouser est une manière de convoiter Israël « la prunelle de Dieu ». Ce sentiment ne peut amener que de l’insatisfaction, et de l’aigreur. Il empoisonne la vie… et nuit à la santé. La facette de Dieu est bien sûr là le Messie d’Israël traversant les générations ; Il vient bientôt comme Roi des rois.

 

Conclusion

Avec la Parole, nous pouvons dire : "De tout ton coeur... aime Dieu dans toutes Ses dimensions, et sois transformé pour être capable d'aimer... ton prochain par ces vertus, celles données au croyant. Ces vertus s'opposent à tout ce que le péché a produit en l'homme. Elles sont l'antidote pour pouvoir vivre en harmonie avec autrui, et être heureux.

Nous avons dans le verset du prophète Esaïe un résumé de "Dieu", que nous découvrons dans les "Dix commandements" ; Il vient comme Messie, Juge et Epoux. Nous devons être à la hauteur pour L’accueillir !

"Car ton Créateur est ton époux : l'Eternel des armées est son nom ; et ton rédempteur est le Saint d'Israël : Il se nomme Dieu de toute la terre" - Esaïe 54 :5

 

 

Moïse

Moïse

Partager cet article

Publié par Pasteur Gerald FRUHINSHOLZ